Carte de la a dela,HaTine
— C*rte de Is me
— Cane de la mei
— Carie de la me
— Poris (
2155, 2156etîl57.
er Houge, l" feuille, n- 3139 (Public, du DépOt
Bouge, 2* feuille, □■ JlIG.
Rouge, 3* feuille, n- 2127.
■ Bouge, V feuille, n* 3)28.
de la mer Rouge, 4 demi-feuilles, n" 2164,
i i. L'intérisor di TAnble ai
Il est des époquBS dans l'iuètoire des sciences qui semblent particuliëremeiit destinées à de rapides découvertes. De longues périodes se seront écoulées dans une somnolence apparente. On aura vécu sur les acquisitions anciennes, à peine entamées çà et là parqnelqnes tâtonnements indécis. Puis tout à coup , sans que rien b peine ait trahi le travail iuténeur, un moment arrive oii les découvertes éclatent et se succèdent avec une spontanéité merveilleuse. Notre époque est consao^e entre toutes & ces incessantes et rapides acquisitions, dans toutes les voies ouvertes k l'activité des recherches et aux spéculations de l'intelligence. La reconnsissance du globe a eu sa large part dans ce privilège du dix-neuvième siècle, D'immenses régions dans toutes les' parties du monde, fermées jusqu'à présent aux regards de l'Europe, se sont ouvertes pour ainsi dire k la fois devant les efforts persévérants de nos explorateurs : en Afrique, l'intérieur du Soudan, toute ia région australe, et la lone équatoriale qui recèle les sources du Nil; dans l'antre hémisphère , le centre du continent auslralien atteint pour la première fois ; dans la région polaire , les sombres labyrinthes de l'océan Arctique sillonnés par une armée d'intrépides navigateurs, et le p&le lui-même couronné tout k l'heure par le pavillon européen.
Toutes ces conquêtes, qui ont renouvelé la carte du monde, sont l'œuvre de notre génération.
110 ASIE. (Nr 66-77)
L'Asio elle-même y la terre des vieux souvenirs et le berceau de rhumanité» nous en réservait une quf vient de s'accomplir.
L'intérieur de l'Arabie, sous sa ceinture de sables, était resté jusqu'à ces derniers temps inaccessible à nos voyageurs, plus inaccessible que le Sahara africain , plus inaccessible que la route du pôle. Un explorateur heureux et hardi vient de rompre le charme.
M. Palgrave le premier vient de traverser obliquement toute la longueur de la péninsule arabe, depuis la pointe de la mer Morte jusqu'à la côtd d'Oman, ie premier de tons les voyageurs, il a vu les provinces intérieures connues seulement de nom, il nous a le premier donné une idée précise de la configuration de cette immense presqu'île , il a fait entrer l'Arabie et ses populations dans le cercle de la géographie positive. Et par une de ces coïncidences providentielles qui se produisent dans l'histoire de toutes les sciences, au moment où M. Palgrave perçait enfin la barrière extérieure devant laquelle avaient dft s'arrêter tous les explorateurs, d'autres européens, M. Pelly, M* Guarmani, M. Wetzstein, nous apportaient coup sur coup de nouvelles et précieuses informations. L'Arabie désormais nous appartient.
S 9. M. PalgraYe çt ta relation.
De ce trésor d'informations nouvelles qui vient d'ajouter immensément à notre connaissance de l'Arabie , la partie la plus précieuse et la plus étendue est incomparablement celle que nous devons à M. Palgrave. Ses premières communications verbales avaient pu déjà, il y a un an, laisser cette impression; les deux volumes de sa relation l'ont pleinement confirmée. M. Palgrave est doué à un haut degré des qualités d'un grand voyageur. Il a le coupd'œil rapide, l'esprit fin et pénétrant, et cette heureuse facilité d'humenr