‹ L'Année géographiqueChapitre 38 sur 236 · SOUDAN · texte numérisé non relu

SOUDAN

glin*scheii Expédition bestimmte Karte. Unter D* A. Petermtnn's Anleitung ausgefohrt, und mit einem Mémoire begleitet, von Bruno Hassbnstiim. (L'Afrique orientale entre Khartoum et la mer Rouge, jusqu'à Soualdn et Massftoua. Carte dressée par B. Hassenstein sous la direction du D' Petermann, et accompagnée d'un mémoire ; destinée principalement à suivre Pexpédition de M. de Heuglin). Dans les Ergànxungtheflef n* 6» juillet, 1861.

16 pages de texte.

58. Inner Afrika, nach dem Stande der geographiscbm ïenutniss im jahre 1861. Nacti den Quellen bearbeitet ?on A. Pitermank und B. HÀSSBNSTEiif. (L'Afrique intérieure, d'après Tétat des connaissances géographiques en 1861. Construite d'après les sources f par MM. Petermannet Hassenstein). Ergànxungihefle ^ n* 7, déc. 1861 , n* 8^ juin 1862, et n* 10, décembre. Avec 30, 48, et 18 pages de texte.

59. Sammlung und Bearbeitung Central-Afrikanischer vocabularien. Ton Heinrich Barth. — Et aussi sous ce titre : Collection of Vocabularies of Central-African languages, compiled and analysed by D' H. Barth (1" partie). Gotha, Perthes, 1862, grand in-8de cx-141 pages.

60. R. Nagel. Ueber die Entdeckungsreisen im miltleren Afrika , von Mungo Park bis auf D' Vogel. Ein Vortrag. (Aperçu des voyages de découvertes dans TAfrique centrale, depuis Mungo Park jusqu'au D' Vogel). Remscheid, 1862, in-8. 45 pages, avec 2 cartes.

61. Journal de voyage du D' Ch. Cuny, de Siout à El-Obeïd; du 22noy. 1857 au 5 avr. 1858. Précédé d'une Introduction, par V. A. Malte-Brun. Paris, 1863 (déc. 1862), in-8, 203 pages. Avec une carte. (Extrait des Nouv. Annales des voyages y sept., oct. etnov.)

62. Voyage en Ethiopie, au Soudan oriental et dans la Nigritie, par Pierre Trémaux, 1. 1, Egypte et Ethiopie. Paris, 1862, in-8, 432 pages (Hachette).

L'ouvrage se compose de deux séries :

La première série : Voyages en Soudan oriental et dans l'Afrique septentrionale, comprenant des explorations dans TAlgérie, les régences de Tunis et de Tripoli, TÉgypte, la Nubie, les déserts, l'île Méroé, le Senn&r, le Fa-Zoglo et dans les contrées inconnues de la Nigritie , se compose d'un atlas de 64 pi. et de cartes avec texte descriptif in-folio, et de 3 vol in-8 séparés, dont le premier, Egypte et Ethiopie est ici annoncé.

La deuxième série : Parallèle des édifices anciens et modernes du continent africain, comprend, pour l'antiquité, desmonu-

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ments des diverses phases de .la civilisation naissante, de chaque style et de chaque époque qui se sont succédé; pour les temps modernes, les habitations depuis le Toucoul ou cabane des nègres du Soudan jusqu'à la somptueuse habitation mauresque et la mosquée , etc. , se compose de 82 pi avec texte descriptif, et d'un vol. ln-8, séparé.

63. Vivien db Saint-Martin. Les Nubae de la haute Ethiopie. Étude historique et ethnologique. Dans le Bulletin de la ioeiété de géographie j octobre 1862, p. 221-237.

64. Du même. Les Bîemyes. Dans la Revue de VOrient, novembredécembre 186^.

$ 4. Motifs de Texpédition organisée en Allemagne pour rinlérieor de l'Afrique. Voge). Ses travaux dans l'Afrique centrale. Sa disparition en

Peu d'expéditions scientifiques ont eu plus de retentissement que ceUe qui partit d'Angleterre en 1849 pour explorer les parties intérieures de l'Afrique , et ont plus longtemps occupé l'attention de l'Europe. L'importance que le gouvernement britannique y attacha dès l'origine, l'immense étendue des pays étudiés , depuis le lac Tchad jusqu'à Timbouctou, la fin malheureuse de tous ceux, à l'exception du docteur Barth, qui composèrent la mission, et la longue anxiété dont le sort de M. Barth lui-même fut l'objet, enfin la richesse extraordinaire des matériaux recueillis sur de vastes contrées imparfaitement explorées jusque-là ou tout à fait inconnues', tout donne à cette expédition, dont la durée n'a pas été de moins de six ans , une place à part dans l'histoire des explorations contemporaines.

1. Outre le journal de M. Richardson, chef originaire de Texpédition , et de nombreuses notes détachées, lettres, mémoires, etc., tant du D' ÛTerweg que de Vogel , publiés dans le journal de géographie de Berlin, et dans le journal de la société géographique de Londres, on sait que le D' Barth a rédigé une volumineuse relation de ses explorations personneUes, relation dont il y a eu deux éditions simultanées. Tune anglaise et l'autre allemande, Tune etTautre en cinq fort volumes,

La mort de M. Richardson et du docteur Overweg ayant laissé le docteur Barth seul vis-à-vis de la tâche immense que la mission avait à remplir, la société de géographie de Londres, d*accord avec le gouvernement , comprit la nécessité absolue de donner au survivant un nouveau collaborateur. Le choix s'arrêta sur un compatriote du docteur Barth, sur le jeune Edward Vogel, que son habitude pratique des observations astronomiques et ses connaissances comme botaniste avaient désigné au choix de la société $ non moins que les recommandations de M. de Humboldt , de Garl Ritter et du chevalier Bunsen. Il était dans les destinées de cette grande expédition , anglaise par son origine et sa pensée directrice, d^être toute allemande par ses côtés scientifiques.

