ETHNOGRAPHIE
818. Du même : Die Semiten in ihrer Verh<niss zu Chtmiten un Japhetiten. Gotha, 1872, in-8. 1 th. 20 sgr. (Besser).
Études liDguistiqaes. Deux sections du livre sont consacrées aux Hyksos et aux PhiUstins.
819. Omauub d'Hallot. Discours sur les diverses questions relatives aux races humaines. BuUHin de l*Acad, roy, dé Mgiquc, XXXIV, p. 607-623.
820. POTT (Aug. Fridr.). Etymologische Forschungen auf dem Gobiete der Indogermanischen Sprachen (2* édit. refondue). T. III et IV. Berlin, 1873, in-8, vin-10&5 et 922 pages (Detmold).
821. WoLLSCHLÂGER (C. S.). Handbuch des Ethnographie und der Verbreitung der Sprachen. Oherhausen, 1873, in-8, 168 pages. 3fr.
822. Bastian (D' Ad.). Ethnologische Forschungen, und Sammlung von Material fur Dieselben. lena, 1872-73, 2 vol. in-8, 0-450 et zzn-375 pages (Costenoble).
823. Anthropologia ; containing the Proceedings of the London Anthropological society, reviews, and scientific notices. Lond., 1873,' in-8, n« l (Baillière).
824. A. DE QuATREFAGES et E. T. Hamy. Crania ethnica. Les crânes des races humaines, décrits et figurés d'après les collections du Muséum d'histoire naturelle de Paris, de la Société d'An-
* thropologie de Paris, et les principales collections de la Franco et de rétranger; ouvrage accompagné do planches lithographiées d'après nature par H. Formant. Paru, 1873, in-4, 48 pages de texte, et pi. 1 à 10 (Baillière). 14 fr.
L'ouvrage est annoncé comme devant former dix livraisons.
825. Revue Celtique; publiée suus la direction de M. GAmoz. Paris, 1873, in-8.
Le !•' cahier du 2* volume, qui a paru, continue dignement le tome I*' complété en 1873. Nous y signalerons, parmi les travaux qui touchent à la géographie celtique, un article de M. Ad. Pictct sur quelques noms celtes de rivières qui se lient au culte des eaux. La Reviio de M. Gaidoz est aux essais d'études celtiques du commencement du siècle, ce que les ouvrages de Bopp sont à ceux de Court de Gcbelin.
NECROLOGIE
Agassiz (Louis), Jean-Rodolphe, né à Orb, canton de Vaud (Suisse), le 28 mai 1807, mort à New York dans sa 67« année. Fixé aux États-Unis depuis 1846 , il y occupa depuis lors une chaire de zoologie, d'anatomie comparée et de géologie, qui a exercé une très-grande influence sur la marche et le mouvement des sciences naturelles aux États-Unis. En même temps que profond spécialiste en zoologie, en géologie, en paléontologie, c'était un esprit élevé, puissamment généralisateur, et d'une grande portée philosophique. En ethnographie, il s'était finalement rattaché à la doctrine de la pluralité des races ; c'était un adversaire ardent du darwinisme. Chef de la mémorable expédition de l'Amazone en 1866, il a contribué pour des parties importantes à la belle relation que Mme Agassiz a publiée de cette expédition. (Voir le tome VII de V Année géo^ graphique, p. 293, n^ 325, et le tome VIII, p. 91.)
Arrowsmith (John), célèbre et très-habile cartographe anglais, né au village de Winston, comté de Durham, le 23 avril 1790, mort à Londres le 2 mai 1873, h l'âge de 83 ans révolus. Neveu d'Aaron Arrowsmith, dont le nom a gardé une grande et juste notoriété dans la cartographie anglaise, il fut associé de bonne heure aux travaux de son oncle, et bientôt après la mort de celui-ci, en 1822, il commença les travaux auxquels il attacha son propre nom. Sa première publication importante fut une suite de cartes à laquelle il donna le titre de London Atlas; cet atlas ne fut publié qu'en 1834. C'est sa seule œuvre d'ensemble. Mais ses travaux do détail sont innombrables; la plus grande partie des cartes répandues dans le journal de la Société de Géographie de Londres, notamment, lui appartiennent, et elles n'en sont pas la portion la moins précieuse. Ce qui caractérise les œuvres de cet habile et savant géographe, c'est une grande finesse et une grande netteté
d^exécution, jointes à une excellente élaboration des matériaux enoployés et à leur soigneuse confrontation. Son cabinet, trèsriche en livres et en cartes, le mettait à même de n^omettro dans ses travaux aucune source digne d'attention. Le côté purement physique de la science, ce qu'on peut appeler le modelé du terrain, Ta moins préoccupé ; John Arrowsmith redoutait tout ce qui pouvait nuire à Textrême netteté, à la très* grande clarté de son travail.
