PORTUGAL
468. Die Balearen, in Wort und Bild geschildert. 2'*' Band. Die oigentlichen Balearen. LeipxiQy 1871, in-folio, iv-666 pages, avec frontispice, planches en couleur et nombreuses gravures dans le texte.
Ce deuxième volume d*nn livre Trairaent princier, est digne du i*' volume paru en 186!) (voir le t. VIII de ï Année Géographique y p. 378). Je puis aujourd'hui joindre au titre de l'ouvrage le nom de l'autBor que jMgnorais alors : c'est l'archiduc Lidwig Salvator, un des fils du cidevant duc de Toscane, dépossédé par Victor-Emmanuel, actuellement roi d'Italie, au mois de mars 1860. C'est ajouter encore à Hionnenr d'an grand nom, et faire un noble usage de son indépendance, que de produire de telles œuvres, auxquelles nous ont d'ailleurs habitués les princes de la Maison d'Autriche. Le volume actuel est consacré à nie Majorque ; outre la splendeur de TexéRution artistique, c'est certainement le travail le plus étendu et le plus complet qui existe snr la géographie, l'histoire politique, la statistique et l'histoire littéraire de
nie.
469. J. Fr. Bladâ. Défense des Etudes sur Torigine des Basques. Paris, 1872, in-8% 16 p.
L*an dernier, M. d'Avezac a écrit une critique assez vive du livre de M. Bladc sur l'origine des Basques Cvoir le précédent volume de VAnliée Géographique, p. 339); M. Bladjé répond ici à cette critique. Ce sont des morceaux à lire, aussi bien que le livre lui-même, par tous ceux qui prennent intérêt à cet ordre d'études.
470. W. Wrbster. Note au sujet de Touvrage de M. J. F. Bladésar l'origine des Basques. Dans les Explorations pyrénéennes ^But* lelin de la Société Ramond. Bagnères, avr. 1872, p. 55-76.
Voici un auxiliaire pour M. d'Avezac. La note de M. Webster est
ESPAGI^E. 345
éeittoen anglais; elle s'étend surtout, et d*ane manière compétente, sar le côté de la question spécialement traité par Goill. de Humboldt. Ltutenrde la note y réfute très-péremptoirement les idées deM.Bladé. M. Webster est beaucoup moins précis et entre moins dans le fond des &its quand il aborde le côté ethnologique de la question. On sent qu*il n'est plus là sur un terrain familier.
471. C. KiNG. Hountaineering in the Sierra Nevada. Lond, 1872, petit in-8% 10 sh. 6 d. (Low).
472. E. A. DB Bbttencourt. Diccionario cborographico de Portugal, com as divisôes administrativa, judicial, ecclesiastica e militar. Precedido de um resumo de chorégraphia patria. It^obon, 1870, in-16, 157 pages. Carte. 7 fr. 50 c.
473. Carta corografica dos reines de Portugal e Algarve, 1 : 100 000*. Feuilles 10 et 22. Lissah. 1870-71 (chaque feuille, 7 fr. 50 c).
Quelques données sur Torigine des Basques.
A la suite de l'article de M. Webster, on trouve un appendice de M. Ant. d'Abbadie (également écrit en anglais) au sujet des rapports grammaticaux (il y a aussi des rapports de vocabulaires) qui existent entre l'eskaara on basque et le galia. Nous donnons la traduction de ce morceau, comme pièce à consulter dans une question d'ethnologie, la parenté originaire des Basques, qui est bien loin encore d'être élucidée.
f Les botanistes, avec grande raison, donnent seriatim les caractères de leurs familles. Les philologues semblent éviter cette marche lumineuse, à tort à ce que je crois. La famille (?) touranienne, que je n'admets pas comme telle, est ainsi définie par Brace, the Races of the Old World (New York, 1863) : 1* Ensemble de caractères qui ne se retrouvent pas ailleurs (définition négative qui n'en est pas une) ; 2" agglomération ; 3' facilité de produire des formes nouvelles ; 4" absence d^irrégularitô dans les formes; 5* divergence rapide de dialectes; 6" euphonisme, c'est-à-dire harmonie des voyelles, idée étrangère aux Sémites et aux Ariens.
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c Je donne ci-après les traits caractéristiques de la famille que j'appelle hamiiique, par la raison que des seize groupes ou peuplades que j^ai étudiés le premier se nomme lui-môme JTam, ou Khamtinga, c'est-à-dire c langue de Kham. i Dans cet idiome, lo locatif se forme comme en basque, en ajoutant une syllabe après le génitif (basque, amarekïn, t avec la mère »). Tous ou presque tous mes caractères hamitiques s'appliquent au basque..-.
« Pour citer quelques rapports de mots, ama^ mère, est basque; haour^ enfant, est basque. Une tribu doggo se nomme ^asft, ou Basketa; une province de rÉthiopie est appelée Alava.Un Doggo avec qui je causais en oromo (ou galla) me donna de nombreux exemples de doubles régimes dans ses verbes, précisément comme en basque. Je suis donc pleinement autorisé à dire à l'égard du basque ce que Linné disait à Jussieu à la vue d'une nouvelle plante : faciès africana, i
Après avoir récapitulé quelques-unes des particularités grammaticales de ce qu'il a nommé la- famille hamitique, M. d'Abbadie ajoute :
c ATobjection que beaucoup de ces traits caractéristiques sont ariens, je réponds qu'il en doit être ainsi; que l'àiien est seulement une famille secondaire ; qu'aucune famille n'est absolument pure, mais que, pareilles à beaucoup de formations géologiques, l'une passe plus ou moins dans l'autre. J^ezplique de cette manière les racines polylittérales de la famille sémitique. Elles semblent être d'origine hamitique.
c Cette théorie n'ayant pas été publiée, n'a pas été discutée, et encore moins acceptée par les philologues. Elle parait néanmoins expliquer beaucoup de faits anormaux, ou du moins regardés comme tels dans Tétat présent de la philologie. »
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