Cette chaîne, prolongée vers le sud, fournira un
iment géodésique avec les travaux de Tétai -major
en Algérie, ce qui permettra de calculer un autre arc
idien anglo- franco -hispano -algérien d'une étendue
nable.
\c Tappui que les gouvernements n'ont cessé de prêter Sorts et avec le concours dévoué des géodésiens et des mes des différents pays, on peut espérer qu'avant la fin e siècle la science géodésique aura accompli une évolussi importante et plus vaste que celle qui a illustré la e époque du dix-huitième siècle. »
lême jour, 20 mai 1875, une convention a été siu ministère des Affaires Étrangères par les délé-;îrès de la France, de TAllemagne, de TAutrichee, de la Belgique, du Brésil, de la confédération ine, du Danemark, de TEspagne, des États-Unis, Jie, du Pérou, du Portugal, de la Russie, de la et Norvège, de la Suisse, de la Turquie et de léla, pour la création d'un bureau international ids et mesures.
3xte ratifié de cette convention a été publié à Pa- 14 décembre, précédé de ce préambule :
convention ayant été signée à Paris, le 20 mai 1875, isurer l'unification internationale et le perfectionnelu système métrique, l'Assemblée nationale, par une ^e le 16 décembre 1875, ayant approuvé cet acte et les
412 GÉOGRAPHIE GÉNÉRALE. (n* 811-874.)
ratiflcations en ayant été échangées le 20 décembre 1875, ladite conyention dont la teneur suit recevra sa pleine et entière exécution à partir du 1*' janvier 1876 '• ^
Géographie pbysiqae.
818. Grisebach (à.)* La végétation du globe diaprés sa diipotition suivant les climats : Esquisse d'une géographie comparée des plantes. Ouvrage traduit de Tallemand, avec rautorisation et le concours de Tauteur, par P. de Tchihatchef, avec des annotations du traducteur. Acoompagné d'une carte générale dei do- * maines de la végétation. Paris, 1875, grand in-8*. xvi->76S pages, et une carie. 15 fr. (Guérin).
La haute position de M. Grisebach dans la science donne à eette es» position de la géographie botanique une autorité magistrale. Le concours du traducteur, lui-même un savant éminent et on TOjagenr de premier ordre, connu par ses vastes explorations dans l'Altaï et en Asie Mineure, ne peut qu'ajouter encore à la valeor de ronvrage.
C'est en français que M. de Tchihatchef a écrit ses relations. Notre langue est devenue la sienne, et il l'écrit avec une pureté que bien des savants nationaux lui pourraient envier. M. de Tchihatchef expli* que d'aiUeurs, par des raisons qu'on nous permettra de trouver excellentes, la détermination qu'il a prise, de concert avec raoteofa de traduire en français l'œuvre de M. Orisebach: « C'est répondre à nne exigence réelle et urgente que de mettre une telle œuvre à la portée du monde scientifique, en s*adressant aux hommes de tons les pays* dans une langue cosmopolite qui doit son universalité non A une mode passagère ou à des influences locales, mais au privilège qa'eUe possède de donner à la pensée humaine Texpression la plus précise, la plus lucide et la plus brève dont elle soit susceptible ; privilège qoi conservera son autorité, du moins pour Télitedes penseurs, lors même que le développement inégal des nationalités aura créé pour an autre idiome une extension géographique plus considérable que celle dont jouit actuellement le français. »
819. MiLLET (C). Les merveilles des fleuves et des ruisseaux. Paris, 1874, in-18 jcsus, 367 pages. 2' édit. 2 fr. 25 (Hachette).
820. Ploix (Ch.) et C^lspari, ingénieurs hydrogr. Météorologie nautique. Vents et courants; routes générales. Extrait ^tsSailing
1 . Le gouvernement égyptien a adhéré à cette convention. Le 1** août 1875. le khédive a rendu un décret ordonnant Tapplication du système métrique en Egypte à partir du 1*' janvier 1876. Afin d'habituer le public à ce nouveau système, rapplication sera obligatoire seulement pour l'administration gouvernementale et pour la Daîra pendant deux ans. Ce délai expiré, rapplication du système métrique sera obligaloire dans tout le pays.