Gâumont (Arcisse de), antiquaire et géologue, né le 28 août 1802 à Bayeux (Calvados), mort le 16 avril 1873 à son château de Magny. Ayant pu jouir de bonne heure d'une position indépendante, il se consacra à Tétude simultanée des sciences naturelles et de Tarchéologie, et il devint bientôt après le promoteur de deux fondations qui sont un des honneurs du département, celle de la Société Linnéenne et de la Société des Antiquaires de Normandie, Tuiie et l'autre ayant leur siège 2i Caen. Presque en même temps M. de Caumoht se dévouait à l'organisation d'associations qui lui survivent, et qui contribuent puissamment à répandre, à fortifier l'esprit scientifique dans nos provinces , les congrès scientifiques et les congrès archéologiques, destinés à provoquer l'investigation des monuments de tous les âges dont la France est couverte, en même temps que l'étude locale des conditions économiques et naturelles de toutes les parties de notre territoire. Si jamais un grand citoyen a mérité de son pays une statue comme souvenir d'honneur, c'est à M. deCaumont que sera dû ce témoignage éclatant de reconnaissance publique. La vie tout entière de M. de Caumont a été consacrée à ces fructueux travaux ; les écrits qui s'y rattachent son nombreux. Les principaux sont un Cours d'antiquités monumentales, cours qui fut professé à Caen depuis 1830, et qui forme 6 volumes accompagnés d'un atlas ; Statistique monumentale du Calvados^ 1846-1867, 5 volumes ; Essai sur la topographie géognostique du Calvados, 1 volume. Un nombre très>considérable de mémoires et de notices sont répandus dans les volumes annuels des congrès, dans les Au" nuaires de Normandie, etc.
Chapman (James), voyageur anglais dans le sud de l'Afrique, qui a publié en 1868 des Trai^els in the interior of South Africa, Il est mort en 1872 au milieu des terrains diamantifères de la rivière Orange.
Ghassbloup-Laubat (marquis de), fils du général marquis 3 Chasseloup-Laubaiy né à Alexandrie, en Piémont, le 29 lars 1805, mort à Paris en 1873, dans sa 69« année. M. de hasseloup-Laubat est une des personnalités les plus consièrées et les plus sympathiques de notre temps. Pendant son assage au ministère de la marine, il décida et organisa, en- 866, l'expédition scientifique du Mékong, qui a donné de si nportants résultats. Élu président de la Société Géographique n 1867, il fut maintenu au fauteuil d'année en année jusqu'à «a mort, par une dérogation tout exceptionnelle des usages 'églementaires de la Société, qui depuis sa fondation avait tppelé chaque année une nouvelle notabilité au fauteuil d'honleur. Mais aussi M. Chasseloup-Laubat , durant sa longue ^résidence, a contribué pour une très-grande part à la vie louvelle qui depuis dix ans s'est infusée, on peut dire, dans es veines de la Société. C'est par son entremise qu'en 1868 'Impératrice fit à la Société le magnifique don d'une somme le 200000 francs, destinée à la fondation annuelle d'un prix ;ue la Société devait décerner au voyage, à la découverte ou à ouvrage qui aurait le plus marqué dans la science. Malheueusement les sinistres événements intérieurs de 1870 ont anulé Teffet de cette disposition impériale, qui ouvrait à la ociété un avenir tout nouveau d'infiuence et d'action scienfîque. — Nous ne pouvons passer sous silence la notice sur [. de Ghasseloup-Laubat par son successeur au fauteuil de i Société de Géographie, M. le vice-amiral La Roncière le foury, lue à la séance publique annuelle do la Société le 20 écembro 1873.
