‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 413 sur 425 · EXPOSITION GEOGRAPHIQUE DE · texte numérisé non relu

EXPOSITION GEOGRAPHIQUE DE

tient l'initiative, et en grande partie Torgamaation kngrès, a prononcé dea pareles qui ont profondéremué Timmense auditoire, et qui ont été saluées triple salve d'applaudiâsements. « Je n'auraia pas ipli la tâche qui m'a été confiée, a dit TÂmiral s'a- Uit aux délégués étrangers, ai je me bornais à vous lettre les remerciements de la société géographi- ^ en est d'autres d'un ordre plus élevé que je ne omettre; ce sont ceux de la France, tous les points du globe^ de Tancieui comme du a monde, vous êtes accourus dans notre patrie, B de tous préjugés, de toute passioa. Vous avez ie chemin de cette France, toujours empressée à lir toutes les illustrations, à quelque nation, à e opinion qu'elles appartiennent, de cette Fraoce jrette de ne pas voir durer plus longtemps Thosqu'elle vous a donnée. Les marques non équivo- 3 votre sympathie adoucissent dans nos cœurs de POUX souvenirs; elles développent nos pacifiques ions ; elles resserrent les liens qui nous unissent les grandes manifestations de la science ont en •ur résultat de consolider les fondements de la so- ^uajid de nouveaux travaux nous réuniront^ puis- ) nous retrouver tous animés des mêmes sentius allez retourner dans vos demeures. Lorsque li vous attendent à votre foyer vous demanderont vous avez vu en France, vous leur direz que vous 3uvé une nation qui, tout occupée d'œuvres pacifij'applique sérieusement à recouvrer son équilibre le grands ébranlements, à se reconstituer, à déveson agriculture, son industrie, son commerce, et it se montrer toujours digne d'occuper sur la scène ide et dans l'estime des nations le rang qui lui ent. Vous leur direz que la nation française est

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traditionnellement adonnée aux sciences et aux arts, qu'elle n'en a pas oublié le cuite, et qu'elle sait que pour les faire germer un peuple doit savoir s'asservir volontairement à la discipline féconde de l'ordre et du travail.

(( Vous leur direz que la France, sous la direction d'un illustre soldat dont la noblesse de caractère égale la fermeté, sous l'impulsion d'une assemblée qui sait maintenir l'accord généreux du pouvoir et de la liberté, fortifiés et maintenus l'un par l'autre contre l'exagération de leur principe, travaille avec l'aide de Dieu à sa régénération et au développement de son instruction, et qu'au nombre de ses plus ardents désirs et de ses plus instantes préoccupations elle place toujours l'expansion pacifique des connaissances humaines et l'accroissement du bien-être des populations. »

Nous ne pouvons mieux terminer ce compte rendu trop rapide du Congrès international de 1875 qu'en citant un passage d'une lettre écrite par le correspondant allemand de la Gazette d'Augshourg, Parmi les témoignages que les journaux étrangers nous pourraient fournir, nous n'en pourrions assurément trouver aucun do moins suspect do partialité :

c II ne nous reste plus qu^à raitpcler avec reconnaissance Taccueil hospitalier que les Parisiens ont fait aux membres étrangers du congrès. Chacun s'est efforcé de leur être aussi agréable que possible. La plupart des hôtes ont reçu plus d'invitations que Je temps dont ils avaient à disposer ne leur permettait d'en accepter; à ceux qui ne connaissaient pas encore I^aris on avait préparé des promenades en commun, la visite aux catacombes, par exemple. Tous les musées, tous les établissements curieux leur ont été ouverts, sur la simple présentation de leur carte de membre du congrès. »

NECROLOGIE

(Karlj, éditeur du Glohus^ né h Brunswick le 30 Gt- ), mort à Wildungen, principauté de Waldeck, le 10 '. Auteur de plusieurs ouvrages de compilation et léographiques.

(Thomas), artiste voyageur, connu par plusieurs iu différentes parties de TAfrique australe. Mort à . la fin de juin dernier.

I (Gius.), voyageur géographe italien, professeur à té de Turin. Né à Mondovi en 1800, mort à Turin le

LEY (Eug. Marie, Baron de), né à Calais en 1803, ompiègne le 14 avril 1875. A publié à Compiègne ÏQ môme un volume intitulé Quelques recherches hisur les origines de Compiègne. l^*^ division, npoque laiîie, in-8'. 283 pages.