GÉOGRAPHIE PHYSIQUK. ^13
rtions de Maury, et des travaux les plus récents. Paris, I. 875, in-4% 232 pages et 12 pi.
AD (Prof** L.). Etude sur les procédés suivis pour déterminer léments du Magnéjtisme terrestre, déclinaison, inclinaison itensité. Bruxelles] 1875, in-4*, 200 pages avec tabl. (Extr. Hémoires de TAcad. de Belgique, Mémoires couronnés.)
Br (W.) Le réseau télégraphique du globe au commence* tde Tannée 1875. VExplorateur, n- 8, 1875, p. 173-188.
^égraphie sous-marine, de 1850 à 1875. Note trad.de Tangl. H. de Pina, capit. de frégate, dans la Revue Marit, et Co* ,sept. 1875, p. 908-914.
( iétégraphie êout-marine. — Bien que la télégraphie soos^marine ate que de vingt-cinq ans environ, les progrès accomplis par cette cbe de la science télégraphique ont été immenses, et peu de gens, li ceux qui se servent aujourd'hui de ce moyen de correspondance, indent un compte exact des pas de géant faits dans celte voie, ne connaît guère non plus les inquiétudes, les désappointements, iésastres qui ont accompagné les premières tentatives faites dans ut de réunir les deux hémisphères par une communication conte et régulière. Actuellement, à l'exception des lies du Pacifide la Nouvelle-Zélande, du cap de Bonne-Espérance et de quel- ) autres points, tout le monde civilisé peut correspondre avec la dite de l'éclair, et le premier essai d'immersion d'unc&ble ne rete pas au delà de 1850. Le premier câble fut posé entre Douvres ftlais; sa longueur était de 27 milles; il ne fonctionna qu*un jour, année suivante une autre tentative fut faite avec un c&ble recoude fer; cette fois le câble fonctionna régulièrement. La certitude it été ainsi obtenue que la mer n'était pas un obstacle à la comlication électrique, des câbles furent rapidement construits et lergés entre l'Angleterre, la Belgique et la Hollande ; puis ceux-ci nt suivis de beaucoup d'autres qui ne tardèrent pas a franchir l'O-
! nombre des câbles immergés depuis 1850 jusqu'à la fin de 1874 ve à 200, représentant ensemble une longueur de 50 716 railles, 20 350 lieues; sur ces 206 câbles, 61 ont cessé de fonctionner, 145 en opération. Les deux puissances qui possèdent le plus de câbles l'Angleterre et la France; la première en possède 29, la seconde Sept câbles réunissent TAngleterre et la France.
I ces câbles, les plus longs sont : celui d'Irlande â New Foundland,
I I 896 milles ;. celui de Valentia au même point, qui a 1 900 milles ; i de Saint-Vincent à Pernambuco qui a 1 953 milles, et celui de t à Saint-Pierre, qui a 2 584 milles. On voit que c'est la France len l'honneur, jusqu'ici, de poser le câble le plus long.
s plus grandes profondeurs auxquelles aient été immergés les es sont 2 000 brasses pour celui de Malte â Alexandrie, 2 424 braspour celui d'Irlande à New Foundland, 2 625 brasses pour celui *ortkcurno en Angleterre, â Lisbonne, 2 760 pour celui de Brest iot-Pierre. C'est encore le même câble français qui a été* immergé t les eaux les plus profondes.
an qu'un câble ait, dès Tannée 1858, franchi l'Océan, que toute eiàtion des capitalistes se soit portée dès ce moment vers le pro-
414 <ii:oGR\pmE générale. (n** 811-874.)
bième de la communication Bous-marine et que ({aantité de cibles aient été construits et posés dans les années suivantes, ce n'est pourtant qu'en 1870 et 1871 que des communications directes forent 6t»blies entre l'Angleterre, llnde, Singapour, Batavia, la Chine, le Japon et TAustralie. Aujourd'hui, à trois ans de distance, il s'en faut d'un seul caille dans le Pacifique pour que la ceinture du monde soit complète, et que le rêve de M. Field, qui avait dès 1870 présenté un mémoire à ce sujet au congrès, soit réalisé.
