‹ L'année Chrétienne; ou, Une parole sainte; méditée pour chaque jourChapitre 2 sur 28 · L. UETEIl KT O · texte numérisé non relu

L. UETEIl KT O

THE NEW YC'-.

PUBLIC Li3uÂivi

TIL3EN FOM :; DATIONS I

l JANVIER.

Voici, je vais faire toutes choses nouvelles. [Apec, xxi, 5.)

Ce jour est celui des visites, des corvées, de l'étiquette et des souhaits de tout genre. Pour Thomme religieux, c'est le jour des grandes résolutions. Mais quand Tun aura fait ses visites et que l'autre aura pris ses résolutions, qu'arrivera-il? Les rapports et la nature de l'homme restant les mêmes, la vie sera ce qu'elle a été. Il faut donc s'y prendre autrement. Dieu seul est Valpha et Voméga, le commencement et la fin ; et la moelle de Dieu est dans sa Parole. C'est lui qui fera toutes choses nouvelles. C'est de lui à vous, et non pas ^ de vous à lui qu'il faut aller. C'est lui qui appelle les ^ choses qui ne sont point , comme si elles étaient. Ce , 'qu'il fait dans la nature, il le fait aussi dans le monde des esprits. Ses yeux vous ont vu lorsque vous étiez <-^ comme un peloton; et comme il vous a aimé le prec^mier, il vous a aussi appelé par une vocation sainte non ^ selon vos œuvres, mais selon qu'il avait résolu, et selon '}. Ici grâce qui vous a été donnée en Jésus- Christ avan t tous ^ les siècles. C'est encore lui qui sanctifiera i^ar^aiimsjtxiX ^ votre esprit, wlre âme et votre corps, el qui \)ou& a^w-

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bien préservée ; le sang de Christ, dans ces moments , plaide votre cause. Il la rendra victorieuse, eussiôzvous sur la conscience les péchés du monde entier.

Recherchons nos voies, et les sondons , et retournons jusqu'à rÉternel. (Lament. iii« 40.)

Sur le fronton d'un temple , célèbre dans toute Tantiquité païenne, on lisait cette inscription : Connaistoi toi-même. L'Écriture nous répète cet appel à chacune de ses pages. C'est de la connaissance de vousmême que dépend la rectitude de vos jugements et la croissance de votre vie religieuse. Recherchez vos voies comme un voyageur qui se retourne vers le chemin qu'il vient de parcourir. Faites ces retours sur vousmême dans le silence du cabinet et dans le recueillement de l'âme. Sondez votre vraie personne, et pour cela retournez jusqu'à V Éternel. Cest lui qui fait luire votre lampe; V Éternel, votre Dieu y éclairera aussi vos ténèbres. On se voit avec d'autres yeux que les siens propres quand on se recherche et qu'on se sonde devant ce Dieu qui est lumière et en qui il n'y a point de ténèbres. Il sait de quoi vous êtes fait, vous ne le savez pas. Si la prière ne vous apprend rien sur vous-même , consultez sa Parole. Comparez ce que vous avez été dans les mêmes situations et dans vos rapports avec les mêmes personnes. Observez-vous surtout quand on attaque vos côtés sensibles ou quand vous avez à faire à des caractères contrariants. Les mouvements brusques çuj sortent alors de l'âme, vous montreront sans erreur

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VOUS, si vous désirez la vraie connaissance, et que vous la laissiez opérer en vous pour voire conversion et votre salut.

Vous n'avez point reçQ nn esprit de servitude pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu Tesprit d'adoption par lequel nous crions : Abba, c^est-Vdire Père. (Rom. vni, 15.)

C'est Tesprit qui dirige la vie et qui donne à la volonté ses impulsions. Primitivement notre esprit était TEsprit de Dieu. Ce lien spirituel entretenait entre le Créateur et la créature une parfaite harmonie. Mais le péché ayant fait irruption dans le monde, a changé notre esprit normal. Nos rapports avec Dieu sont devenus des rapports forcés. On sent qu*on a besoin de Dieu, on ne veut pas rompre entièrement avec lui, mais Tesprit dans lequel on le sert , est un esprit de servitude. Nous ne sommes plus des enfants, nous sommes devenus des mercenaires. Notre culte, nos pratiques , notre christianisme nous coûtent des efforts pénibles. Si nous sondons notre cœur pour connaître la cause de cette résistance , nous trouvons qu'elle est dans un principe d'inimitié contre Dieu, dans un mauvais vouloir, qui a pour suite la sécheresse et la fatigue. Dans la conversion, l'esprit est de nouveau tourné vers Dieu : il est dominé par un nouveau principe de vie qui est l'amour. On a reçu le témoignage qu'^n Jésus-Christ on a été adopté pour rentrer en possession des privilèges que le péché nous avait ravis. Ûe//e foi dispose le cœur à s'approcher, de Dieu dans

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un esprit filial ; elle apprend à Tappeler Abba , c'est-àdire Père. Convertissez-vous, etvGUS verrez la différence qu'il y a entre V esprit de seroitudeei V esprit d* adoption. Le premier est le plus grand supplice de Tâme , le second la remplit de confiance et d'amour ; c'est lui qui rend Vhomme de Dieu accompli et parfaitement propre pour toute bonne omvre.

