‹ L'Année géographique (volume 5)Chapitre 425 sur 425 · TURIN · texte numérisé non relu

TURIN

3« Edition, 4 vol. in-18. — Prix, broché : 3 fr. 50.

5-vous un livre nouveau qui s'appelle Journal d*un Diplomate ier je l'ai pris pour compagnon de voyage. En le lisant, j'ai leures de temps et fait cinquante lieues de pa^s. C'est longt marcher vite. L'auteur, M. d'Ideville, a séjourné pendant innées dans l'Italie que nous avons faite. Il s est lancé avec la jeunesse dans la carrière des ambassades. Il a conquis, )nne des ambassadeurs, mais le fleuron des secrétaires. Son îmandait plus et, peut-être, méritait mieux. El de fait, il réunit encore les qualités principales dont se compose un le regard prompt, l'esprit vif, l'observation facile et l'indisrelie. Il connaissait les femmes et se connaissait en hommes. )s dons heureux l'usage du monde, l'amitié des grands et le viner; ajoutez-y les aptitudes nécessaires pour entamer un rédiger îin rapport, cestrà-dire un heureux coup de langue

brin de plume . .^ .

lé, et c'est à peine si j'ai cueilli quelques épis dans la mois- 'Ideville. Je le remercie du plaisir qu'il m'a donné et dont oulu jouir tout seul, à la façon des égoïstes. Lisez ce livre lien écrit et bien venu, ou fa gaieté trançaise s'égaie de la i et du spectacle d'un peuple. Ôardez-vous d'être cependant X ou trop ingrats. En Italie, le passé splendide console du Dse. C'est encore le lieu du monde où la nature en fête et les an ruines lémoignentle plus hautement du génie de l'homme ideur de Dieu. — Arthur de Boissieu. {Gazette de France.)

charmant, c'est le Journal rtun Diplomate en Italie, par Idevillo. Charmant ne veut point dire frivole; M. d'ideville )oint un de ces diplomates de la vieille école qui n'admetsourire au milieu des plus graves questions, qui sondaient a diplomatie avec le calme des pontifes et des augures interentrriilles de la victime. M. d'ideville est un homme du nde, observateur et philosophe, incapable d'être dupeur, à être dupe, très-tin avec un air d'abandon, un peu railleur, très-causeur, ayant je ne sais quelle coquetterie particuofession, sachant que l'étude du cœur féminin fait partie ! diploniati(iue, el se plaisant à compulser cet agréable re-

eut-êlro, ([ue le recueil des t imités de Martens

unes pages et de picjuantes révélations dsois ce iournal! cjne obs(»rvations ! que d'anecdotes amusantes ! A vrai dire, •e intime de Tunitication italienne, de 1859 à 1862, que noua Ideville, et même, avouons tout, l'histoire scandaleuse de oi Victor-Eniinnnuel. Je retommaiide aux gourmets le chaconuess<î de Mirafiori, sur M'"" de Solms, et surtout les

rieuses sur la comtesse de Castiglione

lume est écrit de ce style légèrement voilé, qui laisse voir us la gaze des euphémismes; je ne sais trop ce qu'en penins ambassadeurs, M. Benedetli, par exemple; mais, après

. doux autres séries : Journal d'un diplomate à Borne, 1862-1866. liplomate à Athènes et à Dresde, 1867-1868.

gtit. Sas aijktii^ frivole» EkimeotlaB pages k^gkros m , ..

inAniAi.M-iJ'IdvvilleelOellBtiHnHie portrait: Douauvoci* de lui tU

d'hcmmoa tl'ElAt, îles iiMStels ')b feniuiw «l iIm tuiuutunS dajlt qui aAribiul <(• prendM plaue A^as ces ^aieri«« biHloriqUM «À

■HTOilt un Jotir reuiilE' toui les perodnangM niArquuilii lï* mÙH

" ' lailc, et du maillaur, M. cJ'IdeviUe a Cdo^i^

Miterm* Jaasion cnliintir, niaii [|it« !m eolim^

vraiuhamp ilo bamilk da diplomHle- Il « regarilB d« prfatt&H Itetme, au milieu '1* Inquelle il r fh\l iin \ong «^fout, «tdjsjl nntière dons eon Irvr^. aTea nus pniBicinii, ïnn «iprvt, «a iilTiMlit& bittau démesurée l'C u rnu. — Lnui« ËNaq(.t. [A'nrî'h'dUrKa/.i

M. HBopy iritle»ill» B"a poEnt voulu, ounurni l'-u Ti.llryr,in/|, la patience des icrteiini ROolMUporaùi». Il lieTii â la publicité son Joicmal d'un 4ipitniv>lv im li-i •oii pertnii àe l'eu ram«reicr. Ou n'a pu tnu. QDucer un li>re intereuaiit &do8 titrai ausul >i. y trouto son ootopte eoiuDie U obrouiana moni < i co^léeR Avvc un ««prit, un» nletu^é qui & sca ùIli')u>.'uc''. f\ un «stdAn» lu vraie ira<litlon A'an^aiie. M'oh l«uteim pourraui b'si M examinant <m portrait d'ane feniBie doni il Tut parlA à I^ n'a éXt connue jusqu'ici iiuc trU-lmparCBitcinetit : — la iim