(W. H. J.), directeur du Grey-Museum à Cape Town, 3 cette ville, au mois de juillet 1875. Auteur de traies langues, du sud de l'Afrique.

r (Jos. Théophile), un de nos érudits de province éconds. Parmi ses très-nombreuses publications, il r particulièrement VHistoire de la Ville de Troyes .870-73), dont un 4« et dernier volume reste à pa- \udes sur la géographie ancienne, appliquées au iépar- VAube (1861) ; Notice historique sur Vandeuvre {IS66); ts celtiques dans le département de VAube (1862) , ÉtU't vùiesromaines du département de VAube, non-indiquées mdens itinéraires (1862), et enfin le Dictiormaire toit GÉOGB. XIV, 29

pographique du département de VAube, in-4<>. (Diction naire s topographiques de la France), rédigé en collaboration avec M. Secard.

Breton (Fr. Pierre Hippol. Em.). né à Paris le 21 octobre 1812, il y est mort le 30 mai 1875. En 1838, il publia, en collaboration avec M. Ach. de Jouffroy, un beau volume grand in-folio intitulé Introduction à Vhistoire de France^ ou Description physique et monumentale de la Gaule, jusqu'à rétablissement de la monarchie. C'était une œuvre d'artiste, plus que d^historien ou d'archéologue. Il publia plus tard les Monuments de tous les peuples, 2' vol. in-8o, et en 1855 Pompeia décrite et dessinée, un volume in-8® enrichi de beaux dessins, dont la 3« édition a paru en 1869. On a encore de M. Breton, Athènes décrite et dessinée, 1862 (2« édit. 1868).

Briggs (John), général dans l'armée de Tlnde. Mort le 27 avril dernier, dans sa quatre-vingt-dixième année, à Burgess Hill, à 9 milles de Brighton, où il était retiré depuis vingt ans ! Il a traduit et publié en k volumes (1831) un des ouvrages les plus importants pour Thistoire de Tlnde musulmane, History of the rise of Mahommedan Power in India, de Ferishta.

Brunet de Preslbs, érudit et philologue, membre de TAcademie des Inscriptions, où il avait succédé en 1852 au baron Walckenaôr ; né à Paris le 10 novembre 1809, mort à Parouzeau, près Provins, le 12 septembre dernier. En 1845, il publia son Histoire des établissements des Grecs en Sicile jusqu^à ia réduction de cette île en province romaine, 1 fort volume, développement d'un mémoire que l'Académie avait couronné en 18(i2. En 1850, il fit paraître un Examen critique de la sucées-^ sion des dynasties égyptiennes, 1 volume.

BurkartCD**], géologue et minéralogiste éminent, connu par son voyage au Mexique (1825-1834), dont la relation, publiée en 1836 (Aufenthalt und Reisen in Meocico), est un des nieilleurs documents scientifiques que nous ayons sur ce pays. Né le 12 mai 1798, il est mort à Bonn le 4 novembre 1874.

Cochet (l'abbé G. D. Bén.), né à Sanvic, Seine-Inférieure, le 7 mars 1812, mort à Rouen le 1«' juin 1875; Parmi lee nombreuses publications de cet infatigable archéologue, U

( Seine-Inférieure historique et archéologique -4<» (2« édit., Rouen, 1865); — Répertoire archéobernent de la Seine-Inférieure^ Paris, I. N, 1872, iges; — Histoire communale de Criquetot-VEsle, 18^*0, in-8o 16 p. ; — Histoire communale de lie, 1840, in-8o 20 pages ; — Étretat^ son passé^ i avenir. Dieppe, 1850, in-8®, 87 p. (4* édit. 'aphie de la Seiue- Inférieure y depuis les temps uqu^au milieu du xiv« siècle, Caen, 1855, in'8<», Seine- Inférieure au temps des Gaulois^ Rouen, .; — la Seine- Inférieure au temps des Romains, in -8°, 17 p. ; — Voie romaine de Lillebonne à , 1860, in-12, 4 p. ; — Notice histor, et archéo^ 3y Vabbaye et l^église de Tréport, Dieppe, 1861 a Cité de Limes, ou le camp de César à Braque" e, Amiens, 1861, in-8'> 15 p. ; — Notiqp histopque sur Véglise et le hameau du Petit- AppevUle, a -8®, 22 et 23 pages; — Découvreurs et pion- Pierre Blain d*Esnambuc, le Havre, 1862, inuide du baigneur dans Dieppe et dans ses envi- 65, in -16, 320 p. ; — Plan et description de la u XIV» siècle (avec M. Méry), Dieppe, 1865, in-4«, igines de Rouen, d'après V histoire et Varchéologie^ -8°, 116 p. ; — Note sur les Havres dans Vantia âge, Paris, 1866, in-8s 6 p.

