‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 363 sur 425 · URUGUAY. PARAGUAY · texte numérisé non relu

URUGUAY. PARAGUAY

397. Planche, cap. de frégate. Renseignements commerciaux sur quelques ports du Chili, de la Bolivie et du Pérou, Revue wwrU, et coloti,j juillet 1875, p. 45-56.

Voici la conclusion de cette utile commonication : .

c Quand on parcourt la côte depuis Caldera jusqu'à ABca, l'eeiait est frappé tout d'abord par la désolante aridité du sol : e'ett le grawl désert d'Atacama, dans toute son étendue, dans toute sa nudité.

c Mais, d'un autre côté, ce sol, que rien ne recouTre, ni terre, ni bois, ni herbes, ni végétation d'aucune sorte^ offre à l'oeil do gMogue et du minéralogiste un' livre ouvert où la nature a étalé ses seerelSi et qui laisse entrevoir tous les trésors que cette terre reaferme.

m Et ils sont grands, car il existe au monde peu de régions minières aussi riches en minerais de toutes sortes; l'argent, le cuivre, le plomb, le fer, le zinc, le nitrate de soude, le horate de chaux, »*j rencontrsat en abondance. Le désert est encore peu connu ; la ehaleor, le manqoe d'eau et de vivres, en rendent Taccès extrêmement difficile etdange* reuz. Combien d'explorateurs, de mineurs, sont partis qui ne sont Ja* mais revenus! 'l

I L'industrie a néanmoins commencé i exploiter une faible partie de ces richesses naturelles.... ■

398. Bresson (A.). Les déserts d*Atacama et Caracoles. Le Tour du MondCj t. XXIX, n" 750-751, mai 1875, p. 321-35Î.

399. Anuario estadî^ico de la repùbl. de Cbile. T. XIV. SantiûQûf Impr. NaciOQ., 1874, in-4.

400. Anales de la Universidad de Cbilc. 1* seccion : Memoriaa cientificas y litcrarias, 1873. Ibid., 1873, in-8.

Paraît par livraisons mensuelles.

401 . Die topographische und geologische Karte von Cbile. MUtheiUmr gen de Petermann, 1875, n* 2, p. 41-42.

Notice sur la carte en 13 feuilles, au 2S0 000*, de M. Pissis, et sur la réduction en 2 feuilles qu'en donne ce cahier des Mitthêilungen,

BLENOS-AYRÉS. 297

Llv. Costa (iieut.-capit. J. A.). Kurze Bescbreibung der Schifahrt auf dem oberen Paranâ, von ItapUa bis zum Flusse Igurey . iUtheû, de Petermann, 1875, n* 1, p. 15-19 (Traduit du Diario yfieialy 4 sept. 1874).

rORRiNGE (Heut.-commander H.). Tbe Rio de la Plata. Wathingon, 1875, Hydr. Off., in-8, 161 pages (n* 61), avec une carte.

Barros (Alvaro). Fronteras y territorios fédérales de las Pampas iel Sud. Buenos- Ayr es, 1872, in-8.

JouBERT (Aug.). Par delà TOcéan. La vie d'émigrant en Amérique. République Argentine. États-Unis. Canada. Paris, 1875, in-12. 3 fr. 50 (Dupont).

Mapa original de la Repùblica Argentina y Estados adyacentes, compendiendo las repûblicas Chile, Paraguay, y Uruguay. Por A. Petermann (au 400 000'). Mittheilungen, Ergânzungsbeft n" 39. Gotha, 1875. 24 pages.

M. 6. Rayenstein, très^ompétent appréciateur des travaux caitographiques, exprime avec tant de bonheur et de justesse, dans le GeoffraphiccU Magcainê de Markham (mai 1875, p. 150), les conditions dans lesquelles celte belle carte a été construite, que nous ne pouvons mieux faire que de traduire sa note. < Le D^ Petermann, assisté de tout un état-major d'excellents dessinateurs et de graveurs habiles, appuyé sur la libéralité delà Maison Perthes et soutenu par un public appréciateur dans toutes les parties du monde, occupe une position enviable. Il peut ainsi publier des cartes en un nombre et d'une exécution tels, qu'il est presque impossible de lutter contre des conditions si particulièrement favorables.

« La carte actuelle, construite par M. Habenicht sous la direction du D' Petermann, est un beau spécimen des travaux sortis de l'École de Gotha. Elle concentre une masse considérable de matériaux, dont l'existence même était jusqu'à présent à peine soupçonnée en Europe; elle offre pour la première fois une représentation, aussi exacte que possible pour ces contrées, d'une vaste étendue de l'Amérique du Sud, et elle met hors d'usage toutes les autres cartes de ces pays publiées jusqu'à présent*. Il est à peine besoin de dire que toutes le» cartes publiées ont été dûment consultées : cartes marines, la carte du Chili dePissis, l'atlas de la République argentine de M. de Moassy, et nombre d'autres ; mais de plus, le D' Petermann a eu à sa disposition une collection de cartes manuscrites envoyées par le Major Rickard. Le mémoire qui acoompagne la carte de MM. Petermann et Ha-

:ela est certainement vrai dans une certaine mesure; cependant faut rien pousser à Texlrême. L*àtlas de M- Martin de Moussy toujours une œuvre de premier ordre, par son caractère de 1 réellement original, par son échelle, par ses détails, non i que par le grand ouvrage descriptif qu'il accompagne et qui t le riche complément.

benicht renferme toutes les indications désirables sar 1m matérlaoi employés, et Ton y trouve en outre un Essai très-recommandablt dn professeur Bormeister, directeur du Muséum d*Histoir« naturelle do Buenos-Ayres, sur la géographie physique et la géologie des pays qae la carte embrasse.

