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GÉOGRAPHIE HISTORIQUE

âge. Mais qnand nous donnera-t-on, sous une forme & la fois concise et appropriée aux études générales, une histoire complote de la cartographie de cette période, accompagnée de copies artistiquement rédnites des principaux monuments conservés dans nos collections? Cette cravre reviendrait do droit à un de nos savants qui a fait do cette étude en quelque sorte son domaine, et qui mieux que personne est préparé à mettre en pleine lumière ce chapitre de l'histoire générale de la science. Tout le monde aura nommé M. d*Avezac.

5. 0. Peschel. lUustrazione alP Atlante di Andréa Bianco deir aono 1436. Veneaia, 1871, in-4% 10 p.

16. Recueil des historiens des Croisades, publié par les soins de l'acad. des Inscr. Historiens orientaux, t. 1". Paris, I. N., 1872, in-folio, xxxi-86y pages.

7. Pernand Colomb, sa vie, ses œuvres. Essai critique, par l'auteur de]ABihliotheca Americanay M. Henry Harrisse. Paris, 187*2, gr. in-8", viii-231 pages (Tross).

Ce beau volume, plein d'une profonde érudition spéciale comme tous les ouvrages de M. Harrisse, a pour objet de démontrer que THistoiro de Christophe Colomb, attribuée à Fernand Colomb son fils, ne saurait être réellement do ce durnier. Voici à ce sujet l'exposé do M. Miller, président de l'Académie des Inscriptions, en présentant à l'Académie le volume de M. Harrisse :

« Fernand, fils naiurel de Colomb, comme il est maintenant avéré, a laissé à réglise de Séville son immense bibliothèque qu'on a surnommée « la Colombine. » H écrivait sur lu dernière feuille de chacun de ses livres l'époque et le lieu où il en avaitfuit l'acquisition, notes précieuses qui ont permis à M. Ilarrisse de suivre ce personnage dans ses nombreuses pérégrinations et d'en esquisser la vie. Il était cosmographe, juriste, bibliophile et très-lettre; il aimait les arts et cultivait la poésie. Fut-il aussi historien? Là est toute la question. Car il s'agit de savoir s'il est l'auteur de cette biographie de Christophe Colomb, qui, depuis trois cents ans, circule sous son nom et que Washington Irving n'hésite pas à qualifier de c clef de voûte ■ de l'histoire du Nouveau- Monde.

c C'est cette question, importante au point de vue de l'histoire et do l'histoire littéraire, que M. Harrisse examine avec le plus grand soin et qu'il cherche à résoudre dans le sens de la négative. Il nous est impossible ici de développer et de f;^ire valoir les arguments qu'il emploi.) à l'appui de sa thèse; mais il porte la conviction <lans l'esprit du lecteur et il nous parait avoir établi d'une manière irréfutable que la biographie dont il s'agit est l'œuvre d'un faussaire.

« M. Harrisse remonte à l'origine de cet ouvrage qui était, dit-on, écrit en espagnol et qui fut traduit en italien. C'est cette traduction qui parut à Venise en l.'Jl. L'ouvrage lui-même est plein d'anachronismes et d'erreurs de tout genre; M. Harrisse le prouve surabondamment au moyen du journal de bord de Christophe Colomb, journal qui est trcs-souvcnt en désaccord avec les faits avancés par la prétendue biographie de don Fernand.

« On sait que Ferdinand l'erez de Oliva avait composé à Scville, vers IS'i.'!, probablement sous les yeux de Fernand, et avec des doeum«nii

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le 6(i«> latitude N., c'est-à-dire sur une distance d'à peu près 1400 milles.

c La vallée orientale s'étend du 10° au 30« longitude 0." (Greenw.), et la vallée occidentale du 30« au 50* longitude 0. à peu près.

c Chacune de ces vallées a donc près de 20 degrés, ou 800 milles de largeur. La profondeur de la vallée orientale présente une moyenne de près de 3600 à 4000 mètres sous le niveau de Peau, chiffre qui est passablement au-dessous du chiffre de hauteur du Mont-Rose, en Suisse. Le Mont- Rose a 4625 mètres, il est le plus haut point de l'Europe ; et comme, en consultant les quatre diagrammes devant nous, nous pouvons suivre cette vallée à peu près depuis la latitude des Féro(;,où elle se rétrécit considérablement, tandis que, en descendant, elle termine près de l'équateur, nous pouvons attribuer à cette vaste plaine sousmarine près de 62 degrés, ou 3700 milles de longueur.

