PREMIÈRE MÉDITATION
Dites à la fille de Sion: ‘ Voilà que votre Sauveur vient ."’# (1s., Lxu, 11.)
Avec le 4°" dimanche de l’A vent, l'Eglise commence! son année liturgique. Considérée dans son ensemble, # l’année de l’Église nous représenie toute l’histoire dek l'Ancien Testament et la vie dn Sauveur jusqu'à son ascension dans le ciel. L’institution de l’Avent, dansk les intentions de l’Église, a pour fin de rappeler à ses enfants la grande préparation établie par Dieu même /pour la venue de son Fils dans le monde. Les quatre dimanches qui précèdent Noël, représenten( les quatre mille ans qui ont précédé l’incarnation d Verbe. Pendant cette longue durée de siècles, les justes, les saints de tous les pays qui formaient le véritable peuple de Dieu, ne cessaient de soupiren après la délivrance du genre humain, captif sous l’em4 pire cruel du démon. Leurs prières ferventes, leurs vœux ardents montaient sans cesse vers le ciel pou . demander la miséricorde promise à l’homme, après le péché originel. :
C’est surtout chez le peuple juif, héritier des pro messes que Dieu avait si souvent renouvelées, en par4 lant aux saints Patriarches, qu’avaient lieu ces désirs brûlants, ces supplications de l’espérance. Les vrais enfants de Jacob, comme l’attestent les écrits des Pro phètes, avaient pour pensée constante la pensée du Messie qui devait venir pour le salut du genre humain.
GIQUE.
Or, de même que les quatre mille ans qui précédè- NT, ent la naissance du Sauveur furent témoins des
rières, des vœux et des soupirs des justes de l’Ancien estament vers la venue du Rédempteur, de même s quatre semaines de l'Avent sont consacrées par Église aux prières, aux vœux et aux soupirs de ses fants pour la venue spirituelle du Messie dans leurs mes. Cette sainte mère, dans la liturgie de l'Avent, applique à nourrir ces pensées, à entretenir ces senments dans l’âme des fidèles : ÆRegem venturum Doinum, venite, adoremus. Prope est jam Dominus, ve- Mie, adoremus. Dans ses Offices, elles présente les us belles images sous lesquelles le Messie a été vu r les Prophètes. On y trouve les titres magnifiques ce Messie, titres les plus propres à nous faire pprécier le bienfait de notre rédemption.
De cet esprit et de ce soin de l’Église dans sa liturgie, est facile de conclure avec quelles dispositions nous evons passer l'Avent. Ces dispositions doivent conster surtout dans une prière plus fervente et plus ieuse, dans Ja mortification des sens, dans la nsidération des grandes vérités de la religion, rtout du mystère de l’Incarnation. C’est pour inulquer cet esprit que l’Église prend des ornements e pénitence, qu’elle interdit l’usage de l'orgue, ainsi ue les hymnes et les chants joyeux, excepté aux jours e fêtes. C’est dans le même but qu’elle interdit es noces et les joies toutes mondaines. Toutes ces disositions nous indiquent assez qu’elle veut que ses enants se nourrissent de saintes pensées, de graves méditations.
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Mes filles, tous les instants de notre vie sont dus # Oh ! Dieu qui veut bien nous les donner. Ils devraient étre P°"! sanctifiés et consacrés à sa gloire. Du moins devons-M nous les conformer à l'esprit de l’Église qui détermine des temps destinés à glorifier Dieu plus particulière-Æf$ Main ment, en purifiant nos cœurs par la prière, par ans la pénitence, et par la méditation des vérités éternelles MBusieu Au premier rang, parmi ces époques de prière et delif{e via
pénitence, il faut placer l'Avent. L’Avent est à lifilarc.) grande solennité de Noël ce que les vigiles sont auxMips cœ
fêtes, ce que le Carême est à Pâques, ce que les quatreigne mille ans qui ont précédé le Messie, sont à sa venuelifre au Et nous ne pouvons que trouver celte préparationiimoure extrêmement convenable, si nous considérons l’excel-Mvii, 10 lence du mystère auquel nous nous disposons. 11 s’agi@f Eb bi en effet, pour nous, dans la fête de Noël, de recevoinious in le Dieu du ciel, le Verbe éternel, le législateur diMulières. monde, la victime sans tache qui vient s’immole pbrer l pour nos péchés. L’Avent est destiné à aplanir à cd éneme Dieu le chemin de nos cœurs, à abaisser les collines pratic de l’orgueil, à redresser les sentiers tortueux de nofjourd” habitudes vicieuses. Il est destiné à réveiller notrdes voi ferveur et notre amour envers Jésus, toujours aimable éveiller et toujours ami des cœurs purs. Ce divin Sauveuipent, c’ avait abattu les idoles sur la terre, par sa venue. Mens, lo: Hélas ! beaucoup de ces idoles ne se sont-elles pas rent d'êt dressées dans les cœurs de grand nombre de chrétiens@nts adc à l’époque où nous vivons ? Ne voyons-nous pas lame. L chair, l’or, l’argent, et cent autres choses créées, rece4 i crou voir des hommes livrés à leurs convoitises, un cultdui viven sacrilège ? que de l
Oh ! qu’il y a donc besoin de prière, de repentir et
vie sont dus de pénitence durant l'Avent !
