‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 262 sur 425 · DENYS DE BYZANCE · texte numérisé non relu

DENYS DE BYZANCE

iblié par M. Wescher (ci-dessus, n'* 737), un article ane grande valeur criti(pie dont nous détachons Tintroiction, qui donne l'historique du sujet :

Le texte original de Touvrage de Denys de Byzance sur la vigation du Bosphore, retrouvé en grande partie, est un énement littéraire d'une haute importance. En annonçant tte découverte nous croyons utile de rappeler les principaux ts qui se fattachent à l'histoire de cet ouvrage, si riche en aseignements de tout ;genre. Pierre Gilles, plus généralemi connu sous le nom latin de Gyllius, se distingua comme rant naturaliste pendant la première moitié du seizième îcle. Il avait été envoyé en Orient par François I*»' pour y shercher d'anciens manuscrits. Obligé par les circonstances séjourner à Constantinople plus longtemps qu'il ne voulait, mit à profit ses loisirs en faisant une topographie de cette le célèbre, et en étudiant les rives du Bosphore. Il avait luvé im concours inespéré dans l'ouvrage de Denis de Byice, dont il avait pu se procurer un manuscrit. Ce dernier nnt la base de son travail. Mais, pressé par la misère, il ngagea dans les troupes du Sultan en 1548, et prit part à cpédition contre les Perses. Peu après, avec l'aide de queles amis ayant pu acheter son congé, il retourne à Con- .ntinople pour y reprendre son travail sur le Bosphore. Il rient en France en 1550, à la suite de M. d'Aramont, notre ibassadeur, puis il part pour Rome où le cardinal d'Arignac lui offre un asile. Il était occupé à mettre en ordre is les matériaux qu'il avait recueillis, lorsqu'il fut pris de la irre et mourut en 1555, à l'âge de 65 ans. Ses héritiers blièrent son ouvrage en 1561, mais avec beaucoup de fautes, ateur n'ayant pas eu le temps d'y mettre la dernière main. Dans cet ouvrage se trouve compris en entier celui de nys de Byzance sur la navigation du Bosphore, traduit en in par P. Gilles, d'après l'exemplaire grec qu'il a eu entre i mains. Qu'est devenu ce manuscrit? On n'a jamais pu le TOÏT, Au siècle suivant, Luc Holstein le chercha vainement QS toutes les parties de l'Europe. Léo AUatius, Ducange, nduri, Fabricius, Hudson, et, de nos jours, MM. Ott. Frick C. Mûller, se livrèrent aux mêmes recherches, mais sans 18 de succès. On comprend dès lors toute l'importance de découverte que nous annonçons aujourd'hui. Voyons mainlant comment a eu lieu cette découverte.

390 GÉOGRAPUIB OÊNÉRALE. (n»" 724-748,)

Ces anoiens feuillets en parehemin furent trouvés dans up fasiçicule que Minoïde-Mynas, pendant sa mission en Orient en 1841, avait composé de plusieurs fragments recueillis de divers côtés, fascicule qui après sa mort devint la propriété de la bibliothèque Nationale. C^est ce que M. Wescher nous apprend lui-même. Dans un autre passage ce dernier s'exprime ainsi :

« 11 y avait déjà six ans que je parcourais les manuscrits de Paris, lorsque j^eus la bonne fortune de rencontrer dans le résidu de notre bibliothèque des feuillets en parchemin et en papier contenant en grande partie le texte de Denysde Bjrzance. J^ai pensé que je ferais une chose utile, si, en mettant à profit mes faibles connaissances paléographiques, je transcrivais ces feuillets, et si je les publiais au plus tôt. » Cette bonne fortupe dont parle M. Wescher, elle ne pouvait pas lui manquer, car il était chargé de cataloguer les fragments de Denys de Byzance avec les autres manuscrits provenant de la successiQO de Mynas.

Les témoignages anciens sur Tauteur de la Navigation du Bosphore se réduisent à quelques lignes d*Étienne deByzance et de Suidas. Il paraît établi qu'il a vécu à la fin du deuxième siècle de notre ère, avant 196, année dans laquelle Septwe Sévère a détruit Byzance. Quant à son ouvrage, il est très-précieux parce qu'il nous fait connaître dans les plus ^rapda détails un des endroits les plus célèbres du monde ancien, Les ruines, les temples, sont indiqués; les renseîgnemei|ts historiques y abondent, et les traditions mythologiques ne sont données qu'avec une certaine réserve. On y trouve même quelques renseignements intéressant les sciences naturelles.