), écrivain américain, né à Pittsfield, New 1798, mort à Boston en juin 1875. Les aboriis furent pour lui, durant de longues années, . On lui doit plusieurs ouvrages sur ce sujet : Indians, Indian captivities, Indian biography, jhrorncle, Bistory of the five years^ french and jst aussi Tauteur d'une Histoire de la ville de uit d'une grande réputatipn en Amérique, lit à Boston la profession de libraire.

éral), à qui on doit la magnifique carte de ailles, levée et gravée sous sa direction. Il est 8 12 juillet 1875, dans sa quatre-vingt-huitième

fait ses premières armes sous Napoléon !•*•. 3 de la Confédération suisse après la chute de

resté pendant longtemps Torganisateur et le

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vrai chef de Tannée fédérale. Il avait été très-iié avec Napoléon III, qu'il avait initié à la science de Tartillerie, et cesrelalions amicales le désignèrent, pendant toute la durée de PEmpire, comme négociateur secret ou officieux entre la Diète fédérale et les Tuileries. Le général était grand-officier de la Légion d'honneur.

EicHHOF (Fréd. Gu3t.)> Né au Mans le 17 août 1799, mort à Paris le U mai 1875. En 1837 et 1838, il suppléa Fauriel à la Sorbonne dans la chaire des littératures étrangères ; depuis 1847, membre correspondant de TAcadémie des Inscriptions. Ses ouvrages principaux sont : Parallèle des langues de V Europe et de rinde, ou Études sur les princijxiles langues romotfiéf, ger^ maniqneSy slavonnes et celtiques, comparées entre elles êi à la langue sanscrite. Paris, I. R., 1836. in-4o. — Histoire de la langue et de la littérature des Slaves^ considérées dans kur ori" gine indienne et leur état présent, Paris, 1839, in-8». — Essai surPorigine des Scythes et des Slaves, Paris, 1845, in-8*.

Farrenc (E.). Né en Franche-Comté d'une famille marseillaise d'origine arabe; fixé depuis longtemps aux États-Unis, d'où il était revenu en France en 1870. Mort à Paris au commencement de septembre. Auteur de bons travaux sur le Canada.

FiNDLAY (A. G.). Hydrographe anglais. Né en 1812, mort à Douvres le 3 mai 1875. Son Directory for the coasts and islands ofihe Pacific Océan fut publié en 1851.

Head (Fr.). Voyageur anglais, à qui Ton doit des Rough Notes of ajoumey across the Pampas. Mort en Angleterre dans les derniers jours de juillet 1875.

Jaudert (Comte Hippol. François). Voyageur, botaniste et philologue. Né à Paris le 23 oct. 1798, mort à Montpellier le 5 déc. 1874. A eu une place considérable dans nos assemblées délibérantes; ancien ministre et pair de France, un des membres éminents de TAssemblée nationale de 1871. Il a publié en 1838 le Vocabulaire du Berri et des provinces voisines, réimprimé en 1856 avec des augmentations, sous le titre de Glos^ saire du centre de la France, En 1842, il fit en Orient un voyage botanique, dont il a raconté agréablement les incidents dans

ites iPOrient {Revue des Deux-Mondes) y et dont scientifiques sont con'dignés dans un grand outûmes plantarum orientalium^ 5 vol. iQ-4<». 1842- 3 belle carte de M. Lapie.

. Tabbé Jean-Franç.,). Né à Voiteur (Jura) le nort à Trévoux (Ain), le 26 mai 1875. — Parmi ce savant et laborieux ecclésiastique, nous cite- Uion sur le Mediolanum des Ségu$iens, 1847 ; — te des noms de Lugdunum et de Lyon^ 1847 ; — ur le Mediolanum et les Fines des Itinéraires et de utinger ; — Histoire de la ville et du canton de m, 1853, 1 vol. — Dissertation sur Vémigration

)E LA Combe, connu dans le monde géographie oyage à Madagascar, publié en 1840, avec une )ment fantaisiste. M. Leguevel s^était consacré rrière du journalisme; mort le 27 mai 1875,*dans sixième année.

Will. E.), ci-devant directeur-général du Géolodu Canada^ Né à Montréal en 1798, înort en s le comté de Pembroke, Angleterre. Ses publi- ^iques sur le Canada et les cartes qui les accomne juste célébrité.

