SAINTE ODILE, VIERGE ET ADRESSE
Odile est la cinquième des Vierges sages qui nous conduiront, à la lueur de leurs lampes, au berceau de l'Agneau^ leur Époux^ Elle n*a pas donné son saog
pour lui^ comme Bibiane^ Barbe^ Eulalie et Lucie; elle ne lui a offert que ses larmes et son amour; mais la blancheur de sa couronne de lis se marie agréablement à la pourpre des roses qui ceignent le front de ses compagnes. Son nom est grand dans la France orientale ; au-delà du Rhin^ sa mémoire est demeurée ehère au peuple fidèle ; et mille ans écoulés sur son glorieux tombeau n'ont point attiédi la tendre vénération dont il est Tobjet^ ni diminué le nombre des pieux pèlerins qui , chaque année ^ se pressent sur les sommets de la sainte montagne où il repose. Le sang illustre de cette vierge est celui même de la race des Capétiens^ celui de la famille impériale des Habsbourg; tant de l'ois et d'empereurs sont les descendants du vaillant duc d'Alsace Âdalric^ ou Ëutichon^ père de la douce Odile.
Elle vint en ce monde privée de la lumière des yeux; le père repoussa loin de lui cette enfant que la nature sembla n'avoir disgraciée que pour faire éclater plus merveilleusement en elle le pouvoir de la grâce di- Yine. Un cloître reçut la petite exilée que l'on avait arrachée des bras de sa mère; mais Dieu, qui voulait signaler en elle la vertu du divin sacrement de la régénération, permit que le baptême lui fût différé jusqu'à l'âge de treize ans. Le moment enfin arriva où Odile allait recevoir le sceau des enfants de Dieu. Hais, 6 merveille ! la jeime fille obtint tout à coup la vue du corps , au sortir de la fontaine baptismale ; et ce don n'était que l'image de la lumière que la foi avait déjà allumée dans son âme. Ce prodige rendit OdUe à son père et au monde; elle dut alors soutenir
AH l'avbnt
mille combats pour protéger sa vii'ginité qu'elle avait vouée à FËpoux céleste. Les grâces de sa personne et la puissance de son père attirèrent autour d'elle les plus illustres prétendants. Elle triompha; et Ton vit Adalric lui - même élever, sur les rochers de Hohenbourg, le monastère où Odile devait servir le Seigneur, présider un nombreux essaim de vierges sacrées, et soulager toutes les misères humaines.
Après une longue vie consacrée tout entière à la prière, à la pénitence et aux œuvres de miséricorde, la vierge arriva au moment de cueillir la palme. C'était aujourd'hui même, treize de Décembre, en la fête de la vierge Lucie. Les sœurs de Hohenbourg se pressaient autour de leur sainte Abbesse, avides de recueillir ses dernières paroles. Une extase l'avait enlevée au sentiment des choses d'ici -bas. Craignant qu'elle n'allât à son Époux céleste, avant d'avoir reçu le divin Viatique qui doit nous introduire dans la possession de celui qui est notre dernière fin, les filles crurent devoir enlever leur mère à ce sommeil mystique qui semblait la rendre insensible aux devoirs du moment. Odile revint à elle, et leur dit avec tendresse: a Chères mères et chères sœurs, pourquoi m'avez- « vous troublée? pourquoi imposer de nouveau à mon « âme le poids du corps qu'elle avait quitté? Par la a faveiu divine, j'étais en la compagnie de la vierge a Lucie , et les délices dont je jouissais étaient si a grandes que ni la langue ne les saurait raconter, ni a l'oreille les entendre, ni l'œil humainles contempler.» On se hâta de donner à la compagne de Lucie le pain de vie et le breuvage sacré. Aussitôt qu'elle les eût
reçus, elle s'envola vers sa céleste sœur ; et le treize Décembre réunit pour jamais la mémoire de TÂbbessede Hohenbourg à celle de la Martyre de Syracuse.