GoMZALBS (Meliton). C&rta topogriphica de la proTincia de Entre-Rios, con la demarcacion de Terrenos de p&rticulares. Buenot'Ayres, 1873» 1 feuille (au lOOOOOO*).

10. Carte du Rio de la Plata (corrigée en ocU 1874). Parii, Dépôt de la Blarine (n» 1959).

411. QuESADA (Yicente G.). La Patâgonia y las tierras australes del continente américano. Buenos-Ayres 1875, gr. iik-é, 794 pages.

Ouvrage rempli de documents puisés à toutes les sources» eonnnes et inédites. Le livre a pour objet d'établir, contre le Chili, le droll de la République Argentine à la possession du détroit de UagoUan et des contrées adjacentes. Les preuves et les témoignages auraient pa être choisis avec plus de sobriété et une critique plus exigeante.

il 2. Marguin (G.)- La Terre de Feu. Bulletin de la Soc. de Géogretr phie, nov. 1875, p. 485-504. Carte.

« L'archipel de la Terre de Feu se compose des lies comprises entre les 52* 30' et 56* latit. S., et les 66* et 77* longiL 0. Il se compose d'un grand nombre d'iles et d'Ilots, dont les plus importants sont 111e des États, Tiie Navarin, llle Hoste, Hio Gordon, an sud; les lies Clarence, de Désolation, Dawson, à Touest ; enfin, la grande lie de la Terre de Feu, au nord et à Test.

« Je ne parlerai, dit l'auteur, que de cette dernière et de Hle Daw^ son, les seules que j'aie visitées, et qui présentent quelque intérêt d^setualité. a

413. De Maria (D. Isid.). Catecismo geogràfico de la Repûblioa oriental de Uruguay. M(mievideo, 1874^ in-i8.

414. Rbyes (D. José Maria). Descripcion geogràûca de la RepÂblica de Uruguay. A/on(ei7»deo, gr. in-8.

— Du même : Carta geogr&fica de la Repûblioa oriental de Uruguay. 2 feuilles.

liô. JbuNSTON (Keith). Paraguay. The Geogr, Magazine de ttarkham, juiUet 1875, p. 201-203.

Aperçu historique. Notice succincte des explorations an Paraguay.

416. Keith Johnston's Reisen in Paraguay, 1874. MUtheûungen de Petermann, 1875, n* 3, p. 109-111.

Traduit dans VExplorateurj u» 27, 5 auùt, p. l'i 1-143.

ÎOHNSTON (Keith). Récent journeys in Paraguay. Geogr. Magaz, le Markham, sept., oct., nov. 1875, p. 264-273, 308-313, 342-345.

Relation lae par M. Johnston à la Réanion Britannique en i87S. Elle 38t acxompagnée d'une grande carte du Paraguay au i 300 000*.

Le Toyage de M. Keith Johnston au Paraguay.

L commission dont faisait partie M. Keith Johnston la maison géographique d'Edimbourg) fut organisée à 1res en 1873 à l'instigation du représentant du gouement du Paraguay ; il s'agissait d'étudier le pays et

reconnaître les ressources, dans un but à la fois Ltifîque, économique et politique. La commission se posait de trois spécialités principales : M. Twit ne géologue ; M. Balansa, comme botaniste ; M. John- , comme topographe. Elle arriva àl'Asuncion au com- 3ement de 1874; mais elle trouva un pays épuisé par lérre, et un gouvernement sans ressources, absolut hors d'état de réaliser les engagements que le coniui imposait. M. Twit repartit peu après pour l'Eu- ; mais M. Johnston, avec ses moyens personnels, est

durant une année et plus, profitant de chaque opinité qui s'offrait pour visiter et parcourir un pays : mal connu. Le botaniste n'a pas encore, paraît-il, donné la partie, quoique dans une situation trèslire. M. Johnston, revenu en Angleterre, communià un journal, YAcademy (2 janvier 1875), une note naire sur le résultat de ses courses ; quelques mois tard il en donna, à la Réunioii Britannique de Brisme relation beaucoup plus étendue (ci-dessus, à la ographie, n*» 417). La notico de VAcademy fut reuite en allemand dans les Mitlheilungen dePeter- 1 (ci-dessus, n^ 416); nous la donnons à notre tour, :ofitant ^sauf une rapide révision) de la version fran-

qu'en a donnée YExplarateur, Ceux qui voudront

plus de détails liront la relation très-intéressante imprimée au journal de M. Markham.

