‹ L'Année géographique (volume 2)Chapitre 241 sur 368 · Albert Rhodes. Jérusalem as it is. Lond., 1865, in · texte numérisé non relu

Albert Rhodes. Jérusalem as it is. Lond., 1865, in

M. Rhodes occupe à Jérusalem le poste de consul américain. Son livre n'est ni d*un archéologue, nLd*un savant à aacun titre ; il se fait lire cependant avec intérêt et nodnians fruit, comme l'œuvre d'un observateur judicieux et d'un homme éclairé.

86 Note sur le voyage de M. le duc de Luynbs en Palestine. Bulktin de la Société de géographie^ novembre 1864, p. 392-396.

87. Note sur quelques déterminations de coordonnées géographiques. Connaisstmce des temps pour 1866, Additions. Paris, 1864, in-8.

88. L. Vignes, lieutenant de vaisseau. Extrait des Notes d'un voyage d'exploration à la mer Morte, dans le Wady Arabah, sur la rive gauche du Jourdain et dans le désert de Palmyre. Publié sous les auspices de M. le duc de Luy«es. Paris, 1865, grand in- 4, 79 pages.

M. le duc de Luynes fait précéder cette publication de la note suivante:

u En publiant, à ma prière, les extraits de ses notes que Ton va lirci M. Vignes soumet dès à présent au monde savant un des résultats les plus importants de notre voyage d'exploration en Syrie, en Palestine et jusqu'à la mer Rouge.

« Avec une réserve que je dois regretter, il m'a laissé le soin de rendre compte, plus tard, des détails de notre expédition commune, et n'y touche que sommairement par les points dont il a fait une étude toute spéciale.

u J'espère que le travail géologique rédigé par M. Lartet, notre compagnon de voyage, suivra de près celui de M. Vignes dans l'ordre des publications; enfin, après ces deux principaux Mémoires, le mien paraîtra lorsque je croirai l'avoir rendu le moins imparfait possible dans un genre de recherches où, excepté les faits exactement constatés, tout appartient au domaine de la critique et de la controverse. » "^

89. Du même. Note sur les Arabes du désert de Syrie. Bulletin de la Société de géographie, avril 1866, p. 348-357.

DO. L. Lartet. Note sur la formation du bassin de la mer Morte et sur les changements survenus dans le niveau de ce lac. Comptes rendus de V Académie des sciences, 17 avril 1865, p. 796 et suiv.

91. J.-L. Porter. The giant cities of Basban, and Syria*s holy places. Lond., 1865, petit in-8.

Le nom du Rév. Porter a depuis longtemps une grande et légitime autorité en tout ce qui touche à la géographie et aux antiquités de la Terre Sainte. La relation intitulée Five years in Damoëcus, et son Guide pour la Syrie {Handbook far Syria and Pakêtine) sont comp

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tés parmi les meilleurs livres que nous ayons sor TOrient. Sa publication actuelle n'en est guère qu'un abrégé populaire, destiné aux écoles d'Angleterre.

9'2. Mistr. Beke. Jacob's flightj or, a Pilgrimage to Harran, and thence iu the Palriarch's footsleps into the Promised Land. ^ith an Introduction ani a Map by D^ Beke. London, 1865. petit in-8, xii-360 pages.

93. H. WiiDDiNGTOif. Les deux Trachonites : el-Ledja, es-Safa (Mémoire lu à rAcadémie des inscriptions et belles-lettres, le 24 mars 1865). Comptes rendus des séances de l'Académie, 1866, p. 82-89.

— Du môme. Sur la Batance et l'Auranite, et sur leur histoire sous les Iduméens (lu le 31 mars). I6ïd., p. 102-109.

— Du même. Sur l'emplacement de Philippopolis d'Arabie, et sur les médailles de Marin et de Pacatien (lu le 17 février). Ibid., p. 42,43..

— Du même. Les ères employées en Syrie (lu le 10 février). /Wd., p. 35-42.

— Du même. Sur les légats de Syrie, depuis Trajan jusqu'à Septime-Sévèrè (lu le 12 avril). 7bïd., p. 11.5-123.

La lecture de ces cinq Mémoires^ fruit des explorations personnelles de M. Waddington dans le nord et l'orient de la Syrie en 196 1 (voir notre i**» Année^ 1863, p. 192), a précédé de peu de temps l'élection de leur auteur comme membre de l'Académie.

94. Frau Baronin v.Gerstdorf's Reise in Syrien, von Aleppo nach Deir am Eupbrat, 1864; mit Bemerkungen von D' A.-D. MoRDTMANN. Mittheilufigen de Petermann, 1865, n« 2^ p. 52-55.