Vogel arriva au Bomou dans les premiers jours de 1854, ayant jalonné sa route depuis Tripoli par une série d'observations astronomiques et hypsométriques qui tout à la fois fixent la position des stations principales et déterminent le relief de cette région du Sahara. Barth , à cette époque, était depuis quatre mois et demi à Timbouctou , sans que depuis longtemps ses lettres fussent arrivées en Europe. Vogel eut donc à poursuivre seul de son côté l'étude physique du Soudan central. Un de ses premiers soins fut de vérifier la position astronomique de Kouka (la capitale du Bornou, près du bord occidental du Tchad), point d'une extrême importance pour la carte du Soudan , car c'est le centre principal auquel se sont rattachés jusqu'à présent tous les itinéraires des explorateurs. A son grand étonnement, il trouva une erreur considérable, plus

accompagnés des excellentes cartes de M. Patermann qui ajoutent considérablement à la valeur du livre. Celui qui trace ces lignes a condensé cet ensemble de matériaux dans un aperçu général qui a été imprimé en trois articles aux cahiers de juillet, septembre et octobre 1860 de la Revue Germanique, là, Barth vient de publier la première partie d'un complément de sa relation sur lequel nous allons revenir.

d'un degré trop à l'est S dans le chiffre qu'en avaient donné Denham et Clapperton, et qui avait été confirmé , ou plutôt adopté par Overweg. Cette correction capitale a entraîné un déplacement correspondant non-seulement dans la position du lac Tchad, mais dans toutes les autres positions du Soudan central. La détermination directe de la position astronomique de Sokoto, dans le Haoussa , est néanmoins encore un desideratum important.

D'autres points du bassin du Tchad furent également fixés par de bonnes observations , en même temps que la nature du pays et de sa végétation fut étudiée avec soin, pendant une double excursion que deux expéditions armées du sultan du Bomou permirent à Vogel de faire dans les territoires du sud, au printemps et dans l'été de 1854. Ce fut après la seconde de ces excursions que Vogel se rencontra enfin avec le docteur Barth , qui venait de terminer sa périlleuse excursion de Timbouctou.

Parmi ces premières observations de Vogel, celle de l'altitude absolue du lac Tchad au-dessus de l'océan (276 mètres) est d'une importance capitale. Une question plus d'une fois débattue depuis 1824, celle de l'isolement du bassin du Tchad ou de sa communication avec le bassin du Nil, a été définitivement résolue. La séparation des deux bassins est restée phys'qucment démontrée.

Au mois de janvier 1855, Vogel se remit en route pour . une troisième tournée vers les territoires montagneux et teut à fait inconnus du sud-ouest. Des notes physiques, géographiques et ethnologiques d'un grand intérêt, furent le fruit de cette tournée qui ne dura pas moins de dix mois, mais sur laquelle, malheureusement, on n'a reçu que très-peu de chose en Europe.

1. clapperton et Denham avaient trouvé pour la longitude de Kouka à Test du méridien de Greenwich, 14" 30^; le véritable chiffre, déterminé par Vogel avec tout le soin imaginable, est 13" 22'. La latitude est de 12" 55' 14".

Là s'arrêtent les renseignements que la correspondance du jeune et intelligent explorateur fournit sur ses opérations. La dernière lettre que Ton ait reçue de lui a été écrite de Kouka le 4 décembre 1855, trois jours après son retour. Il y résume succinctement les résultats principaux de la longue course qu'il vient d'accomplir, et y expose ses projets ultérieurs. Ce qu'il voulait maintenant entreprendre, c'était une bonne exploration des contrées iDconnues qui s'étendent à l'orient du lac Tchad jusqu'au Ouadây, la plus vaste oasis du désert oriental, située à égale distance à peu près du Tchad et du haut Nil. Pour apprécier ce que cette entreprise promettait de lumières à la science, il suffit de faire remarquer que de toutes les contrées qui sont à l'orient du lac Tchad, dans une étendue de quatorze à quinze degrés jusqu'au Dàrfour, pas une seule n'a même été entrevue par un Européen. Sur le Ouadày, but principal de Texcursion projetée de Vogel, on n'a que la relation d'un marchand tunisien, le cheik Mohammed ibn-Omar (dit el-Tounsi), qui a été traduite de l'arabe par le docteur Perron*. Vogel se flattait de n'y pas rencontrer de difficultés sérieuses ; — il devait, hélas! y trouver la mort.

Vogel quitta Kouka au mois de février, et se rendit dans le Baghirmi (grand pays au sud ^u Tchad), d'où il voulait remonter au nord-est vers le Fittré et le Ouadâv. De ce moment sa trace est perdue. La rumeur de sa mort se répandit bientôt après en Afrique, mais avec des détails contradictoires qui permettaient d'espérer que, comme pour le docteur Barth, cette catastrophe se trouverait démentie. Elle n'était malheureusement que trop réelle; mais c'est seulement dans ces derniers temps, comme nous le rapporterons tout à l'heure, qu'on en a eu une confirmation qu'on peut regarder comme authentique.

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