‹ L'Année liturgique. L'aventChapitre 22 sur 149 · LE CANON DE LA MESSE · texte numérisé non relu

LE CANON DE LA MESSE

Dans ce colloque mystérieux avec le grand Dieu du ciel et de la terre, la première prière du sacrificateur est pour l'Église catholique, sa Mère et la nôtre.

0 Dieu qui vous manifestez au milieu de nous par le moyen des mystères dont vous a vex fait dépositaire notre Mère la sainte Église, nous vous supplions, au nom de ce divin Sacritice , de détruire tous les obstacles qui s'opposent à son pèlerinage en ce monde ; donnez-lui la paix et l'unité; conduisez vous-même notre Saint-Père le Pape, votre Vicaire sur la terre; dirigez notre Évêque qui est pour nous le lien sacré de l'unité ; sauvez le prince qui nous gouverne, afin que nous menions une vie tranquille ; conservez tous les orthodoxes enfants de l'Église Catholique - Apostolique -Romaine.

Te igitur, clément issi me* Pater, per Jesum Chrislum Filium tuum Dominumnostrum supplices rogamus ac petimus^ uti accepta habeas , et benedicas haec dona , haec munera , hsDC sancta sacrificia illibata , in primis quae tibi oflerimus pro Ecclesia tua sancta Catholica : quam pacificare, cuslodire, adunare, et regere digneris toto orbe terrarum.una cum famulo tuo Papa nostro N. et Antistite nostro N., et omnibus orthodoxiS) ataue catholicœ et apostolicœ ndei cultoribus;

Priez maintenant, avec le Prêtre, pourles personnes qui vous intéressent davantage :

Permettez-moi , ô mon Dieu !

de vous demander en particulier de répandre vos bénédictions sur vos serviteurs et vos servantes, pour lesquels vous savez que j'ai une obligation spéciale de prier... Appliquez-

Mémento, Domine, famulorum famularumque tuarum N. et N., et omnium circumstantium , quorum^ tibi fides cognita est,et notedevotio ; pro quibus- tibi offerimus, vel qpi tibi ofie-

runt hoc sacrificinm laiidis, pro se, suisque omnibus, pio redemptione animarum suarum, pro spe salutis et iacoluraitatis suae; libiqne reddiint vota sua œtcrno Deo, vivo et vcro.

leur les fruits de ce divin Sacrifice qui vous est offert au nom de tous. Visitez-les par votre grâce, pardonnez leurs péchés, accordez-leur les biens de la vie présente et ceux de la vie éternelle.

Faisons mémoire des Saints qui sont la partie déjà glorieuse du Corps de Jésus-Christ :

Mais non-seulement, ô mon Dieu, l'offrande de ce Sacrifice nous unit à nos frères qui sont encore dans cette vie passagère de l'épreuve ; mais aussi il resserre nos liens avec ceux qui déjà sont établis dans la gloire.

Nous roffrons donc pour honorer la mémoire de la glorieuse et toujours Vierge Marie, qoi bientôt nous conviera aux joiesde son divin enfantement; des Apôtres , des Confesseurs, des Vierges, en un mot de tous les Justes, afin qu'ils nous aident par leur puissant secours à devenir dignes de soutenir votre Avènement, et de vous contempler à jamais avec eux , dans le séjour de votre gloire.

Communicantes, et memoriam vénérantes, in primis gloriosae scmper Virgiois Marise, Genitricis Dci et Domini nostri Jesu Chrisli :

sed et beatorum Apostoloruin ac Martyrum tuorum , Pétri et Pauli, Andreae, Jacobi , Joannis, Thomae, Jacobi , Philippi , Bartholomœi, Matthxi, Simouis et Thaddaei : Lini, Cleti, Cleraenlis, Xysti, Cornelii, Cypriani, Laurentii, Chrysogoni , Joannis et Pauli , Cosmae et Damiani, et omnium sanctorum tuorum :

quorum meritis precibusque concédas, ut in omnibus protectionis tuse muniamur auxilio. Per eumdem Christum Dominum uostrum. Amen.

Le Prêtre qui jusque-là priait, les mains étendues, les unit et les impose sur le pain et le vin, pour désigner ces dons d'une manière spéciale à Tœil de la Majesté divine, comme Tofifrande matérielle qui atteste notre dépendance^ et qui va bientôt faire place à l'Hoslie vivante :

tlaoe igitur oblationem Daignez recevoir ^ ô Dieu^

LITURGIQPE.

cette offrande que toute votre famille vous présente, comme l'hommage de son heureuse servitude. En échange, donnez-nous la paix, sauvez-nous de votre colère, mettez- nous du nombre de vos élus; par Jésus - Christ Notre - Seigneur qui va paraître.

