SAMUEL BAKER
S 2. Sir Samael Baker.
Depuis les dernières lettres de M. Baker, que dous avons publiées dans notre dernier volume (p. 255), on a reçu à Londres des nouvelles du voyageur. On n'aura pas oublié que le double objet de la mission armée confiée à M. Baker par le vice-roi d'Egypte est de fonder près du fleuve Blanc, au-dessus de Gondokoro, un établissement assez fort pour mettre fin à la chasse aux esclaves, et en même temps de pousser les investigations géographiques dans la direction des grands lacs. Sur ce dernier point, aucun fait nouveau n'est encore annoncé ; mais l'établissement égyptien est en bonne voie de formation. Voici ce qu'on lit dans les dépêches parvenues du Caire au Foreign Office, à Londres, à la date du 21 janvier 1872 :
« Les dernières lettres de sir S. Baker sont du 22 octobre 1871; à cette date, il était à 20 milles au nord de Gondokoro, sur le fleuve Blanc.
« Sir Samuel était parti de Taoufikîya, par 9® 26' de latit. N., le 11 décembre 1870% avec son escadrille de cinquante-neuf barques armées, et son propre steamer, suivi de sa dahabièh ; il avait atteint Gondokoro (latit. 4*55') le 15 avril. La flottille entière ne rejoignit que le 22 mai.
c Sir Samuel prit officiellement possession du pays au nom du khédive, et s'efforça de persuader aux indigènes (les Bari) de se soumettre volontairement au gouvernement égyptien. Les Bari ne s'y montrèrent pas du tout disposés, et ils commencèrent les hostilités contre l'expédition ; sir Samuel, alors, dut prendre à son tour l'initiative, afin de les soumettre par la force.
« Quoique l'expédition fût à court de provisions, et que l'on eût dû rationner la troupe, sir Samuel n'en a pas moins