L'HOMMAGE DE LA LIBERTÉ
En souvenir de» élections au Reichstag do 1893.
[Der Wahre Jacob, de Stuttgart.)
* Les élections eu Reichstag donnèrent à l’imagerie allemande un élan considérable. La propagande se fit, en quelque sorte, dans tous les domaines et sous toutes les formes. Tandis que le parti officiel de l’Empire répandait des chromos et des médailles avec le portrait de Guillaume II, le parti socialiste, estimant qu’aucune publicité n’est à négliger, et se rappelant très certainement tout co que le général Boulanger avait dû à sa campagne imagesque, mettait les portraits de ses héros sur de* pipe*, sur des broches, sur de* épingles, sur des tasses et assioltcs, sur des boites è cigarettes, sur du savon, et mémo sur des pantoufles. (Voir les reproductions de tou* ces curieux objets dans le Livre et rimaflë de juin lft'JO.)
Mais, à côté de ces objets, de ces bibelots qui, dans tous le* pays, aujourd’hui, et en toutes circonstances, servent de réclame aux personnages les plus divers, et aux événements que l'actualité met au premier plan il faut mentionner les caricatures et les allégories des journaux. Or, dans ce domaine, Ikx Wakre Jacob de Stuttgart, restera le document le plus précieux que l’on puisse rencontrer, car il abonde en grandes compositions toutes imbue* d'un esprit pacifique, des idées de fraternité et de Justice sociale, de travail et de liberté qui sont, aujourd’hui encore, l’idéal des socialistes allemands quel que soitleur parti, comme c’était l’idéal des socialistes français de 1818. Ceci esté noter au moment, surtout, où l'anarchie met en principe de* idées bien différentes. Sachant ce qu’il veut et où il va, le socialisme allemand a la conviction qu’il triomphera, un jour, par la saule puissance du bulletin de vote,
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