« Cousin (Louis), avocat et archéologue, président de la Solété dunkerkoise pour l'encouragement des sciences. Né à oulogne en 1802 ; mort à Wormhout le 17 sept. 1872, dans i 70® année. Il a fourni à diverses revues scientifiques do ombreux articles sur l'histoire elles antiquités de la Flandre i du Boulonnais : Trois rotes romaines du Boulonnais ; — ouilles archéologiques de Cassel et de Wissant; — Notice sur les ttiquiiés celtiques ou gallo-romaines du nord de la France ; — hservations sur le projet de carte itinéraire de la Gaule au mmenceinent du cinquième siècle; — Éclaircissement sur i'e//»acementde Quentovic; etc., etc.
DupiN(baronPierre-Charle3-François,univeràelloni«3ut connu
SOUS la dénomination de Charles Dupin). Né à Varzy (Niùvrc) le 6 octobre 1784, mort à Paris le 18 janvier 1873. Sorti le premier en 1803 de l'École polytechnique, il fut nommé ing^énieur de la marine et employé aux travaux d'Anvers, des ports de Hollande, de Gènes, etc. Ai)rès la Restauration, en 1824,11 reçut du roi Louis XVIII le titre de baron, et put continuer la publication, un moment interrompue, de ses Voyages dans la Grande-Bretagne de \%U à 1821 (Paris, 1820-1824,6 vol. m-4, avec 3 atlas in-folio). Kn 1826 il donna son ouvrage sur la Force commerciale de la Grande-Bretagne (2 vol. in-4 et 2 alias in-folio), et en 1827 son livre sur les Forces productives et commerciales de la France (2 vol. iu-4 et 2 cartes). Député en 1828 et on 1830, pair de France en 1837, sénateur en 1852, M. Charles Du[tin partagea la seconde moitié de sa carriire entre les devoirs publics et les travaux d'économie politique.
Fedchenko (Alexis), voyap^eur naturaliste russe, connu par de récentes explorations dans les nouvelles possessions du Turkeslan russe, mort, jeune encore, le 14 août 1873, pendant une ascension au ]\lont-Blanc, dans les Alj^es.
Garnier (Francis), ^assassiné dans le Tunking au mois de décembre 1873. Nous n'avons à rappeler ni les travaux accomplis par M. (iarnier dans notre expédition du Mékong dont il a dirigé ensuite h Paris la grande et belle publication, ni les projets d'explorations nouvelles dans le sud-ouest de la Chine, projets dunt il avait déjà commencé ki réalisation. Des devoirs d'un ordre plus particulièreniont [)olili(|ue l'avaient momentanément nippelé du Yunnan à Saigon, et c'est dans l'accomplissement à main armée d'une mission dans le Tunking, dont nous ne cunnaissuns pci^l)ien encore les détails, que le jeune officier a trouvé la mort. La triste nouvelle est arrivée le 8 janvier à Piiris par une déi)Ocl!e têlcirraidiique, et la Société de Géographie en a re<;u comniunicalion, dans sa séance du 9, par hon président, M. le vice-amiral La foncière le Noury. 11 n'y a malheiirenseniont pas à ilouter do l'authenticité d;i l'ait, (]ui a douloin-ensonicnl airoclé l'assemblée. Francis U:iniiur Olait né à Saint-Ltienne le 2r> juillet 1839.
Gav ^Liaiide^. i.iort le 7 décembre 1873à Dra;;:uignan, sa ville natale, dans sa 73^ année, au moment;^où H venait de mettre
e par son voyage de 1828 en Sibérie, entrepris de com- » avec M. Adolph Erman, voyage qui a été traduit en is par feu M. de La Roquette. La grande triangulation «îorvégeaélé exécutée sous la direction de M. Ilans-
iloi (Adrien), conservateur de la riche et belle bibliolhè- :|
iblique de Versailles, auteur d'une Histoire très-esliméo te ville redevenue la seconde capitale, la capitale politila France. M. Lo Roi est mort dans un âge avancé, à de février 1873.
EDO (Joachim José da Costa), secrétaire perpétuel de imie royale de Lisbonne, auteur de plusieurs savants res relatifs pour la plupart à la période arabe de Thise la Péninsule et aux découvertes maritimes des Portu- Notes pour servir à Thistoire des voyages et des découdes Portugais, 1819, et additions, 1835; Mémoire dans on prouve que les Arabes n!ont pas connu les Canaries les Portugais; Sur Pétat de la navigation chez les Arans les temps voisins de Mahomet; etc. Ces travaux sont lés dans les Mémoires de TAcadémie.