Car il est temps que ce pain devienne son Corps sacré qui est notre nourriture, et que ce vin se transforme en son Sang qui est notre breuvage; ne tardez donc plus à nous envoyer ce divin Fils notre Sauveur !

servitutis nostrae, sed et cunctœ familiae tuae, quœ* su m us Domine, ut placatus accipias : diesque nostros in tua pace disponas, atque ab aetcrna damnatione nos eripi, et in electorumtuorum jubeas grege numerari. Per Chrislum Dominuni nostrum. Âmen.

Quam oblationem tu Deus in omnibus, ausesu* mus, benedictam, aascriptam, ratam, rationabilem, acceptabilemque facere digneris ; ut nobis Corpus et SaDguis fîat dilectissimi Filii tui Domini nostri Jesu- Christi.

Ici, le Prêtre cesse d'agir en Homme; il n'est plus simplement le député de l'Église. Sa parole devient celle de Jésus-Christ; elle en a la puissance et Tefficacité. Prosternez-vous; car l'Emmanuel, le Dieu avec nous y descend du ciel.

Que ferai-je en ce moment, ô Dieu du ciel et de la terre, Sauveur, Mtessie tant désiré, si ce n'est de vous adorer en silence comme mon souverain Maître, de vous ouvrir mon cœur, comme à son Roi plein de douceur? Venez donc, Seigneur Jésus! venez !

Qui pridie quam pateretur, accepit panem in sanctas ac venerabiles maons suas : et élevât i s oculis in cœlum, ad te Deum Patrem suum omnipolentem , tibi gratias agens , benedixit , fregit, deditque discipulis suis, dicens : Accipite, et manducale ex. hoc omnés. Hoc esl enim Corpus meum.

L'Agneau divin est maintenant sur l'autel. Gloire et amour soient à lui! Mais il ne vient que pour être immolé ; c'est pourquoi le Prêtre, ministre des volontés du Très-Haut, prononce tout aussitôt sur le calice

l'avjent

ces paroles sacrées qui opèrent la mort mystique, par la séparation du Corps et du Sang de la victime. Unissons-nous aux Anges qui contemplent en tremblant ce profond mystère.

Sang divin, prix de mon salut, je vous adore. Lavez mes iniquités et rendez- moi plus blanc que la neige. Agneau sans cesse immole et cependant toujours vivant, vous venez effacer les péchés dtt monde; venez aussi régner en moi par votre force et par votre douceur.

Simili modo postquam cœnatura est, accipiens et hune prseclarum Calicem in sanctas ac venerabiles manus suas : item tibi gratias agens,benedixit, déditque discipulis suis dicens :

Accipite et bibite ex eo omnes. Hic est enim Galix Sanguinis raei , novi et «terni teslamenti : mysterium fidci : qui pro vobis et pro raultis eflundetur in remissionem peccatorum.

Le Prêtre est maintenant face à face avec Dieu ; il élève de nouveau ses bras, et représente au Père Céleste que TOblati on qui est devant lui n'est plusuiie offrande terrestre; mais le Corps et le Sang, la personne toute entière, de son divin Fils.

Unde et roemores , Domine, nos servi tui , sed et plebs tua sancta , ejusdem Christi Filii tui Domini nostri tam bcatœ Passionis, nec non et ab inferis Résurrection is, sed et in cœlos gloriosœ Ascensionis : offerimus praeclar» majestati tU8B de tuis donis ac datis Hostiam puram, Hostiara sancta m, Hostiam immaculatàm : Panem sanctum vitîe seternsg , et Caiicem salutis perpétuas.

Supra qu» propitio ac

La voici donc, ô Père sarnt^ l'Hostie si longtemps attendue.

Voici ce Fils éternel qui a souffert , qui est ressuscité glorieux, qui est monté triomphant au ciel. Il est votre Fils; mais il est aussi notre Hostie, Hostie pure et sans tache ; notre Pain et notre Breuvage d'immortalité.

Vous avez agréé aatrefo^ le

sacrifice des tendres agneaux que vous offrait Abel; le sacrifice qu'Abraham vous fit de son fils Isaac , immolé sans perdre la vie; enfin le sacrifice mystérieux du pain et du vin que vous présenta Melchisédecb.