Denys de Byzance part de Constantinople et parcourt tout; les endroits du Bosphore, en commençant par la côte d'Europe et en finissant par celle d'Asie. Sous le titre Ordo Anaf^^ M. Wescher donne par ordre la liste de toutes les localité» nommées dans ce parcours. Le style de l'auteur rappelle upi peu l'afTectation de Pausanias ; le nouvel éditeur croit mèia^ y remarquer une' imitation de la manière de ThucydidQ«

Moyen âge.

38. Vies des Saints traitées au point de vue de la géographie histO' rique. Recueil de matériaux pour rarchéologie , l'histoire et l» géographie du moyen âge en Europe, et spécialement en Qaole-

MOVEN AHE.

Ga fiicicule renferme saints etWTlèTe, ulnt PblUbart, Mint AdabcJ,

Cette puhlicalioa porta en premier litre : Mémaini it ta Sociiti françaisB de ffumimoKigue tl fÀrehéologie. Section de giognpb'K hiitariqne.

Skatsceuiofp (Constantin), Le Véoitien Mabco Polo, et les aer- Tices quli a rendus en feisanl connaître l'Asie. (Mémoire lu tn séance publique de la 8ooièté impériale russe de Géographie, lo \% oct. l&6b.] Tr44itit du russe a»t $si, fiura«d. Jovmal À^iat. , «QÛtsept. Wi, p- 15S.

L'intenr, spris aTotr tr^JBitemenl établi la dietfnatliln entre Jos paye qoe Hatea rolo a vui panonnellement al uiu,en Irèa-grand nombre, dont il ne parle que pW out-dira, ajouta i ■ Que Uareo Polo ait lait nne foule de deecripllons d'apria des écrits chinois, e'eet ce dontje suis panuadd, eu- en Cbina, junqu'i piésant, dus les tpH uDiecnei descriptions de l'Inde et des pajs d'aatrsmer, db ne Inaie ni plut ni moins de renseignement! qne dans le livra de Marco Polo. Et si, en affel, le célabre lojNigeur a traduit dini son liira un grand nombre de pauagea des liiret chinai i, noui ne devons plus nout éloanU' de voir qat lis comnenliteurt trouvent lae description! parlaitaœenl d'accord

pieni. Le premier an ce (re, ai-je dit, mais non toutefois la neiltaur sinologue; la langue chinoise ne lui était paa coinplétemeal familière,

Chine, il les défigurait k tel point qu'un Oiinoii n'aurait pu les reconnaître. le n'aurais mécpe pu 4'abieclions à (aire, si quelqu'un e'avlsait da prétendre que tfarco F«la ne traduisait pas lui-même les outrages ctiiool*. pi^ie les fajtait traduire par >op aecrétaire niapgal, caluill même qu'il ramena avec lui 1 Venise, et qqi, copu^ss^nt |a langue etiinsise, en prouonsilt lia moW »no 1« Bi^pi*iïp prflPOXCiatipn mon- Ipla. Is auis en relatiOD avec pn gran4 nombre da Hvanta (npngols qui Dranoncent lu mata chinois avec des Incorrection! tout à fait sem- Uâtilas i celle) qqe nou) reqcoatrona presque ï attaqua page du livre da Marco Polo.

I Remarquops, du reste, que le Ijvra de Marco IdI'J, cûnsiJ,;ri; d oc

point de vue, ne perd absolument riep de Umpoil

la littérature sa

rabaissé par 11, car Mïfco Polo n'a jnmaiJ eu la jirélejtihn de MHS croire à les leclaur» qu'il eill r^ellerpenl purcoum l'Asie presque dans tous ses recoins. L'intporlant n'étifit pas, pour KS contemporains, comme pour ceui qui sont venus après lui, que Marco Polo eùlHi de sa personne dans telle ou telle partie de l'Asie : m^ ea qui éult d'une Inportance capitale, c'est qo'il leur tli connaître cptte parti e du iponde, ftt qu'il la leur fit connaître d'après des sources touti falf silreg. >

G. Oravier. Découveirta de l'imérique par les 1

x- âlÈcle. Pon'î, 1874, petit in-4',IIïiï-350 pages, caries. &franca

(Uaisoimeuve).