Casti^liOBe, que " .i-t.i^^iiu ,. ^». >...!.»•

TuPio, — Loritlaii

Pour flair, j» ma borne t eigaaler I» piquant ouvrage ffii H. tienrv d'icfevi lie. sous ce tiira: iourno/ dmi rH^bunalt «ti^ r lo jour, émaillées de partraitu on pied, Irocih i

. .É«l:.. r . ; .1 j pOUÏ llllat

ideville a publié tout récemment. Ce n^est point un livre pour la défense d'une cause, que Pouvrage de M. d*Idegoût, d'esprit et de curiosité^ il a profité de l'admirable ait do beaucoup voir et de beaucoup savoir en Italie, i(>s 1859 à 1802, durant lesquelles nous étions si puistés. M. d'Idevillc a pris des notes sur place, et il a fait

le jour, — non pas cette triste et morose histoire qui protocoles et de traités, — mais cette vraie et vivante e personnage se montre à nous dans son naturel et dans suffit pas, pour comprendre les événements, de réunir licicls, m.'iis il faut surtout en connaître les acteurs et tûtes los périntHies de leurs passions et de leurs volonu\a fait M. u'ideville avec neaucoup de finesse et de ns aujourd'hui, d'après lui, quelles ont été les impresavisé, à ^)rop()8 des hommes qui ont fait l'unité de l'Italie. ) d'enseignements des notes de M. d'Ideville sur la

conduites les affaires de la France en Italie, et sur les ne politique double. Mais, à côté de la tristesse uu'on rouve un charme très-vif dans la lecture de ce livre.

tracés avec lu plus grande sûreté de main I Le roi 1, ce faux Henri IV d'un autre Sully; — la comtesse le d'une admirable beauté et d'une superbe égale à sa

])ersonnages du second }ilan, M. Rattazzi, nature d'avos ; M. Bencdetti, un parfait diplomate s'il eût été Italien, ^'oc cotte finesse de trait, cette discrétion de ton et cette ir dont on a trop perdu le goût chez nous. M. d'Ideville a adition d'autrelois, (]uand on écrivait des lettres comme 70SS0S nous en a laissé, ou des mémoires comme nous t. Il faut le remercier de n'avoir pas gardé en portechoses qui méritaient tant d'être connues, et sounaiter ')t tout ce qu'il tient encore en réserve sur Rome, sur pesde. — Van den Bero. (Revue politique et littéraire.)

i diployttatc en Italie ^ que la librairie Hachette vient de larmant volume, qu'il faut lire et qui sera consulté par iiteur, M. Henry d'Ideville, a séjourné longtemps à Turin

d'ambassade ; il a eu surtout la bonne fortune d'y )0({uc oii l'étude de l'Italie présentait un grand intérêt

lire de ls59 à 1862

assiste à tous ces événements en spectateur curieux, ressé, perspicace, mais non sans passion. Ses pages, autre objectif apparent (jue l'exactitude, semblent des d'un genre de littérature qui était autrefois très-cultivé a laisse beaucoup de matériaux précieux et ouvert tant issables pour l'histoire. Le Journal d'un Diplomate a nt la tradition des Mémoires, et il n'est pas sans analoux Journal de l'avocat Barbier. Bien des opinions

(liscutal)lcs ; mais partout il y a de l'observation. davantage pour intéresser et séduire le public, qui, u violent, de l'utopique, cherche la vérité et s'y tient oncontrer dans un livre. Le Journal de M. d'Ideville a sucrcès, et, |)ar une heureuse exception, c'est bien plus chn de la presse de la constater que de la provoquer. . (Mémorial diplomatique,)

urnal d'un diplomate en Italie, notes intimes pour servir ond empire ^ par M. le comte Henry d'Ideville, ancien isade à Turin et à Rome, vient de publier sur les )ses de la diolomatie imoériale des renseigne nts inA