Ta malice te châtiera, et tes infidélités te reprendront, afin que ta saches et que tu voies que c'est une chose mauvaise et amère que tu aies abandonné l'Éternel ton Dieu, et que ma crainte ne soit pas en toi; dit le Seigneur, l'Éternel des armées. (Jér. n, 19.)

Les personnes les plus sérieuses dans leur conversion sont celles qui ont senti plus que d'autres les amertumes du péché. Il n'y a que les amertumes du péché qui détachent du péché. L'enfant prodigue ne serait pas retourné dans la maison de son père, s'il ne s'était pas senti mi-* sérable au point d'envier même la nourriture des pourceaux. On peut avoir la persuasion que le péché rend malheureux, qu'il ne donne pas ce qu'il promet , sans trouver dans cette persuasion une sauvegarde contre lui ; ce n'est qu'une argumentation de bon sens, et le bon sens ne convertit personne. On a beau vous prédire ce qui vous arrivera quand vous laissez agir vos convoitises, les raisonnements sontimpuissants,rentratnemenl du cœur l'emporte sur les plus belles paroles. C'est une autre volonté qu'il nous faut, et elle ne nous viendra que quand notre malice nous aura suffisamment châtiés ^ quand nos infidélités nous auront repris de lovîAa?» \sv^nières, et que nous aurons senti , à noltÇi ^\^\viÔAC^ ,

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que c'est unechose mauvaise etamère d'avoir abandonné V Eternel notre Dieu. Alors la crainte de Dieu nous reviendra ; nous sentirons que le péché est aussi la souveraine folie, et quand il viendra nous tenter, nous pourrons dire : Comment ferais-je un si grand mal , et pécherais-je contre mon Dieu?

L'Éternel t'ouvrira son bon trésor. (Dent, xxvui, 12.)

Le bon trésor de V Éternel, ce sont ses promesses. Il vous en fera sentir la force et Tefficace , quand vous vous senlirez malheureux , misérable , pauvre, aveugle et nu. Satan a aussi un trésor, mais il consiste en iniquités et en mensonges. Le cœur naturel a également un trésor rempli de convoitises qui séduisent. Les richesses du bon trésor de Dieu sont bien différentes. Une seule de ses promesses, bien goûtée, console d'une vie d'amertumes. Dieu se communique lui-même dans chacune d'elles comme celui qui est amour. C'est toujours le même amour, mais variant ses dons selon nos besoins, et ne s'épuisant jamais, ni dans le temps, ni dans l'éternité. L'expérience d'une promesse conduit à celle d'une autre; c'est comme si Dieu vous conduisait par la main pour vous montrer ses trésors cachés et ouvrir ses richesses les plus secrètement gardées. L'Éternel seul, il est vrai, a la clef de ce bon trésor. Lui seul donne accès par la foi à cette infinité de forces et de consolations. Pour bien des chrétiens, les promesses de Dieu semblent être derrière des portes d'airain et derrière des barres de fer ; l'impémt^nce , l'amour du

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^mondeou rincrédulité, séparent aussi bien des âmes dtt^ bon trésor de VÉterneL Demandez que ces obstacles soient renversés, et Dieu les mettra en pièces. Priez au nom de Jésus-Christ, en qui toutes les promesses de Dieu sont oui et amen^ et le sanctuaire intime de Dieu vous sera ouvert. Vous connaîtrez le Père qui, dans la personne de son Fils, vient à votre rencontre plein de grâce et de vérité.

Quiconque aura observé toute la loi, s'il vient à pécher contre un seul commandement , il est coupable comme s'il les avait tous violés. (Jaq. Il, 10.)

Une des ruses les plus ordinaires du cœur, c'est de transiger avec Dieu. On se rend sur neuf articles, pour être dispensé du dixième ; on ferait des œuvres surérogatoires, pour avoir, dans d'autres cas, des dispenses. Mais que vous refusiez à Dieu votre vie, ou que vous ne lui refusiez qu'un cheveu, il voit en vous un ennemi; celui qui a dit : Tu ne commettras point d'adultère^ a dit aussi: Tu ne tueras point. La loi de Dieu est une. Ce ne sont point les actes qui font l'obéissance, c'est l'esprit d'obéissance. Dieu veut un peuple plein de franche volonté. Ne demandons-nous pas nous-mêmes à nos enfants ou à nos serviteurs, que, le bien qu'ils font ne soit pas forcée mais volontaire? S'il y a tant de chrétiens malades, c'est qu'on ne se fait point assez tin chemin droit, afin que ce qui cloche ne se dévoie pas tout à fait^ mais que plutôt il se rétablisse. ^^ %^^xv^ir vous par vos transactions 1 Vous n'avez poitil À^ ^Wk,

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il y a de Tinterdit sur votre prière, la Parole de Dieu . n'iBgit pas, cette racine d'amertume, pmissant en haut, vous iroubley et peut-être plusieurs en seront infectés. Rentrez dans Tordre et jugez ce qui, en vous, veut se soustraire à Dieu. La loi de Dieu est aussi la loi de la liberté; elle vous affranchira si vous la laissez régner sur vous. N'hésitez point, et vous retrouverez Tharmonie avec Dieu, Téquilibre des forces vitales, et une paix qui surpasse toute intelligence.

