‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 258 sur 425 · C»rte · texte numérisé non relu

C»rte

9* D' Faudel. Bibliographie t Th ire

relie, Tagriculture et la i m ,

4e science, et les ii^stituti «a li .»e««/i

4e h Soc* d*HUt, natur, ^ i , 874.

Colmar, in-8, p. 1-282.

Çartoiy

7. Carte de France dressée au dépôt des fortifications. Paris, 1873- 74> 1|^ feuilles.

Cette cirte Mt à l'échelle da 500 fOO*, et tirée en plaeiean eonlears. Elle A été établie en prenant pour point de départ la carte au 320 ooo* do Dépôt de la Guerre, et Ton s'eat efforcé de la rendre aussi complète qfiie possible, en lui coneervant surtout un caractère militaire. Toutes les communes y sont marquées par leur position, mais on n'a inscrit que les noms des communes importantes, pour éviter une trop grande •orcfaarge de dessin.

Le figuré du terrain est représenté par les eourbes de niveau, de 100 en 100 mètres, et complété par des hachures, en sorte que cette représentation est exempte de toute eonvention et parti pris, et accuse bien les formes du sol telles qu'elles résultent de sa nature géologique.

Voir ci-dessus le n» 622

8. Carte de France dite de rÉtat-Major^ au 80 000*. Livraison 34 : n" 199, Die; 211, le Buis; 221, le Vigan; 259, Luri. — Livr. 35 : n»^ 179 his, Bonneval; 212, Digne; 213 bis, Savoie; 225 his, Pont-Louis; 264, Ajaccio; 266, Porto-Pollo. Part*, 1873-74.

9. Carte murale de France, par Erhard, d'après là carte oro-hydrograpbique publiée sous les auspices du ministère de Tlnstruclion publique par la cominission de la topographie des Gaules. Paris, Hachette etCie (1874), 4 feuilles grand-monde. A l'échelle du 800 000* (14 centimètres au degré). 20 fr.

Avant tout, j'ai besoin d'exprimer Tinipression que je ressentis il y a trois ans, lorsque pour la première fois je vis le modèle de cette magnifique carte e^tposé dans une des salles de notre Société de Géographie. Pour moi, comme pour tous, ce fut un sentiment tout k la fois d'étonnement et d'admiration. Ce n'était pss seulement une carte que nous avions sous les yeux : c'était un tableau de l'effet ]$ plus saisissant.

EUROPE. ^îs w-

Notre pays nom apptniistit là non plot comme ono ropréMnUtloa froide et décolorée, mais comme une image vivante dont le modelé pittoresqoe, loin de noire à l'ezactitnde rigonrea8e,en augmentait encore la

Tèrité.

poor bien se rendre compte de cette alliance difficile des procédés pittoresques et de la rigueur mathématique, il faut savoir comment la carte a été construite. On peut croire qu*on n*y est pas arrivé sans de coûtenx essais et de nombreux tâtonnements. M. Erhard, qoi en a en la première pensée, a fait prendre pour fond du travail la grande carte dressée aux frais du ministère de Tinstruction publique, il y a nne douzaine d'années, sous la direction de la commission de la géographie des Oaules. On eut aiosi un plan basé sur les meilleurs docQmentsqae possède Tadministration. La topographie, dessinée avec un soin eztiime d'après les cartes du Dépôt de la Guerre, donnait déjà en bon aperça dn relief du sol. La carte, néanmoins, ne répondait pas encore ainsi à la conception première : c'est là que va commencer la véritable initiative et le travail tout à fait neuf de l'éditeur.

