PAYS-BAS
619. HoLTZMANN (Ad.). Germanische Alterthûmer, mit Text, Uebersetzung, und Krklàrungen von Tacitus' Germania. Herausgegeben von A. Holder. Leipx., 1873, in-S, iv-3 14 pages (Teubner).
620. MOllenhoff (Karl). Deutsche Alterthumskunde. Berlin, 1870, gr. in-8 (t. I).
Ce livre contient un grand fond d'érudition géographique : on y pourrait seulement désirer un meilleur ordre, plus de sobriété dans l'exposition, plus de mesure dans les proportions, un peu moins de dédain pour la forme littéraire : mais ce sont là des qualités dont bien des écrivains d'outre-Rhin se font honneur de n'avoir nul souci. Le volume, avec ses 500 pages compactes, n'est encore que l'introduction du sujet que le titre indique ; il est consacré tout entier aux premières navigations des Phéniciens dans les mers de l'O., à an long commentaire (200 pages) sur le fragment qui nous est parvenu du pocme d'Avienus [Ora Maritima)f aux voyages de Pytheas, et a nombre d'excursions subsidiaires.
621. D'ANDREE (Rich.). Das Sprachgebiet der Lausitzpr Wenden, vom XVI Jahrhundcrt bis zur Gcgenwart. MiUheilungen de Petermann, 1873, n» 9, p, 321-331, avec carte.
Travail abrégé par l'auteur d'un mémoire plus étendu sur le même sujet qu'il a donné dans les Mittheilungen des Vereins fUr GeschicMô der Deutschen in Bohmen^ xi, 1873. La statistique actuelle des Wendes se résume dans les chiiTres suivants :
Î Haute Lusace, 32 334
Basse Lusace, 49 871 \ 83 443
Sous les drapeaux, 1 238
Districts (bezirke) de Bischoffs- Dans le werda, Bautzen, Kamenz, K5royaume ' nigswartha,Kônigsbruck, Schir- \ 50 609 de Saxe giswalde, Lôbau, et Weissenberg,
Chiffre total, 134 o52
Ce chiffre est celui de 1861; en 1871 il était moindre d'environ 1200 âmes.
622. Ortsverzeichniss des Kônigreicbs Wurtemberg. Stuttgart, IS13, in-4. 1 thL
PRUSSE. DANEBIARK. ALLEMAGNE. 411
623. 0. Keller. Yicui Aurelii, oder Oehringen, zur Zeit der Rômer. Mit 1 Karte, plânen, Holzschn. etc. Herausgegeben von den Verein von Alterthumsfreunden im Rheinlande. BonUy 1872, in-4, ni-65 pages (Marcus).
624. Wagner (H.). Die Entwickelung des Deutschen Eisenbahnnetzes. Begieitworte zu C. Vogel's Uebersichtskarte der deutschen Eisenbahnen. Mittheilungen de Petermann, 1873, n" 6, p. 224-
La carte de Vogel est dans le même numéro. Noos résumons dans ce qui suit les explications de M. Wagner. Ce résumé est tiré de notre Officiel.
Les chemins de fer de l'Allemagne.
A la fin de 1840, sur tout le territoire de TEmpire d'Allemagne actuel, on ne comptait que 489 kilomètres eu exploitation ; dix-huit États manquaient totalement de chemins de fèr. L'Autriche en possédait alors presque autant : 426. Un pays beaucoup plus petit, la Belgique, avait atteint le chiffre de 334 kilomètres.
En Allemagne, la plupart des chemins n'avaient été construits que dans un intérêt local ou provincial, et la forme de leur réseau montrait assez à quel point de vue Ton s'était placé en les établissant. Des lignes tortueuses avaient -été tracées, qu'on n'hésite pas aujourd'hui à délaisser complètement.
A la fin de 1850, on comptait déjà 6040 kilomètres en pleine activité. Dix ans après , l'Allemagne en possédait 11 579. Dans la période décennale 1840-1850, il en avait donc été livré à la circulation environ 555 chaque année, et dans la période décennale suivante, 554.
Le même résultat a été obtenu pendant les cinq premières années de la période suivante, c'est-à-dire de 1860 à 1870, durant laquelle il a été ouvert 2984 kilomètres, soit 597 par an.
Le développement du réseau allemand date de l'année 1866. Les années qpii suivirent la guerre avec l'Autriche
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donnèrent aux commiinicatipns un essor inattendu. L'établissement de la confédération de rAUemagne du Nord permit à la Prusse de réaliser une foule de projets de chemins de fer qu'on avait en vain essayé d'exécuter jusqu'alors.
Depuis 1867, l'idée politique qui préside à la construction des chemins de fer allemands est tout autre que par le passé. Une simple inspection de la carte qui vient de paraître le démontre. La chose est vraie surtout pour le N. 0. de l'Allemagne. Brème, qui n'a eu pendant des années de communications avec le S. que par la seule ligne de Hanovre , aura bientôt quatre grandes voies qui la relieront à l'empire allemand.
