III° POINT.—L'ÉTAT DE LIBERTÉ
Sortis de l'Égypte, les Israélites n’y retournèrent plus. S'ils y fussent rentrés, ils seraient retombés dans leur honteux esclavage. L'Égypte, pour les chrétiens, c’est le monde aux fausses maximes, aux doctrines de mensonge, aux plaisirs dangereux et aux joies criminelles. Délivrés de la servitude de ce monde ennemi de Jésus-Christ, et dont Jésus-Christ les a tirés, les chrétiens ne doivent plus s’y rengager, mais s’acheminer vers le ciel, à travers le désert de cette vie, en mangeant le pain miraculeux, et, en faisant de ce pain les délices de leurs âmes. Inondés des eaux de la grâce qui sortent de Jésus-Christ, la véritable pierre d’'Horeb, s'ils aiment la vérité révélée par lui, et s’ils l’écoutent, elle les délivrera de tous les genres de servitude : servitude des fausses doctrines, du respect humain, des préjugés et des vaines opinions. Haïr cette vérité, s'en écarter sous le rapport de la foi ou des mœurs, c’est rentrer dans l’esclavage. Car là ‘* où est l'esprit de Dieu et sa science et sa lumière, là seulement se trouve la liberté. ” O précieuse liberté, je désire ardemment vous posséder tout entière. O vous, divin Libérateur, j'en attends de vous la grâce.