GRECE
du ohifirt do la population résidant dans la localité (dèmo^ tai)f oelni des citoyens qui légalement en font partie, alors même qu'ils habitent temporairement dans d'autres localités on à l'étranger. Gomme dans cette nation, dont ime forte partie s'adonne au commerce et à la marine, les déplacements sont nombreux et continuels, il existe naturellement des différences considérables entre ces deux catégories. Les grandes villes en particulier, qui presque toutes sont des ports de mer, donnent pour la population effective, qui renferme nombre d'étrangers, un chiffre dépassant de beaucoup celui de la population nationale.
Aussi placerons-nous les deux résultats en face Tun de l'autre, et en rapprocherons^nous les chifires officiels du recensement antérieur, afin que d'un coup d'oeil on puisse se rendre compte du mouvement qui s'est produit dans la population pendant ces dix dernières années.
Nûmes.
Attique et Béotie
Eubée
Locride et Phocide
Acarnanie et Étolie. ...
Achaie et Ëlide
Arcadie
Laconie
Messénie
Argolide et Gorinthie. . . .
Cyclades
Corfou
Géphalonie
Zante
1. On retrouve les mômes chiffres, mais avec un détail de subdivisions où nous ne croyons pas devoir entrer ici, dans la publication de H. Behm, formant le n* 33 der Ergiinzungshefte des MUtheilungen de Petermann (Gotba, 1872), p. 27 à 29.
Population
effective.
Née
dans le pays.
332 EUROPE. (n*» 413.)
Le nombre total de la population civile effective est donCf d'après le dernier recensement, de 1 437 026 âmes, se subdivisant en 1 431 761 nationaux et 5261 étrangers. En y ajoutant Tarmée de terre, 12 420 hommes; la flotte de guerre, 1315 hommes, et 7133 personnes exécutant des voyages sur mer, le total s*élève à 1 457 894 âmes. La dis^ proportion entre les deux sexes est frappante, puisque, sur ce total, il n'y aurait contre 754 176 hommes que 703 718 femmes. L'accroissement de la population depuis neuf ans n'a pas dépassé une moyenne générale de 1 p. 100. Elle est plus élevée dans les anciennes provinces, oh la population s'est élevée de 1 096 810 âmes en 1861, à 1 225 673, ce qui donne une augmentation de une tète sur 85, que dans les îles Ioniennes. Dans ces pays annexés, pour une période de cinq ans, l'accroissement n*a été que d'une tête sur 643. Quelques îles, comme Leucade et Zacinthe, ont même subi ime diminution, d'ailleurs insignifiante, de population.
Ce fait s'observe, du reste, dans d'autres îles faisant précédemment partie du royaume et principalement dans celles d'Hydra, Santorin, Andros, Amorgos, Milos, Kythnos, Eeos, Mykonos, qui ont perdu en moyenne de un douzième à un sixième de leurs habitants. Gomme leur climat est d'une salubrité reconnue, cette diminution ne peut s'expliquer que par une émigration assez forte vers des places de commerce p7us importantes. Dans le fait, la plus grande et la plus fertile des Cyclades, Naxos, et la plus commerçante, Syra, présentent une augmentation considérable qui compense presque la perte éprouvée par le reste de l'archipel.
Ge recensement ne fournit pas de renseignements sur la population propre à chaque localité, ce qui tient à ce que le plus souvent la commune (démos) en tant que circonscription politique, comprend plusieurs localités distinctes, parfois jusqu'à trente ou quarante. On peut cependant citer