La crainte da Seigneur est la vraie sagesse, et rintelligence consiste à se détourner du mal. (Job xxviii, 28.)

Il y a crainte et crainte. Celle qui est nommée ici est appelée ailleurs le commencement de la sagesse et une bienheureuse frayeur. Vous la sentirez en marchant sous la discipline du Saint-Esprit, et en vous rendant à ses avertissements. Cette crainte préserve du mal et de la confiance propre. C'est d'elle que parle saint Pierre, quand il dit : Conduisez-vous avec crainte durant votre séjour sur la terre. C'est le saint respect d'un enfant pour son père, et le meilleur préservatif de toute chute et de toute folie. Craignez seulement TEternel et servez-le en vérité, de tout votre cœur; vous verrez qtielles choses magnifiques il fera en votre faveur. L'Écriture revient toujours à cette crainte, et ne se lasse point de la recommander. Sur vous qui craignez son nomy dit l'Éternel, se lèvera le soleil de justice, et la santé sera dans ses rayons. La crainte de Dieu entretient /û Jil^re exercice des forces de l'âme. Aussi longtemps

que vous craindrez Dieu, vous serez maître de vousmême. Sans doute, Dieu n'a rien à gagner si vous le craignez, mais vous avez tout à gagner en vous détournant du mal.

Ne crains point, crois seulement. (Marc v, 36.)

Le diable est la caricature de Dieu, et la loi du diable est la contrefaçon de la loi divine. Les mots restent les mêmes, mais leur sens est changé. Gela est vrai aussi de la crainte qu'inspire le diable. Dans l'homme déchu, elle remplace la direction du Saint-Esprit. Adam pé* cheur craignait de paraître devant Dieu. La crainte qui vient du diable est celle qui nous retient loin de Dieu et qui détruit l'amour. Sous la malfaisante influence de l'ennemi, l'affection devient de l'aversion; la confiance se change en méfiance et en incrédulité; l'obéissance spontanée est remplacée par une obéissance servile; le fond est sacrifié à la forme, et la vérité à l'apparence. Rien ne rend misérable comme un tel état, et c'est pourtant par cette chaîne que le diable nous tient tous avant l'heure de la conversion. Mais le Fils de Dieu est venu pour détruire lès œuvres du diable. Il dit à l'âme opprimée : Ne crains point, crois seulement. C'est une épée qui entre dans les forteresses de Satan et qui fraie le chemin à la confiance. Recevez Jésus-Christ comme celui qui est venu au monde pour sauver les pécheurs^ et H vous donnera le droit d*étre fait enfant de Dieu par la fui en son nom. Un enfant n'est plus \xi\ ^?ïd^N^\ iésus'Christ délivre tous ceux qui, par la cr ainie^ éla\w.v

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toiUe leur vie assujettis à la servitude. Là où Tamour est rétabli, la confiance renaît bientôt. Or, le parfait amour bannit la crainte.

Jésus-Christ nous a été fait de la part de Dieu sagesse, justice, saQctification et rédemption, (i Cor. i, 30.)

n y a bien des hommes qui ne savent point ce que Jésus-Christ leur a été fait de la part de Dieu. Les quatre mots que vous venez de lire résument en eqx Tordre de la grâce. Rejetez vos préjugés, vos illusions et vos opinions personnelles; ce sont de mauvais guides et de mauvaises lumières : Jésus-Christ seul est le chemin et la lumière du monde. C'est lui, ce n*est point vous qu'il faut écouter. Laissez arriver à vous sa parole, ei Jésus- Christ vous sera fait de la part de Dieu sagesse. En lisant la Parole sainte, en la sondant, vous apprendrez' à connaître les plaies incurables de votre cœur. Votre propre justice vous apparaîtra comme le linge le plus souillé, et après avoir vainement travaillé sur votre nature pour la refaire, vous serez à votre tour amené à vous écrier : Misérable que je suis ! qui me délivrera de ce corps de m^ort ? C'est l'heure où Jésus- Christ pourra vous être fait, de là part de Dieu, justite. II vous enseignera que ce qui vous était impossible. Dieu l'a fait en envoyant son Fils dans le monde. Si vous le croyez, la justice du Christ couvrira toutes vos injustices, et sa vie répondra pour votre vi« perdue. Vous serez sauvé par grâce, par un don de Dieu, par ifne justice qui ne sera pas celle de vos œuvres, la

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