Quand ce câble du Pacifique sera immergé, la longueur de la ligne télégraphique continue, ainsi complétée, sera de S 57S milles, S 269 lieues; elle se divisera en trois sections, savoir: de San -Francisco i Honolulu 2 093 milles, de Honolulu à Midway Island 1 9S0 millM, et de ce dernier point & Yokohama 2 260 milles.
824. TuoMSON (C. Wywille). The Deptbs of the Aoa : an acicount of the gênerai resulls of the Dredging Gruises of H. M. Shipi Ligktning and Porcupina during the summers of 1868 to 1870, under the scientific direction of D'. Carpenter, J. Gwyn Jaffrkts and D' Wlwille Thomson. Lond, 1875 (2* édit.), gr. in-8* with màps and illustrations. 31 sh. 6 d. XMacmillan).
Cet important ouvrage a été traduit en frangais sons ce titre :
825. Thomson (Wywille). Les abîmes de la merj récits des expéditions de draguage des vaisseaux de S. M. le Porcupine et le Lightning, pendant les étés de 1868, 1869 et 1870, sous la direction scientifiquo du D" Carpenter, do M. J. Gwyn Jeifreys, et du D' Wywille Thomson. Ouvrage traduit par le D* Lortet, directeur du muséum d'Histoire naturelle, et contenant 94 gravures sur bois et 8 cartes. Paris, 1874, gr. in-8% zzTin-454 pag. 15 fr. (Hachette).
« La mer recouvre près des trois quarts de la surface de la terrOi dit M. Thomson au début de son livre, et, jusqu'aux dernières années qui viennent de s'écouler, on n'avait guère sur ces abîmes qoe des notions incertaines et limitées, au point de vue de la physique et de la biologie. L'opinion générale était qu'à une certaine profondeur les conditions devenaient si spéciales, si complètement différentes de celles des parties accessibles de la terre, qu'elles devaient exclare tonte autre idée que celle d'une immense solitude, plongée dans une sombre nuit et soumise à une pression si énorme, que la vie, sous quelque forme que ce fût, était impossible dans son sein; on pensait que ces régions opposaient à toute étude, à toute recherche, d'insnrmontables difficultés. Les hommes de science eux-mêmes paraissaient partager cette opinion, et tenaient peu compte des exemples très-authentiqoet d'animaux, relativement élevés dans Techelle des étret, ramenés de grandes profondeurs sur des cordes de sonde....
c II était question depuis longtemps, parmi les naturalistes, de la possibilité de draguer le fond de la mer par les procédés ordinaires, et d'y plonger des récipients et des instruments enregislrenrs pour résoudre la question d'un zéro de vie animale, et pour détermina' avec précision la composition et la température de l'eau de mer dans les grandes profondeurs. Des études de ce genre dépassent les limitée urdiiiaires d une entreprise privée. Elles nécessitent des moyens maté-
HYDROLOGIE. 415
ne connaissance de la navigation que des nataralistes n'ont inéral à lenr disposition. Dans l*année 1868, sur les instances ioUègne le D' Carpenter et les miennes, appuyées par le Cofdrographie de la Marine, qui s'occupe avec un vif intérêt lions scientiflques, l'Amirauté mit à notre disposition les resmatérielles et lliabileté professionnelle que nécessitait une entreprise ; nous découvrîmes alors que nous pouvions agir rec la même facilité, du moins avec autant de certitude à la inr de 600 brasses qu'à celle de lOO. En 1869, nous poussâmes iriences jusqu'à 2435 brasses (14 610 pieds), soit prés de trois ifec un succès complet.
