Voir notre précédent volume, p
PÉROU, STC. ?ll
P^ROU. BCUAB09. V^B^mXLA,
S^. fi. 6. Squieb. Quelques remarqués sur la géographie et Ie« nionuments du Pérou. Bulletin de la Soc. de'géogr,, jany, 1868, p. 5-28.
AerçQ d'un voyage archéologique fait en 1863*
354. Mabtin de Mousst. Routes des lucasdaus l'Amérique du Sud., Annuaire du Comité d'archéologie américaine y I, p, 106-114,
Ctude intéressante, et que l'on Tondrait pins développée, sur l'état ancien et actael des communications dans l'ancienne Amérique espagnole.
« Les historiens de la conquête racontent que les plateaux des Andes, centre de l'empire des Incas, étaient sillonnés de routes nationales soigneusement entretenues, sur lesquelles, de distance en distance, il existait des édifices, ou caravansérails publics, nommés tatnbotj où les voyageurs trouvaient un abri, des vivres à acheter, des secours 4e toutes sortes. Les officiers du gouvernement, pourvus d'un ordre spécial, y recevaient une hospitalité complète. Sur les points réellement stratégiques, à ces tambos était jointe une forteresse, à la fois arsenal et lieu de garnison, où des troupes permanentes étaient établies. En quelques localités fortifiées par la nature et bien situées, les princes Incas avaient des palais, des résidences, dont on retrouve encore les traces, et quelquefois même des restes en parfait état de conservation, grAce & l'ezcellenoe de la construction première....
« A l'époqus de la conquête, une route de cette nature conduisait de Quito à Cosco, on suivant le dos des Andes; de Cuzco, une autre route communiquait avec le Tucuman ou Colla-Suyu et le Chili, en se divisant en deux branches, celle du sud et celle du sud-ouest. Il parait hors de doute que la communication de la province de Cuyo avec le Chili, par le passage de Mendoza, fut ouverte du temps des Incas, qui y construisirent les <ambo«, dont les Espagnols firent les camchat ou huttes de refuge actuelles.
f Les conquérants admirèrent ces travaux exécutés par des populations qu'ils regardaient comme barbares, et en firent une peinture merveilleuse. Par les voies déjà indiquées et tracées par les armées dei monarques péruviens, passèrent Almagro, Valdivia, Rojas, Agnlrre, Tlllagran, etc., tous les conquérants du seizième siècle. Sur la pla. tita central des Aadee et vers le nord, les Espagnols n'eurent
Bl2. AMÉRIQUE DU SUD. (N*" 353-360)
qu*â conlinuor les routes déjà signalées, et à en améliorer certaines parties....
« Dans un précédent travail, en parlant de rancien empire des Incas, nous avons dit que son centre, et même sa plus grande portion, se limi* tait aux régions andines. Or, les Espagnols, héritiers de leur pouvoir, n'ont guère fait que se substituer à eux, en soumettant à la glèbe Tancienne population aymara et quichua, qui formait le peuple péruvien. Cette même population indigène, modifiée par de nombreux croisements avec les colons européens, augmentée de quelques représentants de la race africaine et de leurs métis, gouvernée par une classe bourgeoise descendant des premiers conquérants et des émigrants espagnols des seizième, dix-septième, dix-huitième et dix-neuvième siècles, constitue la population du Pérou, de la Bolivie et du Tucuman argentin actuels, c'est-à-dire une masse de quatre millions et demi de Sud- Américains, et la moitié de ces habitants vivent à des altitudes qui dépassent 2 et même 3000 mètres. »
355. L. Simonin. Les îles Ghihcha, Tour du Monde j n"* 454; (. XVIII, p. 161-176.
356. F. Hassaurek, late U. S. minister to the republic of Eeuador. Four years among spanish Americans. Ix)nd., 1868, petit in-8. 7 sh. 6 d. (Low).
357 . J. Orton. Physical observations on the Andes and the Amazons. Sillimau's American journal of Science^ sept. 1868, p. 203-213.
Les observations qui font l'objet de ce mémoire ont été faites dans le cours d'une expédition scientifique à travers le continent de l'Amérique du Sud en 1867. Les instruments employés par l'observateur sont deux baromètres à mercure, on appareil de Wollaston pour la détermination du point d'ébullition de l'eau, et un thermomètre Bous* singault. Les baromètres étaient en parfaite correspondance et n'ont pas éprouvé lé moindre dérangement. L'itinéraire suivi a été de Guayaquil à Para, parQuito,.le Rio Napo et l'Amazone. La principale valeur des observations de M. Orton est d'avoir été faites avec des instruments de précision dans nombre de localités dont l'altitude était jusqu'à présent inconnue, ou seulement obtenue an moyen d'anérol* des' ou par le point d'ébullition de l'eau.
1. « Un voyageur qui ne porte avec lui qu'un anéroïde, a dit M. Guyot, ne doit pas s'attendre à obtenir des nombres exacts à 200 ou 300 pieds près. » — Cette appréciation paraît beaucoup trop sévère. Des ingénieurs, des observateurs expérimentés nous ont assuré avoir obtenu des indications d'une sensibilité et d'une précision extrêmement remarquables, au moyen d'un bon anéroïde. Mais ici le cboix de Tinstrument et du constructeur sont d'une importance capitale.
ECUADOR. 313
Voici les ehiflnres troBTés par M. Orton pour la pente du grand ileoYe :
dlstanr« chute en poaco (1) parmHle. pnrinillt.
