Comp. le 1" volume de V Année géographique, p
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aperçu dans un volume précédent dô notre Annie*. Il nous suffira de rappeler que ce que les savants explorateurs désignent d'une manière spéciale sous le nom de Haute-Asie est la région élevée dont THimâlaya forme reBcarpement méridional, et qui a pour escarpement septentrional la pente nord d'une autre chaîne d'égale impôMance^ le SoUèn-lûn, qui se dirige de l'ouest à Test, à peu près sous le 37* parallèle, dans le prolongement de l'axe de l'Hindoukouch. Dans l'intervalle de ces deux chaînes, une chaîne intermédiaire, celle des monts Earakoroum, part du même nœud (le plateau de Pâmîr) et se dirige pareillement vers Test, laissant entre elles et l'Himalaya une immense et profonde vallée qu'on appelle le Tibet, dont la rivière principale, le Dzang-bo, décrit à l'est un large contour pour aller se jeter, sous le nom de Brahmapoutre, dans le fond du golfe du Bengale '. C'est dans l'Himalaya que se trouve la plus haute sommité, du globe jusqu'à présent connue, le Graourîsânkar ou mont Everest (8840 mètres); la plus élevée après celle-ci, le Dâpsang, appartient à la chaîne de Karakoroum (8618 mètres). Telle est, dans ses termes générant, l'idée que M. Robert Schlagintweit nous donne d'une région sur laquelle, avant la magnifique exploration que lui et ses frères en ont faite, on n'avait que des idées fausses ou exagérées.
Dans un long travail qu'à la demande dti savant traducteur des « Mémoires de Hiouen-thsang sur les contrées occidentales, » nous rédigions en 1857 sur ritinéraire du célèbre pèlerin bouddhiste, depuis le nord-ouest de la