it de la profonde mer, poursuit l'auteur, les 140000000 de arrés que nous venons d'ajouter au légitime champ d'étude iralistes, ne constituent point un désert stérile. Us sont peuplés une plus riche et plus variée que celle qui pullule dans la m connue de bas-fonds qui bordent la terre ; ces organismes core plus finement et pins délicatement construits, d'une »lus exquise, avec les nuances adoucies de leur coloris et les insées de leur merveilleuse phosphorescence. Il faut donc sérieusement les formes de ces êtres jusqu'ici inconnus, leurs
avec d'autres organismes vivants ou disparus, les phénot les lois de leur distribution géographique, i
:mont (Vie. H.) . La géographie physique des mers. VExlif, 1875, n" 10 et suiv., p. 217 et suiv. '
Qg zu wissenschaftlicben Beobachtungen auf Reisen. onderer Rûcksicht auf die Bedûrfwisse verfast von P. »0N, A. Bastian, W. Forster, K. Friedel, g. Fritsch, 0- :kbr, a. Griesëbach, A. Gunther, etc. Herausgegeben Neumayer. Berlin, 1875. in-8* avec grav. sur bois dans , et 3 planches.
^ (cap t. G.). On the reconnaissance of a new or partially country. Proceed. of the Roy. Geogr, soc, vol. nx, 1875,
L'exploration du fond des mers.
ter (Will. B.). Summaryof récent observations on océan iture made in H. M. sbip Challenger, andU. S. sbip Tus- ; with iheir bearing on the doctrine of a gênerai oceanic ion sustained by différence of température. Proceedings t. Geogr, soc, vol. xix, 1875, p. 498-514.
)it. J. E. Davis, de la marine roy. d'Angleterre, a suivi lesopédu Challenger depuis l'origine, dans une série d'articles imau Geographical Magaiint de Markbam. Voir notre précédent , p. 384, n» 716, et le Qeogr, Magaz. de 1875, febr., sept., nov, oabre.
416 GÉOGHAPIIIE GÊNÉRALK. (N^ 811-874.1
830. Nares (commandant G. S.). Rapport sur la campagne hydrographique du Challenger dans l'Océan Austral en 1874. Ezlrait par M. Bayot, lient, de vaisseau. Annales hydrographiques ^ 1814, 4* trim. p. 316 ; 1875, 2* trim., p. 51-66, avec une carte,
831. De Bizemont (H.). L'expédition scientifique du Challenger 9X1tour du monde. Revue marit, et coL, mai 1875, p. 347-384, avec une pi.
KVl. Delaire (A.). Le fond des mers : Études lithologiques. Extrait analytique de l'ouvrage de M. Delesse, Lithologie du fond dee mers. Extr. des Annales du Conservatoire, 1875. 82 pages.
Voir dans notre précédent volame, p. 363, n* 6iS, la mention d'on autre travail de M. Delaire, secrétaire de la Société Géologiqae de France.
833. FiNDLAT (G. A.). On tbe Oceanic Currents and their influence. Conférence devant les membres de l'United Service Institution, analysée par M. H. Pugibet, enseigne de vaisseau,- dans la AftW maritime et colon,, janv. 1873, p. 46-59.
Si TAngleterre, depuis longtemps, s'était tenue à Tdcart des entreprises arctiques, elle n'était cependant pas restée inactive. C'est principalement à son initiative que sont dues, depuis dix ans, les curieuses études sou8*marines qui ont ajouté un grand et beau chapitre à la physique du globe, et qui nous ont révélé de nouveaux mystères de la vie universelle. Le gouvernement a favorisé ])ar de larges subsides les expéditions hydrographiques que vient de couronner la mission accomplie sur le Challenger (ci-dessus, bibliographie, n"' 829 et suiv.). Les sondages nécessités par la pose des câbles sous-marins (cidossus n<" 822 et 823) ont été le point de départ de ces recherches nouvelles, d'où sont sortis tant de résultats inattendus. En même temps que d'intrépides observatours atteignent, au péril de leur vie, les plus hautes sommités du globe et les derniers espaces accessibles de l'almosphère, le regard de l'homme, par une frappante coïncidence, plonge en quelque sorte, au moyen d'ingénieux appareils, jusqu'aux dernières profondeurs des océans. Ce sont deux chapitres, remplis de merveilles el