L'Église de Strasbourg, dont Odile est une des pre-mîères gloires, lui consacre le récit suivant dans le Propre diocésain. En insérant ici cette Légende, nou» faisons nos réserves sur ce qu'elle contient au sujet de la Règle qui fut suivie dans le monastère de Hohenbourg. Mabillon, qui revendique sainte Odile pour la Règle de saint Benoit, observe avec raison qu'il n'existait pas alors de Règle qui fût désignée sous le nom de Itègle canoniale.
Odile, rhonneur et la protection de sa patrie, fut le premier enfant d'Adalric, duc d'Alsace, et de Bérésinde, son épouse. Gomme elle était venue au monde privée de la vue, son père la repoussa; mais sa mère , dans un sentiment plus tendre, la confia secrètement à une nourrice. Elle fut ensuite élevée dans le monastère de Baume, non loin de Besançon ; on lui enseigna dans cet asile les saintes lettres; et elle croissait en âge et en sagesse. Déjà elle était arrivée à Page adulte , quand elle fut baptisée par le bienheureux Évêque Érhard ; et à ce moment, elle recouvra miracusementla vue. Quelques années après, elle rentra dans la maison et dans les bonnes grâces de son père. Dans ce palais, on la vit mépriser tout ce que le monde recherche, cultiver Tamour de la pauvreté au milieu de Topulence , garder la soli-
Odilia, suœ decus et praesidium patriae , Attici Alsatiae ducis et Beresindae priraogeDita soboles fuit; sed quod caecis oculis nata esset , a pâtre repudiatam»
mater humanior clam nutrici alendam tradidit.
Post in Balmensi parthenio haud procul Vesontione educata, divin isque erudita litteris crevit œtate et sapier^ia. Jam adulta, dum a Beato Erhardo Prœsule baptizatur, visum miraculo accepit. Interjectis aliquot annis, paternam in domum et gratiam reducitur : ibi ouidquid mundus amat despicicns, inter amplissiraas opes paupertatis amorem, in medio aulne tumultu solitudinem anachoretarum retinebat ; nuptiasque constanter aversata, post longum et acre certamen a pâtre obtinuit, ut sibi liceret cum aliis virgi-
nibus Deo se in perpetuum conseerare. Quare Atticus in vertice excelsi montis sacram sedem et monaste* rium »re suo excîtayit, latos eidem fundos et pnedia concessit ,. Odiliamque ei regenUo prœposuit;
\ix dum patiierat hoc sanctitatis asylum, cum ingens eo affluxit virginura multitudo; ccntum triginta fuisse traditum est. Hse primum nullis reiigiosœ vitae legibiis adscriptae erant ; Odiliam imitari pro legibus habebatur. Délibérant! bus
Î)ostroodo cuinam se reguse addicerent, monasticae an canonicœ ; sapientissima praeses suadente ioci natura, banc alteri prœtulit.
Cum vero esset in omnes lenis^ se solam durius arctabat : pane hordcaceo et aqua, subinde modico legumine, tolerabat vitam. In rerum divinarum contemplatione defixa, \igilabat raajorem noctis partem ; quod supererat, quieti datum : pellis hirsuta pro lecto, saxum pro pulvinari erat.
Inter hsec^roatemo erga
tude d'une anachorète au sein même d'une cour bruyante.
Elle repoussa avec constance les alliances qui lui furent offerteff, et ce ne fut qu'après de lon^s et rudes combats qu'elle obtint enfin de son père la permission de se consacrer à Dieu avec d'autres vierges. Adalric fit bâtir à ses frais sur le sommet d'une haute montagne une église et un monastère auquel il attacha de riches domaines, et il y installa Odile pour le gouverner.
Cet asile de sainteté était à peine ouvert que l'on vit un grand nombre de vierges y affluer : la tradition en porte le nombre à cent trente. Elles vécurent d'abord en ce lieu sans aucune règle déterminée:
imiter Odile était toute leur loi. Plus tard, les sœurs délibérèrent sur le choix qu'elles avaient à faire entre la règle monastique et la règle canoniale ; la tràs-sage Abbesse décida la question en faveur de cette dernière; étant mue à cette résolution par les conditions particulières du lieu.
