‹ L'année ecclésiastique et liturgique [microforme]Chapitre 69 sur 204 · CE QUIL PRÉCÈDE LA PRIÈRE DE JÉSUS-CHRIST · texte numérisé non relu

CE QUIL PRÉCÈDE LA PRIÈRE DE JÉSUS-CHRIST

Le sacrifice se rencontre à chaque pas sur notre chemin. Les angoisses et les souffrances sont notre partage sur la terre, tous, nous y sommes plus ou moins atteints par la peine et le malheur. Qui n’a pas ici-bas des croix à porter ?

Jésus a bien voulu avoir sa part, et quelle part ! à grand Dieu ! aux souffrances humaines, afin de nous apprendre à les supporter, et de nous en mériter la grâce.

C'est par un amas de souffrances inouïes qu’il commence sa Passion ; il est accablé d’une profonde tristesse à la vue de nos misères ; il conçoit une profonde douleur de nos offenses contre son Père ; il éprouve une excessive confusion de se voir chargé des péchés du monde ; il est saisi de crainte à la vue des tourments, il ressent une excessive répugnance pour sa passion et sa mort : dans sa tristesse, il a recours à la prière. Sa tristesse est la principale cause de sa prière. Lorsqu'il tombe en agonie et qu’il sue le sang, il prolonge sa prière : Factus in agonia prolixius orabat. Il

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montre à son Père son cœur torturé, il répand son âme dans le cœur de son Père.—C’esi là l'exemple, le modèle que nous devons suivre dans ros afflictions. Nous devons avoir recours à la prière. Les créatures ne peuvent donner le calme et la paix. Dieu seul souage le cœur.

Allons en esprit au jardin des Oliviers, où commence notre salut. Apprenons à connaître, à méditer, à apprécier la prière de Jésus, et la vertu de cette prière. Suivons l'esprit de l’Église, allons à l’école de notre maître et modèle. Il est à genoux, le visage prosterné contre terre, etc. Faisons un retour sur nous-mêmes et sur notre propre manière de prier.

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