« La vallée occidentale a une profondeur maxima de 5000 mètres environ, qui, pour la profondeur au-dessous du niveau de l'eau, équivaut à la quadruple hauteur du point le plus élévô du système des montagnes Appalaches ou Atlantiques, en Amérique, au-dessus du môme niveau. Nous pouvons, grâce aux sondages hydrographiques, suivre cette vallée depuis la latitude des îles Açores jusqu'au Groenland, où elle se bifurque, et où la partie la plus profonde remonte encore davantage au N. dans la baie de Baffîn ; tandis qu'en aval sa double vallée verse ce courant Arctique, qui joue un rôle si important dans la ci^ culation des eaux de l'Atlantique.

f L'élévation sous-marine qui sépare les deux valléessousle 30" longitude 0. à i)eu près, parait offrir une uniformité toute particulière de hauteur ou plutôt de profondeur, à partir de la surface; sa crôte, entre les Açores et la latitude des lies Hébrides, est seulement de 2900 à 3000 mètres au-dessous du niveau de l'eau; mais des Hébrides elle s'élève graduellement, et atteint son point de culmination jusqu'au-dessus du niveau de l'eau, en Islande, dans le Mont-Hécla et ses geysers. Jusqu'où ce boursouflement s'étend-il au Sud des Açores? c'est ce qu'il est impossible à dire pour le moment; cependant, eu égard à son caractère évidemment volcanique en Islande et aux Açores, il me paraît probable que nous pourrons éventuellement suivre, dans la directioh S. 0.,ses communications avec cette vaste zone volcanique, constituée par les volcans tant éteints qu'actifs des Indes Occidentales, de Garaccas et de

Guatemala, et dont la mer des Garibes (Caraïbes) parait être le cratère.

«La vallée Orientale de TAtlaiitique, qui s'étend an S. jusqu'à Féquateur, a pour limite occidentale le boursouflement des Açores, dont je Tiens de parler, tandis que salimite E. est constituée par la pente graduelle montant jusqu'aux fondements des Continents d'Europe et d'Afrique, avec les pics élevés de Madère, de Ténériffe, et les lies du Cap-Vert, qui en sont les portions les plus excentriques.

« A l'équateuron rencontre un boursouflement rocheux, probablement de caractère volcanique, sur lequel reposent les pics solitaires du rocher de Saint-Paul, de Fernando de Noronha, et de l'Ascension, boursouflement rocheux qui paraît, selon mon avis, marquer la séparation entre le bassin N. de l'Atlantique et entre le bassin S. Sa largeur peut être estimée en gros à 480 milles environ dans la direction du N. au S., avec une profondeur moyenne au-dessous du niveau, de 3300 mètres; et les sondages du capitaine Shortiand prouvent que le fond du bassin S. de l'Atlantique s'abaisse graduellement, jusqu'à ce qae, sous le 20«> latitude S. environ, sa profondeur est à son tour de 5000 mètres et au delà, ou exactement la môme que la profondeur maxima obtenue pour le moment dans la vallée occidentale du bassin Nord.

