‹ L'année ecclésiastique et liturgique [microforme]Chapitre 93 sur 204 · LA VRAIE PIÉTÉ NE PENSE PAS DE MAL · texte numérisé non relu

LA VRAIE PIÉTÉ NE PENSE PAS DE MAL

Jusqu'ici on a vu que la vraie piété se reconnaît à sa patience, à sa bonté et douceur, qu’elle ne s'irrite pas, qu’elle n’est pas vaine, ambitieuse, superbe ; qu’elle ne cherche pas les intérêts de l’amonr de soi ; qu’elle n’agit pas témérairement, sans prudence. Il faut ajouter qu’elle ne pense pas de mal. Lorsqu'une actiru du prochain est évidemment mauvaise, elle en gémit, cherche à diminuer les torts, tâche de trouver des excuses dans le caractère, dans an moment d’ou-

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bli, dans une passion violente. Elle suppose que l'intention n'est pas si mauvaise que l’action. Elle couvre d’un manteau les péchés des autres, tâche de les dérober à la connaissance. C’est bien autre chose de la part de la fausse piété. Celle-ci est sévère à l'excès, implacable, sans égard à un moment de faiblesse. Elle déclame avec force. Elle raconte complaisamment... Elle noircit l'intention, etc. Quant aux actions douteusement coupables, la vraie piété prend à leur égard le parti de l’indulgence, évite les soupçons injurieux, les méfiances injustes, les jugements téméraires ou désavantageux... La fausse piété, au contraire, est dure, soupçonneuse, cruelle, précipitée, exagérée jusqu’à la calomnie. Elle juge, elle condamne, elle médit, elle critique amèrement, malignement, etc.

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