EXPLORATIONS RUSSES
quelques excursions dans les montagnes et vers différents points, sur le haut Talas, au mont Karataou, etc.
En 1866, Severtzof fit une exploration plus précise du Karataou et du rameau occidental du Tiàn-Ghan dans le bassin du Tchirtchik supérieur, et il poursuivit ses études géologiques dans les steppes comprises entre ces montagnes et le Sir-Daria.
1867 apporta des additions considérables à notre connaissance du Tièn-Chan. Poltaratzki et Osten-Sacken poussèrent leurs importantes sections depuis Tokmak, à la pente N. de la chaîne, jusqu'à un point éloigné de 7 milles seulement de Kachgar, sur le versant S.
 la même année appartiennent les voyages les plus importants de Severtzof. Parti de Kopal, il explora TAlataou dzoungar, puis les parties orientales de TAlataou trans-ilien, les rivières Tchilik et deMerké, et par la passe de Barsko il atteignit, s^u haut Narim, des plateaux dont l'altitude est de 10 à 12000 pieds.
En 1868, Severtzof séjourna à Khodjend, sauf plusieurs petites excursions.
De 1869 à 72, M. de Kaulbars se propose de remplir les vides que laissaient encore entre elles les reconnaissances de MM. Séménof, Poltarazki et Severtzof. Il a entrepris à cet effet trois voyages : P aux sources du Sary- Djâs ou Aksou, et de la Narïn; 2** à la Narïn inférieure et à la Souzamir; 3« enfin, en 1872 (et celui-ci est le plus important), à Kachgar. Il était accompagné, dans ce dernier voyage, par M. Gharnhost, qui a fait les observations astronomiques.
Pour compléter cette liste, il faut encore mentionner les voyages que M. Struve a entrepris, de 1863 à 1870, au pourtour du Tièn-Chan occidental, du côté du N., de rO. et du S., dans le but d'y déterminer exactement la position des lieux principaux; et aussi les voyages de M. Fedchenko de 1869 à 71, voyages qui ne se rappor-
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Jent pas, il est vrai, au Tièn-Chan proprement dit, mais qui touchent à une montagne non moins importante, le Pamir, où il a pénétré de deux points différents, Samarkand et Kokand.
Sur quelques autres communications relatives aux cidevant territoires de Kokand et de Khodjend, nous ne pouvons que renvoyer à notre Bibliograpliie, ci-dessus, n~ 21 et 22.
Finalement, en attendant leur rencontre sur TOxus, Russes et Anglais viennent de se rencontrer à Yarkand et à Kachgar, dans le Turkestan indépendant. Cette rencontre toute scientifique nous a valu l'exacte détermination astronomique d'un grand pays qui flottait sur la carte de l'Asie dans une incertitude de plusieurs degrés en longitude*. A aucune époque la géographie positive du continent asiatique, — j'entends la géographie qui repose sur des relevés exacts et des observations précises, — n'a fait, dans un aussi court espace de temps, des progrès comparables à ceux qui s'accomplissent en ce moment.