M. Keith Johnston, peu après son entrée au Paraguay, écrivait de TAsuncion : « Nous avons trouvé le Paraguay couvert de ruines et en banqueroute ; rabaissement matériel et moral y avait atteint un degré qu'on a peine à s'imaginer. Avant l'arrivée des Brésiliens, qui maintenant gouvernent de fait ce pays, et sont venus pour sauver de leurs propres fureurs les débris des Paraguayens, il était impossible de dépasser les rues ruinées de l'Assomption (Asuncion, selon l'orthographe nationale). Le Brésil semble tenir le Paraguay dans une indépendance nominale, et vouloir s'en servir comme d'un boulevard entre l'Empire et la république Argentine ; mais il amoncelle sur ce pays une charge de dettes et d'obligations dont le Paraguay ne pourra jamais se libérer. Forte de trois à quatre mille hommes, la garnison brésilienne à l'Assomption est bien suffisante pour empêcher le pays d'être jamais d'un avis contraire à celui du Brésil. »

Après avoir perdu l'espoir de trouver dans ie gouvernement local l'appui qu'il en attendait, Johnston, désireux cependant d'étudier une partie de la contrée, se décida à faire un voyage rapide dans la direction du sud, au milieu des immenses plaines basses des Missions, vers le Parana, qu'il atteignit près d'Ytapua. « Les églises massives et semblables à des granges, les murs quadrangulaires des écoles vides, et les rangées de maisons sans portes des anciens établissements des Jésuites, voilà les seuls vestiges de l'ancienne prospérité de cette partie du Paraguay. Quant aux fermes moins solidement construites au moment où éclata U guerre, elles sont tombées en ruines : des bosquets d'orangers couverts de fruits mûrs, que personne ne cueille, en indiquent seuls l'empl^icement. Dans quelques huttes en terre, souvent éloignées

autre d'un ou deux milles, une couple de yieil-

m (à peine reste-t-il un homme dans cette par-

xaguay) traîne une misérable existence en se

it d'oranges et de manioc. Si l'on excepte un

l'environ cinquante milles anglais carrés que le

tuart possède, et une autre propriété plus pe-

i la contrée au sud du Tebicuari, le plus grand

X Paraguay central, appartient au gouverne-

ar contre, le pays compris entre l'Assomption

EUca se trouve presque complètement entre les

particuliers. Dans Cette partie du sud, un quart

du territoire est couvert d'épaisses forêts; des

cultes et noyées forment un autre quart, et des

I épais, presque trop luxuriants pour les bœufs,

sur le reste. »

son retour à l'Assomption, Johnston trouva Tocaccompagner, dans son dernier voyage de l'Asi aux frontières, la commission brésilienne char- . suite du traité de paix de 1872, de rectifier et niner la frontière nord. Conformément au droit résil avait précédemment fait valoir, la frontière ée vers Test, depuis le fleuve Paraguay, par TAl'à ses, sources, puis par les hauteurs désignées it sous le nom de Cordillera, et à l'est, après les chutes du Parana, par le Salto (juayra, ou terfras des Brésiliens. Sur six bornes qui dere dressées de ce côté de la frontière, trois étaient 7ées; placer les autres dans la partie intermé- ) la frontière, telle était la mission de l'expédi- ; laquelle, en août 1874, Johnston partit de l'As- 1, et remonta le Paraguay afin de gagner la Cor- >ar la voie de terre en traversant Conception, ption est le bourg le plus considérable du nord juay; il n'a cepenâant que 600 habitants, et si, nment, il fut le centre do l'exportation des Yer-

302 AMÉRIQUE pu SUD. (N« 392-417.)

baies du nord, ce commerce semble maintenant ayoir dis* paru avec la renommée du thé de rAmériqpe du Sud. En effet, une paire de peaux, pleine de yerba mate^ gi« sait à terre devant la maison ruinée de la douane. Au nord de Conception, jusqu'à TApa, s'étend, à perte do vue, une contrée composée d'une série d'herbages, au centre desquels, dans la partie la plus basse, un petit fleuve coule vers l'occident : sur ses rives se dressent des zones de forêts. Au milieu des prairies se trouvent des collines dont les versants sont également boisés; mais les arbres restent petits, et les intervalles sont couverts de broussailles et de plantes grimpantes.

Le fleuve le plus important qu'il fallut franchir est VA^ quidaban, qui, à l'époque des pluies, est sujet i des crues subites et considérables. Près des ruines de Bellavista, ancienne station militaire, et peu au-dessous du confluent de ses deux bras principaux, l'expédition attei* gnit l'Apa. Le bras qui descend du nord porte le nom i'Apa, et les Paraguayens le considèrent comme la vraie tête de la rivière; mais au rapport des Brésiliens c'est le bras du sud, venant d'Estrclla, qui roule la masse d^eau la plus considérable, et sa longueur étant égale à celle de l'Apa, on doit le considérer comme le véritable cours supérieur. En dépit des protestations des Para* guayens, los bornes frontières furent élevées à rembouchure et aux sources de l'Estrella, de sorte que le Brésil se trouve ainsi posséder en plus une étendue de plusieurs centaines de milles carrés anglais.

Du reste, établir ces bornes frontières n'était nullement une tache facile. Le nom de Covdilleray employé pour indiquer la ligne de démarcation des eaux entre les affluents du Parana et du Paraguay, est tout à fait mal choisi lorsqu'il s'agit de fixer la frontière nord de la république, car ces hauteurs ne s'élèvent guère que de GOO mètres au-dessus du niveau de la mer; elles ont une

. et ne sont que la continuation des plaines

. Pour établir la ligne de démarcation des

imission s'était trouvée dans la nécessité de

bêtes de somme, et la hache à la main, un

[uarante milles à travers la forêt, ce qui lui

3nné un travail de six mois, et^la perte de

animaux. Les tempêtes semblaient aussi s'ê*

es contre l'entreprise, car, deux fois, près des

Bstrella, tentes et colonnes furent renversées

)ir pu être achevées. Les pluies et les ouragans

Is un instant de répit, aussitôt des mouches

es marais qui entourent les nombreuses sour-

pQç de démarcation des eaux, et leurs piqûres

pour les hommes et les animaux une plaie

Ue, si bien qu'on aspirait presque après le re-

loustiques habituels du soir, qui, la nuit, suc-<

ces mouches.

