EUROPE LATINE
pereur Napoléon III. Paris, 1864, in-folio (texte et pi.)» livraisons 1 à 3.
302. Mary Adélaïde Walker. Trough Macedonia and Albanian lakes. Lond. 1864, in-8. illustrât.
303. V. Hahn. Reise nach dem albanesischen Drin, Herbst 1863. Zeitschrift fur Allgemeine ErdkundCy W 129, mars 1864, p. 285-290.
Commanicatiozitaite par M. Kanitz à la société géographique de Berlin. — Il y a ane note de M. Ami Boaé sur ce voyage au Bulletin de la société de géographie de Paris, janvier 1864, p. 135-137, d'après la communication originale de M. Hahn à l'Académie impériale de Vienne (morceau que nous n'avons pas sous les yeux).
304. Strangford (viscountess) Eastern Shores of the Adriatic in 1863; with a visit to Monténégro. Lond. 1863, in-8,yi-386 pages.
305. D. V. Cœllîi, Pfarrer der evangelischen Gemeinde zu Belgrad. Serbien und die Serben; nach Quellen und eigenen Erfahrungen bearbeitet. Berlin, 1864, in-8, 328 pages, avec une carte.
306. Léon Rénier, inscriptions de Trosmis dans la Mésie inférieure. Rapport fait à T^cadémie des Inscriptions et belles-lettres dans sa séance du 19 août 1864. Revue archéologique^ nov. 1864, p. 390-398.
307. C. Stolpe. Plan der Vorstadte Galata, Pera und Pancaldi , nebst den Angrenzungen. Augenommen und ergànzt nach den Bestimmungen der sait 1858 ins Leben getretenen Municipalitât, bis ins J. 1861. 1 feuille (au 5000°). Leipzig, Kœhler.
308. Du même. Karte des Bosporus mit Konstantinopel und den umliegenden Orlschaften. Ibid., 1864, 1 feuille (ai 100000*).
309. E. Cadiou, capitaine de frégate. Les Principautés roumaines et le commerce du bas-Danube. Annales maritimes et coloniales^ mai et juin 1864, p. 66-82, 234-269.
Renseignements commerciaux très-circonstanciés, précédés d'un bon résumé géographique, historique et hydrographique.
$ 1. Italie. Cartographie et statistique. Archéologie géographique. Le royaume italien et sa nouvelle capitale.
Si l'Europe méridionale n'entre aujourd'hui que pour une faible part dans le mouvement général de la science L^àSJxiÉ oiooR. m. 32
européenne , il ne s'y manifeste pas moins, dans les travanx intérieurs, une somme d*énergie qui redevient chaque jour plus grande. L'archéologie et Thistoire locale ne perdent nulle part leur intérêt. L'Italie, dans la phase de reconstitution qu'elle traverse, entre les souvenirs du passé et ses aspirations vers l'avenir, est surtout dominée par une pensée d'organisation qui se traduit, sous diverses formes, en publications statistiques. Là, comme en Espagne et comme dans toute l'Europe, les travaux géodésiques entrent aussi pour une part notable dans la sollicitude officielle : c'est que ceux-là répondent à une préoccupation chaque jour plus impérieuse, celle des grandes lignes de rapide communication , préoccupation stratégique pour les gouvernements, pour les masses préoccupation de bien-être privé ou de facilités commerciales.
Pour nous, le côté scientifique de ces grandes opérations, d'où sortent les admirables cartes topographiqnes oh se reproduit avec tant de vérité le relief du terrain, n'est pas d'un moins grand intérêt. On aime à les prendre à leur origine et à les suivre dans leurs développements. C'est ce que l'Essai de M. Charles Maunoir sur le corps d'étatmajor piémontais (n"" 289J nous permet de faire pour une portion considérable de la cartographie italienne. Nous lui empruntons seulement ce qui a trait aux dernières opérations.
Aussitôt après les événements de 1859, le gouvernement italien décida l'exécution, à 1/100 000«, d'une carte d'ensemble du royaume. La (iOmbardie et les Duchés avaient été levés par rétat-major autrichien, au 86 ^00*^ ; on n'avait donc, pour cette partie du territoire, qu'à reconnaître, à mettre au courant et à réduire l'œuvre autrichienne. Quant aux provinces méridionales de l'Italie, les seules cartes qui en existent aujourd'hui sont celles de Rizzi Zannoni et de Bâcler d'Âlbe; ces documents, forl estimables pour Tépoque de leur production, ne sont plus à la hauteur de notre temps. En 1814, sous la domination firançaise, une base avait été mesurée sur les bords de la mer,