‹ L'Année géographique (volume 2)Chapitre 116 sur 368 · Tome XXVII (1« et 2* trimestres · texte numérisé non relu

Tome XXVII (1« et 2* trimestres

Memorias do descobrimento e fundaç&o da cidade de San Sebastifto do Rio de Janeiro, 70 pages.

Traducç&o de alguns artigos de Buenos- Ayres, sob o titalo : Navegaçfio dosRios, 1846. 41 pages.

Chronica do Mosteiro de N. S. do Mont-Serrat da Parahiba do Norte- 29 pages.

Diario da viagem do porto de Jatahy & villa de Miranda, pelo 1* tenentede engenheiros E. Candido de Souta Pitanga. 1862, 44 pages.

Exploraç&o da provincia de Mato Grosso, por Rod. Va^neldt (1890), 37 pages.

Memoria relativa à defeza da capitania do Rio Grande do Norte. 4 pages.

InstrucçOes que forao dadas (1797) por D. Rodr. de Sousa Cotinho, à F. Delgado Freire de Castilho, que acabava de ser nomeado para o govemo de Parahyba, 14 pages.

Divlsfio ecclesiastica do Brasil. 7 pages.

Biographia dos brasileiros illustres. Manoel de Nasoimento Castro e Silva, 10 pages.

A part les volumes de 1863 et 64 du journal de la Société de Rio de Janeiro, toujours d'un haut intérêt pour la géographie et l'histoire du Brésil (n** 266), la grande importance des publications de Tannée en ce qui se rapporte au Brésil appartient à l'hydrographie. Nous avons eu à enregistrer deux séries de cartes marines (n**' 264 et 265); l'Atlas nautique du capitaine Mouchez (dont nous n'avons cité que les cartes générales) est surtout d une valeur capitale. La note que ce savant marin a lue à l'Académie des sciences

en lui présentant un exemplaire de son Atlas (30 mai 1864) en donnera une idée suffisante.

Les connaissances hydrographiques encore fort incomplètes que Ton avait sur ces parages, et le doute qui subsistait sur la position ou l'existence d'un grand nombre d'écueils, faisaient vivement désirer des cartes plus exactes que celles de la campagne de la Bayadère, dont la mission n'avait eu d'autre but que d'éclairer la route des navires allant d'Europe aux quatre ou cinq uniques ports du Brésil alors fréquentés. L'amiral Roussin n'avait pu explorer ni les ports secondaires, ni les nombreux bancs de coraux qui bordent la côte souvent à plusieurs lieues au large. De telles lacunes ne pouvaient plus subsister aujourd'hui ; et pour satisfaire aux plaintes fondées adressées par la Direction des Messageries Impériales peu de temps après l'inauguration de notre beau service maritime du Brésil, S. Exe. le ministre de la marine, M. de Chasseloup-Laubat, ordonna, en 1861, une exploratfon complète des Abrolhos , le plus dangereux groupe d'écueils de ces mers. 11 me fît l'honneur de me confier cette mission, en me donnant le commandement de Taviso à vapeur le à*Entrecasteaux, et.le gouvernement brésilien nous adjoignit la canonnière Vltajahy, Les circonstances m' ayant permis d'élargir le cercle de nos travaux, j'ai pu en quelques mois explorer non-seulement les Abrolhos, mais encore les 450 lieues de côtes comprises entre Bahia et Rio, Sainte-Catherine et la Plata. Ces observations, complétées avec celles recueillies dans une précédente campagne sur le Bisson, m'ont permis de construire les 28 cartes ou plans renfermés dans cet atlas.

La rapidité avec laquelle ces travaux ont été faits m'oblige à dire quelques mots sur les procédés employés, pour que l'on puisse juger du degré de confiance qu'on peut leur accorder.

J'ai eu recours à la méthode dite levés sous voiles ^ mais améliorée par de nombreuses stations au théodolite faites sur les points saillants de la côte. Ces stations fixées astronomiquement servaient de point de départ pour les opérations à la mer.

J'ai partout côtoyé le rivage ou la limite des fonds dangereux à moins d'un mille de distance. Tous les écueils ont été reconnus de très-près, et souvent rencontrés avec la quille du bâtiment avant de l'être par le plomb du sondeur. Des plans particuliers ont été dressés pour toutes les localités offrant un mouillage suffisamment abrité.

Les latitudes et les longitudes, déterminées avec d'excellents

chronomètres, ont été l'objet d^un mémoire spécial déjà présenté à l'Académie, et d'où il résulte que tons les points principaux de cette côte sont déterminés à moins de 15 à 20 secondes d'arcs près, et que rarement Terreur s'élève à 1 mille pour les points les moins accessibles hors de la route des bâtiments. Cette précision est plus que suffisante pour tous les besoins de la navigation.

Quant à la position absolue du continent, je la crois suffisamment bien déterminée par mes observations astronomiques de la Plata (1856-1860) ; elles comprennent plusieurs éclipses et occultations, et une quarantaine de culminations lunaires, pour la plupart desquelles j'ai trouvé des observations correspondantes en Europe. De la comparaison de mes résultats avec ceux des navigateurs et des astronomes qui ont passé an Brésil depuis la fin du dernier siècle et qui nous ont laissé leurs travaux, je crois que l'on peut conclure que cette longitude est connue aujourd'hui à 2 ou 3 secondes de temps près. Cette discussion est exposée dans un Mémoire qui sera prochainement publié....

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