Recevez ici l'Agneau par excellence, la victime toujours vivante, le Corps de votre Fils qui est le Pam de vie, son Sang qui est à la fois un breuvage pour nous, et une libation à votre gloire.

Le Prêtre s'incKne vers l'autel, et le baise comme le trône d'amour sur lequel réside le Sauveur des hommes.

sereno vultu respicerc digneris : et accepta haberc sicuti accepta nabere dignatus es munera pueri tui justiAbel,et sacrificium Patriarchœ nostri Âbrahœ, et quod tibi obtulit snmmus Saccrdos tuus Melchisédecb , sanctum sacrificium , immaculatara hostiam.

Mais, ô Dieu tout-puissant î' ces dons sacrés ne reposent pas seulement sur cet autel terrestre; ils reposent aussi sur l'Autel sublime du ciel, devant le trône de votre divine Majesté; et ces deux autels ne sont qu'un même autel sur lequel s'accomplit le grand mystère de votre gloire et de notre salat : daignez nous rendre participants du Corps et du Sang de l'auguste Victime de laquelle émanent toute grâce et toute bénédiction.

Supplices te rogamus , omnipotens Deus : jubé haec perferi'i per manus sancti Angeli tui in sublime Aitare tuum, in conspectu divinse Majcstatis tuaa : ut quotquot ex bac altaris participatione , sacrosanctum Filii lui Corpus et Sanguinem sumpserimus , omni benedictione cœlesti et gratia repleamur. Per eumdcm Christum Dominum nostrum. Amen.

Mais le moment est favorable aussi pour implorer un soulagement pour TÉglise Souffrante. Demandons que le Libérateur qui est descendu, daigne visiter les sombres demeures du Purgatoire, par un rayon de sa lumière consolatrice, et que, découlant de cet autel, le sang de l'Agneau, comme une miséricordieuse rosée , rafraîchisse ces âmes haletantes»^

68 l'ayent

Prions pai'ticuiièrement pour celles qui nous sont les plus chères.

Mémento etiam, Domine, famulorum famularumque tuarum N. et N. qui nos prœcesseiunt cura signe fidei , et dormiunt in somno pacis. Ipsis Domine, et omnibus in Christo quiescentibus, locum refrigerii , lueis et pacis , ut indulgeas, deprecamur. Per eumdem Ghristum Dominum nostrum. Amen,

N'excluez personne de voli-e visite, ô Jësus ! votre aspect réjouit la Cité sainte avec ses élus; nos yeux encore mortels vous contemplent , quoique sous un voile : ne vous cachez pas à ceux de nos frères qui sont dans le lieu des expiations. Soyez -leur un rafraîchissement dans leurs flammes, une lumière dans leurs ténèbres, une paix dans leurs douloureux transports.

Ce devoir de charité étant rempli, prions pour nousmêmes pécheurs, qui profitons si peu de la visite que le Sauveur daigne nous faire, et frappons notre poitrine avec le Prêtre :

Nobis quoque peccatoribus famulis tuis, de multitudine miserationum tuarum sperantibus , partem aliquani et socictatem donare digneris eu m tuis sanctis Apostolis et Martyribus : cum Joanne, Stephano, Matthia, Barnaba, Ipnatio, Alexandre, Marcellino , Petro , Felicitate , Perpétua, Agatha, Lucia, Agnete, Gaecilia, Anastasia, et omnibus Sanctis tuis ; intra quorum nos consortium, non œslimator meriti, sed veniœ, qusBsumus, largitor admilte. Per Ghristum Dominum nostrum. Per quem hœc omnia, Domine, semper bona créas, sanctificas, vivificas, benedicis, et prses-

Nous sommes pécheurs , ô Père saint ! et cependant nous attendons de votre infinie miséricorde une part dans votre Royaume, par le mérite de ce Sacrifice que nous vous offrons, et non à cause de nos œuvres qui ne sont dignes que de votre colère. Mais souvenez-vous de vos saints Apôtres, de vos saints Martyre, de vos saintes Vierges, de tous les Bienheureux, et donnez-nous, par leur intercession , la grâce et la eloire éternelle que nous vous demandons au nom de Jésus- Christ Notre -Seigneur, votre Fils; c'est par lui que vous répandez sur nous vos bienfaits de vie et de sanctitication; par lui encore, avec lui et en lui, dans l'unité du Saini-

UTDRGIQUE. 69

Eeprît, soit à vous honneur et tas nobis : per ipsum , et gloire ! cum ipso et in ipso, est tibi

Deo Patri omnipotenti, in luiitate Spiritus Sancti, om^ nis honor et gloria.