Clure (Rob.-John Le Mcsurier), vice-amiral dans la > royale d'Angleterre, ne le 28 janvier 1807, mort le 23 |
Maury (Mathew Foirtaine), ci-devant lieutenant, puis commodore dans la marine des États-Unis, né le 14 janvier 1806 dans rÉtat de Virginie, d'une famille protestante, mort le jep février 1873 à Lexington,dans le même État. Ses travaux et ses vastes publications hydrographiques, dont la navigation a retiré un bénéfice inappréciable, ont valu à son nom une réputation universelle. Il n'avait pas vingt ans, lorsqu'en 1825 il entra comme midshipman dans la marine américaine. L'année suivante il fît le tour du globe à bord du sloop de guerre Vincennes, C'est pendant ce voyage de quatre années qu'il commença son Traité sur la navigation^ publié quelques années plus tard quand son auteur fut devenu lieutenant de la frégate Potomac,
En 1839, M. Maury se retira du service actif par suite d'un accident qui devait le laisser estropié jusqu'à la fm de ses jours, et il fut chargé de la direction du « Depot of Charts and Instruments. » Travailleur infatigable et doué du génie de l'organisation, il révéla promptement à l'Amérique et au monde entier les immenses ressources qu'il était permis de tirer du poste, jusque-là insignifiant, qui lui avait été confié. Tout en jetant les bases du « Naval Observatory » et de Pc Hydrographie Office », il publia la magnifique série de cartes où sont indiqués les vents et les courants océaniques, cartes qui ont révélé des lois physiques auparavant inconnues, sauvé du naufrage des milliers de navires, et économisé au commerce maritime une somme estimée au bas mol à cinq millions de dollars par an.
C'est M. Maury qui fut l'instigateur de la Conférence internationale de Bruxelles en 1853, à laquelle on doit d'immenses progrès en météorologie. La création du « Signal Office » à Washington, qui rend aujourd'hui des services incontestés, est aussi un résultat des lois physiques qu'il^a été le premier à déterminer. En 1856, il publia la Géographie physique de la mer {Physical Geography of tlie Sea\ œuvre de vulgarisation qui la première a posé les bases d'une branche nouvelle de la science géographique, et qui a été traduite dans toutes les langues européennes. On doit aussi au lieutenant Maury, dans le même ordre de travaux destinés à l'éducation générale, un traité de géographie physique, écrit en Angleterre en 1864, et dont une bonne traduction française a reçu de l'auteur luimôme plusieurs développements (Géographie physigtAe, à Ti*sagc de la jeunesse et des gens du monde, traduite par MM. Zur-
îher et Margelle, 1 vol. in-12 de 290 pages; Paris, Helzel). Lors de la guerre de sécession, M. Maury n'hésita pas à résigner la position qu'il occupait à Washington, et vint mettre ses services à la disposition de la Virginie, son pays natal. Le Sud vaincu, Maury vint chercher en Europe un asile contre Ta proscription. La Russie, et Tempereur Napoléon en France, voulurent se l'attacher par de hautes positions scientifiques ; mais l'accès de sa patrie lui étant de nouveau ouvert, il revint en Virginie occuper la chaire de physique à l'Institut militaire. C'est là qu'il est mort au milieu des siens. — Il y a une ample notice sur cet hydrographe éminent dans les Hightcays, mars 1873, page 380.
MiANi. Voyageur italien qui depuis nombre d'années s'était voué à l'exploration de la haute région du Nil. Des communications empreintes de regrettables écarts d'imagination, ou tout au moins d'une disposition trop complaisante à accepter sans contrôle des faits plus *que douteux, avaient quelque peu discrédité ses rapports ; mais ce qu'on ne peut lui contester, c'est ^n très-grand zèle. Dans les derniers temps, d'ailleurs, il semble que ses investigations avaient pris une meilleure tlirection. La Société de Géographie ièalienne a reçu récemment d'Alexandrie des détails sur la mort du voyageur et sur ses dernières dispositions.