Au point où le travail des dessinateurs topographes l'avait amenée, la carte fut mise entre les mains d'un peintre habile, auquel on demanda d'en faire un véritable tableau mural. Ce fut pour l'artiste Tolget d*iuie étude certes toute nouvelle. Sans altérer ni exagérer le relief topographique, sa tâche, — et elle a été merveilleusement remplie, •— fat d*en faire saillir et d*en diversifier les effets, tels qu'Us apparaitraiMit à IVibservateor qui pourrait se placer au point où l'œil embrasserait Teosemble du pays sans en perdre le détail. Ce que l'œil humain ne pent saisir, la pensée le réalise. On vit alors se détacher, dans leurs contrastes naturels, les plaines ondulées du nord et de Tonest, lee terrains accidentés de l'est et du centre, les verdoyantes et riches vailéee de nos grands fleuves, les groupes de nos montagnes intérieures, lee ebatnes et les massifs alpestres de nos frontières. C'est un ensemble prodigienr de mouvement et de vérité.

Ce n'est pas seulement en dilettante que j'insiste sur la perfeetion de ce beau travail : c'est qu'il réalise un des progrès les pins désirablee de renseignement, et l'un des plus importants. C'est le type sans précèdent de la carte murale, c'est-à-dire de l'instrument le pins attrayant et en même temps le plus efficace du premier enseignement géofra* phique. Noos étions sons ce rapport, il faut le dire, considérablement distancés par nos voisins d'outre-Rhio : à leur tour ils vont avoir fort à faire pour nous rejoindre. Que nous faut-il pour reprendre le rang que nous avons eu si longtemps ? Une seule chose : vouloir.

Dans les méthodes d'éducation en général, et en particulier dans renseignement géographique, un grand mouvement s'est manifesté ches nous depuis trois ans. Ce mouvement sera fécond, car il est général. L'État, cette fois, a reçu l'impulsion plutôt qu'il ne l'a donnée. Pour l'enseignement géographique, tout nous manquait, ou à peu près. Les méthodes n'étaient guère que de vieilles et tristes routines dont la stérilité s'accuse assez par les résultats. On peut dire sans grande exagération que nous n'avions poor nos écoles ni maîtres, ni livres, ni cartes. Comment aurait- on appris ce qui n'était pas enseigné? Il y avait dee exceptions, sans doute, et de fort honorables : mais c'étaient des exceptions individuelles, sans influence sur l'ensemble. Tout cela change, tout tend à se transformer, et au premier rang des moyens d'étade il faut mettre les bonnes cartes.

Les cartes, selon qu'elles sont bonnes ou qu'elles sont manvaiseï, lelon qu'elles méritent ce nom ou qu'elles n'en sont que la triste parodie.

FRANCE. GBODESIE. 373

al Dour gll«t de (ITOriMr on ds panifier l'itad* : , la Traie nmanTa da degrJ d'aniHemaiit on d'a-

le plai grind ..ornnir

0, Carte des Alpes, depuis Mie i jusqu'au lie de GeaËve. Planche phato-liibographiie d'apri'.s U carte jointe atii Mémoires de Bouriat. Paris, Dnp6t de la Gusrre, 1S74.

1. E> Viollet-Leduc. Nouvelle t^irte topographique du mauit du mont BlaJic, à l'écbellR du 40000'. Comptcfrmdiu d« l'icad^mic liaicitnces, 16 févr. 1m73, p. 476-479.

HDlt géographique «t géologiqas eomnnntiiii*» par l'anUnr; an Toicl le début :

• Ayant tu depuis ionglemps l*Di»adoD d« parconrir l«9 TallM* qui enlDurenl le mai^t du monl Blinc el de gravir qaetquee-nna da au aammels. il m'a elé démoatru que l'on sa poaaédait pat uns boDna carie de ce maisif, et qu'il était dîTSeile an voyagent, ai habitué qu^ fat ani excnnions alpestre-^, de se guider lûremeut i l'dda d*> '

■ Ma première pnnsée fui daiii: de rectifier, ponr mon oal, lea cartea eiiiuntaa, maia, ODmcDe il anire tonjaura en pareil eu, j'aoi biautdt ràuDl une maïae de renaafgnementi qui, lont en me montrant lei difacnltée de la tlcha, mintitalent i poauer plna aTai ' dépaaaer les limites qaeje m'étal) d'abord Imposées.... Dis 1861,

Réri^D gBodéaiqDt de oolre carte de l'élat-maior.