Charles), géologue anglais, né en 1797 à Kon- I de Forfar, Ecosse, mort à Londres, le 24 fé- Tâge de 78 ans. Ses investigations d^histoire naluisirent en diverses parties de l'Europe et dans Amérique ; on a de lui ses Travels in North Ame- 1845, et il second Visit tôt the United states^ 1845. blications importantes spécialement relatives à la s citerons seulement les Geological évidences of of man, 1863, ouvrage dont il y a une traduc- 3, ï ancienneté de Vhomme, 1870. Sir Gh. Lyell é avec ardeur les principes de Técole rationaliste ansformistes de Darwin.

'1), voyageur allemand, mort à Stuttgard par ivril 1875, 'à Tâge de 38 ans* Ses explorations

d^une partie considérable de l'Afrique australe, au sud du Zambézi, lui ont valu, dans ces derniers temps, une juste célébrité. Ses relations se trouvent dans les Mittheilungen de Petermann.

Maw (II. Lister), officier de marine et voyageur anglais. Né en 1801, mort en Angleterre le 7 décembre 187*. Son Journal of a passage from the Pacific to the Atlantic by Amazon^ London, 1829, lui a donné rang parmi les explorateurs, de rAmériquedu Sud.

MoHL (Jules), orientaliste allemand naturalisé Français. Né àStuttgard, le 25 octobre 1800, mort à Paris le 5 janvier 1876. M. MohI étudia la théologie à l'université de Tubingue, puis se rendit en Angleterre, où il séjourna plusieurs annéies. A rage de vingt-trois ans, il passa en France, s^y fixa et y obtint des lettres de naturalisation. Il suivit d'abord le cours de lit^ lérature chinoise d'Abel Rémusat au Collège de France, et publia 1^ version latine de deux des livres canoniques du Céleste- Empire, VY'King et le Chi-King, Peu après, il avait trouvé définitivement sa voie, et abandonné Tétude du chinois pour celle du persan. Il s'attacha surtout à éclairer Phistoire des vieilles croyances de Pempire des CliAhs. En 1829, il donna le texte persan des Fragments relatifs à Zoroastre, Enfin, il aborda son œu\Te capitale, la publication du Livr$ des Roi$ de Firdousi, précieuse épopée nationale tout imprégnée des souvenirs du Mazdéïsme. Cette publication suffirait k lui assurer une place d'honneur parmi les orientalistes contemporains.

C'est plus encore par ses actes que par ses livres que M. Mohl a contribué à l'avancement de la science de POrienl. Nul n'a été un promoteur plus actif et plus intelligent de la culture des idiomes de l'Asie. A ceux qui voyageaient dans cette partie du monde il envoyait des instructions précieuses. Ce fut sur ses indications que notre compatriote, M. Botta« retrouva les restes des palais des rois de Ninive; auz'philolo- ^^ues, il signalait les manuscrits à éditer ou à traduire ; aux personnes de bonne volonté, il demandait, pour le profit de ses études de prédilection, l'appui de leur notoriété ou de leur fortune.

Son enseignement au Collège de France était en quelque sorte la consécration scientifique de ces efforts persévérants dans le domaine de la pratique.

puis président de la Société asiatique^ il imprima un vigoureux élan et s'appliqua à resserrer les $sent cette association à toutes les autres analoapports annuels comme secrétaire de la société ^ritable histoire des études orientales en Europe )ériode ; c'estHin modèle d'exposition et d'appréciasuccédé au Collège de France, il y a plus deyingt nédée Jaubert. Il était membre de TAcadémie des depuis le 14 juin 1844; il y avait remplacé Bur-

\ (Wemer), voyageur suisse, résidant depuis longisàoua sur les côtes de la mer Rouge ; tué au déédition égyptienne contre le chef abyssin du Tigré le 1875, dans sa 43» année. Une lettre écrite du m correspondant de V Explorateur entre, au sujet événement, dans les détails suivants :

eur suisse Wemer Munzinger, dont un télégramme I date du 2 décembre nous a annoncé la fm malheu- }yssinie, à la tète du corps expéditionnaire àe 300 >nt il avait pris la direction, est né en 1832 à Olten, Soleure sur TAar. Son père, le conseiller Joseph renvoya, très-jeune encore, au collège de Soleure, 9, à Munich, où le jeune Wemer se consacra d'une ite spéciale k Pétude des langues orientales. Ce fut compléter ses connaissances linguistiques qu'il se aire en 1852, et Tannée suivante à Alexandrie où s une maison de commerce. Il fit ensuite plusieurs ns le pays des Bogos,* sur les bords de la mer Nubie et en Abyssinie.

