‹ L'Année liturgique. L'aventChapitre 24 sur 149 · ACTE DE FOI · texte numérisé non relu

ACTE DE FOI

Au moment de vous sentir entrer en moi, ô Dieu étemel ! Fils du Père, j'éprouve le besoin de ranimer ma foi. C'est donc vous-même qui allez venir à moi, vous qui êtes descendu en la Vierge Marie, et avez fait de son sein virginal le sanctuaire de votre Majesté ! Vous lui envoyâtes votre Ange, et elle crut à sa parole, quand il lui eut dit : Rien n'est impossible à Dieu ; VEsprit-Saint surviendra en votis, et la Vertu du Très-Haut vcMs couvrira de son ombre. Elle crut et conçut dans ses chastes entrailles celui qui l'avait tirée du néant. Vous ne m'avez pas envoyé un Ange, ô mon Sauveur! pour nfassurer que vous allez venir en moi. Vous avez parlé vous-même, et vous avez dit : Je suis le Pain vivant des^

cendtt du ciel; celui oui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi et mot en lui. Cette parole que vous avez proférée il y a dix-huit siècles, vous avez voulu qu'elle me parvînt par l'organe de votre Église , afin que j'eusse en même temps la certitude de vous entendre, et le mérite d'abaisser ma raison devant le plus profond des mystères. Je crois donc, ô mon Sauveur ! Aidez la faiblesse de ma foi. Donoez-moi de m'incliner, comme Marie, devant votre souveraine raison ; et puisque vous voulez venir en moi, je veux dire comme elle, en baissant la tète : Qu'il me soit fait selon votre parole; car je ne suis que néant, et vous n'êtes que sagesse et puissance.

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