Indulgente envers toutes , Odile n'était dure qu'à l'égard d'elle-même. Du pain d'oi*ge et de l'eau, avec quelques légumes, c'était toute la sustentation de sa vie. La contemplation des choses divines l'attirait continuellement ; elle y consacrait la plus grande partie de la nuit; le reste était donné au sommeil. Une peau d'ours lui servait de lit, une pierre d'oreiller.
Animée d'iine tendresse ma*-
lernelle envers les pauvres et les malades, elle construisit un second monastère et un vaste hospice vers le bas de la montagne, afin d'y ménager à leur misère nn asile plus commode. Et non - seulement elle établit en cet endroit une communauté de vierges sacrées qui devaient donner leurs soins à ces infortunés, mais elle-même les visitait chaque jour, leur servait à manger et leur prodiguait ses consolations , pansant même , sans dégoût , de ses propres mains, les ulcères des lépreux.
Enfin , pleine de mérites et d'années, et sentant sa mort approcher, elle convoqua ses religieuses dans la chapelle de saint Jean - Baptiste , et les exhorta à demeurer fidèles à leurs saints engagements, et à ne jamais abandonner la voie qui conduit au ciel. Enfin , ayant reçu dans ce saint lieu le viatique du corps et du sang de Jésus-Christ, elle sortit de cette vie, le jour des Ides de décembre, et selon le calcul le plus probable , en l'année sept cent vingt. Le corps de la vierge fut enseveli dans cette même chapelle ; et dès lors son tombeau commença d'être entouré de la plus grande vénération et resplendit de l'éclat ' des miracles.
pauperes et infirmos amore, aliud raonasterium amplumque xenodochium in mômo clivo eistruxit, quo facilius afflictœ suœ fortunse perfugium invenirent.
lilic non solum sacras vir^ gines collocavit, quae operam suam navarent miseris ; sed etiam ipsa quotidie eos invisebat, cibis, solatiis refocillabat, neque pavebat leprosorum ulcéra suis maninus fovere. Tandem meritis annisque gravis, cum se mortt vicinam intelligeret, suas sodales in sacellum sancti Joannis Baplistoe convocat : hortatur, ut pii propositi tenaces arctiorem cœli viam nunquam deserant. Aecepto deinde ibidem corporis et sanguinis Christi viatico, vita cessitidibus decembris, anno, ut probabilius traditur , septingentesimo vigesimo.
Corpus Virginis in eodem sacello conditum est, statimc[ue sepulchrum ejus maxima veneratione coli ac miracuiisclarere cœpit.
Les voies du Seigneur furent admirables sur vous, & Odile; et il daigna montrer en votre personne toute la richesse des moyens de sa grâce. En vous privant de la vue du corps qu'il devait plus tard vous rendre, il
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accoutuma l'œil de votre âme à ne s'attacher qu'aux beautés divines;* et lorsque la lumière sensible vous fut donnée ^ déjà vous aviez ffiût choix de la meilleure part. La dureté^ d^un père vous refusa les innocentes douceurs de la famille; mais vous étiez appelée à devenir la mère spirituelle de tant de nobles filles qui, à votre exemple, foulèrent aux pieds le monde et ses grandeurs. Votre vie fut humble, parce que vous aviez compris les abaissements de votre Époux céleste ; votre amour pour les pauvres et les infirmes vous rendit semblable à notre divin Libérateur, qui vient prendre sur lui toutes nos misères. Ne vous vit-on pas retracer les traits sous lesquels il va bientôt se montrera nous, lorsqu'un pauvre lépreux repoussé de tous fut accueilli par vous avec une si touchante compassion ? On vous vit le serrer dans vos bras, porter avec le courage d'une mère la nourriture à sa bouche défigurée; n'est-ce pas là ce que vient faire ici-bas notre Emmanuel, descendu pour guérir nos plaies dans ses fratertemels embrassements , pour nous faire part de la nourriture divine qu'il nous prépare à Bethléhemî Pendant qu'il recevait les caresses de votre charité, le lépreux tout à coup sentit disparaître l'affreuse maladie qui le séquestrait du reste des humains; à la place de cette horrible puanteur qu'il exhalait , une odeur délicieuse s'échappe de ses membres renouvelés; n'estce pas là encore ce que Jésus vient opérer à notre égard? La lèpre du péché nous couvrait; elle se dissout par la grâce qu'il nous apporte, et Thomme régénéré répand autoup de hii la boime odeur de Jésus- Christ.