Le rapport de M. Maunoir, gecréUire général de notre ociété de Géographie, sur les travaux de la Société dans 1 courant de l'année 1873, renferme les détails suivants ir cette impartante opération :

f Une opération importante et considérable a été eotrepriss )tte année: c'est la révision, sur le terrain, de la carte de rance au 60000*, dressée par le corps d'étal-m^or. On n'ap-

S74 ÈUtlOPE. V^ -

pricie pas toujours exactement les difficultés d^une Wlte op^ ration, non plus que le temps et les dépenses qu^rile exige. Sur 500 000 kilomètres carrés d'un pays en pleine eitillli&tion, constater chaque changement dans le réseau des yoies ferrées et de la yiabilité, suirre les modifications des cours d^eau, les défHchements, les reboisementSj les constiUclioiift nouvelles, c'est là une prenâièfe tâché moins sltilple, (}ti*6Ue ne le parait tout d'abord; elle se complique encore de ïanéeessité que ces renseignements aient asses de précision graphique pour être rapportés à leur place exacte sur une tafttl II gnuid point; Une fois les renseignements groupés en un dessin bien net, il reste à les graver sur des planches de ediVlB^ Uk Commence le délicat tratail d'effacer sur chaque pladdiè toutes les parties à corriger, puis de graver les indiealiMs non* Telles.

c Le Dépôt de la guerre s'était toiljoui^ pt*éocetlpê ÛÊ tenir au courant ia Carte de France^ mais Tinsuffisance dssss moyens d'action avait en partie paralysé sa sollicitude à Oèt ê|jard. Les événements de 1870-18^1 sont venus démontrer l'mgence de prendre des mesures pour procéder aune complète révi^on de la carte.

a Aussi, dès le mois d'avril de Cette année, yihjfi otteiers d'état-major, pourvus chacun d'une amplification au 46 000* de ia feuille qu'il devait revoir, étaient envoyés dans les dé* parlements du nord-est évacués par l'occupàtiotl êtratigtoe. En même temps, les services auxquels incombe respeetive* ment l'administration des voies ferrées, des routes^ des AirMs, furent invités à prêter leur concours à ce grand trayail) doot la direction est centralisée à Paris sous les ordres d'un lieu-* tenant-colonel d'état-major. La rapidité d'exécution du travail est, en partie, subordonnée au dévouement et à l'aptitude du personnel invité à seconder les officiers. En supposant les conditions les plus favorables, le Dépôt de la Guerre pourrait arriver à revoir tous les dix ans la carte de France entière; et n'oublions pas qu'il s'agit d'une œuvre conipôsée de 274 feuilles.

a La publication de la carte de France marche, du feste, vers un rapide achèvement. La 3<i« livraison, qui a paru dans le courant de l'année et comprend les feuilles de Die (199), le Buis (211), le Vigan (221), Luri(259), porte à 258 le noihbre des feuilles éditées jusqu'à ce jour. Seize feuilles, dont Sept pour la Corse, restent à publier. Cesten 1833 que parut lapreniière

Francs, révii^ion qéodésique. 375

i de la cane de France, qui pourra être termitiée dans

•parente lenteur de cette publication n^êist pluii un

itonnêment, qUatid on sait qu'après les lovés sur le le dessin et la gravure de chaque feuille exigent un le sept à dix années.

'éduction au 320000* de ca de France nous a 3UX feuilles : Celles de Touio {;èO), qui complète la les iPyrénéeà , et celle d it Salât-Bernard (24), courant pour la partie d Aipes devenue française en 9S feuilles de Lyon et di Rodez àônt sur le point de

ni les productions récentes du Dépôt qui se rattachent ê de France il faut signaler encore vingt plans d'ene garnisons extraits par report des feuilles de cette e travail de reproduction des cuivres de la carte n'a ontinUé; les planches acluèlièment reproduites sont >re de 170.