GÉOGRAPHIE GÉNÉRALE. (n*" 7X«i-,^,

^GLER (Al.)* Regiomontanus (Job. Mùller aus Kdnigsberg in Franken) ein geistiger Vorlàufer des Columbus. Dreidm, 1874, in-8% 103 pages. 2 fr. 50 (Hôckner).

Habrissb (H.)> Les Historié. Réplique à Tartide intitulé « le Livre de Femand Ck)lomb; revue critique des allégations proposées contre son authenticité. » Bulletin de la. Société de Géfhgraphie, octobre 1874, p. 400-423 ; nov., p. 496-526.

Sur Torigine de cette polémique savante entre M. Harrisse et M. d*Avezac, voir le dernier volame de VÂnnéCy p. 460.

43. Du même : Les Colombo de France et d*italie, fameux marins du XV* siècle, 1461-1492, d'après des documents nouveaux ou inédits tirés des archives de Milan, de Paris et de Venise. Hémoire lu à TAcadémie des inscriptions et belles-lettrea. FmriSy 1874, in-4*, 139 pages. 15 francs (Tross).

744 ^ R*** Cristoforo Ck)LOM bo avanti la scoperta dell' America; atti tre. Genoa. 1864, in-8*; 52 pages.

745. De Varnhagen (F. A.}. AindaAMERiGO Vespucci: NovosEstodos e achegas, especialmente em favor der interpretaçÀo dada i sua primo viagem, em 1497-98, as costas de Yucatan e golfo Hexicano. Wien, 1874, in-folio, 8 pages et 1 planche (Braumûller).

746. La Lettera deirisola che ha trovato nuovamente il re di Sptgna. Poemetto in ottava rima di Giuliano Dàti, publicâto per cora di Gust. Uzi£LU. Bologna, 1873, in-12, lx-61 pages, avec deux gravures sur bois du temps reproduites en fac-similé.

Ce petit volume, véritable bijou typographique, fait partie d*ane eol» lection intitulée : Srelta di curiosità letterarie^ inédite o rare, del teoelo XIII al XVII. Le volume se compose d'an avertissement de réditenr, 19 pages ; d'une esquisse de la vie de 0. Dati, par M. Fr. Fontani, s pages, suivie de documents divers (illustrazioni) sur la biographie dn oélAfan poète cosmographe du seizième siècle, IS pages; de la bibliographie de Oial. Dati, 16 pages; du Poème, composé de 68 octaves, 23 pages; des notes de M. Uzielli, 4 pages ; de VEpistola Chiêtophori ad Raphoêhtm Sanxis, ah AUander de Cosco in tatinum converca, 12 pages, suivie de notes de M. Uzielli, 3 pages ; d'un appendice, 2 pages ; d*one table alphabétique des auteurs cités, 10 pages, et enfin d*an index général, 1 page.

On doit déjà à M. Uzielli plusienrs publications d*an grand intérêt scientifique relatives au comosgraphe florentin Toscanelli. Voir le dernier volume de V Année géographique^ p. 460 et sniv., n»* 796 et 797.

747. Corn. Desimoni. Rapport sur les écrivains génois du moyen &ge et la manière dont ils ont été récemment jugés par les sayants étrangers Mémoire lu à la société ligurienne d'Histoire Nationale les 14 mars et 11 avril 1874. Genova, 1874^ in-8.

ENSEIGNEMENT GÉOGRA.PHIQUE. 393

t , NôLDEKE (Th.). Zur orientalischen Géographie. Zeittchr. der Deutschen MorgenlàndUchen Gesellschaft , t. XXVIII, 1*' cahier, Leipxig, 1874, p. 94-102.

Dans ce mémoiref M. Nôldeke traite avec une grande érudition orientaie deax points de géographie ancienne des pays du bas Euphrate : le site de Vologesias, ville de Babylonie, et les indications topographiqnes contenues dans une vie de l'hagiographie syriaque.

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