Da village de Napo au Maranoo. 600 ' 21.3
Du Yillage deNapo à Para 2800 t.2
DeTabatingiàParÂ..,*^^ oooo 2.5
Comme points de comparaison, SI Orton rapproche de ces chiffres les nombres suivants : .
ponccc anglais par niUe
Pente du Rhône 24.
— duMississipi.. 19.87
— de la Tamise 17. s
— du Nil.... 6. S
— de l'Amazone 6.2S
— du Gange 4.
— del'Ohio 4.
Le Mississipi à Saint^Louis est presque à la même altitude que le confluent du Napo ; les distances respectives jnsqu^à la mer sont de 1400 milles pour le premier point, et de 2200 pour le second. Au-dessous de Saint-Louis la chute du Mississipi est de 8 pouces par mille.
Voici la table des altitudes trouvées par Tobservateur. Le tableau de M. Orton fournit des indications beaucoup plus complexes; nous nous bornons aux chiffres directement applicables à la cartographie. Les chiffres sont en pieds anglais (le pied anglais = om30479;.
Océan Pacifique 0
Guayaqnil 10
Guaranda 8 840
Arenal 14 250
Mocha 10 800
Ambato 8 490
Tacunga 9 181
Tiupullo 11662
Machachi 9 900
Quito 9 520
Panecillo 10 loi
Pichincha, sommet 1 5 827
Pichincha, cratère 13 300
Antisana H 13300
SurTAntisana 16 000
' Pinatura 10 410
Padregal il 860
Sur le Cotopaxi 12 860
Riobamba 9300
Ci^abamba 10 918
Itulcache 8 885
Tablon 10 516
Papallaeta. I05ii
Guila 86Q2
l . Les chiffres sont en mesures anglaises.
314 AlrfRIQUB DU SUD. (N*** 358-360}
Pachamam* 7990
Baeza • 6 625
Ghinipleia 6 200
Cocbachimbamba. 4 252
Curi urcu ••••••. 3 247
Archidona 2lis
Napo 1 %50
Santa Rosa 1 100
Coca 8SS
Aguarico 585
Cararay. 500
RlT.Napo f.« S85
Pèbas 34S
Loreto »
San Antonio 356
Tabatinga 255
Tunantint .••». 138?
Ega 100?
Manàos.: 199?
Serpa 158?
Obidos • 114
Santarem «... 107
Hont-Alogre 88
Oarnpi 88
Pari 15
Atlantique S
358. Edw. B. Eastwick, C. B. Venezuela; or, Sketches of life in a South-American republic. Lond, , 1858, in-8. 16 sh.
359. D' L. Plassard, Les Guaraunos et le Delta de rOrénoque. BiMtiin de la Soc, de géogr. , juin 1868^ p. 568-592.
360. R. Rosa. Piano de les Estados Unidos de Venezuela, delineado con arreglo à las mas recientas y auténticas autoridades, siendo las principales el Piano corografico de Godazzi, las cartas levantadas por el almiron tazgo britdnico, y las de los SS. Blunt* New-Yorhy 1866. 2 1. 2 sh.
Une catastrophe qui laissera après elle un long souvenir a terriblement éprouvé cette année la zone occidentale de * l'Amérique du Sud. Le 13 août 1868 restera comme une date funèbre dans «les fastes du Nouveau-Monde. Nous n'avons pas à nous étendre sur ce triste événement, mais nous devions en consigner le souvenir. Voici ce qtl'ëcrit U9 témoin occulaire :
U TRXMBLBMENT DB TBRRB DE L'aMÉR. DU SUD. 315
Le 13 août, dans l'après-midi, une chaleur étouffante se fit sentir ; le ciel se couvrit de nuages épais qui obscurcis* saient la clarté du jour. Tout à coup, vers cinq heures un quart, le sol tressaillit; Tébranlement augmenta rapidement, et la terre se mit à osciller dans la direction de Test à Touest avec un bruit épouvantable. Au bout de trois mi* nutes quarante secondes, les secousses ressenties étaient comparables au tangage d'un navire. Alors les édifices commencèrent à s'affaisser sur leurs bases, les murailles s'écroulèrent, et Ton vit s'élever une immense colonne de poussière entrecoupée par des flammes, oar le bouleverse» ment général, eii rapprochant le feu des cheminées des ma-r tières combustibles de toute espèce, avait allumé Tincendie.
On peut difficilement se représenter le spectacle qu'offrit à ce moment la foule terrifiée, se précipitant de toutes parts pour gagner les places publiques, et les scènes de désespoir qui eurent lieu au milieu du chaos que présentait Arequipa pendant ces cinq minutes, qui ont pesé sur tous comihe une éternité.
En quelques instants, la désolation succédait partout à l'aisft&oe ; des processions se répandaient à flots serrés, le detgé en tête, datis les ru6s dont les maisons s'écroulaient enoore ; des villes entières étaient réduites à camper sous la tente. Ce drame, qui s'est reproduit dans la plupart des ports do littoral péruvien, a offert, en quelques endroits, des péripéties diverses. À Arica, par exemple, le môle, soulevé par la mer, s'est trouvé lancé au milieu de la ville en effondrant le bfttiment en pierres de la douane. Deux BAvires, la corvette amériosine Waterie et le bfttiment français VÉdouardy ont été déposés par la vague à un mille dans les terres sans éprouver d'ataries.