EUR : ES
ERREUR à T Ce
Corps et de son Sang, sous les espèces sacramentelles, | et les donna à manger et à boire à ses apôtres.
1" Pornr.— La matinée du Jeudi Saint.—Pour nourrir abondamment nos sentiments de piété et de foi, laissant de côté les cérémonies de l’absolution et réconciliation des pécheurs, et de la consécration des huiles
| saintes, appliquons-nous à méditer sur la Messe; c’est quel s le grand acte du jour. Elle ne se célèbre qu’une seule quel 1
fois dans chaque église, et toute âme pieuse éprouve un empressement et un bonheur à l'entendre. Au Go. ria in excelsis de la grand’messe, on sonne toutes les cloches en signe de joie. Quels pieux sentiments cette messe est propre à inspirer! Quelle dévotion tendre et affectueuse ! Le Jeudi Saint, c’est le jour même de l'institution de l’Eucharistie ; c'est le jour où la première messe étant célébrée par Jésus-Christ lui-même, les apôtres et leurs successeurs dans le sacerdoce
reuse Dieueux !
aidé de
recurent le pouvoir divin de consacrer le pain et le vin, que rer et d'appeler tous les jours sur l'autel l’adorable victime : les fleu Faites ceci en mémoire de mor. C'est le jour où tous reste nm les chrétiens reçurent ce prodigieux don d’amour, la on sacr divine Eucharistie, et, avec elle, tous les trésors du ciel. représe! Rien ne pent comprimer l’effusion de l'amour de entre le notre aimable Jésus... Il voit la longue suite de crimes, eaux. d'impiétés et de profanations dont le sacrement de Dans l'autel sera l’occasion : mais il arrête, d’un autre côté, scène di
c'est cor C'est le
son regard sur les justes, sur les élus de tous les siècles qui devaient se montrer pleins d'amour et de recon-
naissance. J1 voit cette pureté des vierges qui devait Æ Tous les être le fruit de la communion, la constance des mar- y brillen tyrs que le pain céleste devait rendre invincibles ; il Wa des fl
les,
urfoi, oniles est eule U Ve (il0s les *ette ndre e de preîme, doce vin, me :
tous
voit la sainteté, la ferveur dans tous les états, à tous les âges de la vie humaine ; il lit dans d'innombrables cœurs l’ardent désir de communier, et leur bonheur de se consumer de célestes flammes au pied du tabernacle. C'en est assez: il consent à tous les mépris, à toute l’amertume dont l’abreuveront les méchants.— Oh ! quel sujet de sainte tristesse, d’un côté, et, d’un autre, quel motif de joyeuse reconnaissance ! quelle amoureuse obligation, pour les bons, de dédommager le Dieu-Hostie des outrages auxquels il s’est voué pour eux |
LL Poinr.— La journée du Jeudi Saint.—Un impressionnant changement s'opère dans nos églises, aussitôt que sont accomplies les solennelles cérémonies de la matinée. L'autel où vient de se célébrer le grand sacrifice eucharistique, est dépouillé par le célébrant, aidé de ses ministres ; on dépouille ensuite tous ceux que renferme l’église. Tout est enlevé, les flambeaux, les fleurs, les reliques des saints, les nappes; l’autei reste nu, on n’y voit plus que la pierre sur laquelle on sacrilie... Ce lugubre deuil est bien fait pour représenter le délaissement du Sauveur quand il fut entre les mains de ses persécuteurs et de ses bourreaux.
Dans un lieu retiré, pourtant, en dehors de cette scène désolée, il y a un trône éclatant de lumière, c’est comme un lit de fleurs destiné à 1’Époux divin. C'est le AReposoir du Jeudi Saint. Là, Jésus repose. Tous les cœurs fidèles y accourent. De vives lumières y brillent, emblèmes de la foi et de l'amour. Si l’on a des fleurs à cette saison, on s’empresse de faire
is
ë Si
en rar ##
ue 46.
comme un parterre autour de celui qui est lu Fleur des champs et le Lis des vallées.
Là, au pied du Reposoir, règnent l’adoration, la prière, l’action de grâces, perdant toute la durée du jour. Là, règne l’union avec Jésus, le repos sur son adorable cœur.
[IT PoinT.—Lr soirée du Jeudi Saint.—Les amis de l’Époux, les âmes vraiment aimantes, sont heureuses de prolonger leur veille longtemps encore dans la soirée, et même la nuit.
Cœur de Jésus qui veille, lui aussi, qui adore, et qui prie son Père pour elles et pour tous les hommes.
Oh! quels moments que ceux qui sont passés ainsi au Reposoir ! 1ls rappellent la triste soirée où Jésus agonisant sua le Sang, dans la grotte de Gethsémani, tandis que ses Apôtres Pierre, Jacques et Jean le laissaient seul et dormaient à quelques pas de lui.—Ils rappellent l’acte infâme où Judas trahissait Jésus par un baiser, et où on le liait et le garrottait comme un
malfaiteur ! Ils rappellent les cruels et insultants traitements avec lesquels il fut conduit devant le grand prêtre et sa cour, et le brutal coup de poing qu'il teçut d’un soldat sur sa divine et auguste figure.
Ils rappellent enfin le triple reniement de Pierre, — et toute cette affreuse nuit durant laquelle il fut abandonné aux gardes et aux soldats, qui le tournèrent en dérision, lui crachèrent au visage, lui donnèrent des soufflets et des coups de poing, et lui firent endurer tant d’outrages que saint Jérome affirme que ce ne
sera qu’au jour du jugement qu’on les connaîtra. ‘
Voilà donc ce qui se passait dans cette nuit que celle
Elles entourent le |
où j mém plus dévot conte vant
Nou impri
I P« s'efface toujour Méditoi de reco
0 im fert pou nies et | est-elle tous les
La m l'esprit ; pour le de grâce
"leur
1, la e du r son
anis heuncore ent le re, et \1mes.
ainsi Jésus mani, e lais-
où je veille au Reposoir est destinée à me remettre en mémoire! O grand Dieu, quels souvenirs sont plus faits pour exciter mon amour et augmenter ma dévotion? Q Esprit Saint, guidez, alimentez mx contemplation, en me présentant le tableau si émouvant du divin amour de mon Sauveur !