‹ L'Année géographique (volume 3)Chapitre 112 sur 249 · P. A. Bo · texte numérisé non relu

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pays des Damaras. Deux ans de courses, remplies d'incidents et d'observations, eurent pour résultat sa seconde relation, publiée en 1861 : Vh. Okavango river y a Narrative^ explora^ tion and adventure. Une de ses visées géographiques était depuis longtemps d'aller faire une reconnaissance du Gunéné, fleuve considérable qui débouche dans l'Atlantique entre 17 et 18 degrés de latitude australe, vers la limite sud du Benguéla portugais, et sur lequel on n'avait pas encore les informations récentes que plusieurs missionnaires ont communiquées à TEurope. C'est dans cette vue qu*Andersson quitta la ville du Gap en 1866. Il atteignit en e0'et le fleuve au mois de juin 1867; mais déjà la mort avait posé la main sur lui. Sa faiblesse était si grande, qu'il dut rétrograder, accompagné d'un fidèle serviteur, et quelques jours après le nécrologe des voyageurs africains comptait une victime de plus.

AuGAPiTAiNK (le baron Henri). Mort le 22 septembre 1867, dans sa trente-cinquième année. Issu 'd'une ancienne famille irlandaise venue en France avec les Stuarls, le baron Aucapitaine était né à la Rochelle en 1832, dans une condition de fortune des plus médiocres. Venu à Paris vers 1852, il chercha un moment à s'y ouvrir une carrière dans les travaux toujours précaires du journalisme ; bientôt il s'engagea dans les tirailleurs algériens dç l'armée d'Afrique. C'était un esprit sérieux, ayant le respect de soi-même et de sa rac9, et qoe ce sentiment, non moins que le bienfait d'une bonne éducation, maintint aisément en dehors des vulgaires distractions où se consomment les .trop longs loisirs de la vie de soldat. L'Algérie ne tarda pas à devenir pour lui un champ fécond d'études de toute sorte, histoire naturelle, archéologie, ethnographie, histoire, géographie comparée; le fruit de ses incessantes et consciencieuses recherches est déposé dans une multitude de notes et de mémoires envoyés aux journaux spéciaux de la France et de l'Algérie, et n^toe à l'Académie des inscriptions. Une de ses meilleures études est une monographie des Beni-M'zab, imprimée dans les Annales des Voyages (F. le précédent vol. de V Année géographique, p. 143, n" 69). Il s^était beaucoup occupé des sociétés secrètes musulmanes, et préparait sur ce sujet un trataii considérable. En Syrie, où il séjourna en 1860 tomme secrétaire du général de BeaufÔrt, il s*était llyfé à des re-

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cherches sur les Druzes. C'était, au total, un caractère des plus honorables, un esprit ouvert, généreux, d'une activité un peu inquiète et cherchant sa voie. Sa fin a quelque chose de profondément touchant. Il était marié depuis trois mois à peine à une jeune personne charmante, fille de M. de Chancel, sous-préfet de Blida, lorsque le choléra, qui sévissait sur l'Algérie, vint frapper cet heureux et frais ménage pour lequel s'ouvrait un avenir souriant. La jeune femme, atteinte la première, succomba en quelques heures, et Aucapitaine ne lui survécut que trois jours.

Brook (sir James), connu sous le titre de Radjah de Sarawak. Pendant nombre d'années, la fortune considérable de cet homme qu'une destinée singulière a depuis rendu célèbre, ne lui servit qu'à suivre son goût tout anglais pour le déplacement et les voyages. Possesseur d*un yacht qui était devenu pour lui une demeure quasi permanente, 11 aimait à parcourir la Méditerranée de compagnie avec les bâtiments de la marine royale qui faisaient l'hydrographie de l'Archipel. Plus tard, élargissant la carrière aventureuse où le poussait sa fantaisie, il se dirigea vers les mers orientales. Sur la céte occidentale de Bornéo il se lia d'amitié avec un radjah, qui lui conféra le gouvernement, ou plutôt la souveraineté de la province de Sarawak. Il déploya une impitoyable énergie contre les pirates qui infestaient ces côtes de temps immémorial. L'Angleterre lui doit l'acquisition de Pile de Labouan. Le titre de baronnet récompensa ce service. Sa santé ébranlée l'obligea, il y a quelques années, de laisser à son neveu Charles Brook le gouvernement de sa principauté de Sarawak. Une relation publiée il y a deux ans, en partie sur les notes de sir James qui en écrivit l'introduction, renferme de curieux et très-intéressants détails sur tous ces incidents et sur l'Ile de Bornéo {Ten years in Sarawak; Lond., 1866, 2 vol.). Sir James était retiré depuis plusieurs années à Baraton dans le Devonshire, lorsqu'au mois de juin dernier il a succombé à une attaque de paralysie.