Le silence des Mystères est suspendu. Le Prêtre termine à haute voix ses longues supplications; il sollicite pour ses prières Facquiescement du peuple fidèle :

Dans tous les siècles des siè- Per omnia saecula sœcuclés. lorum.

Répondez avec foi et dans un sentiment d'union avec la sainte Église :

Amen! je crois le mystère Amen, qui s'est opéré; je m'unis à TofFrande qui a été faite et aux demandes de TËglise.

Il est temps de prononcer la prière que le Sauveur lui-même nous a apprise. Qu'elle s'élève jusqu'au ciel avec le sacrifice du Corps et du Sang de Jésus-Christ. Pourrait-elle n'être pas agréée, quand celui même qui nous l'a donnée est entre nos mains, au moment même où nous la proférons? Cette prière étant le bien commun de tous les enfants de Dieu, le Prêtre la récite à haute voix, afin que tous puissent s'y unir. Prions, dit-il :

Instruits par un précepte sa- Praeceptîssalutaribusmo-

lutaire, et suivant la forme de niti, et divina institutione

rinstruction divine qui nous a formati, audemus dicere : été donnée, nous osons dire :

l'ohaison dominicale.

^Notre Père, qui êtes aux Pater noster, qui es in «ieux, que votre Nom soit sanc- cœlis : Sanctificetur nomen

tuum : Adveniat regnum tuuin : Fiat voluntas tua, «icut in cœlo, et in terra.

Panem nostrum quotidianum da nobis hodie : El dimitte nobis débita nostra, sicut et nos dimittimus debitoribus nostris. Et ne nos inducas in tentationem.

tifië, que voti:e r^ne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comrae au ciel. Donnez - nous aujourd'hui notre ,Pain quotidien , et pardonneznous nos offenses comme nous pardonnons à ce<^x qui nous ont offensés. Et ne nous laissez pas succomber à la tentation.

RiQpondons avectraccent de notre misère :

Sed libéra nos a malo. Mais délivrez-nous du mal.

Le Prêtre retombe dans le silence des Mystères. Sa •prière insiste sur cetU3 dernière demande : Délivrez^ mjous du mal; et, certes, avec rai«on, car le mal nous déborde, et contre ce mal il nous faut un Sauveur.

Libéra dos , quaesumus Domine , ab omnibus mails, prseleritis, prœsentibus et futuris : et intercedente beata et gloriosa sempcr Virgine Dei Génitrice Maria, cum beatis Apostolis tuis Petro et Paulo, atque Andréa^ et omnibus Sanctis, da propitius pacem in diebus nostris : ut ope mi- •sericordiae tuae adjuti et a .peccato simus scmper libeiri, et ab omni perturbatione securi. Per aumdcm Dominum nostcum Jesum iCbristum Filium tuum, qui tecum vivit et régnât in unitate Spiritus Sancti Deus,

Trois sortes de maux nous désolent, Seigneur : les maux passés, c'est-à-dire les péchés dont notre âme porte les cicatrices, et qui ont fortifié ses mauvais penchants; les maux présents , c'est-à-dire les taches actuellement empreintes sur cette pauvre âme, sa faiblesse, et les tentations qui rassiégent; enfin les maux à venir, c'est-àdire les châtiments de votre justice. En présence de THostie du salut, nous vous prions.

Seigneur, de nous délivrer de tous ces maux, et d'agréer en notre faveur Tentremise de Marie, Mère de Dieu, et de vos saints Apôtres Pierre, Paul et André. Affranchissez-nous, délivrez-nous, donnez-nous la paix, par lésus- Christ votre Fils, qui vit et règne avec vous.

iLe Prêtre qui vient de demander à Dieu la Paix, et

gui Ta obtenue^ s'empresse de rannooeer; il conclut rOraîson à haute voix :

Dans tous les siècles des siè- Per onnia sœcula sœco* clés. lorani.

j^. Amen. i^. Amen.

Puis, il dit:

Que la Paix du Seigneur soit Fax Doraini sît semper toujoui^s avec vous, vobiscum,

Répondez à ce souhait paternel :

1^ Et avec votre esprit. ^. Et cum spiritu tuo.