AU sein des joies que vous partagez avec Lucie^ souvenez-vous de nous, ô Odile l nous savons combiea votre cœur est compatissant. Nousn'avons point oublié la puissance de ces larmes qui retirèrent votre père du lieu des expiations, et ouvrirent les portes de la patrie céleste à celui qui vous avait exilée de la famille terrestre. Maintenant vous n'avez plus de larmes à répandre ; vos yeux ouverts à la lumière du Ciel contemplent TÉpoux dans sa gloire; et vous êtes puissante sur son cœur. Souvenez-vous de nous qui sommes pauvres et infirmes; obtenez la guérison de nos maladies. L'Emmanuel qui vient à nous se présente comme le médecin de nos âmes. Il nous rassure en nou& disant que sa « mission n'est pas pour ceux qui se « portent bien, mais pour ceux qui sont malades, » Priez-le de nous affranchir de la lèpre du péché, et de nous rendre semblables à lui. 0 vous dont le sang illustre a coulé dans les veines de tant de rois et d'empereurs, jetez un regard sur la France, et protégez-la; aidez-la à recouvrer avec l'antique foi sa grandeur première. Veillez sur les débris du Saint Empire romain ; l'hérésie a dispersé les membres de ce grand corps; mais il revivra les membres, si le Seigneur fléchi par vos prières daigne ramener dans la Germanie l'unité de croyance et la soumission à la sainte Église. Priez afin que ces merveilles s'opèrent à la gloire de votre Époux, et que les peuples las enfin de l'erreur et de la division s'unissent pour proclamer le règne de Dieu sur la terre.
Considérons la très -pure Vierge sortant de so»
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burablè retraite pour aller yisiter sainte Elisabeth^ sa cousine. L'Église honore ce Mystère le Vendredi de» Quatre-Temps de TAvent, ainsi qu'on peut le voir cidessu9> à ce jour, dans le Propre du Temps. Nous emprunterons encore à saint Bonaventure le récit de cette scène sublime, persuadé que rien ne sera plus agréable â nos lecteurs, que d'entendre de nouveau la voix du Docteur Séraphique, à qui il appartient bien mieui qu'à nous de révéler aux âmes pieuses ces admirables préludes à la Naissance du Sauveur.
a Par après. Notre Dame repensant aux paroles de « l'Ange, lesquelles il lui a dites concernant sa cousine a Elisabeth, propose de l'aller visiter pour la congraa tuler, et d'abondant, servira icelle. Elle partit donc <x de Nazareth et s'en fut de compagnie avec Joseph « son époux, à la maison de cette pieuse Dame, qui « demeurait à distance de quatorze ou quinze milles, « ou environ, d'Hiérusalem. Ni l'àpreté, ni la longueur ff du chemin, rien ne la retarde; mais elle s'en va « grand train, parce qu'elle ne voulait paraître long- « temps enpublic; et par ainsi n'était-elle aucunement « aggravée parsuite delà conception de sonFils, comme a il échetaux autres femmes; d autant que le Seigneur a Jésus ne fut oncques onéreux à sa Mère. Considérez « comme elle va seule avec son époux, la Reine de ciel « et terre; étant non point à cheval, ains à pied. Point « ne mène escorte de soldats ou barons ; point ne se fait « accompagner de camérières, ni de Damoiselles d'hon- « neur; mais avec icelle marchent la pauvreté , l'hu- « milité, la modestie, et ensemble l'honnêteté de toutes « vertus. Elle a davantage quant et soi le Seigneur,
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a lequel a pour son cortège une grande et honorable « compagnie; mais non la vaine et pompeuse du « siècle.