Garson (Kit), Indien des Montagnes Rocheuses, New Mexico, le plus célèbre des Mountain Mm de ces cantons. Durant un demi-siècle et plus, il fut le guide par excellence dans tout le Far- West. Son nom a été attaché à nombre de localités, à la rivière Garson» à la vallée de Garson, à Garson

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City, etc. Il fut le guide deFremont et le Dras droit des opérations du grand explorateur.

Clôt Bky (le D'), mort dans les derniers jours d'août à Marseille. C'est un des Français que nous donnâmes, il y a quarante ans, à Méhémet-Ali, et qui ont si puissamment aidé, par leurs conseils, leurs directions et leurs travaux, à réaliser les vues du grand réformateur. Le D' Glot Bey a écrit un livre qui est un des meilleurs que nous ayons sur TÉgypte nouvelle (Aptrçu général sur VÉgypte, Paris, 1840, 2 vol.)* Il était revenu en Europe depuis 1858.

Crawfurd (John), orientaliste et ethnologue, mort à Londres, le 11 mai 1868, dans sa quatre-vingt-cinquième année. Il était né le 3 août 1783 dans Tile d'Islay, en Ecosse. Ses premières études le destinaient à la carrière médicale. En 1803, il obtint comme médecin un emploi dans l'Inde ; cinq ans plus tard, son service le conduisit à Paulo-Pinang, dans le détroit de Malacca. C'est là qu'il commença à s'appliquer à Tétude delà langue et des populations malaises. En 181 1, signalé à lord Minto , gouverneur général de l'Inde , il fut attaché à Texpédition qui effectua la conquête de Pile de Java. La connaissance qu'il avait acquise du malais lui valut un poste diplomatique près d'un des princes indigènes de l'Ile, et il séjourna là près de six ans comme représentant de son pays. II mit cette position à profit pour réunir les matériaux de son grand ouvrage sur l'archipel Asiatique. M. Crawfurd revint en Angleterre en 1817; en 1820 il publia son livre, sous le titre d'History of the Indian Archipelago^ 3 volumes, ouvrage qui restera comme un des grands résultats scientifiques de la domination temporaire de l'Angleterre sur les tles néerlandaises. En 1821, il retourna dans l'Inde, où il Alt investi par le marquis d'Hastings d'une mission près des cours de Siam et de Cochinchine. De 1823 à 1826 il succéda à sir Stamford Raffles dans le gouvernement de Singapore; et de retour au Bengale, en 1826, il fut nommé résident à la cour de Barmâ après la conclusion de la paix qui donna le Pégou à TAngleterre. Ces diverses missions nous ont valu des relations instructives que M. Crawfurd publia peu de temps après son retour définitif en Angleterre, qui eut lieu en 1827. Il donna en 1828 son Journal of an Bmbasfy to the courts of Siam and CochinchinOj 1821, in-4*; et