S,1hlAiiim'inn gniad IiiiMt,M.ilotit pturiaun mat d

pl^A» i. Miafielion atn tListoriBiu de l'HTstiir. ^ ■«

tvou* a'hûhoiu pan à ilirsuito i;«>i Nottr» inUme* sont nnei»i[fl

tioiu du t-^raiii nui '.ml le oloa li'impnrtanM. I<e> portnûM àr

i!< i.'.t riiiTr'iLf , V, v,)K 'lifller «uccMsi veinent daa» la KatH

M. 'l'I''' ■ " ■■ ■ ■■ il« In Tout-d'Auvercnn. te in«r*chM V(d

UI'.T' ' ''-riKurd. Vi':tor-Enimaa>iel, limvaiteBiVapj

Saiii< '- !tiiilemi,1a '-nniriuïf Jfini^oi^,U'*'-<BAUanP

le plii' . .....r (. .'ii.;il<li, Ib diiehe«Bede OAoca, Cii*our,lBoh|l

Nigra, I'. liHn.iii )ii.';isip|i. M, Dûiwilelti.— Loaia OambHK.IHtvHt dt P

PoriUDiiA n'a faîi eneeru l'histoire de I& polltiqui' fi'oit^lu i Mconit Amplre ; iioiu xotniDMi trop priig il*» Avdnaindnu priiir qn hi«toir«, fuirito ilnn» U noitire nt ilnnx 1*1 larm». ftlt Rotn|iLeia*« Hùii âéjïteiituitAriftiix s'uRinnoDllani pour rhntoinvn qui dnrri ' pMndiv. Lu livre i^Uc vieal â« pnbliar M, Btarj dldeiLtl» a n aftn>iil4re. Ce n'rat pai nu livre de doulrioe, ene<)râ main» vu» d ajirto coup. ComiB« rimliitiH «on litre uodesi», c'«M Is ttiL. ioaronllH' d'ua Wnini" «lUi malt inlii«lon da *OÏr st. â'ontvadMf nuit d'olitierviitioDS «■ùip* d>u CAnrftDL de* fenSaioments. L'aaûu Njrprrad que, «uirant «n oalii ruse liabîtiida d'eivhne«, il s toi;joarf.B «nu l'inipr*K»iou oi^ma du mument, lis Mu lelu qu'iU «e paimtiaii ~ M« VBva. C'Mt I c«tt« heureuse buuitiuJo que Duua tlevoin de c ceanblMux rapl^lm. vivanw et VFri<ti(|ues, le* plu» liitAreiueii plnt «Ori qu« nniiii nvoiiH riiit'Jife, i)i'» âtruiiK^ii pnUiqucs d» la pi iteUDane et de la diplomslie frR.ii^iiliia, M ilu|ia vtn CD«|>licr

Il est lie cptta ntc« dp curieux itc bonag eomjitgriiie *( d .. alninble* qui. ociu l'ancienne mobiirclib, reuueitlBimtl i U • miettes d« rbùtoin. le* MKitiiKiDUiiient lifi leur liuiue grd#e et w^i, et «n raÎKtii«at le meta dtii plu» déliuaUi qui c<im|»ï*8Ll JovADt (tes J('!niofri<« daiiH leai)uelii It* ne Ti)fal«Tit qu ur" AiMtmftu ■agbre, nn plaiitip enAlita, le plnx louvdfli udo oeeni

auiHoolcloïenu» pnur nom le» nliis preoicin fi Ips plu 0 l'eserit j'naciiia. Il en a l'obotn ■ natnrelle. le ju^menl f«nu« el nain. ' et clalracnont ce qu'il veut dlrB) *ai>n i

Îue M. d'ideïilift m trouvait »ur le i ii e teii qunliiti, dnn« la ciiuAtton l.'i i': « l'on comprendra Ip taitiu nt rn.ttpiiii. ili' c.o llv™, mum» l'hteUirei nuiiB non nioiti« prâfitabla, ngatemont propre i l'tl d«laHaineat de l'esprit. CeUe analyse imtiarfBilu ne pouvait n eonpta; c'ett «Miet '[u'i^lla îiinpirB fer'- ••- '- ■^"■"«■■■^

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DKLAKistK. {JouT-aa!

Qneliiu'uB iiui conualt le perBoiinsl oiintuBiporidn et qui 1 tnarvellle, e'e«i H. Henry it'id-'vjlle. lui diplumacfl libArê, qui premiBr volume d» méiuoiras fort pii|U!LDt«. JounuiJ d'un aiyi ifaSe ttSG^-1'^''l)- Depuis loQgU'iupK Je ii'avai» renL-imln^ un livt

S16i autant el mn donnAi on tel rilgai de Uttr* ! C'eet cbtr kbleau de la cour de Victor-Bnunanael; it'aat «ainvit dn verre, . esprit uns r'n'iiurclie ei nue flneei* d'obswation qttl rapnall jmpra»»ionï rapide» et nettea de Stemlliitl am l'Italie. Ia eraoïll— lectnelle de M. ils t'avour, oppriaev A la pauvreté MMbrale de n

plaialr. longruemeDi cette ToU, «ar ]ii procbftjoï volu«ie«> J* «

da, lai aiwndiint, .;efol-ei •Fnae flwon toute |>arlt>eulfta& -*

(t /HfwfrûtJo».) —

ïHi9,7i— liupiiiiieri« Juu> Horaii. — D<i[it<^m

Kniriï UCIIETTE M V», }m1"»ti itir-f-amùt, 73. l fl

BIBUOTUÈOCg VARIEE, FOIUUT IN-IS JKSUS, A 3 U. 50 C

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