1 de la source d'Estrella, près du Dourado sii- 1 des afQuents du Parana, se trouve une coloire brésilienne; dans un petit village isolé ^ e huttes en terre, un commandant avec trente grès passe sa vie dans cet exil. Cette colonie lis quelques années déjà, et cependant elle n'a imencé aucune culture, quelle qu'en soit la

îère colonne fut élevée sur le Potrero de Julio, !ouvert de la chaîne de séparation des eaux enau couchant et l'Amambaya à l'Orient ; à quel- !S do là, la commission commença le chemin ité question. Johnston aurait volontiers contiuivre, s'il eût eu les provisions et l'escorte néour une semblable excursion, car on lui disait illes des grandes chutes du Parana. Cet autre \ fait entendre à quatre lieues de distance, et la es eaux se précipite, au milieu de nuages de va-

304 AMÉRIQUE DU SUD. (n"' 392-417.)

peurs et de magnifiques arcs*en-ciel,dans un ravin étroit et profond que les Indiens regardent comme la porte du monde inférieur et que la crainte leur fait éviter.

Le retour de Potrero de Julio à Conception s'effectue par le chemin que le dictateur Lopez avait suivi quelques années auparavant dans sa dernière marche de son camp près de Panadero au désert de Gerro Gora, et qui donne une juste idée de la misère endurée par son armée dans cette dernière retraite. Sur tout le parcours de cette route, à petits intervalles, sans sépulture et dans la position où la mort les a trouvés, gisent des squelettes d'hommes qui sont tombés là pour y mourir d'épuisement et de faimi presque à portée de vue les uns des autres. Chaque petit arbre, sur ce chemin, couvre de son ombre un monceau d^os quelquefois accompagné de fusils et de sabres rouitlés, ou de selles pourries. Les Céî?to.s, qui forment l'amphithéâtre sauvage et extraordinairement beau de Gerro Cora, sont des parties détachées de la plaine; et les flancs de la vallée de TAquidaban, composés de cônes, de rocs et de tours, présentent les formes les plus fantastiques. A l'exception de versants escarpés en granit rouge, crêtes et saillies sont partout couvertes d'une forêt obscure et exubérante, tandis que des palmiers forment sur les talus des bosquets plus éclaircis, au milieu desquels, çà et là, on rencontre des collines de gazon. C'est au milieu de l'am phi théâtre, dans un de ces endroits découverts, que Lopez a établi son dernier camp à environ un demi-mille anglais de Tembouchure du Qiiriguelo dans TAquidaban. Imaginer une retraite plus sûre est chose à peine possi- J)le, car le délilé de l'Aquidaban est le seul qui, de l'est, conduise dans cet endroit. De ce côté, au-dessus de ce défilé et d'un second, Lopez avait établi un poste armé de canons, mais aucun des deux ne signala l'approche des cavaliers brésiliens. Le camp se trouve encore tel qu'il était lorsqu'il fut brusquement abandonné; les débris

bagages et des caisses, des armes brisées, )t des affûts, l'entourent; enfin, au milieu ne multitude de squelettes d'hommes, tris-différemment la mort de Lopez. Ses ir on trouve encore parmi les Paraguayens 9nt presque un dieu de ce Néron au petit mt qu'au moment de la surprise il s'est le sa tente, a conjuré ses amis de se sau- »uzaine de ses ennemis, refusé quartier et i prononçant un brillant discours sur la lilys et son envie de mourir pour elle. Mais nune est qu'il s'est éloigné à pied du théâafin de gagner un sentier conduisant sur qu'il fiit atteint, percé d'un coup de lance *n, et qu'il mourut ainsi sans prononcer digne de passer à la postérité. Une croix avait élevée sur son tombeau est maintc- ; un buisson, que rien ne distingue dos is, l'a remplacée, et on le montre comme e tombe.

on, Johnston aurait voulu revenir par la l'Assomption; mais ce fut impossible, les ., sortis du Grand Chaco, ayant inondé tout tre Conception et San Pedro. Profilant de ; Paraguayens, ils ont franchi le fleuve, se r sa rive est, ont chassé quatre-vingt-seize urs foyers et interrompu, pour l'instant, avec le nord du Paraguay..

BBÉSIL.

bum Brasilien im Jahre 1873 ; ein kurzgefasster der vorwârtscbreitenden Entwickelung Brasiliens. . xiv. 20

f Rio de JaneirOt 1874, in-8, 76 pages. Avec une grande carte a^

du Brésil.

Description sommaire de l'empire. Oéographie. Prodnctiona. Pqm- ' lation. État social et politique. Finances. Industrie. Ghemioa de fer, etc.

ilO. Allâin (£.). Statistique du Brésil. BuUetin de laSoe, de Géagr,^ sept. 1875, p. 314-326.