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en 1839 son /oumoi of an Embassy to the courU of Ava^ 1827 , in-k9. Les opulents loisirs que lui a faits pendant quarante * ans sa retraite un peu prématurée n'ont été perdus ni pour l'étude, ni pour la science. M. Crawfurd ne cessa pas de donner aux revues et aux recueils de fréquents articles sur les sujets relatifs à l'Inde et à l'extrême Orient. Deux publications plus sérieuses furent en outre le fruit de ce long repos : en 1851, sa Grammar and Dictionary of the Malay lan- (fUOffBj 2. vol. in-d^»; et en 1856, un Descriptive Dictionary of ikê indian hUmds and adjacent countries, in-8°. L'assiduité de M. John Crawfurd aux séances de la Société de géographie el de la Société ethnologique, et la part considérable qu'il prenait aux discussions, montrent assez le vif et sérieux intérêt qu'il porta toujours à tout ce qui touchait de près ou de loin à ses pays de prédilection, c C'était, dit un recueil anglais, un beau vieillard, un parfait gentleman, quelque peu de la vieille école; fils de ses œuvres, et habituel conséquem ment, à avoir confiance en soi et en ses opinions : du reste plein de courtoisie et d'obligeance, aimé et estimé de tous, i

jyEscATRAC DE Lauture (le comtc), savant voyageur, mort à Fontainebleau, au mois de décembre 1868, dans sa quaranteseptième année. Son goût pour les voyages se manifesta de bonne heure, et le conduisit en 1850 jusqu'au fond du Soudan égyptien. Une Notice sur le Kordofan (Bulletin de la Société de géogr., 1851), un volume intitulé le Désert et le Soudan^ 1853, et un Mémoire sur le Soudan où se trouvent consignés de nombreux itinéraires basés sur des informations indigènes (1855), furent les principaux résultats géographiques de ce voyage aux pays du Nil, indépendamment de nombreuses conununications de moindre importance imp rimées au Bulletin de la Société de géographie. En 1856, un voyage à la recherche des sources du Nil fut organisé sous sa direction aux frais du vice-roi d'Egypte ; mais l'expédition se désorganisa avant môme le commencement de l'entreprise, et le projet n'eut pas de suite. En 1860, M. d'Escayrac obtint d'être attaché à l'expédition de Chine pour des observations scientifiques ; pris dans un guet-apens par un parti de Chinois, il fut traité avec une barbarie sans exemple dans les pays civilisés, et ne se releva jamais complètement des souffrances inouïes qu'il avait endurées. Il publia cependant à son retour un gros volume ia-k"* d'Études sous le titre de

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Mémoires swr la Chine (1864), où se trouvent, au milieu de théories linguistiques que le monde savant n'a pas encore adoptées, des documents indigènes intéressants.

F ALLUE (Léon), mort à Épinay-sur-Seine, le 9 mai 1868, dans sa soixante-treizième année. Né à Gaen en 1796, M. Fallue fit, très-jeune enoore, les dernières campagnes de TEmpire. n quitta le service en 1817, officier et décoré de l'ordre de la Légion d'honneur, et il occupa une fonction dans les douanes jusqu'à Tépoque de sa retraite. Tout en remplissant consciencieusement ses fonctions, M. Fallue se livrait à des travaux archéologiques qui ont souvent touché à des points de géographie comparée, et qui ont été plusieurs fois honorablement distingués dans les concours de TAcad. des inscriptions. Sa publication la plus considérable dans cet ordre de recherches est V Analyse raisonnée des Commentaires de Jules Césaf (1862, 1 vol. in-S») où il combat plusieurs des identifications admises par la Commission de. la carte des Gaules. M. Fallue publia en 1867 un supplément à ce travail (F. notre précédent volume, p. 540, n® 603). La dernière production du fécond archéologue est un petit volume de Mélanges, que nous avons aussi mentionné dans le Vl« vol. de VÀnnée géographique^ p. 438, n» 417.

Hmidt (Spence). Missionnaire de la Société wesléyenne. Vingt ans passés à Geylan l'avaient mis à même d'étudier à fond la langue et les doctrines religieuses de ce foyer du bouddhisme du Sud. Les résultats de ses recherches sont déposés dans deux savants ouvrages : A Manual of Budhism in ils modern development^ translated from singhalese Mss. Lood., 1860, 1 vol.— Eastem Monachism ; ibid., 1860, 1 vol.