C'est la libre concurrence qui a contribué à cet enchevêtrement qu'on remar([ue dans le réseau des chemins de fer d'Allemagne, et qui est tel qu'on cherche aujourd'hui à le corriger par tous les moyens possibles. On supprime des courbes ; on laisse de côté de grandes gares , on rectifie des tracés , on établit des communications plus directes.
Les chemins existants qui no permettent plus de rectifications sont flanqués de lignes parallèles directes qui ne raccourcissent quelquefois que de plusieurs milles. Ainsi, dans peu de temps , trois lignes directes relieront Berlin à Dresde. Le landtag prussien est saisi d'autres projets conçus dans un esprit analogue : ligne dirçcte de Berlin à Wctzlar ; autre de Hanovre à Hambourg , toutes voies allant en ligne droite sans se préoccuper des intérêts locaux.
La carte dont il s'agit, et sur laquelle sont tracés nonseulement les chemins de fer de l'Allemagne, mais encore ceux des pays limitrophes , indique un autre changement, lequel est la conséquence des guerres de 1866 à 1871. Celte transformation est surtout sensible en ce qui concerne le N. de la Bohême, ou même encojc la Bohème
CHEMINS DE FER DE l'aLLEMAGNE. 413
entière. Il faut se- rappeler qu'en 1866, une seule grande ligne, la ligne du N. appartenant à l'État (Nordliche Staatshahn)^ reliait la frontière de Tempire allemand à Berlin.
Aujourd'hui, il en existe quatre, et le N. de la Bohême a reçu progressivement un réseau devenu si compliqué, que cette région est presque confuse sur la carte à cause du fouillis des tracés. Reste TO., où le journal allemand trouve que sous le rapport militaire l'État ne dispose pas encore d'un assez grand nombre de lignes , et aussi le S. 0., où le même journal fait observer qu'il manque encore une ligne directe venant de Berlin. De Cologne à Trêves, l'État est en train de construire une ligne, les intérêts privés ne s'étant pas portés vers cette entreprise.
Au !•' janvier 1873, TAUemagne du S. possédait 4231 kilomètres de chemins de fer appartenant à l'État (y compris 450 kilomètres de lignes particulières régies par l'État), contre 1500 kilomètres de chemins de fer entre les mains de compagnies. La première catégorie donne un tantième de 74, la seconde de 26 pour 100.
Dans le royaume de Saxe, l'on compte actuellement 1062 kilomètres (78 p. 100) de chemins de fer appartenant à l'État (y compris 85 kilomètres de lignes particulières régies par l'État) contre 297 kilomètres (22 p. 100) de lignes particulières en exploitation.
En Thuringe, un système administratif uniforme de chemins de fer n'a pu s'établir à cause du trop grand morcellement. Le Mecklembourg a depuis longtemps vendu ses chemins de fer ; le Brunswick de même, qui ne possède plus qu'une petite ligne lui appartenant , mais qui a été le premier à établir un système complet de chemins de fer appartenant à l'État. Oldenbourg ne possède que des chemins de cette catégorie (190 kilomètres en 18731
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Quant \ la Prusse, TÉtat y est propriétaire d'un nombre assez considérable de chemins de fer. Mais on fait observer qu'il faut en retrancher plus d'un tiers , si l'on ne compte pas les nouvelles provinces. Au 1" janvier 1873, les lignes appartenant à TÉtat, et qui sont pour la plupart situées en territoire prussien, avaient une longueur d'environ 3250 kilomètres, dont 1250 reviennent aux chemins de fer de l'État de Hanovre, au chemin de fer du Main-et-Weser (part de la Prusse), et aux chemins de Nassau, en sorte qu'il ne reste pour les anciennes provinces qu'environ 2000 kilomètres de chemins de fer dépendants de l'État.
Il faut y ajouter 1060 kilomètres de lignes particulières dont la régie se fait par l'État. Mais le nombre total de ces lignes réunies, soit 4310 kilomètres, ne forme que 33 p. 100 de tout le réseau prussien, l'étendue des lignes appartenant à des compagnies particulières et qui sont situées en territoire prussien, étant de 8850 kilomètres. C'est de cette situation que la Prusse tend à se dégager; elle achève son réseau de manière à s'émanciper des compagnies particulières, et à pouvoir, à un moment donné, exercer sur leurs chemins une pression décisive au moyen de ses lignes à elle.
Les communications de Berlin avec l'E. sont assurées depuis longtemps au moyen de lignes dépendantes de l'État. Du côté de TO. , ces communications manquent absolument , comme le ])rouve un coup d'œil jeté sur la carte. Mais les choses cliangeront, lorsque toutes les constructions de chemins c^ue le landtag prussien a récemment approuvées par la concession de [120 millions de thalers seront tenniiu'îes.