Le Mystère touche à sa fin; Dieu va s'unir à l'homme et rhomme va s'unir à Dieu par la Communion; mais auparavant un rite imposant et sublime doit s'accomplir dans le silence de Tautel. Jusqu'ici le Prêtre a annoncé la Mort du Seigneur ; il est temps qu'il annonce sa Résurrection. Il rompt donc THostie sainte avec révérence, et l'ayant divisée en trois parts, il met une de ces parts dans le Calice, réunissant ainsi le Coi'ps et le Sang de l'immortelle Victime. Adorez et dites:

Gloire à vous, Sauveur du Haec commixtio et conse*

monde, qui avez souflert que, cratio Corporis et Sangui-

dans votre Passion, votre pré- nis Domini nos tri Jesu

cieux Sang fût séparé de votre Ghristi, fîat accipientibus

sacré Corps, et qui les avez nobis in vitam seternam.

réunis ensuite par votre vertu ! Amen.

Priez maintenant l'Agneau, toujours vivant^ que saint Jean a vu sur l'autel du ciel, ddnmt, quoique immolé, et dites à ce souverain Roi :

Agneau de Dieu, qui ôtez les Agnus Dei, qui tollis pec*

12 l'avbnt

cata mundi, miserere no- péchés du monde, ayez pitié

bis. de nous.

Agnus Dei, qui iollis pec- Agneau de Dieu, qui ôtez les

cata mundi, miserere no- péchés du monde, ayez pilié

bis. de nous.

Agnus Dei, qui toUis pec* Agneau de Dieu, qui ôtcz les

cata mundi, dona nobis pa- péchés du monde, donnez-

cem. nous la Paix.

La Paix est le grand objet de la venue du Sauveur en ce monde : il est le Prince de la Paix : le divin Sacrement de l'Eucharistie doit donc être le Mystère de la Paix, le lien de TUnité Catholique; puisque, comme parle TApôtre : Nous ne sommes tous qu'un seul Pain et un seul Corps^ nous tous qui participons au même Pain. C'est pourquoi le Prêtre, au moment de communier à l'Hostie sainte, demande encore la paix pour l'Église : implorez-la avec lui :

Domine Jesu Christe, qui Seigneur Jésus - Christ qui

.dixisti Apostolis luis : Pa- avez dit à vos Apôtres : « Je

cem relinquo vobis, pacem « vous laisse ma paix, je vous

meam do vobis : ne respi- ce donne ma paix : » ne regar-

cias peccata mea, sed iidein dez pas mes péchés, mais la foi

Ecciesiae tuae : eamque se- de votre Église, et daignez la

cundum voluntatem tuam paciQer et la réunir selon votre

jpacificare, et coadunaue di- sainte volonté. Vous qui étant

gneris. Qui vivis et régnas Dieu vivez et régnez dans tous

Deus, per omnia saecula sœ- les siècles des siècles. Amen, culorum. Amen.

Après cette Oraison, le Prêtre, en signe de paix, si la Messe est solennelle, donne le baiser fraternel au -Diacre, qui le donne lui-même au Sous -Diacre, lequel va le porter au Chœur. Pendant ce temps, ranimez en >vous les sentiments de la charité chrétienne, et pardonnez à vos ennemis, si vous en avez. Dites ensuite avec le Prêtre :

Domine Jesu Christe, Fili Seigneur Jésus-Christ, Fils

dii Dieu vivant, qui par la volonté d» Père, et la coopération du Saint-Esprit, avez donné par votre moii la vie au monde ; délivrez - moi par ce saint et sacré Corps et par votre Sang, de tous mes péchés et de toutes sortes de maux ; et faites que je m'attache toujours inviolablement à votre loi, et ne permettez pas que je me sépare jamais de vous : Qui étant Dieu, vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

Dei vivî, qui ex volunlate Patris, coopérante Spiritu Sancto, per mortem tuam mundum vivificasti : libéra me per hoc sacrosanctum Corpus, et Sanguinem tuum, ab omnibus iniquitatibus meis, et universis malis, et fac me tuis semper inhaerere mandatis, et a te nunquam separari permittas. Qui cura codera Deo Pâtre et Spiritu Sancto vivis et régnas Deus in sœcula sœculorura. Amen.

Si vous devez pommunier à cette Messe, dites la troisième Oraison qui suit; autrement, préparez -vous à faire la Communion Spirituelle.

