‹ L'année ecclésiastique et liturgique [microforme]Chapitre 179 sur 204 · A FÊTE · texte numérisé non relu

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pour rendre, pour nous, à son Père tous les hommages et tous les devoirs que nous sommes créés pour lui rendre. IT a expié tous les péchés du monde par sa vie, sa passion et sa mort. Et ce qu'il a fait pour le monde par sa naissance, sa vie et sa mort, il a voulu continuer de le faire sous un autre mode d'existence, celui de la divine Eucharistie. Il continue au tabernacle une admirable vie, dans laquelle il s’immole sans cesse pour nous en sacrifice, et comme notre victime, devant son Père céleste. Dans le saint sacrifice de la Messe, il renouvelle le sacrifice qu’il a fait, sur la croix, de son corps et de son sang. Et tout cela pour contenter son amour pour nous. Oh! qu'il est donc grand cet amour! oh! qu’il mérite un retour d'amour de notre part, une vive reconnaissance ; et qu'il soit fait un usage saint et pieux des bienfaits dont sa bonté nous a comblés. Ici, on s'efforce d’exprimer ces divers sentiments, etc., etc.

II Poinr.—Jésus est demeuré sur la terre, dans son Eucharistie, non seulement pour la gloire de son Père et pour l’appui et le soutien de son Église, mais encore pour consoler et fortifier tous ceux qui devaient être ses disciples jusqu’à sa descente du ciel, pour juger le monde. La foi, à la vérité, ne nous le fait voir. que sous les apparences eucharistiques, mais néanmoins dans toute la réalité de sa personne et de sa vie. Il nous est permis de nous entretenir amoureusement avec. lui, au pied de l'autel, et de lui exposer nos peines et nos besoins. Mais, surtout, il nous est donné de le loger en toute réalité dans notre cœur, en mangeant sa chair comme nourriture, et en

buvant son Sang comme breuvage. Oh! donnonsnous la jouissance de profiter du bonheur qui nous est offert. Visitons Jésus à son tabernacle ; recevons le souvent dans la sainte communion. © ineffable et amoureuse merveille ! Jésus est demeuré sur la terre pour nourrir spirituellement nos âmes par sa chair eucharistique, comme la chair corporelle ordinaire nourrit matériellement notre corps. Cette divine nourriture fait passer dans nos âmes toutes les vertus de Jésus-Christ. Nous ne faisons plus qu'un même esprit avec lui. Sa chair est notre chair, et son Sang est notre sang. Oh! quelle union! Les Anges nous l'envient.

Jésus-Christ est demeuré sur la terre, non seulement pour opérer avec nous cette union si forte, si intime, mais encore pour unir tous les chrétiens ensemble par un divin lien d'amour. Ce lien résulte de la manducation d’un même pain, et de la participation à une même table, le pain de la table de la communion. L'union d'esprit et de cœur avec le prochain est tout à la fois la préparation et le fruit de la communion. S'unir d'amour avec ses frères, est la condition nécessaire pour s'unir par la grâce avec Jésus-Christ. Ainsi don: il ne doit exister ni haine, ni aversion entre les chrétiens, s'ils veulent que les grâces de Jésus-Christ entrent dans leurs âmes avec sa chair et son Sang, dans l’acte de la communion.

Ici, expression de sentiments d’admiration, de vive reconnaissance et d'amour.

Ie Pornt.—Le saint Sacrement ne nourrit pas et ne sanctifie pas seulement notre âme, il est destiné à

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guérir aussi notre corps souillé, blessé par le péché originel, et en proie à de flétrissantes passions. La chair et le Sang de Jésus-Christ consacrent ce corps en s’y unissant, et le purifient et le sanctifient par leurs qualités virginales. Ils apaisent ses passions déréglées ; ils en chassent le principe du péché ; ils lui confèrent le droit à la résurrection glorieuse et immortelle. Ils y impriment un sceau de pureté et de sainte préservation des souillures de la chair. O union ennoblissante et vraiment ineffable que celle que notre corps contracte avec celui de Jésus-Christ, lorsque sa divine chair nous est donnée en nourriture dans l’acte sublime où on la reçoit. Banquet admirable de l'Eucharistie, dans lequel nous est donné le remède aux hideuses plaies que le péché à ouvertes dans notre chair; et, en même temps, la grâce qui purifie et sanctifie nos Ames, et leur assure le gage de la gloire et de la vie éternelle! noces de l’Agneau, où Jésus épouse notre âme, et s’unit à nous si admirablement, qu'il demeure dans nous, et que nous demeurons en lui, unis et transformés en lui, et ne faisant plus qu'une même chose avec lui! Il l’a dit, en effet, le divin instituteur du Sacrement de l'autel : ‘* Ma ‘ chair est vraiment viande, et mon Sang est vraiment ‘ breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon ‘: Sang demeure en moi et je demeure en lui” (Jean,6). Pain vivant descendu du ciel! qui nourrit en nous la vie spirituelle de la grâce, en ce mode, et qui

nous prépare à la vie éternelle de la gloire dans le ciel !

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