Miani était parti de Khartoum pour remonter le fleuve Gazai, en janvier 1871, sur une barque de Gattas, marchand d'ivoire, et sous la protection du gouverneur général du Soudan. Il atteignit Montbuttu en quatre-vingts jours, à travers les plus grandes souffrances, et c'est au milieu de la tribu du môme nom, dans le village de Gar-Gur, qu'il est mort en novembre 1872, épuisé par les privations et par les soucis.
La barque qui a apporté cette triste nouvelle contenait les manuscrits et les cartes géographiques de Miani adressés ii la Société géographique , italienne, une quantité d'objets ethnologiques, deux chimpanzés et deux jeunes individus vivants de la tribu des Akka, achetés au roi Munza. Ces individus, dont l'un est âgé de dix-neuf ans et haut de 88 centimèlres, et dont l'autre, âgé de dix-huit ans. mesure T2 centimôlrcs, appartiennent h un peuple nain dont l'existence est aujourd'hui bien consUtée. Schweinfurth, qui a vu les Akka dans les mômes localités que Miani et qui les a bien décrits, en avait aussi obtenu deux individus qu'il ramenait avec lui en
l'année GÉOGR. XII. 31
Europe il y a deux ans, et qui sont morts avant d^avoir atteint Khartoum.
Pâuthier (Guillaume), né à Besançon en 1800, mort à Passy le 15 mars 1873. M. Pâuthier s'était appliqué, vers 1830, aux études orientales, et particulièrement au chinois; malheureusement pour lui, il a rencontré sur sa route, dans cette dernière carrière, un homme, Stanislas Julien, qui, avec ses aptitudes tout à fait exceptionnelles et vraiment phénoménales pour les études chinoises, ne se montra pas toujours suffisamment équitable vis-à-vis de ceux qui ont suivi la même voie. Des polémiques s'engagèrent, qui du terrain purement scientifique passèrent bientôt à de fâcheuses personnalités. Pâuthier eut à souffrir des influences académiques de son irascible ennemi ; toute sa carrière en a été amoindrie. Il y a cependant laissé des travaux qui gardent leur valeur. Sans parler du Recueil des livres sacrés de VOrient (le Chou-king et les Ssechôu, le livre de Manou et le Coran), dont il a composé un volume pour la collection Buchon, et de différents textes philosophiques empruntés à la littérature chinoise doht 51 s*est fait l'éditeur {la Doctrine du Tao, 1831, la Ta-hio, 1837, les Quatre livres de philosophie morale et politique des Chinois, 1841), on lui doit : Inscription stjro<hinoise de Si-îigan-fou, mon%^ ment nestorien élevé en Chine Van 781 de notre ère , texte chinois, traduction latine et française, commentaires, etc., 1858, 1 vol.; — Relation du voyage de Khieou dans VAsie centrale au treizième siècle de notre ère, traduit du chinois, 1867 (voir V Année géo-' graphique, t. VI, p. 559, n^ 632) ; — Mémoires sur V antiquité de Vhistoire et de la civilisation chinoises, diaprés les écrivains et les monuments indigènes, 1 vol., 1868. Nous ne mentionnons pas d'autres opuscules de moindre importance ; mais sa grande oeuvre, celle à laquelle sa mémoire restera surtout attachée, est son édition avec commentaires de la Relation de Marco Polo. Nous en avons rendu compte au tome V de VAnnée géographique, p. 487.
Pentland (Jos. Barclay), voyageur anglais, né en Irlande en 1797, mort à Londres le 12 juillet 1873. Ses travaux dans les Andes ont obtenu la haute approbation de M. de Humboldt, qui en a rendu compte dans un mémoire imprimé aux Nou^ velles annales des voyages, oct. 1829, p. 5-46. 11 avait été attaché en 1817 à la légation britannique de Lima en qualité de
ùre, ce qtd lui donna Toccasion d*entr0prendre ses reles bypsométriques et physiques; il les continua de 1836 , lorsquUl fut envoyé à la Paz comme consul général u gouvernement de Bolivia. G^est alors qu'il compléta ploration du bassin élevé du lac de Titicaca, sur le pla- 68 Andes, et qu'il en leva la carte. Depuis 1845, M. Pentvait fait de Rome sa résidence d'hiver; il a rédigé les pour Rome et l'Italie centrale, qui font partie de la col- Murray.