Extrait analytique du Rapport de M. Man. Franc. Gorreia, direeteur générai de la statistique de l'Empire, sar les résaltats da reean- j sèment de 1872. Ces résultats, pour plusieurs proyinees, n'ont tncore { qu'une valeur approvimatiye. Voici quelques chiffres principaux i j

L'étendue du Brésil est de 12 673 ooo kilom. carrés (en nonbrts ' ronds), presque un tiers de plus que l'Europe;

La population est de 10 196 000 âmes, moins d'un haUtant ea moyenne par kilom. carré.

La plus grande province de l'empire, celle de las Amasonas (partie moyenne du bassin des Amazones), a une étendue approzImatlTe de 2 888 000 kil. carres, plus de cinq fois la grandeur de la France; fr'eit uussi la moins peuplée. On n*y compte guère que 76 000 habitants (nn habitant pour 38 kilom. carrés), à peu près exclusivement appartenant aux tribus aborigènes.

La plus petite province, celle de Sergipe, a une superficie do 59 241 kil. c, représentant & peu près un groupe de dix dépariementi français. La population de cette province est de 280000 âmes, moins de S habitants par kilomètre carré.

Quel champ ouvert aux développements de toute nature pour eeUe terre presque vierge !

Mais que de siècles encore, avant qu'elle occupe sur le globe oa rang économique et politique en rapport avec son étendue!

C'est bien quand on l'envisage à ce point de vue que l'Amérique est un Nouveau Mondb.

420. Grrber (Henri que). Geographical Notes on the province of Minas Geraes. Translated and communicated by Capt. R. F. Burton. Journal of the Roy. Geogr. Soc.j vol. XLIV, p. 262-300.

'kl\. Esboço da viagem feita pclo Sr. de Lanosdorff no interior do Brasil; desde setembro de 1815 até março de 1829; escripto em original francez pelo 2<» desenhista da commissao scientifiea, Hercules Florence , traduzido por A. d'Bscragnolle Taunay, Aevista trimetlsal do InstUuto historico do Brasil, t. XXXVIII. 2" trimestre, 1875, p. 353-469.

De Rio de Janeiro & Cuyaba. — Le baron de Langsdorff était accompagné dans son voyage, organisé aux frais do l'empereur Alexandre, de plusieurs observateurs spéciaux, et du peintre Rugendas, à qui l'on doit une publication artistique sur le Brésil. M. de Langsdorff lui-même n'a pas publié de relation proprement dite, mais seulement des mémoires, principalement botaniques, imprimés dans le Bulletin de l'Académie de Saint-Pétersbourg. Les riches collections rapportées par le voyageur furent déposées au Muséum d'Histoire naturelle. Sur Torigine et l'organisation Uu voyage, on peut lire une note insérée aux

I dôê Voyaget d'Eyriès et Malte-Brun, t. XXIX, 1120,

D. La Madeira et son bassin. Bulletin de la Soc 1875, p. 449-467.

es et des commanications de M. Tabbé Durand sur a habitée et parcoame comme mUsioonaire. — Voir nolomejp. 980, n" 272, 273.

al do iQstiluto historico geografico e ethnogra« i. XXXYII, trimestres 2 à 4; t. XXXYIII, trim. i ^iro, 1874, 1875, in-8.

iahiers de l'importante publication de la Société im* de Janeiro, nous signalerons particulièrement, au la géographie et des explorations intérieures : historica da proTineia de Goyaz, par Ray m. José da B74, 2« trim., p. 213-398 ; et 1875, V trim. (t. XXXVm),

es de Ck>lombo. Joao Cousin, pelo D' Fern. Pinheuio, . 71-77.

1 da Commissao de engenheiros juoto is forças em i provincia d^ Matto Grosso, 1885-1866. Ibid., p. 79- ). 209-339.

consul Langsdorff ao interior do Brasil (ci*des8us,

i da Ponte). Carta do imperio do Brazil, reduzida tar, em conformidado da publicado pelo Coronel em 1846, e das especiaes das fronteiras oom 09 phes organisados ultimamente. Rio de Janeiro f

rS ou TERRITOtREâ 1>Ë L'iLMÉRlQCË DU SUD.

VENEZUELA. COLOMBJA.

statistique agricole et commerciale de la Guyane 871 et 1872. Revue maritime et coloniale^ mars )0.

omique de la Guyane française en 1874. Ibid.,

ravail de M. le colonel d'infanterie Loubère, gouveria.

308 • AMÉRIQUE DU SUD. (n^ 418-431).

427. Sagot. Généralités sur la Guyane. Configuration et nature da nsoI. Distribution des eaux. Végétation sauvage. Clvmi§, 1874,

in-8, 35 pages.

Pour nne précédente publication de II. Sagot, voir le dernier TohuM de Vannée Géographiquef p. 988, n* 392.

428. Côte de Cayenne, entre le Grand-Connétable et les iles da Salut (Carte corrigée en 1874). Dépôt de la Marine (n* 24&9}.'3 tr.

429. Brown (Ch. B.) and Sàwkins (J. G.) Reports on the phyiical, . descriptive and économie geology of British Guiana. Publithed j by order of the lords commissioners of H. M's treasury. London, ' 1875, in-8. 14 sh. 6 d.

Le volume, à la fois descriptif et narratif, est accompagné d'an! grande carte de la Guyane anglaise.