), il fit retour en Europe, resta deux années envi- , puis repartit pour l'Afrique où il avait acquis des )t où il se maria en 1864. L'Angleterre lui confia 'ante le consulat de Massftoua, et il s'acquitta de ses onctions avec un zèle et une intelligence au-dessus ;e. Wemer Munzinger, qui connaissait parfaitement rendit d'immenses services aux Anglais dans leur re le roi Théodoros, et contribua puissamment au 3lte expédition. En 1868, il accepta les fonctions de jais à Massâoua. Il fut même nommé gouverneur e, avec le titre de bey. Werner Munzinger parcoueau en 1872 le territoire de T Abyssinie et les côtes

(lu sud de l'Arabie. Le khédive d'Egypte, Ismaïl Pacha, qui connaissait depuis de longues années Tintrépide Yoyageur, le nomma, en 1872, commandant en chef de Farmée d'invasion en Abyssinie, et lui conféra le titre de pacha avec les honneurs et les traitements attachés à cette haute dignité. Pendant toute la durée de son gouvernement de Massâoua, Werner Munzinger dota cette ville d'un aqueduc important et d'une ligne télégraphique qui relie Kassala et Souakïn, en traversant les pays montagneux de Mensa et des Bogos. 11 favorisa et encouragea par tous les moyens possibles Tagriculture et le commerce dans les contrées soumises immédiatement à sa juridiction. Il songeait à établir dans le pays des Bogos des écoles où les enfants chrétiens, juifs et mahométans, seraient admis sans distinction.

Les communications et les publications de M. Munzinger sont de précieux documents pour la connaissance des pays qui coniinent au N.-E. de TAbyssinie. Ils sont principalement consignés dans les Mittheilungen de Petermann, et on les trouve tous mentionnés à leur date dans les volumes de VAnnié giO' graphique.

New (Rev. Ch.). Missionnaire et voyageur anglais, mort au Zanguebar, dans l'Afrique orientale, non loin de Mombaz, le 1 k février 1875. Il était né à Fulham, Middlesex, près de Londres, au mois de janvier 1840. II fit, le 14 août 1871, une ascension au Kilimandjaro, dont la relation a été imprimée dans les Proceedings de la société de géographie de Londres.

D'Omalius d'Halloy, géologue belge et ethnologue, né à Liège, le 16 février 1795, mort le 16 janvier 1875.

Parmi les nombreux travaux de M. d'Omalius, nous mentionnerons les suivants qui touchent le plus particulièrement aux sciences géographiques et à l'ethnologie :

Note sur la classification des races humaines, BuUeiin de racad, roy, de Belgique, 1" série, t. VI, 1839, p. 279; — 2» note sur le même sujet, ibid,^ t. XI, 1844, p. 97; — Note sur les divisions géographiques, ibid., t. XI, 1844, p. 292 ; — Note sur les caractères naturels de quelques peuples de l'Europe occidentale, «6td., t. XII, 1845, p. 230; — Observations sur la distribution ancienne des peuples de la race blanche, ibid.^i. XV, 1848, p. 549 ; — Cinquième note sur la classification des races humaines, ibid.^ t. XXIII, 1856, p. 799; —Sixième note,t6û/.,

1857, p. 129; — Note supplémentaire sur les rels des anciens Celtes, formant la septième issification des races humaines, tbid., t. IV, - Discours sur l'espèce, ibid., t. V, 1858, p. 555 ; classification des connaissances humaines, t6i(/., 820 ; -^ Discours sur la concordance entre les lies et les récits bibliques, ibid., t. XXII^ 1866, ours sur les races humaines, ibid., t. XXXIV, -Des races humaines, ou éléments d'ethnogra- 5, 1 vol. in-8o; id., Bruxtlles^ 1850, in-12; id., s et Bruxelles^ 1869, in-S»; — Questions cone asiatique des Indo-Européens, Bulletin de-la ^logiede Pans^ 1" série, t. V, 1864;— Lecture 3 origine asiatique des Indo-Européens, ibid.^

rard), amiral, marine anglaise. N^e 35 avril Dndres le 6 mai 1875. Sa loncF^e carrière de rni le sujet d'un grand nom)^e de notices, de volumes séparés : S^ray Le^ves from an Arctic I Cruise in Japanese waters, 1859 ; Physical Geoa, 1861; the Career^ lastpoyage and fate of sir 1869; the Geography of/the bedof ihe Atlantic rts, and Mediterranean /ea, 1870, etc., etc. En journal du capitaine Mac Clure, à qui est due la e du passage du Nord-Ouest, the Discovery of iby H, M, S, Investigator, capt. R. Mac Clure, n Sherard Osbom. Sa longue expérience lui ;rande influence dans le conseil de la Société e Londres, et il a puissamment contribué à >urs de l'amirauté à l'expédition arctique ac-

