‹ L'Année géographiqueChapitre 182 sur 236 · LES ÉTRUSQUES · texte numérisé non relu

LES ÉTRUSQUES

L'auteur ajoute qu'à son avis la marche la plus convenable est de commencer Tinvestigation par les noms propres, persuadé, dit-il, qu'il y a plus de lumière k attendre de cette marche que des inscriptions dites bilingues, dans lesquelles, par le fait, il y a bien des choses qui réellement ne sont pas bilingues. Les noms propres sont la propriété intime d'un peuple, si Ton peut dire, et sortent des entrailles môme de la langue. C'est un fait universel. On a pu le reconnaître chez les Germains, chez tes Celtes, chez les Phéniciens, les Egyptiens, les Perses, etc.; on ne saurait douter qu'il en ait été de même chez les Etrusques. C'est donc de là que part M- Lorenz dans son étude.

On pense bien que nous n*en pouvons suivre le détail, nous en noterons seulement les conclusions. M. Lorenz

les formule ainsi :

1<> Beaucoup de noms propres étrusques ne sont pas seulement analogues aux noms italiques ou latins, mais ils montrent de plus la môme formation et se dérivent de substantifs ou d^ad* jectifs latins, ce qui indique en tous cas une certaine parenté entre les deux langues.

2'> La déclinaison, dans plusieurs de ses cas, s'accorde avec celle du latin primitif.

3» La conjugaison se rapproche du grec dans quelques-uns de ses temps, et s'éloigne du latin ; d'autres temps ont un caractère propre, ou sont encore inconnus.

k"* Les formules, sur les monuments, paraissent analogues à celles du latin, et on y découvre des traces d'allitération. Par contre, la formation des noms patronymiques et autres mois semblables, est tout à fait primordiale. Finalement, l'étrusque est une langue dont les formes grammaticales sont vagues, mal arrêtées, et qui s'éloigne du latin plus que d'aucune autre lan* gue italique, sans que nous ayons un point de direction sûr pour la rattacher à la souche indo-germanique.

Cette conclusion finale n'est guère de nature, en efiet, à avancer la question.

Si maintenant nous ramenons nos regards sur la car-

tographù, nous «uroiLi à signaler le très-prochuD icbèvement delà carte topographîque du Piérnoot, en 9 1 feuilles, dite carte de l'état-major sarde (n* 9fl6). Nous avons mentionna, d'après H. Sydow, la nouvella carte administratiTe en 1 8 feuilles de H. Enrico Tizon (n* 388). ainsi que la petite carte es deux feuilles de H. PetormanD (n* 390). La grande lacune, dans l'état actuel des procédés géod£siques, porte sur le sud de l'Italie, c*est<A-dire sur le cidevant royaume de Naples et sur la Sicile. Le gouvernement italien a hâte de combler cette lacune. Uds carte as 50000*, c'est-à-dire à la mfime échellsque 1a carte du- PiémoDt, sera publiée, prenant pour point de départ ka travaux de triangulation et les levés d^i commencés sons le dernier gouvernement dans les provinces continentales. La triangulation de la Sicile y a été ratttachée, et elle esX actuellement terminée. On travaille au levé de l'Ile.

Cea quatre feuillei, paruBs en IIM, aont c«llt> de Suituider, Binc'

lone, Léon et Alicante. Elles portent i trente. c'est.â-dïre i li moitH dt

Jn«ee pncédenle, p. S^, n" SI*.) La Carte générale de l'Espapiett da Portugal est un morceau qui ten fort apprécié des géographes it du public en géacral. L'Mhells eti au ^uou gao>, c'esl^-dirc de tl millimctrcs environ au 3 pODCei aa degré.

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