élatda la géographie en
Francs et de so
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ÉTUDES SUR l'ancienne FRANCE. MT
des Antiquités nationales fiât afflatt à l' Académie des ioscriptioDs ; il faut enfin avoir sous les yeux les procèsverbaiizdu coDgris archéologique et du congrès scîeDti* fïque de France (n" 591 et 593), aussi bien que la belle publication annuelle qui porte le litre de Bulletin Monumental (n' 592), publication due à une initiative individuelle, et qui n'en a pas moins conquis depuis longtemps une importance que peu de publications officielles possèdent. Ce grand ensemble de travaux et de publications, inspirés par l'amuar désintéressé de la science, et qui émane, A peu d'exceptions près, de la France tout entièro*, montre qu'au milieu de tant d'autres intérêts, k travers tant de préoccupations différentes vers lesquelles des calculs de plus d'une sorte cherchent à entraîner les esprits, le pays ne se détourne pas de ces nobles éléments de l'in- telligence, qui sont les solides fondements de la grandeur d'une nation et ses vrais titres de noblesse. Je suis heureux de pouvoir rappeler à ce sujet d'éloquentes paroles d'uD publiciste éminent, M. Edouard Laboulaye. > Notre histoire véritable est ensevelie dans les archives. Il serait bon de l'en tirer, et de nous montrer la vieille France dans ' sa rude beauté et sa naive grandeur. Ce n'est pas un médiocre service qu'on rendrait i notre pays. Ce qui manqae à la France, c'est le respect de son passé, qui est la première condition de l'esprit politique, et ce qu'il y a d« plus opposé à ce goftt de destruction qu'on nomme l'es-
1. Le nombre des sociales saTanlEs ou lilUraires qui exfslBUnl an France au commencement de 1863 s'élevait t 20T. U. Vtctor Foiicliar, dans son rapport fait au nom de li section d'hlsiaire et de ptiilologia à la réunien de:i sociétés savantes à U Sorhunne, constate que sur um quatre 'Cingt-neur dépinements. dix seulement ne pcaièdenl pai d* centre ioifllecLuel coostitué eu société scientifique ou littéraire. Ce lonl les départements des Ardennes, de l'Ariège, des Basses-Alpei, du Basses-PjréDéra, de la Corrèie, de la Corse, da la DrOme, du Lot.de la HayeiinB el de l'Orne^ ■ mail le Comité dea soeiétéa MTautM, ajoute le rapport, n'en compte pa« moina dau cm département* pluieurs comepondanti trii-actira. >
prit réYolutiomudre. Hais popr roqpector le passé, il faut le connaître, et ne pas prendre pour Ffaistoire de nos ancêtres ce qui n^est souvent que la fantaisie d*an écrivun«... » ^
Il faut toutefois reconnattre qu'à cette fionrenr actuelle pour les recherches historiques et. l'étude de nos monuments, il y a eu aussi des causes particulières et qni sont du temps. Là Société impériale des Antiquaires, etle concours permanent ouvert par l'Académie des inscriptions entre les meilleurs travaux sur les antiquités natiotiales, ont eu, sans aucun doute, une actirâ puissante. La gnode idée littéraire conçue par l'Empereur, l'Histoire de César, et les investigations locales qui s*y rattachent sur diiftrents points du territoire, ont donné, depuis cinq ans, un élan tout particulier à cette nature de recherches. Il iaut faire la part de ces influences en partie accidentelles. Il en est une autre qu'il ne faut pas oublier, et qui est d'autant plus remarquable qu'elle part d'une incitation tout à fait individuelle. Nous avons déjà nommé M. de Caumont, et nientionné les grands et beaux travaux dont il est, depuis trente ans, le chaleureux instigateur. Nous ne croyons pas qu'aucun homme ait jamais eu, par la seule force de sa volonté et sous la seule inspiration du zèle scientifique, une action aussi marquée sur un grand mouvement d'études.
Renfermés d'abord dans les limites de la Normandie, sa province natale, les efforts de M. de Caumont se sont étendus en même temps que s'agrandissait son succès, et bientôt ils se sont fait sentir dans la France entière. Par ses cours, par ses publications, et surtout par Tinstitution des congrès archéologiques qui se réunissent chaque année, tantôt sur un point de la France, tantôt sur un autre, M. de Caumont, qui est l'âme de ces réunions annuelles, a étendu et fortifié dans nos provinces le goût et l'aptitude des recherches archéologiques, et l'on peut dire que depuis