KiNZELBACH (Théodor), naturaliste voyageur, mort à la fin de janvier 1868 sur la céte orientale d'Afrique, à quelques heures de Makdichou, au moment où il se disposait à entreprendre un voyage d'exploration dans la région du mont Kenia (F. ci-dessus, p. 251).

KoYALEFSKY (Goorge), géologue et voyageur russe, mort à Saint-Pétersbourg le 2 octobre 1868. Gomme ingénieur des mines, M. Kovalefsky fit, jeune encore, plusieurs voyages d'études dans la Sibérie occidentale et dans le Monténégro ;

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en IB79 son JinmMlof an Embassy to ihe eouTtiof AoOj 1827, in-4<». Les opulents loisirs que lui a faits pendant quarante ^ ans sa retraite un peu prématurée n'ont été perdus ni pour Fétude, ni pour la science. M. Crawfurd ne cessa pas de donner aux revues et aux recueils de fréquents articles sur les sujets relatifs à l'Inde et à Pextréme Orient. Deux publications plus sérieuses furent en outre le fruit de ce long repos : en 1851, sa Grammar and Dictionary of the Malay langwige, 2. vol. in-8<'; et en 1856, un Descriptive Dictionary of ih$ indian Islande and (idjaeent countries^ in-8<>. L'assiduité de M. John Crawfurd aux séances de la Société de géographie et de la Société ethnologique, et ]a part considérable qu'il prenait aux discussions, montrent assez le vif et sérieux intérêt qu'il porta toujours à tout ce qui touchait de près ou de loin à ses pays de prédilection, c C'était» dit un recueil anglais, un beau vieillard, un parfait gentleman, quelque peu de la vieille école; fils de ses œuvres, et habitué, conséquem ment, à avoir confiance en soi et en ses opinions : du reste plein de courtoisie et d'obligeance, aimé et estimé de tous. •

lyEscATRAG DE Lauturb (le comtc), savant voyageur, lkK>rt à Fontainebleau, au mois de décembre 1868, dans sa quaranteseptième année. Son goût pour les voyages se manifesta de bonne heure, et le conduisit en 1850 jusqu'au fond du Soudan égyptien. Une Notice sur le Kordofàn (Bulletin de la Société de géogr., 1851), un volume intitulé le Désert et le Soudan, 1853, et un Mémoire sur le Soudan où se trouvent consignés de nombreux itinéraires basés sur des informations indigènes (1855), furent les principaux résultats géographiques de ce voyage aux pays du Nil, indépendamment de nombreuses communications de moindre importance imp rimées au Bulletin de la Société de géographie. En 1856, un voyage à la recherche des sources du Nil fut organisé sous sa direction aux frais du vice-roi d'Egypte ; mais l'expédition se désorganisa avant môme le commencement de l'entreprise, et le projet n'eut pas de suite. En 1860, M. d'Escayrac obtint d'être attaché à l'expédition de Chine pour des observations scientifiques ; pris dans un guet-apens par un parti de Chinois, il fut traité avec une barbarie sans exemple dans les pays civilisés, et ne se releva jamais complètement des souflfrances inouïes qu'il avait endurées. Il publia cependant à son retour un gros volume in-k^ d'Études sous le titre de

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Studim iiber Marino Sanudo dm Aelteren, mit etnem Anhange seiner ungedrucktm Briefe, Ibid., t. VU, 123 pages.

VaUntin Ferdinand^s Beschreibung der Westkiiste Afrika's^ vom Sénégalais zur Serra Leoa. Ibid., t. VIII , 45 pages.

Vakntin Ferdinand^s Beschreibung der Serra Leoa; mit einer Einleitung iiber die Sufahirten nach der WestkUste Afrika^8 im XIY Jahrh. Ibid., vol. IX, 1861, 32 pages.

Die Fahrt der ersten Deutschen nach dem portugiesischen Indien; 1861, ia-8®, 33 pages.

JHe Kenntnies Indiens im XV Jahrh. j 1863, in-8®, 66 pages.