Seigneur Jésus-Christ, faites ne la réception de votre iorps, que je me propose de prendre, tout indigne que j'en suis, ne tourne pas à mon jugement et à ma condamnation; mais que, par votre bonté, il me serve de défense pour mon âme et pour mon corps , et de remède salutaire : Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père, en l'unité du Saint-Es* prit, dans tous les siècles des siècles. Amen.

Perceptio Corporis tui , Domine Jesu Ghriste, quod ego indignus sumere praesumo, non mihi proveniat in judicium et condemnationem : sed pro tua pietate prosit mini ad tutamentum raentis et corporis , et ad medelam percipiendam. Qui vivis et régnas cura Deo Pâtre in ' unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia sœcula saeculorum. Amen.

Quand le Prêtre prend THostie et se dispose à s'en communier, dites :

Venez, Seigneur Jésus !

Panera cœlestem accipiam, et nomen Domini invocabo.

Quand il frappe sa poitrine et confesse son indignité.

répétez avec lui^ trois fois^ dans les sentiments du Centurion de TÉvangile :

Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez en moi ; mais dites seulement une parole, et mon âme sera guérie.

Domine, non sum dignus, ut intres sub tectum meum : sed tantum die verbo, et sanabitur anima mea.

Au moment où il consomme la sainte Hostie, si vous devez vous-même communier, adorez profondément votre Dieu qui s'apprête à descendre en vous, et dîtes encore avec TÉpouse : Venez, Seigneur Jésus/

Si vous ne devez pas communier sacramentellement, communiez en ce moment spirituellement, et adorant Jésus-Christ qui visite votre âme par sa grâcè^ dites :

Corpus Domini nostri Jesu Christi, custodiat animam meam in vitam asternam. Amen.

Je me donne à vous, "6 mon Sauveur, pour être votre demeure : faites en moi selon votre bon plaisir.

Puis le Prêtre prend le calice avec action de grâces, disant :

Que pourrai-je rendre à Dieu pour tous les biens qu'il m'a faits? Je prendrai le Galice du salut, j'invoc[uerai le nom du Seigneur, et je serai délivré de mes ennemis.

El

Quid retribuam Domino ro omnibus, quœ retriuit mihi? Galicem salutaris accipiam, et nomen Domini invocabo. Laudans invocabo Dominum, et ab inimicis raeis salvus ero.

Si vous devez communier, dans le moment où le Prêtre prend le Calice pour s'abreuver du Sang divin, adorez encore le Dieu qui s'approche de vous, et dites toujours : Venez, Seigneur Jésus/

Si, au contraire, vous ne faites que la Com-

LITUBOIQUE.

mumon spirituelle ^ adorez encore

dites:

•Christ, et

Je m'unis à vous, ô mon Sauveur, unissez-vous à moi ; que nous ne nous séparions jamais!

Saneuis Domini nostri JesuGhristi custodiat ani* rnam meam in viiam aeternam. Amen.

C'est à ce moment, si vous devez communier, que le Prêtre vous donnera le Corps de Jésus- Christ. Les sentiments que Ton doit apporter à la Communion, au saint temps de TAvent, sont développés ci -après, Chapitre vi.

La communion étant faite, pendant que le Prêtre purifie le Galice pour la première fois, dites :

Vous m'avez visité dans le temps, ô mon Dieu ; faites que je garde les fruits de cette visite pour réternité.

Quod ore sumpsimus , Domine, pura mente capiamus : et de munere temporal! fiât nobis remedium sempitemum.

Pendant que le Prêtre purifie le Calice pour la seconde fois, dites :

Béni soyez-vous, ô mon Sauveur, qui m'avez initié au sacré mystère de votre Corps et de votre Sang. Que mon cœur et mes sens conservent, par votre grâce, la pureté que vous leur avez donnée, ann qu'ils puissent soutenir l'éclatante lumière de votre glorieux Avènement, et n'être pas confondus.

Corpus tuum , Domine , quod sum{>si, et Sanguis quem potavi, adhsereat visceribus meis : et praesta ut in me non remaneat scelerum macula , quem pura et sancta refecerunt Sacramenta. Qui vivis et régnas in ssecula sœculorum. Amen.