devraient êtrc® moins devons-# qui détermine js particulière prière, par là ités éternelles de prière et de ’Avent est à la igiles sont aux > que les quatres
DEUXIÈME MÉDITATION
Maintenant, quel moyen adopter pour répondre, ns la pratique de notre vie, à l'invitation que réitère usieurs fois l’Église, pendant ces jours de salut: Pate viam Domino. ‘‘Préparez la voie au Seigneur.” farc.) Comment rendrons-nous, autant que possible, ps cœurs dignes de ce Dieu de toute sainteté, qui higne abaisser la hauteur des cieux pour desceneau milieu de nous et contracter avec nous une oureuse union. /nclinavit cœlos et descendit. (Ps. Wii, 10.) Eh bien! pour répondre aux vœux de l’Église, qui pus invite à entrer dans des dispositions toutes partilières, à faire une préparation toute spéciale pour cé brer l’anniversaire du plus merveilleux de tous les énements, la naissance d’un Dieu, écoutez et mettez pratique les paroles que cette sainte mère présente jourd’hui à tous les fidèles, dans l’Épiître du jour. des voici : Mes frères, l'heure est venue de nous éveiller de notre assoupissement. L’assoupissenent, c’est ce triste élat dans lequel tombent des chréens, lorsqu'ils se négligent en religion, et qu'ils cesnt-elles pas rent d’être fidèles au don de la foi et à la qualité d’ene de chrétiens@nts adoptifs de Dieu qu'ils reçurent dans leur bapons-nous pas lime. L’assoupissement, c’est ce triste état d’une âme s créées, rece ui croupit dans le péché, c’est aussi l’état des âmes itises, un cultui vivent dans la tiédeur. Eh bien ! s’il est une épo- Que de l’année où il est une obligation plus pressante
idérons l’excel4 posons. Il s’agil él, de recevoi législateur du ient s’immolei 5 à aplanir à cé ser les collines rtueux de nok réveiller notré ujours aimable divin Sauveux ar sa venue.
De cg nee
de sortir de cet état funeste, et de prendre une vies nouvelle, c’est bien l’époque de l’Avent. Nous célé-# HAL brons par ces jours de l’Avent le souvenir de l’Incar+ | nation du Fils de Dieu, qui s’est revêtu de notre chain pour être notre victime et notre réconciliation. Nous
Si ES
rappelons l’expiation infinie que le Verbe incarné a of# se ferte à la justice de Dieu, pour réparer l’outrage fa Fr a œi
Aa par l’homme à sa divine Majesté. Nous nous occupon d'un mystère où la miséricorde divine s’est montrée. aus avec un incomparable éclat, puisqu’un Dien s’y rédu a à la petitesse d’un enfant, puisqu'il vient du séjour deë
0 Jésus la gloire, pour naître dans une étable, vivre dans l# h
É umi pauvreté, et mourir au sein des opprobres. Or, l’ac-A
Mes âmes
complissement d'aussi amoureux et miséricordieux
pendant l'Avent, nous presse vivément de quitter tout es | péché, de sortir de la léthargie spirituelle. je L Mais, pour répondre aux vœux de i "Église, en cell SU temps de salut, il ne faut pas se contenter de quittera en le péché ; mais il faut encore pratiquer la vertu. C’est sr qi la recommandation qu’elle nous fait dans l'Épître d e vis, n (Al jour, que nous commentons. ‘* Revêtons-nous des en moi.
‘‘ armes de lumière, ” y est-il dit ; ‘* marchons dans ‘“ [a bienséance et l’honnêteté, comme on marche qu ‘ dans le jour... Revêtez-vous de Notre-Seigneur ii) ‘ Jésus-Christ. ” —.
| Revétons-nous des armes de lumière : /nduamur il Églis | arma lucis. Par ces paroles, nous devons comprendre a le soin avec lequel il faut pratiquer toute espèce del LUI bonnes œuvres : bonnes œuvres envers Dieu, envers | le prochain, envers nous-mêmes. Les bonnes et saintes!
vres sont des armes et des habits ; des habits pour bus couvrir et ne paraître pas nus devant Dieu ; des mes pour nous défendre contre les ennemis de notre
1dre une vie Nous célér de l’Incar-#
e notre chain | RE , Nous savons que Dieu nous voit toujours, et que c'est
lui que nous avons la wie, le mouvement et l'être. archons d’une manière digne de sa sainte présence. > l'œil de la foi, voyons toujours notre Père qui est ns les cieux.
Revêtez-vous de Jésus-Christ. Se revêtir de Jésusirist, cela veut dire imiter si bien toutes les vertus Jésus-Christ, sa chasteté, sa charité, sa douceur, humilité, qu’elles soient comme des vêtements de s âmes. Se revêtir de Jésus-Christ, cela veut dire n seulement avoir son esprit, mais encore l’exprier dans sa conduite, de manière qu’en voyant un rélien, on voie, en quelque sorte, Jésus-Christ. Se ‘êtir de Jésus-Christ, c’est enfin s’efforcer d’être des mmes nouveaux, de manière à pouvoir dire chacun soi-même :
ous occuponsk s’est montrée ien s’y réduiks du séjour def
res. Or, l’ac-4 iséricordieux*
e vis, non, ce n’est plus moi qui vis, c'est Jésus-Christ qui en moi.
archons dans on marche tre-Sei
Ile DIMANCHE DE L'AVENT.