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ANGLETERRE

PniBsiens, de lenr côté, ont rattaché la leur i celle de la Russie ; si bien que nous aurons très-prochainement une triangalation non-interrompue qui s'étendra depuis rextrémité occidentale de l'Irlande jusqu'aux monts Oural, ce qui nous permettra de ca'culer la longueur d'an arc parallèle à Téquateur, sur un dé?eloppement de 75 degrés environ.

502. Scotland. North and East coasts, with the Orkneys and Shetland, frotn the surveys of commanders Slater, Otter, and Thomas., 1863. Lond., hydrographical Office. 3 feuilles (u** 2397).

503. Theod. Le Cerf, de la société des antiquaires de Normandie. L'archipel des lies normandes : Jersey, Guernesey, Aurigny, Sark et dépendances. Institutions communales, judiciaires et fédérales de ces îles ; avec une carte pour servir à la partie géographique et hydrographique. Caen, 1863, in-8 in-395 pages.

A quelques lieues de France, dans la baie du mont Saint-Michel, se voient quatre iles principales (Jersey, Guernesey, Aurigny. Sark) qui se rattachent à noNis par une communauté de race et de souvenirs.

Bien que placées sous le protectorat de l'Angleterre, ces iles ont su garder leur nationalité d'origine toute normande, avec tous les privilèges du self tjovernment.

Il appartient donc à un auteur normand de présenter sous un vrai jour ces iles à tous égards si dignes d'attention.

Dans cette consciencieuse étude, on voit un curieux microcosme du passé : à cété des franchises communales, qui rappellent les coutumes du moyen âge, fondées en souvenir des municipes, le régime féodal est encore vivant comme aux siècles derniers. Les institutions politiques et judiciaires ne sont pas moins dignes d'intérêt, et c'est en suivant pas & pas la vieille coutume normande que M. Lecerf a pu restituer à la France l'institution du jury, dont l'origine est & ce point oubliée qu'il passe généralement pour une • importation anglaise, m

M. Th. Lecerf a cru devoir consacrer plusieurs chapitres spéciaux à la partie géologique, archéologique et historique ; il indique également les beautés pittoresques, les mœurs, les coutumes de chaque ile; il a même fait la part du câté philologique en donnant de curieux spécimens du patois normand-jersiais. (Bulletin Boseange.)

Les publications de la presse anglaise qui rentrent dans le cercle de nos études présentent, on le voit, plus d*une sorte d'intérêt: historique, topographique, archéologique, cartographique. Toutefois, l'intérêt d*une graode partie de ces publications est purement local, et ne saurait nous arrêter ; et pour celles qui touchent à des rapports plus généraux, la grande carte officielle, notamment (n"** 498 à 501), j'ai joint à la bibliographie quelques remarques que je crois suffisantes. Nous pourrions donc passer dès à

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préMDt k la Francs, qui va terminer notre tour d'Buropa «t notre Rarue àa monde, si je n'avû cra devoir m'arréter encore on moment & un des livres les plus modestes de notre séria bibliographique , CSmpire britannique it Histress Caroline Bray (d* 483). Hon dessein n'est pas d'analyser un travail qai n'est lui-même que l'analyse condensée d'un nombre coDsidërsble d'ouvrages et de documents ; je veux faire qaelqne chose qui pourra âtre pins otile. L'esprit fixé snr notre propre littérature géographique, k laquelle tant de productions essentielles manquent encore, et, parmi les plus importantes, une bonne description de la Pranra, une description à la {ms snbs> tantielle et populaire, l'esprit fixé, dîs-j^ sur tant de lacunes regrettables, je vais tirer du livre de Mme Bn/ deux ou trois paragraphes qui feront apprécier le poiol de vue élevé d'où l'auteur embrasse son sujet, et qui m'ont paru, toute idée d'imitation servile écartée , éminemment propres k servir d'exemple daLS une composition analogue dont Ut France serait le sujet.

Mme Bray a donné d'abord un aperçu largement tracé, et cependant très-précis, de la nature géologique du soussol de l'Angleterre ; après quoi elle ajoute :

A la surface, comme k l'intérieur , nos Iles se distingiual par la variété : nulle partie de l'Europe, dans une même éteodue. ne présente des sites aussi variés, une telle diversité de montagnes et de vallées, lie collines, de plaines, de Urres baisées a de pays de pâture, de régions fertiles et de contré es incultes. Cette variété, ualurellement. s'étend à la condiiioD et aui ocupationsdeshabilaEils; à tel point que le docteur Buckland, dans ^on Bridijtirater Trealise, fait cette remarque que si trois voyageurs, ayant traversé l'Angleterre et le pays de Galles dans trois directiunsdin'érentes, consignaient leurs impretsioai sur le pays, l'un pourrait le représenter comoie une régiiA Irés-faiblcment peuplée de hauieurs et de montagnes arides 'le second, comme un ps^s de riches pâturages, couvert d'une population florissante et de riches manufactures; le troicième, comme un vaste champ k céréales, occupé par tue populstioe

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