430. Tejera (Mig.). Venezuela pinloresca é ilustrada. Relaeioli hiitôrica (hasta 1870), geogrâfica, estadistica, comerelal é iodostrial ; usos, costumbres y literatura nacional. Ilustrada con nnmerosos grabados y cartas geogràiicas. Paris, I875j in-B (T. I").

431. Alturas tomadas en la rcpùblica dcl Ecuador, en los afiosde 1870 y 1871; y en la repùblica de Golombia en 1870. Qu&Ot 1871, 1872, in-8.

Ces chiffres d'altitudes, extraits des Annales de llTniTersltè de Bogota, ont été fournis par des études pour la construction d'an chemin de fer. Ils ont été reproduits dans l'Annuaire de la Société de Géographie de Dresde, XII Jahresbericht des Venins fUr Erdk, wm Dru* den, Dresden, 1875, in-8, p. l-'i2. On les trouve aussi par extrait dani le Journal {Zeitshcrift) de la Société de Géographie de Berlin, 1874 (n* 54), t. IX, G* cah., p. 440-4W, et dans les Mittheilungm de Petermann, 1875, n» 9, p. Soo.

A?f TILLES.

lu service des instructions. Mer des Antilles \, 2* Partie, comprenant les Petites Antilles, s, les îles et les bancs de Babama, les récifs Bermudes. Deuxième et troisième parties du cation dans la mer des Antilles. Paris^ 1875, ges. 14 fr. (Cballamel).

la Guadeloupe. Paris, 1875. Dépôt de la Ma* 423).

loupe en 4 feuilles. Feuilles 2 et 4. Ibid.,

Antilles). Ibid,y 1875 (n« 3273).

ague. L Explorateur, n" 36, 7 octobre, p. 361.

lie sur 111e de Saint-Domingue des renseignee le vice-consul de France à Porto Plata dans la 'tle, renseignements qu'il nous paraît utile de re- ;rande lie est une des parties de l'Amérique sur arvient le moins d'informations. « A l'exception )re d'étrangers, dit M. Jannaut, personne ici (à e le français. Notre population, d'environ 6000 hispano-américaine dont presque la moitié proi cubaine qui s'est effectuée depuis trois années. 3 journaux espagnols imprimés à Paris : el Correo I de AmboB Mondot et de New- York, la America lense continent du Sud américain, ces journaux onnés.

de la république d'Haïti, capitale Port-au-Prince, ngue que la nôtre. La partie éclairée de la nation, blanche, qui nous détestait il y a un demi-siècle, ^e dans le pays, est aujourd'hui jalouse de se monais dont elle descend. Elle envoie ses fils recer éducation; les individus qui n'ont pas les dans les collèges nationaux que le gouverne* principales villes. Sans les flatter, on peut donc

leur supposer le désir de constater nos progrès, d'être également àU hauteur de nos découvertes géographiques et scientiflqaei pour en faire leur profit.

■ L'histoire de l'île de Saint-Domingue est trop vulgarisée ponrvooi enentrelenir; je me permettrai cependant de signaler qoelqnei faits qui échappent à la presse périodique, parce qu'en réalité, eons leenpports commerciaux et scientifiques, nous sommet el petite que per> sonne ne s'occupe de nous.

« L'ancienne partie espagnole de 111e fat saisie et InTeetie par le président Boyer en 1820. Après une occupation de YingUtroii ani|lei descendants espagnols chassèrent les Haïtiens ; mais l'état de goem continua jusqu'en 1858, époque de la chute do célèbre Soaloaqoe, empereur noir. Haïti eut alors pour président un homme de propèt, Fabre Gcffrard, qui prépara le traité de paix et d'amitié qnl vient d'être enfin signé entre les deux peuples habitants et maîtres delllsi Haïti ayant pour chef le président Domingue, et la répnbliqae dominicaine le général Inacio-Marie Gonzalès.

■ Il est demeuré convenu qu'un traité spécial déterminerait exactsment les limites du territoire des parties contractantes; on sait que l'Est comprend les deux tiers de l'Ile, et que lee Halliens n'en powèdent qu'un tiers. Mais ces derniers possèdent beanconp^de ports, tsndto que les Dominicains n'en ont que cinq; ils ont en compeûatioa deu grandes et trois petites villes dans l'intérieur.

« La population d'Haïti est d'un million d'âmes, et produit dn eafé . et du colon de fort belle qualité en quantités suffisantes ponrdépCMMr le chifl're de 25 millions de piastres. La France, l'AngleteiTe, l'AUeaigne et les États-Unis se partagent ces produits en payement de leuri importations. Le département des affaires étrangères reçoit ehsqii année de notre légation à Port-au-Prince des tableaux exacts des nati comme des autres.

a Chez la république dominicaine, c'est bien différent. La p(qwlatlon de toute couleur n'excède pas 185 000 âmes. On n'y produit qas dn tabac assez inférieur de 140 à 150 mille balles ou surons, dont la valeur cette année ne dépassera pas 800 000 piastres, quelques esrgiisons de bois d'acajou de peu de valeur, et un millier de soitms de cire jaune ; tout cela suffît à peine à payer les trois quarts des importations, sur lesquelles nous figurons pour un très-faible ebilfra : direettment pour 2o 000 piastres, et par l'intermédiaire de L. Thomas à peu près autant. Pour terminer, il faut constater que Télèvs da gros bétail procure à la population rurale d'assez bonnes reisoareet* •

ï37. Selfridoe (T. 0.). Reports of explorations and surveys to iioer- 4 tain thc praticability of a Ship-Canal between the Atlantic and

eans by the way of the isthmus of Darlen. Wathington,

h M.). Notes on Costa Rica geology. The American )f Science, mars 1875, p. 198-204.

u (D' G.). Reise in der Republik Guatemala, 1810. ngen de Petermann, 1875, n* 9, p. 324-340.

