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LES AMERICAINS PN OCÉANIE

Les fies Samoa derenaes un archipel américain.

États-Unis, qui possèdent déjà plusieurs postes

s mers de TOcéanie, viennent d'acquérir indirec-

un groupe d'îles découvert en 1768 par Bougain-

ui leur avait donné le nom d'îles des Navigateurs,

3 du grand nombre de pirogues qu'il y avait ren-

s disons indirectement; car les Américains n'ont is sans façon possession de l'Archipel. Le 27 mars r, la frégate des États-Unis Tuscarora^ ayant à son m certain colonel Steinberger, mais en même temps ions, des affûts et des munitions comme si elle allait jrre, abordait dans une des îles Samoa ou des Nairs. Aussitôt débarqué, le colonel américain réuchefs des indigènes auxquels il apprit qu'il était ité auprès d'eux comme envoyé spécial du présies États-Unis; puis, sans désemparer, il leur a é de se donner un gouvernement royal et des mià l'instar des îles Sandwich. Une difficulté se préà l'exécution de cette proposition : il y avait dans 5 deux familles dont les chefs exerçaient de temps lorial un droit égal de souveraineté dont on ne t dépouiller l'une au profit de l'autre. Le colonel erger trancha le nœud en décidant que chacune Qilles régnerait successivement durant quatre ans près l'autre, mais que, afin d'éviter toute perturde l'ordre par cette transmission du pouvoir, lui, erger, serait premier ministre sa vie durant, îles où la République de l'Amérique du Nord u )ris pied sont surtout importantes par leur posiâographiquc, qui en fait une des escales placées nature entre le continent américain et l'extrême

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Orient. Le groupe de Samoa est situé entre rÂrchipel de la Société^ où la France exerce son protectorat, et celui des Fidji, dont l'Angleterre vient de s'assurer la propriété. Les États-Unis seront désormais à même de tirer avantage du mouvement colonial dont ce centre de TOcéanie paraît être l'objectif depuis quelque temps.

Dans une des dernières réunions de la Société géographique hollandaise de Harlem, M. Robidé de Aa a donné des détails très-intéressants sur ces îles où les bâtiments néerlandais font un commerce important. Visitées jadis par Lapérouse, elles ont été vues plus récemment par Dûment d'Urville, et, en 1869, par M. Aube, officier de la marine française.

« Ces îles, dit M. Robidé, sont beaucoup plus belles que les îles Taïti. Les récifs de corail que la mer couvre sans cesse d'écume, et qui ont une étendue considérable, en rendent Tabord inaccessible aux vaisseaux de haut bord. Les montagnes, où Ton rencontre des pics de 800 mètres de haut, sont recouvertes d'une végétation luxuriante. Citons parmi les plantes que Ton y rencontre le pandanus el le gigantesque huraos. Les vallées sont arrosées par de nombreux torrents el les bosquets remplis des oiseaux les plus variés. Le groupe comprend sept îles. La plus étendue est Savaû, mais c'est Tile Opeloc qui est la plus riche et la plus peuplée. Des bâtiments anglais, américains, hollandais, jettent fréquemment l'ancre à Apia; le fort de cette dernière île est la résidence des consuls et des chargés d'affaires de diverses nations. La population des îles Samoa est de 33,000 habitants; sur ce nombre 18,000 appartiennent à l'île Opeloe. Ces îles peuvent être considérées comme le point central do la Polynésie. Elles sont bien déchues de leur antique influence. Les districts entre lesquels elles sont partagées forment une sorte de confédération dans laquelle cliaquc groupe jouit de son autonomie presque ab-

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