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LA SEMENCE QUI TOMBE SUR UN GRAND CHEMIN

Foulée aux pieds des passants, —emportée par le vent, —enlevée par les oiseaux,—elle ne saurait rien produire.

Les âmes figurées par un grand chemin, sont celles qui sont ouvertes à toutes les impressions, à tous les sentiments. Ce sont les âmes dissipées, légères, inconstantes, distraites par les pensées de leur esprit, et attirées même par une bagatelle. Ces âmes sont incapables de se fixer dans la méditation d’une vérité. Elles ne sont que variation et changement continuels d’une pensée, d’un sentiment à un autre. Aussi, leur vie n’est qu’une succession de craintes ou d'espérances.. Le désir du ciel, l'amour de la vertu, les opérations de la grâce, ne peuvent tracer dans de telles âmes que de bien faibles sillons.. Par suite, leur état est fâcheux, car tous les passarts peuvent y entrer: amour-propre, vanité, désir des faux biens et de la vie des sens... De là sort l’endurcissement à l'égard du bien. De là naissent et se succèdent mille affections, accompagnées tont naturellement de sécheresses et d’aridités, et de fâcheux obstacles aux impressions de la grâce.

divre l’âme à l’excès d’une foule de vaines pensées et

Le fruit de la parole de Dieu exige de la réflexion, Il a donc pour obstacle la dissipation de l’esprit et du cœur, qui rend incapable de rien approfondir, et qui

de vaines images.

Les âmes religieuses doivent donc travailler à se préserver d’un tel empêchement à leur progrès spirituel, en s'appliquant à réfléchir et à se recueillir dans le silence et la prière.

dans le LA SEMENCE QUI TOMBE SUR UN CHEMIN PIERREUX.

Ce terrain pierrzux figure les cœurs qui ne sont pas absolument mauvais, où se trouvent même de bons désirs, des affections pures et droites. Mais malheureusement, d'anciennes affections, non tout à Les é fait abandonnées, y forment un fâcheux mélange de Æ embarra bien et de mal. Des désirs et sentiments bons et Æ conserve purs, s’y trouvent à côté de regrettables petites am- JS des plais bitions, rivalités jalouses, amour déréglé du bien- Une À être, et d’une certaine sensualité et immortification; à a des dés et encore un attachement excessif à la volonté pro- Æ et modé pre et jugement propre, accompagné de raideur de Æ épines. caractère et de difficulté à obéir. Ces dispositions M des inqu font d’un cœur comme un terrain pierreux qui se Æ les objets durcit au premier feu de la tentation et aux ardeurs Æ préoccup des passions. De là, un manque de persévérance, de Æ d'une an fermeté et de constance. Tout se dessèche et meurt Bet autres dans l’âme, au moment où il faudrait du suc pour De tell

xion, M nourrir les vertus. Le Saint-Esprit seul donne ce sur, et du M mais non aux cœurs partagés, et qui ne sont pas t qui À ‘'enracinés et affermis dans la vertu,” comme dit ées et A saint Paul (Éphés., III, 17). Une épreuve, un événement malheureux, une injustice, une occasion de r à se M péché, font changer ces cœurs. Alors, adieu bons s spi- À désirs, pieuses résolutions, attachement à la vertu, etc. deillir Il leur manque des dispositions assez profondes de foi, d’humilité et de patience... Les épreuves et les tentations raffermissent les âmes bien enracinées. C’est tout le contraire pour les âmes peu affermies dans le fond de la solide vertu.

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