t en parcourant ces travaux, le t)épôt de la Guerre a j la reproduction, par quarts de feuilles gravées sur . imprimées en couleurs, d'une partie de notre fronsud-est. Des spécimens en ont été placés sous vos vous ave^ pu juger de l'intérêt de ce travail, qui rec beaucoup de clarté les parties de la carte de France chargées de montagnes.

i repris, pour l'étendre du côté du sud, la carte de la

t nord-est de la France au 600 000», et on grave, pour

•Imer en couleurs, diverses feuilles d'une carte au

qui donnera une partie dôs États voisins de la

a, la belle carte du département de la Seine en neuf au 400 000® vient d'être revue ; la feuille centrale en a jlétement dessinée et gravée à nouveau. Selon toute té, cette nouvelle édition d'une œuvre fort appréciée tre livrée au public dans le courant de Tannée pro-

•récédent rapport, poursuit M. Maunoir, vous signalait ation d'une édition de la carie de France au 80 000* éduit. L'innovation a été démontrée opportune par lementdu publicàen profiter. De mai 1872 à juin 1873, mdu46200 feuilles de cette carte. La portion ainsi pudonne jusqu'à présent que la partie norâ<-eftt de la

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France, mais des dispositions sont prises pour que la carte entière soit publiée dans les mêmes conditions.

c II importe de faire remarquer, en passant, Paugmentation considérable qui s'est produite dans la vente des cartes du Dépôt de la Guerre; le nombre des feuilles Tendues en 1869 était de 2k 000 environ ; il s*est élevé en 1872 à 76000, et au trois quarts de cette année il était de 71 000.

f Un autre service du ministère de la guerre, le dépôt des fortifications, a commencé, cette année, la publication d^une carte de France au 500000*, destinée à remplacer Tancienne carte de France pour le service du génie au 864000*. L'œuvre nouvelle, dont Texécution a été confiée à un laborieux et savant officier, le capitaine Prudent, se composera de quinze feuilles. Chaque feuille paraîtra sous sept formes difféirentes où se combineront de diverses manières les éléments divers de la carte. La première feuille publiée, celle de Paris, donne une idée encore insuffisante, peut-être, de ce que sera la carte du dépôt des fortifications. A peine est-il besoin de dire qu^elle repose sur la grande carte de Pétat-major, et qu'elle a été soigneusement mise au courant des routes d'après les documents du ministère des travaux publics, i

Sur ce sujet que vient de toucher M. Maunoir, nous n'avons pas besoin de faire ressortir le haut intérêt dn document suivant :

683. Élib de Beàumont. Rapport sur les travaux géodésiques relatifs à la nouvelle détermination de la méridienne de France, fait au nom d'une Commission formée dei membres des sections de géométrie, de géographie et navigation, et des membres composant le bureau. Comptes rendiu des séances de VAcadimtBj 16 mars 1874, p. 723-736.

Nous reproduisons le débat de ce rapport, où est exposé l'Iiistoriqae dn sujet.

f M. le Ministre de la guerre a bien voulu écrire à l'Académie, le Ik décembre 1872, une lettre dans laquelle il la consulte au sujet de la nouvelle détermination de la méridienne de la France, entreprise par le Dépôt de la Guerre sur la recommandation du bureau des longitudes, et confiée à M. F. Perrier, capitaine d'état-major, secondé par MM. les capitaines Bassot et Pénel.

« La dernière mesure de la méridienne de France, exécutée

f'RANCE. CARTE DE L ETAT-MAJQR. 377

le 1792 à 1798 par Delambre et'Méchain, au milieu de cirx>iistances très-difficiles qui ne s^expliquent que trop par les lates de leurs opérations, contient des erreurs qui ont été dgnalées et mises en évidence, d^abord par les ingénieurs géographes du Dépôt de la Guerre, et plus récemment par les astronomes de TObservatoire de Paris.

c On pouvait d'autant moins hésiter sur la nécessité d'efifacer cas légères taches de la grande œuvre nationale de la méridienne, base du système métrique, que toute la triangulation fhunçaise, fondement de la nouvelle carte de France, s'en trouve affectée.