3ette commonication riche en informaiions. Voir notre prélame, p. 398, n* 407.

TE (Eranc). Geografia de Guatemala. 3* edic. Guate^ 174, in-32.

^elques notes topographiqnes sur Costa Rica.

achons du mémoire de M. Gable (ci-dessus, Iques passages particulièrement importants graphie physique de cette partie de l'Améri-

Hère centrale de la partie inférieure de Costa beaucoup moins de 6 000 pieds (au delà de 1 800 i point le plus bas. La crête est bordée de plusieurs ents; celui d'Ou-Djoum, à la source de la rivière ont Lyon, à la source de la rivière Lary, dépassent ablement, 2 400 mètres ; le Pico Blanco ou Kaculminant du rameau, se projette à 2942 mètres lonné par une bonne mesure barométrique. En e descendre Tisthme , le Tchiriqui et le Robalo, irde comme des volcans, passent pour être d'une espondante ; mais au nord-ouest une dépression ^e de la chaîne se présente, avant d'atteindre la i centrale de Costa Rica. La distance directe des la chaîne à la côte dépasse à peine 50 kilomètres ; est tellement entrecoupé de hauteurs escarpées ou gorges profondes, tellement couvert de forêts 'impraticables marécages, et les sentiers indiens f sont si rares, que le chemin à faire a bien trois ndue. Dans un pays ouvert, avec de bons chemins, .sèment accomplir en trois ou quatre mois les ex-

318 AMÉRIQUE DU NORD. (n»« 432-440.)

plorations géologiques qui m'ont demandé ici dix-sept mois du plus rude labeur que j'aie fait de ma vie....

« La chaîne s'incline rapidement au N.-E., età douze milles environ du sommet elle n'a plus guère qu'un millier de pieds de hauteur. Dans les douze milles qui suivent, la pente est encore plus douce ; la côte est bordée d'une région plate et marécageuse coupée seulement çà et là de collines basses.

« Deux grandes rivières arrosent le pays, le Tiliri (appelé quelquefois Sicsola) et le Tilorio (également connu à son embouchure sous le nom de Tchanginola). Les noms mis entre parenthèses ont été donnés par les nègres Mosquitos à Tembouchuro des rivières telles qu'elles figurent sur les cartes :ce ne sont pas les noms véritables. La plus importante des deux rivières est le Tiliri ; son bassin, qui est de beaucoup le plus étendu, comprend cinq grandes branches, le Tiliri propre, le Goèn, le Lari, TOurin et le Zhorquin. Toutes ces branches, sauf la dernière, se réunissent à moins d'un mille les unes des autres dans une large vallée de cent milles carrés et plus de surface. Le Zhorquin, qui est la branche la plus petite, ne descend pas, comme les autres, de la chaîne principale, et il se réunit au Tiliri à quelques milles au-dessous de la jonction des autres branches.

« Le Tilorio arrose la région à l'est du Picot Blanco par un grand bras et plusieurs branches, et le pays derrière le Picot Uobalo par un autre bras. Ce dernier est entièrement inconnu, et il est probable qu il continuera de l'être jusqu'à ce qu^un voyageur plus aventureux que les autres se hasarde à pénétrer dans le pays. Au rapport des Indiens, la contrée est à peu près impraticable, et elle est habitée par un petit groupe d'indigènes qui se refusent absolument à toute communication avec les blancs et à leur permettre de pénétrer dans le pays. Ou sait en effet qu'il existe dans ces environs plusieurs bandes de sauvages réfugiés tels que ceux-là, et je ne doute pas que l'histoire ne soit vraip.

« Les hautes montagnes de Talumanca sont en grande partie composées d'un massif de roches granitiques, qui présentent à certains égards une ressemblance marquée avec celles de niû de Saint-Domingue. Appuyé aux flancs du granit, dans la région du Tiliri et s'étendant jusqu'à la côte, il y a un dépôt (le roches tertiaires de quelques centaines de pieds seulement d'épaisseur.

> Avant de terminer mon rapport sur la région des monta-

CANAL INTEROCÉANIQUE. 313

in autre point qui mérite une mention. Mes in- 3 prescrivaient de rechercher la trace des mines, it soigneusement partout où je suis allé. J'ai elques endroits des veines de quartz, dont une le considérable, les autres sans valeur pratique, ouvé des placera d'or dans quejiques localités; nce de Tor a ici un intérêt scientifique plutôt ue.