Itinéraire intéressant, surtout par les annotations de géogr^ie qa'jr a sgoutées M. Mordtmann, dont la baronne de Gerstdorf est la fille, et à qui la science doit déjà tant d'excellents travaux sur rarehéologie et la géographie ancienne de l'Asie Mineure. Parmi ces additiona, il laut citer surtout celle qui se rfipporte à la détermination de Tantique Thapsacvs.

95. D' Wetzstein. Ausgewâhlte griechische und lateinische Inschriften, gesammelt auf Reisen in den Trachonen and um das Hauràngebirge. Ahhanlunfien der kwnigl. Akademîe su Berlifij cl. philol. und hislor 18G.3, p. 255-368. Avec une carte. Berlin, 1864, in-4.

Résultat épigraphiqoe des voyages dont le D' Wetzstein a précédem* meot donné la relation dans le Journal géographique de Berlin. — Voir le i*^ vol. de VAnnéej 1863, p. 191.

Les inscriptions, au nombre de 308, ont été recueillies dans 7S loca>

lités du HaourÂn ; toutes ces localités sont marquées sur la carte de IM. Kiepert qui accompagne le Mémoire.

La presque totalité des inscriptions sont grecques ; il y en a seulement une arabe et un petit nombre de latines.

M. Wetzstein donne la transcription, la restitution (quand il y a lieu) et la traduction latine des inscriptions, mais sans éclaircissements bis* toriques ni géographiques.

S 1. La Palestine et Tarchéologie biblique. Mouvement remarquable dans les études et les explorations de la Terre Sainte.

On s'est beaucoup occupé de la Palestine el de la Syrie dans ces derniers temps; depuis les mémorables explou*ations du professeur américain Edward Robinson , qui ont ouvert, en 1838, une ère nouvelle aux études de géographie biblique, il ne s'était pas produit un pareil mouvement scientifique dans ce coin consacré de l'Asie. Un de nos archéologues les plus profondément versés dans l'étude des inscriptions, M. Henri Waddington, — bien Français malgré son nom, — a fait, il y a quatre ans, un magnifique voyage dans une partie do la Syrie septentrionale h peu près inexplorée, et il en a rapporté une riche moisson dont plusieurs lectures fuites à l'Académie des inscriptions ont^exposé les principaux résultats (n® 93). L'Académie a, peu après, appelé dans son sein Téminent voyageur; c'est un choix qui honore ceux qui l'ont fait, et auquel on ne peut qu'applaudir sincèrement. D'autres explorateurs ont sillonné la Terre Sainte en diverses directions, et viennent aussi de publier, ou préparent pour la publication, les résultats de leurs recherches : il suffit de nommer M. de Saulcy , notre savant et spirituel académicien, M. Victor Guérin, M. GuiU laurae Rey, M. Van de Velde et M.' de Vogué, tous connus depuis longtemps par de bons et solides travaux , pour que Ton puisse juger de ce que la parfaite connaissance du pays, de ses populations et de ses antiquités, va devoir à cet en* semble d'études locales simultanément poursuivies par des hommes éminemment compétents.

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Nous avons rappelé le nom d'Edward Robinson. Lorsque la mort le surprit, il y a quatre ans, l'illustre explorateur des terres bibliques avait en main une œuvre qu'il préparait avec affection, et qui devait être, dans sa pensée, le couronnement de ses longs travaux de voyageur. C'était une description physique, historique et comparée de la Palestine. Écrit par un savant tel qu'Edward Robinson, aussi profondément versé dans la connaissance des textes que familier avec le terrain qu'il voulait décrire , le livre projeté ne pouvait manquer de faire époque dans l'histoire géographique de la Terre Sainte. Quelques chapitres appartenant aux généralités étaient seuls écrits quand la plume échappa des mains glacées de l'écrivain. Ce sont ces fragments posthumes , ébauche d'une œuvre inachevée, que sa veuve a pieusement recueillis, et que Ton publie sous le titre de Physical Geograp/iy of tlie Holy Land (n® 78). Ces fragments ne touchent qu'à la géographie naturelle. Ils ne manquent pas d'importance, assurément, mais leur plus grand intérêt leur vient du nom qu'ils portent. Un autre vétéran des explorations orientales, M. W. P. Ainsworth, a lu tout récemment, dans une des sociétés savantes de Londres % un mémoire développé sur la configuration de la Palestine dans ses rapports avec l'histoire ; mais ce travail n'est pas encore publié.

Une publication qui éveille à juste titre le sérieux intérêt des amis de la géographie orientale, est la nouvelle édition de la Carte de la Palestine de M. Van de Velde (n*» 81). Il y a maintenant quatorze ans que l'auteur, ingénieur en même temps que» missionnaire , s'est dévoué à cette œuvre. La première édition , accompagnde d'un mémoire étenda , date de 1858; celle-ci a été préparée par un nouveau voyage de M. Van de Velde dans la Judée et le Liban, de 1861 h 1862. Le compte rendu de ce voyage, imprimé dans

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