c Déjà, à plusieurs reprises , le bureau des longitudes et rObservatoire de Paris avaient émis le vœu que la méridienne de France fût entièrement révisée, mais la force des choses avait toujours fait ajourner cette entreprise, jusqu'au moment où M. le maréchal Niel, alors ministre de la guerre, décida, en avril 1869, qu'une nouvelle détermination de la méridienne de France serait entreprise à partir de 1870. Le Ministre désigna, pour diriger l'ensemble et surveiller tous les détails de cette opération, M. François Perrier, capitaine d'état-major, déjà connu par sa coopération à la triangulation exécutée en Algérie, avec le plus grand soin, par plusieurs officiers d'étatmajor français, parmi lesquels il occupe un des rangs les plus distingués.

< La mesure nouvelle de la méridienne de France, qui vient ainsi d'être entreprise, sera la quatrième.

a La première a été exécutée par Picard et conduite depuis Dunkerque jusqu'à Gollioure, de 1683 à 1718.

c La deuxième a été commencée en 1739 par Gassini de Thury et La Caille; les résultats en ont été publiés en llkk dans un volume intitulé : la Méridienne rectifiée. Cette opération, à laquelle le nom seul de La Caille suffirait pour garantir l'exécution la meilleure qui fût possible avec les moyens alors connus, a fourni les premières bases de la rxirte de Cassini, dont les feuilles ont paru successivement pendant la seconde moitié du dix-huitième siècle, sous le titre de Carte de i^Académie,

«c La troisième mesure est celle qui fut exécutée de 1792 à 1798 par Delambre et Méchain, et consignée dans le savant et célèbre ouvrage intitulé Base du système métrique, publié dans les premières années du siècle actuel. Cette mesure nouvelle a été le point de départ de la grande triangulation qui

378 EUROPE

sert de fondement à la nouvelle carte de France, publiée par le Dépôt de la Guerre sous le titre de Carte de VÉtat^Majcf.

« Chacun de ces grands travaux a été accueilli avec une faveur méritée et a contribué à donner à ses auteurs une juste célébrité. Si chacun d'eux a rectiûé quelque chose dans les précédents, cela a tenu, avant tout, à ce que dans rintervalle l'art de mesurer les distances avait fait des progrès.

t Les circonstances sont redevenues les mêmes aujourd'hui. Il ne faut pas accuser de présomption les savants qui de nos jours ont songé à recommencer les travaux de Delafflbre et de Méchain ; il s'agit simplement de faire ce que ces illustres astronomes auraient fait eux-mêmes, si Ton avait possédé de leur temps les moyens d'observation, de mesure et de csdcul que la science possède aujourd'hui.... »

684. ÂL. Bertrand. Celtes, Gaulois et Francs. Note, dans le BuUêHn de la Société d* Anthropologie, ianyieT-téwT, 1874, p. 108.

685. L'abbé Pont (G.). Passage d^Annibal par les Alpes grecques (Petit Saint-Bernard) Mémoire lu au Congrès scientifique de France. Alençon, 1874, in-32, xxxvin-57 pages.

086. Bertetti (Michèle). Corne è impossibile che Annibal abbia varcato le Àlpi passando per colle deir Autaret. L'Alpinistaj periodico mensile dei club alpmo italiano, mars 1874, p. 40-47.

G87. J. Maissiat. Annibal en Gaule. Paru, 1874, in-8, zvi42Û pages; cartes. 10 fr. (Didot).

M. Hippolyte Patsy, en présentant le volame de M. MaistUt kVà demie des eciences morales et politiques, rappelle que l'auteur t d^à publié le premier volume d'Un autre ouvrage du même gebfe, Céiàr in Gautey dont la suite est en iiréparatton. son étude sur la «tupagiM d'Annibal à travers le sud-est de la Gaule et les Alpee est Irèa-préotot, très-consciencieuse, en même temps que pleine d'intérêt. L'autanr analyse et contrôle avec soin et avec une parfaite connaissance du pays le récit, probablement exact, de Polybe, et celui, beaucoup plus romanesque, de Tito-Llve.ilsttit pasà pas Htinéralre d'Annlbal, (|ai,ttl<mltti, a franchi les Alpes au Mont-Cenis. Le livre de M. Maistiat restera comme une source de renseignements nécessaire à consulter par tons ceux qui voudront bien connaître l'expédition hardie du célèbre général carthaginois.