::el (Benjamin), voyageur français, mort à Marseille, sa en 1872. Des entreprises industrielles le conduisirent, me quarantaine d'années, dans la république Argentine, fiût un long séjour. Il a publié : les Otages de DwraznOy trs du Rio de la Plaia , Marseille, 1864, 1 vol. in-8»; — ?une numograpkie du Rio de la Plata : Rapport sur le Re- Sstadlstico de la république ArgerUine^ Marseille, 1868, — Description de la province de Catamarcay dans le a de la Société de Géographie, première partie d'un trais général qui n'a pas été continué.
(Bern.-Jacques-Joseph-Maximilien de). Historien et ogue, né le 27 mai 1797 à Bonn, alors ville française,
Bischheim, près Strasbourg (Bas-Rhin), en 1873. Il a dès l'âge de seize ans à l'étude de l'archéologie et a surtout des antiquités de l'Allemagne et de l'Alsace, igé lui-même la plupart des fouilles qui ont eu Ueu en lans ces derniers temps, et qui ont amené la découverte 'and nombre de monuments préhistoriques et gallo- 5. Il était depuis 1845 membre correspondant du niide Tinstruction publique pour les monuments histo-
Un grand nombre de ses travaux ont paru dans le
historique et la Revue archéologique. Il a écrit: Vues [ues des vieux châteaux du grand-duché de Bade (Bade, — Description du château de Tubinguê (Paris, 1835) ; — unents celtiques dans le sud-ouest de VAllemagne (Fri- 1842] ; — Histoire des Germains depuis les temps les plus jusqu'à Charlemagne (Paris, 1850); — Établissements
du Rhin et du Danube (Paris, 1852-53); — Essai sur la [l^Saga et sur les trois classes de la société germanique 1854) ; — Notices et mémoires sur les tombes celtiques de
de laSouabe, de VÀllemagne,. . (1840-1864); — His-
toire det peuples opiqueSy de leur législation, de leurs tnœurSy de leur langue (Paris, 1859). M. de Ring avait entrepris, avant les funèbres événements de 1870, la publication sur une grande échelle de ses recherches sur les tombes celtiques de TAlsace, et il en avait publié le prospectus. Nous croyons même que la publication a été commencée en 1871.
Rose (Gustave], minéralogiste et voyageur, mort à Berlin le 25 juillet 1873, dans sa soixante-seizième année. En 1829, il fit avec Humboldt et Ebrenberg le voyage de TOural et de TAltaï, dont il a publié une relation personnelle.
Saint-Marc Girardin, écrivain et professeur au Collège de France, né à Paris en 1801, mort à Marsang-sur-Seine le 11 avril 1873. Il visita TAllemagne à plusieurs reprises pour des études scolaires et littéraires; outre des rapports spéciaux, il a réuni et développé ses observations dans deux volumes de Souvenirs et voyages.
Salles (Eusèbe-François comte de), ethnologue et voyageur, né à Montpellier le 16 décembre 1796, mort dans la même ville à la fin de 1872. Il avait pris ses degrés comme médecin, en même temps qu^il se livrait à Tétude de Parabe ; il fut attaché à Texpédition d^Alger en 1830 comme premier interprète. En 1835, il occupa à Marseille une chaire d^arabe. Ses deux principaux ouvrages sont ses Pérégrinations en Orient, 184(V-1855, 2 vol.; et une Histoire générale des races humaines, 1851.
Seeman (Berthold), botaniste et voyageur anglais, né dans la ville de Hanovre en 1825, mort le 10 octobre 1812 aux mines d'or de Djavali, dans le Nicaragua, où il occupait un poste important. Il fut attaché comme botaniste, en 1845, à Texpédiiion du Herald aux terres Arctiques, et il en a publié la relation sous le titre de Narrative of the voyage of H, M. S. Heraid, 1845-1851, under the command of capt. H. Kellet , Londres, 1853, outre une publication spéciale pour la partie botanique du voyage, 1857. En 1860, il fut adjoint à la commission envoyée par le gouvernement britannique aux îles Fidji, et il • ioiina, en 1862, une relation intéressante de ce voyage, sous i.» titre de Viti : an account of a govemment mission to the Fijian islands, 1 vol.
Smet (Pierre-Jean de), missionnaire belge dans rAmérique lu Nord, de la C. de J. Né à Termonde le 31 janvier 1801 , mort à Saint-Louis, aux États-Unis, le 23 mai 1873. On a de lui une relation des Montagnes Rocheuses, que nous n'avons pu nous procurer.