« Or, comme elle lut entrée dans la maison d'Élisaa beth, elle salua cette sainte Dame, disant : Salut, mer a sœur Elisabeth I Lorsicelle tressautant de joie et toute « transportée d'allégresse, et embrasée de l'Esprit- « Saint, se lève et embrasse Notre Dame moult tendre- « ment; puis après, exclamant en l'excès de sa liesse, « elle dit : Bénie êtes^vous entre toutes les femmes, et ii béni le fruit de votre ventre I Et d'où me vient cette « chance que la Mère de mon Seigneur vienne à moi? « C'est que du moment que la Vierge eut salué Élisa- « beth, Jehan fut, au sein de sa mère, rempli du Saint- « Esprit, et que , par ensemble, sa mère en fut aussi «remplie. La mère n'est pas plutôt comblée de cette a céleste infusion que le fils , mais oui bien le fils enci richi de ce don suprême en communique la pléni- « tude à sa mère ; non toutefois effectuant chose aucune a en l'âme de cette-cy ; ains en méritant, par TEsprit- « Saint , qu'il opère quelque chose en icelle , d'autant «que c'était en lui-même que reluisait avec plus a d'affluence la grâce de l'Esprit- Saint, et qu'il fut « le premier qui ressentit cette grâce. Tout ainsi « comme la cousine sentit la venue de Marie, même- « ment le petit sentit la venue du Seigneur. Et par- «tant il bondit; et elle de parler prophétiquement. « Vois combien grande est la vertu des paroles de « Notre Dame; puisqu'à leur prononcé est conféré a l'Esprit-Saint. Et, de vrai, tant abondamment en* «était-elle pleine, que des mérites d'icelle l'Esprit-
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« Saint remplissait encore les autres. Or^ Marie répoaa dit à Elisabeth; disant : Mon âme magnifie le Seigneur^ « et mon esprit tressaille en Dieu mon Sauveur! »
PROSE EN L HOPïliBUR DE LA SAINTE VIERGE. {Tirée des anciens Missels Romains -Français.)
Hodiernse lux d ici Ceiebris in Matris Dei Agitur raemoria.
Decantemus in bac die Semper Virginis Warise Laudes et prseconia.
Omnis bomo, omni bora, Ipsam oia et impbra Ejus patrocinia.
Psalle, psalle,ni&u loto, Cordis, oris, voce, volo :
Ave plena giatia !
Ave, Domina cœlorum, Inexperta viri torum, Pareus paris nescia.
Fœcundaia sine viro^ Genuisli more miro Genitorem filia.
Florens borlus Austro fiante-, Porta clausa post et ante^ Via viris invia.
Fusa eœli ro>*eteHus, Fusum Gedeonis^vellus, Deitati$ pluvia.
Salve, splendor ihmamenti i Tu caliginosse menti Desuper irradia.
Plaça mare, marisStella^ Ne involvat nos procella Et tempestas^ obvia.
Amen.
Cette journée est solennelle; on y célèbre la mémoire de la Mère de Dieu.
En ce jour , cbantons les louanges et les gloire? de Marie toujours Vierge.
Tous , à toute heure , invogue7-ia, et implorez son patronage.
Cbantez, chantez de tout effort, de cœur, de bouche, de la voix et par tous les vœux : Salut, pleine de grâce!
Salut, Dame des deux ! sans connaître d'alliance humaine; incomparable Mère, vous enfantez le Sauveur.
Féconde sans le concours de riiomme, vous avez engendré, ô prodige! votre Père, vous sa Fille.
Jardin fleuri sous le souffle de l'Auster : porte close avant et depuis : voie inaccessible à rbomme.
Terre baignée des ondées du ciel : Toison de Gédéon pénétrée de la rosée divine.
Splendeur du firmament, salut l illuminez d'en haut les ténébreuses profondeurs de notre âme.
Étoile de la mer, calmez seis flots ; que l'orage ne nous enlève pas, ni la tempête qui s'approche. Amen.
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