M. Maissiat s'est rendu sur les Ueoz ; il les a étudiés attetiti?«iMnt« Il a mesuré les distances; il rend compte eiaotement du récit de Polybe et réduit à sa juste valeur celui de Tite.Live. Il donne les motifs pour lesquels on doit, selon lui, considérer comme certain qu'Annlbal à passé les Alpes au Mont-Cenis et non au Mont-Genèvre. Un de ses motifii est

qoe de là sealement on aperçoit dans le lointain les campagnes de l'Ita- Us, et que là aussi se trouTent les descentes abroptes qai ont tant embarrasse le chef des Carthaginois.

)8. D'AiGUEPERSE (A.). Recherches sur les quatre Toies romaines de Lugdunum. Lyon, 1874^ in-8, 21 p.

)8. Tbrninck (A.). Études sur TAtrébatie avant le vi* siècle. ArraSj 1874, in-8, 180 pages.

n. Ern. Desjàrdins. Notice sur les monuments épigraphiques de Bavai et du Musée de Douai. Inscriptions. Cachets d'oculistes. Empreintes de potiers. Voies romaines. Douai, 1874, in-8, 185 pages et 25 pi. (Paris, Dumoulin). 10 fr.

)1. MiGNÀRD. Archéologie bourguignonne. Alise, Vercingétorix et César. Dijon, 1874, in-8, 62 pages (Paris, Aubry).

û. Baron de Bonstetten. Carte archéologique du départ, du Var (époques gauloise et romaine) , accompagnée d'un texte explicatif. Toulon, 1873, in-4, 40 pages, avec fig.

'3. BouRGUiGNAT (J. R.) .• Inscription S romaines de Vence (Alpes-Maritimes). Paris, 1869, in-8, 80 pages et 5 pi.

Article sur ce travail dans le Bulletin de la Société de Géographie^ OCt. 1874, p. 431-33.

4. Vinc. Durand. Recherches sur la station gallo-romaine de Mediolanum, dans la cité des Lyonnais. Vienne, 1874, in-8, xn-63 pages, avec 4 pi.

5. Marie Morel (J. P.) et Gautier (Ant.). Voie romaine, ahAquis TarheUicis, et routes qui venaient s'y souder. Saint 'Gaudens, 1874, in-4, 63 pages.

Excellente étude faite sur le terrain. On n*y regrette que l'absence d'une carte, complément indispensable des travaux de cette nature.

5. T. P. de S[aint-] F[argeau). Limites de la province Lyonnaise. PariSt 1874, gr. in-4, 10 pages, avec carte.

■ On a souvent diique les diocèses, tels qu'ils existaient avant 1789, avaient les mêmes limites que les provinces qui formaient la Gaule û l'époque gallo-romaine, mais il n'en est pas ainsi pour la province dont Langres était la capitale.

« Le diocèse de Langres, tel qu'il existait avant le démembrement qui en fut fait en 1731 pour former Tévéché de Dijon, n'avait presque sur aucun point les mêmes limites que le pays des Lingons, qui était beaucoup plus étendu. Il est bien difficile aujourd'hui de pouvoir déterminer avec précision quelles étaient les limites de la province lingonnaise, mais je vais chercher à reconnaître jusqu'où on peut présumer qu*eiles s'étendaient, et en quoi elles différaient des limites du diocèse de Langres, ce que l'on comprendra très-bien en jetant les yeux sur la carte où j'ai tracé les différenles limites. »

Ce début du savant travail de M. de S. F. en indique très-bien la na* tur<3 et l'objet.

TRAITÉS GÉNÉBAUX.

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