ce Passant de l'Atlantique à la Méditerranée, dont la section, depuis Gibraltar jusqu'à Alexandrie, a pour base les sondes obtenues par le capitaine Spratt, le capitaine Nares, et par les officiers de la marine française, le capitaine Osborn remarque en premier lieu que cette mer est partagée en deux bassins ou vallées par un massif sous-marin élevé, probablement d'origine volcanique, s'étendant entre les 10" et 15" longitude E.(Greenw.), et dont le sommet est seulement à une profondeur maxima de 350 à 550 mètres au-dessous du niveau de l'eau; de ce sommet il projette sur le globe l'île de Sicile, avec le volcan actif du Mont-Etna, et avec de nombreux Ilots et bancs, tels que Malte, Pantellaria, les rochers Skerki, etc.

c Le bassin occidental, depuis ce massif central sous-marin jusqu'aux approches du détroit de Gibraltar, est particulièrement uni, avec une profondeur moyenne de 2500 à 2dOO mètres au-dessous du niveau de la mer, et avec un fond de vase molle ou de bourbier.

c Le bassin oriental, entre Malte et Alexandrie, est moins uniforme, parce que le fond est plus ondulé, et que de 3930

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sir R. I. Murchison, remplacé depuis par M. Henry Rawlinson), et les antres accessoires habituels touchant à la gestion intérieure de la société, renferme 16 mémoires et 35 cartes. C'est surtout l'Asie qui s*j trouve le plus richement représentée, par les contributions de MM.Hayward, Montgomerie (expédition du Mirza); Mlles, Harcourt, SUden, Abramof, Jenklns et Sbaw ; mais il y a aussi des morceaux importants sur la géographie océanique, sur les deux Amériques, sur l'Afrique et rocéanie.

601. Proceedings of the Royal Geographical society, vol. XVI, en 5 fascicules, Id-S".

Nous avons déjà plus d'une fois fait remarquer que ce qui fait la valeur du Bulletin de la Société de Londres, ce sont les discossionsi souvent d'un très-grand intérêt, qui suivent habituellement la lecture des mémoires et qui sont toujours rapportées ou analysées d*QDe mr.nière substantielle.

G02. Zeitschrift der Gescllschaft fur Ërdkunde zu Berlin, herausgegeben von D' W. Koner. B** VII (de la nouvelle série), en 6 cahiers bimestriels.

Comme toujours, particulièrement riche en travaux sur la géogfa* phie physique, en relations d'explorateurs savants et en mémoires d'érudition géographique, avec des cartes originales habituellement construites par M. Henri Kiepert.

603. VI und VII Jahresbericht des Vereins fQr Ërdkunde zu Dresden. 1870. Dresden, 84-94-66 pages, et Nachtrag, 60 pages et 10 cartes.

— VIII-IX Jahresbericht, 1872, 58-80 pages.

La Société de Dresde publie ses Transactions sous la forme d'Annuaires; sans renfermer de bien nombreux documents, ces faacicoles annuels sont toujours d'un sérieux intérêt pour les explorations et pour l'histoire de 1à science. Les trois derniers que nous enregistrons ici, remarquables surtout par le mémoire de M. Wuttke sur U cartographie du Moyen-Age , renferment, indé))endamment des prooès-vertiaux des séances, les morceaux suivants; nons traduisons :

Théoph. Éahn, Matériaux pour servir à la connaissance des Hottentots, 73 pages;

D' H. Beekler, le bassin des rivières Murray et Darling, Esquissa géographique, 21 p.;

H. Wuttke, Matériaux pour servir à l'histoire de la géographie da* rant la dernière moitié du Moyen-Age. Les cartes des peuples ntviga^ teurs de l'Europe méridionale, jusqu'à la première impression de la Géographie de Ptolémée, 66 p. ;

— Appendice, 3 pages et 10 pi., offrant la représentation au trait d'un assez grand nombre de cartes des xiv*, xv« et xvi« siècles (voir ci-dessus, p. 416).

D' R. Abendrothy la colonie du Pozuzu (Andes péruvienues)| an point de vue physique, économique et politique, 58 pages ;

D' H. Beckïer, les aborigènes de l'Australie, 18 pages;

J. Sei/f, Kotice sur un voyage en Algérie, 1867, 27 pages;

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