CHINE
Sud s nous en signalerons une à cause de la notoriété historique du lieu qui en a été le but : c'est Tezcursion anonyme de Tièn-tsin à Moukdën (n"" 150). La ville de Moukdèn, qu'une composition poétique de l'empereur Kièn-longy traduite en français par le P. Âmyot, a rendue célàbre, n'avait été vue par aucun Européen depuis le temps des jésuites, c'est-à«dire depuis plus d'un siècle et demi. La noteénumère les localités principales de la route, et décrit succinctement Moukdën elle-même. Le nom sous lequel la désignent communément les habitants est Chèn-> yang, quoique sa dénomination chinoise officielle soit actuellement Foung-tièn-fou. Le nom mandchou de Moukdën est à peine connu.
Il y a eu aussi quelques tentatives du côté de Formose. Tai-ouan, l'un des cinq ports ouverts en Chine au commerce européen^, est sur la côte occidentale de cette île. Il est remarquable que les deux grandes îles situées au voisinage des côtes chinoises, Formose et Hai-nàn, sont au nombre des contrées les moins connues de TAsie. L'intérieur de ces deux lies, dont chacune égale à peu près en étendue l'Irlande ou l'Ecosse, et qui sont habitées par des tribus à demi sauvages, n'a jamais été vu par les Européens. Les seules notions que l'on possède, et encore sontelles assez maigres, se rapportent aux parties littorales. Une notice écrite par M. Jomard, à l'occasion d'une carte chinoise de Formose rapportée par M. de Montigny, mérite d'être lue; elle remonte à quatre ans'.
L'entreprise de beaucoup la plus importante que l'on
1. MM. Richards and Slossin, Chan-si et Pe-tchi-li, dans les Proceed^s de la Société de Géogr. de Londres, vol. VI, 1862, p. 218-226; iieut. Oliver, ouest de Canton, t&td., p. 227-231, etc.