‹ L'année ecclésiastique et liturgique [microforme]Chapitre 10 sur 204 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Êtes-vous Celui qui doit venir, ou devons-nous en attendi un autre ?

Nous lisons dans l'Évangile du jour, tiré du XI° ch pitre de saint Matthieu, que ‘‘ Jean ayant appris dans prison, lesœuvres merveilleuses de Jésus-Christ, lui À dire par deux de ses disciples qu’il lui envoya : ‘* Éte vous Celui qui doit venir, ou devons-nous en attend un autre?” Comme vous le savez tous, le but l'Église dans ce saint temps, est de nous disposer bien célébrer la grande solennité de la naissance Jésus-Christ, par une connaissançe plus méditée de ( divin Messie. Elle veut que nous adorions, pendant (

consacré d’un

USMtemps de préparation et d'attente, le Verbe incarné, rs par la prier

ncore caché dans le sein de la Vierge Mère.

Protitons de la conduite du saint Précurseur, et de a leçon qu’elle renferme. Tirons de sa démarche obligation pour nous d'étudier et de connaître Jésushrist. Bien connaître Jésus-Christ, c'est le digne sujet de notre étude pendant l’Avent. L’étudier dans e mystère ineffable de l’/ncarnation surtout, doit faire e sujet de notre préoccupation. C’est dans ce mystère que nous devons commencer à le connaître.

Le Sauveur est le don de Dieu par excellence dans ’Incarnation ; tel est ce don que l’apôtre saint Paul apalle inénarrable (II Cor., ix), c’est-à-dire, que l’hom- 1e ne pourra jamais expliquer, dont il ne sondera jaais la profondeur. C’est le don qui les renferme tous, Duisque c'est dans Jésus-Christ, le Verbe incarné, u'on trouve la ‘* plénitude de la divinité, et que sont ˰ renfermés tous les trésors de la sagesse et de la science de Dieu” (Colos., 1i). Quand on prononce e mot d’Incarnation, on rappelle le mystère incomréhensible de la sagesse de Dieu, mystère où éclate, vec une magnifique splendeur, la bonté infinie, amour infini de Dieu pour l’homme. Car, comment ieu pourrait-il nous donner une plus grande marque ‘amour, qu’en nous donnant son propre Fils ? Et ce fils divin lui-même pouvait-il nous donner une plus rande preuve de son amour, qu’en embrassant pour ous tous les anéantissements qu'il a embrassés dans on incarnation ?

S'il s’abaisse, s’il s’anéantit de ia sorte, c’est pour ous élever. C’est pour nous enrichir qu’il se fait si

ulièrement oc avènement à sance. L'Ofli

Page 1