Spôrer. Nous apprenons en ce moment môme la mort de ce savant et laborieux écrivain, qu*un long séjour à Saint- Pétersbourg avait familiarisé avec la langue et la littérature géographique de la Russie, et qui a donné de bons travaux aux Mittheiltmgen de Petermann ; mais nous manquons actuel* lement de détails plus précis.
Stanislas Juuen (Aignan), orientaliste français, né à Orléans le 30 sept. 1799, mort à Paris le 13 février 1873. C'est sans contredit le plus profond sinologue que TEurope ait jamais eu. Doué d'une mémoire surprenante et d'une aptitude merveilleuse pour l'étude des langues, il s'était approprié le chinds avec une facilité incroyable, et il en avait pénétré les profondeurs plus et mieux que personne avant lui. Il n'estimait d'ailleurs, et ne pratiquait, on peut dire, que cette seule étude, nous voulons dire l'étude linguistique ; il tenait tout le reste en très-mince estime. Sa bibliothèque, comme ses lectures, était exclusivement chinoise ; c'était un spécialiste dans la force la plus absolue du mot. De ses nombreuses publications, nous n'avons à en citer que deux, qui touchent à la géographie : Histoire delà t)i$ de Hiouen-thaang et de ses voya-' ges dans Vlnde^ depuis Pan 629jusqu*en 6^5, par Hoei-li et Hienthsong, suivie de documerUs et d'éclaircissements géographiques tirés de la relation originale de Hiouen-thsang ; traduite du chinois, 1853, un vol.; — puis la relation elle-même, sous ce titre : Mémoires sur les contrées occidentales, traduits du sanscrit en chinois en Van 648 par Hiouen-thsang, et du chinois en français par M. Stan. Julien, 1858,12 volumes. Pour ce dernier ouvrage, à la demande de M. Stanislas Julien, nous avons construit une carte de l'Asie orientale et de l'Inde, sur laquelle est rapporté l'itinéraire du voyageur chinois, et nous avons .joint à cette carte un mémoire analytique (178 pages) qui fait partie du 2« volume de l'ouvrage.
Strzlecki (le comte Paul Edmond), voyageur et naturaliste d'origine polonaise, mort en Angleterre dans sa 77* année.
Ld9 éyénementâ politiques l^ayant obligé de quitter sa patrie, il vint en Angleterre et par suite entreprit de longs voyages. On lui doit une relation très-estimée du sud-est do rAustralie^ publiée en langue anglaise en un vol. in-4o.
Sydow (Emil von), né à Freiburg, dans le royaume de Saxe, le 15 juillet 1812, mort à Berlin le 17 octobre 1873. Colonel d'état-major et professeur à Técole militaire de Berlin, M. de Sydow a publié plusieurs atlas élémentaires très-estimés en Allemagne et très-dignes d'estime ; mais son principal titre pour nous est la revue substantielle que chaque année, depuis Torigine, il faisait dans les Mittheilungen de Petermann des publications cartographiques des divers pays de TËurope. On peut lire dans le même journal, au n<> 12 de 1873, p. kkl'kkkf une notice sur M. de Sydow et ses tra^ vaux.
ViTET (Louis), littérateur français, né à Paris le 18 octobre 1802, mort dans cette ville le 3 août 1873. Son titre, pour nous, est une Histoire de Dieppe^ 1838, 2 vol., où Ton trouve de bonnes indications sur les anciennes navigations normandes aux parages africains.
TABLE ALPHABÉTIQUE
DES NOMS DE VOYAGEURS ET d'aUTEURS
Aboalféda, 459.
Aboat (E.), 415.
jeUvÊ Gallui, 180,^182.
Agassiz (Louis), 475.
▲Tadenize (H.), 233.
Alberiis (L.-M. d'}, 351, 352, 356.
Allain (A.), 335.
Alphand (A.), 434.
Altmann (eapit.), 370.
Ander80B(Alez.-C.), 367.
Andrée (Richard), 4lo.
Andriesew (P.-i.), 4t5.
Aamalôê hydrographie
quei, 43.
Antelmy» 436.
AiUkrojtological Society
of London, 473.