Le Prêtre ayant lu FAntienne dite Communion, qui est le commencement de TAction de Grâces, se retourne enfin vers le peuple et le salue; après quoi il

récite les Oraisons appelées Pnstcommunion, qui sont le complément de TAction de Grâces. Joignez-vous encore à lui, remerciant Dieu pour le don inénarrable dont il vient de vous combler, et demandant avec ardeur TAvénement du Messie, qui rendra permanente et visible à jamais la présence dont il a daigné vous favoriser. Puis, si on a célébré la Messe d'une Fête, le Diacre, ou le Prêtre lui-même, si la Messe à'est pas solennelle, dit ces paroles :

Ite, MissaesU Retirez - vous ; la Messe est

finie.

Autrement, il ne congédie pas l'assemblée, parce que, dans ce saint temps, il convient de prolonger la prière ; il dit donc seulement :

f. Bénissons le Seigneur. f. Benedicamus Domino.

^. Rendons grâces à Dieu. ^. Dec gratias.

Le Prêtre prie une dernière fois avant de vous bénir : priez avec lui :

Placeat tibi, SanctaTri- Grâces vous soient rendues, nitas, obsequium servi tutis adorable Trinité, pour la mîmeœ , et praesta ut sacrifi- scricorde dont vous avez daicium, quod oculis tuae ma- gné user envers moi, en me jestatis indignusobtuli,tibi permettant d'assister à ce disit acceptabile, mihiquê, et vin Sacrifiée; pardonnez la omnibus, pro quibus illud négligence et la froideur avec obtuli , sit , te miserante , lesquelles j'ai reçu un si grand propitiabile. Per Ghristum bienfait, et daignez ratifier la Dominum nostrura. bénédiction que votre Ministre

va répandre sur moi en votre

saint Nom.

Le Prêtre étend ses mains et bénit, en disant : Benedicat vos omnipo- Que le Dieu tout -puissant

Toas bénisse; le Père, le Fils et le Saint-Esprit!

tens Deus, Pater, et Filius, et Spiritus Sanctus.

Il lit enfin la leçon de l'Évangile selon saint Jean, qui annonce Téternité du Verbe et la miséricorde qui Ta porté à prendre notre chair, et à habiter parmi nous. Demandez d'être du nombre de ceux qui le recevront y quand bientôt il va venir au milieu de son héritage.

Le commencement du saint Évangile selon S. Jean. Ch. i.

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. 11 était dans le principe avec Dieu. Toutes choses ont été faites par lui : et rien u'a été fait sans lui. Ce qui a été fait, était vie en lui, et la vie était la lumière des hommes : et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point comprise. Il y eut un homme envoyé de Dieu, qui s'appelail Jean. 11 vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui. Il n'était pas la lumière, mais il était venu pour rendre témoignage à celui qui était la lumière. Celuilà était la vraie lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde. Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui ; et le monde ne Ta point connu. 11 est venu chez soi, et les siens ne Tont point reçu, filais il a donné à tous ceux qui Tout reçu , le pouvoir d'être faits enfants de Dieu, à

Initium sancti Evangelii secundum Joannem. Cap, i.

In principioerat Verbum, etVerbum eratapud Deum, et Deus erat Verbum. Hoc erat in principio apud Dcum. Omnia per ipsum facta sunt ; et sine ipso factura est nihil, quod factura est. In ipso vitaerat, et vita erat lux hominum : et lux in tenebris lucet, et tenebrae eam non comprehenderunt. Fuit homo missus a Deo, cui nomen erat Joannes. Hic venit in testimonium, ut testimonium perhiberet de lumine, ut omnes crederent per illum.

Non erat ille lux, sed ut testimonium perhiberet de lumine. Erat lux Ycra,qu8D illuminât omnem hominem venientem in hune raundum. In mundo erat, et mundus per ipsum factus est, et mundus eum non cognovit. In propria venit, et sui eum non receperunt. Quotquot autem receperunt eum, dédit eis poteslatem filios Dei fieri.

his, qui credunt in nomine ejus : qui non ex sanguinibus^ ncqiie ex voluntate carnis, neque ex voluntate Tiri, sed ex Deo nati sunt.

Et Verbum caro factum est, et habitavit in nobis : et vidimus gloriam ejus, eloriam quasi Unigeniti a Pâtre, plénum gratiœ et veritatis.

ceux qui croient en son nom, qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair* ni de la volonté de Thomme^ mais de Dieu même. Et le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous; et nous avons vu sa gloire, sa gloire comme du Fils unique du Père, étant plein de grâce et de vérité.

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