;ar), savant géographe saxon, né à Dresde le lort à Leipzig le 31 août dernier. Il occupait ^graphie à l'université de Leipzig. Outre ses les scientifiques dans VAusland, dont il avait ps la direction, il a laissé trois ouvrages imlichte des Zeitalters der Èntdeckungen (Histoire Dque des découvertes), Stuttgart, 1858, un vode la géographie jusqu'au temps de Humboldt er {Geschichte der Erdkunde)^ Miinchen, 1865,

un vol.; Géographie générale {Volkerkunde), Leipzig, 1873, un volume. Les études du docteur Peschel s^étaient principalement portées sur les temps du moyen Age.

PiCTET (Adolphe), savant genevois, mort à Genève le 20 décembre 1875 dans sa soizante-dix-septième année. Son grand ouvrage, les Origines européennes, ou les Aryas primitifs, Paris, 1859-1863, 2 vol. in-S», est resté un livre classique dans la science nouvelle des origines indo-européennes. M. Ad. Pictet a aussi, entre autres travaux plus particulièrement philologiques, écrit un mémoire sur Vaffinité des langtiês ceUiquêt av0o le sanscrit, 1837.

Plath (G. H.), savant bavarois, mort à Munich le 16 novembre 1874 dans sa soixante-treizième année. M. Plath s^est particulièrement occupé de la littérature chinoise, et il a publié, entre autres mémoires, une histoire des Mandchoux. Il a écrit la partie relative à la Chine dans le manuel de Géographie de Stein continué par Wapp&us.

Reade (Winwood), voyageur anglais, mort à Londres le 24 avril 1875 dans sa trente-septième année. Il a fait trois voyages en Afrique : le premier, de 1862-63, au pays des gorilles, sur les traces de Duchaillu (Savage Africa, 1864); le second, en 1868-70, dans la haute Sénégambie, au-dessus de sierra Leone {African Sketch -Book, 1871); le troisième comme correspondant du Times lors de la campagne contre les Achantis.

Rendu (D^ Alf. L. Séb.), né à Paris en 1812, mort à Gompiègne le 23 février 1875 ; auteur (T Études topographiques et médicales sur le Brésil,

Seiff (Jul.), voyageur allemand. Après un premier voyage dans les provinces asiatiques de la Turquie, voyage qui est inscrit dans le volume actuel de V Année (ci-dessus, p« 161, n<> 156), M. Seiff était parti de nouveau pour les mêmes contrées, lorsque la mort l'a frappé à peine arrivé en Asie.

Teulières (Paulin), mort le 11 juillet 1874. Auteur, entre autres ouvrages, d^un très-bon livre intitulé Histoire naturelle ilans ses applications géographiques j historiques et industrielles (six éditions).

(J. Fréd. Maximilien de), né le 16 mars 1766., s le 29 avril 1875 dans sa cent-dixième année, eck avait beaucoup voyagé et beaucoup vu; il surtout en artiste, car il maniait le crayon et le ; habileté. Après une excursion archéologique au 1 exécuta à Londres, en 1822, les lithographies itrée la publication du capitaine del Rio, intitulée : PcUenqué et ta province de Chiapa. Il alla de nour ces contrées centrales du nouveau continent, ta des dessins qui ont été achetés par le gouver- :]ui ont été publiés en partie en 1863. On avait n Voyage pittoresque et archéologique dans la praatan, pendarU les années 1834 et 1836. Paris, Didot,

(sir John Gardner), célèbre et savant vulgarisaies égyptiennes, mort à Llandovery, pays de Gal- Dvembre dernier, dans sa soixante-dix-huitième ait né à Haxendale, dans le Westmoreland, en iix principaux ouvrages sont : Mannersandcustoms it Egyptians, 1837-1841, 5 volumes^ et Modem hebes^ 1843, 2 vol. Le premier ouvrage est consaine Egypte, le second, à TÉgypte moderne.

TABLE ALPHABETIQUE

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