AMAZONE
itre rapidement l'immeiisité de l'aire occupée par TA-
ione et ses affluents, qui pénètrent au cœur de presque
9 les États du Sud-Amérique. Il fait comprendre la gran-
r du service rendu au commerce de toutes les nations,
îlui des États-Unis en particulier, par l'intelligente li-
alité de l'empereur Don Pedro, qui, en ouvrant l'Ama-
e au libre commerce de toutes les nations, en livrant,
xr ainsi dire, à Tunivers entier les richesses inexploi-
8 de cette vaste région, a trouvé le seul moyen de
coloniser.
« UAmazone coule, on le sait, de Test à l'ouest prese parallèlement à l'équateur, dont le fleuve proprement t ne s'éloigne au plus que d'environ trois degrés. Mais, r ses affluents, il étend ses bras à douze ou quinze deés vers le sud, à six ou sept degrés vers le nord. Ce l'on appelle la vallée de PAmazone n'est d'ailleurs rien jioins qu'un espace plus ou moins circonscrit par des montagnes et des collines avec un grand cours d'eau au milieu. C'est une immense plaine, tellement peu inclinée, que, sur une distance de 2500 milles (plus de 4000 kilomètres), la différence de niveau entre l'embouchure et le haut du fleuve est seulement de 210 pieds (63'",84); c'est à peine un peu plus d'un pied (0°*,304) de pente pour 10 milles (16 kilomètres environ). L'ensemble produit à l'œil l'effet d'une plaine absolument horizontale. Par suite, le courant de l'Amazone est si lent qu'on le distingue à peine, et que l'on croit être sur un lac ou un océan d'eau douce bien plutôt que sur un fleuve. L'eau, d'ailleurs, ne coule pas en une seule masse. Le lit de l'Amazone se compose, en réalité, d'une multitude de canaux communiquant les ims avec les autres et formant comme un réseau, dont la largeur atteint parfois 150 et jusqu'à 200 milles (plus de 300 kilomètres). A droite et à gauche, la terre conserve presque la même horizontalité, ce qui explique l'étendue des inondations. Les grands affluents de l'Ama-
%^ AMÉRIQUE DU SUD. (n*»» 372-390.)
zone ptrésente^Qt les mêmes earactères, si bien çp^e sur U Rio Madeira oa pareourt ^iviron 250 mille» ^vant d'^rWer aux pr&miè^es chutes. Li» ToA^aïitifl, le Ts^paj^^ le Xiogu présentent des faits pareils. .Tous ces afOmeot» communiquent d^ailleurs entre eux et avec le réseau oestral d'une façon parfeiiS curieuse. C'est sxnsi que le Rio Negra reçoit un braa ooasidérable de TÂmassone Ihma a^ant de se jeter dans eette dernière. Lie ûeinfve pri^ci^^ devieBri ainsi tributaire de son affluent.
Le climat de l'Amazone n'en est pas moins tyèerrBain^ SiVk due d'Agassi^ Nôtre voyageur aitiibue k sei^Ataisc réfHAtation qu'ea lui a fc^te auix plainte» mtéreaséee de» foactionnairea bséairliena^ q^iif, envoyés da«» oea selitudesy s'eS(»H^ent d'atteada»iv TadministFation œii^efae pM^ 1» peinture des dangers qu^'entraîne cette e^pèee d'e^L.
Le cliznat de la vallée amazonienne présente^ d'aiUowr^, une pjar^^icuiarité importante à signaler. QuoicjUte pjia<(»ae sous réquateur, elle jouit d'u^n climat relativement te«a-» péré. La région la plus chaude de ees coutréee. eçt placée^ vers le nord de la Guyane. Dans la vallée mêiae, la:teng^ pérature oscille de 33 à 23 degrés centi^^rades. La. tiMn^* pérature moyenne est de 28 degrés ; elle varie du ji^ur i la nuit, et vers le matin la fraîcheur est extrême. Bie^- x^ rappelle donc ici les chaleurs accablantes de Sues.^ du Sénégal, du Sahara, pas même celles que j'ai tifQiivée» moi-même à Catane ou à Jardini, au pied de TStnjk Le bassin de l'Amazone doit ce privilège à Tévaporation constante qu'entretient la masse de ses eaux et qu'acU,-* vent les vents alizés. Le souffle bienfaisant qui arrive de rOcéan entre par la large ouverture de la vallée^ (ju'il balaye sans cesse de TAtlantique jusqu'aux Andes. Il y a là une condition de salubrité facile à comprendre. Aussi Agassiz nous dit-il que ni lui ni aucun de ses compagAona n'ont ressenti aucuae influence fâcheuse, et qu'ils OQt tr<)uvé cette résidence aussi agréable qu'il est permia de
cott^LiAtr QTBk è t la vallée de rÀmimiie
le au dévelo] e d^ la race bUiiche qiie 3tUe GQi^trée pustH^uaiiu uae température ^na-
rieiMlra certainement où notre peuplera
Mai» elle y trouvera des oandi s de àé^ bOfUlâft i^uvelles, et qui d à^ cea ci^ir
ivenir un cachet spécial. t coognsoie
ni, soat toutes mopcelées ii -ites pai:
B de canaux, qui sont et qui resteront les s de ces contrées. Les habitants, dit Agas- •enoncer aux longs voyages à cheval et en . Le canot, le steamer devront remplacer à igence et le wagon ; ils seront les véritables msport. Ainsi le bassin de l'Amazone peut à. notre imagination comme une sorte de îsque, o4 la lotcomotiou par eau remportera tion par terre. Ce mode de transport aura iharme tout particulier, grâce à la richesse, 3 de la végétation qui borde les rive» des )urs d'eau comme du moindre chenal. » — !crit les forêts tropicales et cette flore spéjpérant presque également sur terre et dans
pour ainsi dire les limite», des deux éléite sur l'incroyable variété des bois de chartruction et de teinture, sur les médicaments
textiles que le comHaerce d^vra un jour régions encore inexploitées.
Le câble franco-brésilien.
câble transatlantique, dont le dernier trouve immergé entre TEspagne et le Brésil, a par une dépêche dans laquelle S. M. Tem-
288 AMÉRIQUE DU SUD. {n~ 391-393.)
pereur du Brésil présente ses compliments à ses collègues de la Société de géographie de Paris.
L'empereur du Brésil s'est fait inscrire en 1868 sous le nom de Don Pedro II d'Alcantara au nombre des membres de cette association savante. Il a contribué activement à ses travaux, soit par des correspondances directes, soit en assistant de sa personne à plusieurs séances de la Société, dans lesquelles il a voulu n'occuper d'autre place que celle des membres ordinaires.
IJS8 GUYANE8.