Mais la publication capitale du savant professeur bavarois est la suivante :

Atlas zur Entdeckungsgeschichte Amerikas. Aus Hanàschriften der k. Hof-und Staats-Bibliothekj der k. Universitxt.,.. Herausgeg^en von Fr. Kunstmann, K. v. Spruner und G. M. Tbomas. Munchen, 1859, in-f« max<>, et un vol. de texte in-4'.

Le Saint. Mort le 27 janvier 1868 à Pouest du fleuve Blanc, pendant son voyage à la région des sources du Nil. Né en 1833 à Landivisiau dans le Finistère, Le Saint atteignait seulement sa trente-cinquième année. Nous avons rapporté précédemment (ci-dessus, p. 195) les détails jusqu'à présent jconnus sur la fin du voyageur.

Martius (Karl-Friedrich-Philipp von). Botaniste voyageur, mort à Munich, le 13 décembre 1868, dans sa soixante-quinzième année; il était né à Erlangen le 17 avril 1794. Le grand titre de M. de Martius, au nom des i^iences géographiques, est son voyage au Brésil fait de 1817 à 1820 à Tâge de vingtrtrois ans, de compagnie avec le D*" Spix ; ses nombreuses publications se rattachent pour la plupart à ce fructueux voyage, qui Payait placé, jeune et plein d'enthousiasme, vis-à-vis des merveilles de la nature tropicale. Parmi ces publications, nous n'avons à en rappeler que deux, résultats directs du voyage : la relation historique {Reisennach Brasilien^ 3 vol. in-4<>,Mûn» chen, 1824-1831), et deux précieux volumes d^une publication plus récente consacrés à Pethnographie brésilienne (Beitrxge 7,ur Ethnographie und Sprachenkunde Amerika's; Leipz.|1867, 2 vol. in-8«.— V. notre précédent vol., p. 319, n® 279). Membre étranger de la Société royale de Londres et d'un grand nombre d'académies et de sociétés savantes de l'Europe ,

contribué de tout son pouvoir aux pro^âs de la géographie. Un grand nombre d'expéditions importantes sont dues à son initiative, telles que l'expédition dans le Khoraçan et celle de Eacfagar.

KuNSTMANN (Friedrich), professenr de droit ecclésiastique k l'Université de Munich, se livrait depuis longtemps à de savantes investigations sur l'histoire et les monuments de la géographie et des voyages de la fin du moyen âge. 11 est mort à Munich, le Ib août 1867, dans sa cinquante' septième année. Ses travaux géographiques ont été publiés dans las Mémoires ou dans le Bulletin de l'Académie de Bavière ; en

' Toici la nomenclature :

Die Haitdeliverbindungden der Porlugitten mit Timbuklw l'tn IV Jahrltunderte. Mém. do l'Acad., t. VI, 67 pages.

Hiennymm Uiin%er's Bericht iibtr die Enideckung der Gmnta; mit tinieitendtT Erklxrung. Ibid., t. VII, 74 pages.

470 NÉCROLOGIE GliOGRAPHIQUE

emprunterons quelques passages d'un récent discours prononcé par M. le marquis de Chasseloup-Laubat, présidait de la Société de géographie de Paris, dans la dernière réunion publique annuelle de la Société :

« Sans être un des explorateurs qu'entraîne le seul désir d'augmenter le champ des découvertes, M. Ambroise Poncet n'en a pas moins rendu d'importants services à la science, et notre reconnaissance lui est acquise.

c Vous vous souvenez peut-être, messieurs, car un de nues prédécesseurs vous en a entretenus, d'un yice-consul de Sardaigne à Khartoum qui vous adressa plus d'une fois d'intéressantes communications sur les riverains du haut Nil : je veux parler de M. Alexandre Vaudey ; les frères Poncet étaient ses neveux.

c Appelés à Khartoum en 1854 par leur oncle, ces jeunes gens l'accompagnaient dans ses excursions parmi les peuplades nègres au milieu desquelles un jour il fut assassiné. Après sa mort, les deux frères se réunirent pour faire le commerce de Tivoire et pratiquer la chasse à l'éléphant.