Antinori (marquis), 357.
Antonielli (E.), 403.
ApoUonius de Tyane,
Arconati (marquis Gian
Martine), 181.
Annand (D'), 451.
Arnaud, 254, 256.
Arneus de Rivière, 297
et suiv.
Arrowsmith (Jolin), 475.
Aube (cap.deYai8s.Tb.),
Aorèt (A.), 440.
AuBtin (E.-P.), 320.
Badger (G. Percy), 5.
Baer, 388, 389.
Baeyer (D' J.-J.), 385.
Baguet (A.), 285.
BaTnier (P.-F.), 447.
Baker (sir Samuel), 190
et BUIY.
Balansa, 287, 342, 343. Balbi (Adr.), 447.
Bancroft (B.), 316.
Barbier de Meynard
Barns ( J.-W.), 41.
Barry (Ed.), 44o.
Bartle Frère, 194 à 199,
Barreaux (G.), 304.
Basevi (capit. J.-P.), 43.
Bastian (D'), 203, 473.
Beadle (B.-A.), 234, Beames (Jones), 50 et
Beccari (Odoardo), 351,
352, 356 et suiv.
Bechtinger (D** J.), 74.
Beck-Bernard (C), 284.
Becker (A.), 406, 408.
Behm (E.), 364.
Beijerinck (major), 107.
Bettrœge zur Kenninitt
des Russitchen Reichtf
etc.. 388, 389.
Beko (Ch.-T.), 179, 230,
Belgrand, 418, 426 à
Bellew (D' H.-B.), 150.
Beishaw, 312.
Beit (Th.), 308.
Berauid (V.), 431.
Bérenger-Féraud, 244.
Berg (A.), 112.
BernouUi (D'G.), 3W. Bernstein (D'^),109.
Berrier-Fontaine, 56.
Bersezio (V.), 4o4.
Bertbet (E.), 430.
Bertrand (Alex.), 440 à
Bertrand (E.), 451.
Besnard (Iieut. de mar.),
Besobrasoff (W.), 388.
Bessels (D^^ E.), 368,
Bessieux (évêque), 211.
Beverley (H.), 44.
Bigrel, 60.
Blakiston(capit.T.), 113,
Blanchard (Em.), 258.
Blanford (W.-T.), 150,
Blaramberg (lieut. gén.
russe de), 4, 448.
Blau (D' 0.), 180. * Bleek (D'), 234.
Blyden (Ed.-W.), 344.
Bode (Fr.),235.
BoJetin de la Sodedad
mexicana de Geogr. y
Eitadiit.y 311.
BolUUino dit Club AU
pinO'ltalianOf 404.
Bonstetlen (baron de),
Bordenave (Nicolas de),
Borderie (Arthur de la),
Bouquet de la Grye (A.),
Bourgouin, 433.
Bousse, 148.
Bout (IL), 343.
.Boutiot (T.), 430.
Bower, 150.
Brackenburg (cap. H.),
Bradshaw, 401.
Branca (G.)* 460.
Bravard (Raoul), 418.
Brenchley (Jul.-L.), 312.
Brewer (prof. W.-H.),
Brinc (capit. Lindesay),
Brittlebank (W.J, 151.
Broadley (A.-M.), 47.
Brown (R6v. R.-C.), 340.
Brugère (de la), 418.
Bruges (comte Roger
de), 315.
Brulrert, 342.
Bruston (Ch.), 170.
Buez (D'A.), 181.
BuUet. de la Soc. Acad.
de Laon, 430, 441.
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thropol. de P,, 440.
Bulletin de la Soc, den
tciences de V Yonne ,
Burat (Amôdée), 419.
mirgou (James), 4T.
llurnes. SI.
liiiabDell (RCY. AUwrl),
IJUilun (capit. R.-F.)i
fa[ori(L.)',Wl.
CilOTrt (Jl tt.
Cul» (Ch.), 111.
Cimcrao {!• tlsut.),
CAinpbflU (ThoauuaJoa,',
TABLE ALriUDLTIQUI
Craapignr (lleulan. C-
C), It».
CreuMl (nâï. P.-J.-B.),
-Crowihur Ibiabop),' i;9,
CrQger (G. -A.). in*.
" -nninchini [\le>»nil.l,
Ciuinont {Arcifse ds],
Vie.