Le canal interoc6aniqae.

nencement de décembre (1875), on lisait ce ns un journal anglais autorisé, sur ce sujet qui longtemps a donné lieu à tant d'études et de is.

maritime interocéanique est en ce moment Tobjet upation universelle, aux États-Unis. Le canal probut de relier PAtlantique au Pacifique, et les cornlommés par le président Grant pour examiner le lectif des divers tracés proposés, viennent de faire t. Après de sérieuses investigations, ils se sont que la meilleure voie est celle du Nicaragua, et ils le la construction du canal, depuis le port de Brito, fique, jusqu'à Greytown, sur rAtlantique, coûtera otale de 66 millions de dollars (330 millions de

ultés presque insurmontables se rencontrent dans )jets autres que ceux par Panama et Nicaragua, et maires inclinent de préférence pour la route par Niloiqu'ellc soit de près de 181 milles plus longue, f qu'elle est la seule où le climat ne soit pas danir la santé. Sur les tracés situés plus bas, la mal' )érir la plupart des ouvriers avant que le canal pût t. La route par Nicaragua est en outre la seule où )uré de trouver de l'eau froide en quantité suffisante.

314 AMÉRIQUE DO -NORD. (n"' 441-507 '

MEXIQUE

^1. Carillo y Ancona (Crescencio). Péten-Itza. Cuestion entre Mexico y Guatemala. Derecho del Peten. Dereçho de Tucatin y de Mexico. Boletin de la Sociedad de Geografia Mexicana, 3* série, U, n" 3-4, 1875, p. 248-252.

442. Limites de Chiapas y Soconusco con Guatemala. Ibid,, n** 5-6, 1875, p. 292-353.

443. ÀNGuiàifo (Angel). Difcrencia de meridianos entre Mexico y Morelia^ determinada por medio del telégrafo. IHd., p. 363-366.

L'intenralle en temps est de 7" 55* 28, répondant à un are de 10 58' 49" 2. Morelia, ainsi rapporté à la longitude connue de Mexico, est à loi» 5' 58" 0. de Greenw. 103* 36' 12" 0. de Paris.

444. Du même : Estudio ipsométrico. Ibid., n«* 3-5, p. 276-284.

Étade sur les données hypsométriques fournies par les obserrations thermométriques et barométriques. Voici quelquee-oni des ehifflres consignés par M. Anguiano dans son mémoire :

Morelia (Michoacan) 1940 mètres.

Celaya (Guanajunto) 1808

San Felipe (id.) 3000

Guadalajara (Jalisco) 1S23

Lagos (id.) 1912

Villa de la Encarnacion (id.) 179S

Ojuelos (id.) 2243 Sans Luis Potosi (San Lois Potosi) 1896

Toliman (Queretaro) 1723

Penamiller (id.) 1362

445. JouBDANET (D.). Influenco de la pression de l'air gur la vie de l'homme. Climats d'altitude et climats de montagne. Paris ^ 1875, 2 vol. in-8, avec pi. (Masson).

M. Cl. Bernard, l'illustre physiologiste, en présentant à l'Académie des Sciences l'ouvrage du D** Jourdanet, on a donné l'aperço saivant : Dans ce livre, édile avec luxe, M. Jourdanet résume et complète les études qu'il avait déjà publiées sur le Mexique, relativement à l'influence de la pression de l'air sur la vie de Thomme sain et malade. M. Jourdanet, suivant la méthode de la science moderne, a voulu demander à la physiologie expérimentale l'explication des faits que lui avait révélés Tobservation médicale. C'est ainsi que son travail se lie essentiellement avec les importantes recherches de M. Paul Bert sur le même sujet. Une des principales conclusions de l'ouvrage de M. Jourdanet est que, sur les altitudes dépassant 2000 mètres, dans les pays inter* tropicaux, la marche des maladies et l'aspect général de l'homme sain

MEXIQUE. 315

la constance d'une hématose affaiblie par saite d'une oxyincompldte du sang artériel, i

d'Aoust. Ascension au Popocatéptl et à riztaccihualt. ces notables entre les ascensions en montagnes et les ms aériennes en ballon. Avemes, 1875, in-12, 7 pages.

à rapprocher de celles de M. Joordanet. Les aicanilons de t d'Aoust ont eu lieu en 1853.

èque de linguistique et d'ethnographie amérlcaixids, pur Alph. L. PiNÀRT. Vol. I*'. Arte de la lengua Chiapa- )r Fray Juan de Albornoz; y Doctrina cristiana en lenipaneca, por Fray L. Bjlrriento8. Paris, 1875, in-4, i (Leroux).

lection est tirée à 200 exemplaires. (Voir oi*apris, n** 493 à

tBNCET (H.). Fragment de chrestomatie de la langue tique. Paris, 1875, in-8, 8 pages (E. Leroux).

le : Djemschld et Quetzalcohuatl. L'histoire légendaire ouvelle-Espagne rapprochée de la source indo*euro- Alençon, 1874, in-8, 66 pages.

Rev. G.). Our next-door neighbor. Récent oketches of New-York, 1875, in-8, illustré.

iai7 chart of the coast of Lower Califomia and of tho ^lifornia. From a survey by commdr. G. Dewey, Unit. ', 1873-74. Washington^ Hydr.Off., 1874, n" 619-620-62 1 0OO-).

Mexico, from Mazatlan to Perula Bay. From Mazatlan Corrientes, from a survey of commdr. Dewey, 1874. 74, n»622 (au 650 000*).

y's Kûstenaufrahme des Golfs von Californien und der scben Halbinsel. Mittheilungen de Petermann, 187ô, 161-162. Carte.

e est la réduction de celles qui sont inscrites ci-dessns, aux

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