c Dans ce double but, ils durent faire de nombreux voyages sur les rives du fleuve Blanc : à Test, dans le Sennaar, le Taka, jusqu'aux frontières de TAbyssinie ; au sud, chei les Ghellouk, les Dinka et les Barri ; à l'ouest, jusqu'au delà du pays du Niam-Niam ; enfin, au nord, sur une grande étendue de territoire des deux rives du Nil. \

c Ces voyages , ils les firent non-seulement avec use grande intelligence des besoins de leur commerce, mais encore avec un sérieux esprit d'observation au point de vue géographique ; ils s'efforcèrent de réunir et de coordonner tous les documents qu'ils parvenaient à se procurer par tuxmèraes ou par leurs agents; en rapport avec votre société, devenus Français, ils ont été les premiers à vous signaler, dans deux cartes que vous avez jugées dignes d'être graVéea pour votre bulletin , les contrées qui s'étendent à Touest du fleuve Blanc jusqu'au Baboura, sur les bords duquel ils ont fondé leur dernier établissement.

c C'est au milieu du succès de leurs entreprises si bien conduites, lorsqu'ils recueillaient les fruits de leurs travaux, que l'ainé des deux frères, Ambroise Poncet, a succombé en Egypte. »

Renouard (le Rev. G. Gedl), recteur de Swanscombe, près Ro-

DE l'année 1868« 471

ehMsr, mérite d'être iDscrit dans le néorologue gôographi'» que poar les services que pendant dix années, de 1836 à 1846, sa profonde connaissuice de la langue arabe a rendus à la Société de géographie de Londres dont il était un des secrétaires. C'est à lui qu'est due en très-grande partie Pintroduction d'une orthographe régulière et rationnelle pour les noms orientaux dans les publications de la Société de Londres, réforme plus nécessai/e encore pour l'anglais que pour aucune autre langue européenne. Le Rev. Gecil Renouard est mort le 15 février 1867 dans sa quatre-vingt-septième année,

RoQUsm (Jean-Bemard-Marie-Âlexandre Dezos de la), né le 30 octobre 1784 à Gastel-Sarrasin en Languedoc (Tam«et^ Garonne), mort à Paris le 9 août 1868 dans sa quatre-vingts quatrième année. Sans avoir laissé après lui une œuvre proprement dite, M. de la Roquette n'en a pas moins rendu aux sciences géographiques de nombreux et réels services; de^ puis bien des années il leur avait consacré la meilleure part de sa patiente et laborieuse activité. Ses titres principaux reposent sur des traductions, et au premier rang celle des Voyages de Christophe Colomb qu'il fit en collaboration de M. de Vemeuil (3 vol. in-S», 1828), tirés de la précieuse collection espagnole de Navarrete dont ils forment le i^ vohune (fioUecdon de viajes y descubrimientos que hicieron pot mar los Espanoles desde fines del siglo xv, Madrid, 1825-37, 5 vol. petit in-(i<^). Dès avant cette publication capitale, la traduction de l'ouvrage d'Hippisley sur l'expédition anglaise de 1817 à l'Orénoque, et celle de rexcellente relation de la Yalakhie donnée par le consul anglais Wilkinson, avaient marqué sa propension vers cette nature de travaux. Plus tard (18(i5) il contribua à la nouvelle édition de l'Histoire d'Amérique de Robertson traduite par Suard et Morellet. La biographie était un autre genre de recherches auxquelles il s'adonnait volontiers. Il fut un des collaborateurs les plus assidus de la Biographie universelle de Michaud, ouvrage fondamental qui garde toujours son rang au-dessus des mauvaises imita. ûons qu'on en a faites. Il avait entrepris, dans les derniers temps de sa vie, de publier la correspondance scientifique et littéraire d'Alexandre de Humboldt , et il en a donné en 1 866 un premier volume, auquel ou ne peut reprocher peut-être qu'un scrupule par trop consciencieux dans la réunion de ses documents. Les matériaux d'un second volume étaient dispor

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