‹ L'Année liturgique (volume 2)Chapitre 152 sur 189 · I. 1 PeTR. IV · texte numérisé non relu

I. 1 PeTR. IV

3g4 Le Temps de la Septuagésime.

dans les Leçons de TOffice que l'Eglise lui a consacré.

PETRUS, ^avennae honestis parentibus natus, adhuc lactens a maire numerosas prolis pertsesa abjicitur. sed domesticae mulieris opéra semivivus exceptus ac recreatus. genitrici ad humanitatis sensum revocatae redditur. Utroque orbatusparente.tamquam vile mancipium sub aspera fratris tutela duram servitutem exercuit. Reîigionis in Deum ac pieîatis erga patrem egregium tune spécimen dedit ; inventum siquidem forte nummum non proprice inedise sublevandae. sed sacerdoti. qui divinum Sacrificium ad illius expiationem oflFerret, erogavit. ADamiano fratre, a quo, uti fertur, cognomentum accepit .

bénigne receptus , ejus cura litteris eruditur in quibus brevi tantum prcfecit, ut magistris admirationi esset. Quum aulem liberalibus scientiis floreret et nomine. eas cum laude docuit. Intérim ut corpus rationi subderet. sub moUibus yestibus cilicium adhiûuit, jejuniis, vigiliis, et orationibus solerter insi- ,

PIERRE, né à Ravenne, de parents aisés, étant encore à la mamelle, fut rejeté par sa mère qui était mécontente d'avoir un grand nombre d"enfants. Il fut recueilli demi-mort et soigné par une personne de la maison, qui le rendit à la mère, après l'avoir rappelée aux sentiments de rhumanité. Ayan; perdu ses parents, il se vit réduit à une dure ser\ntude, sous la tutelle d'un de ses frères qui le traita comme un vil esclave. Ce fut alors qu'il donna un rare exemple de religion envers Dieu, et de piété filiale.

Ayant trouvé par hasard une pièce de monnaie, au lieu de l'employer à soulager sa propre indigence, il la porta à un prêtre, lui demandant d'offrir le divin Sacrifice pour le repos de l'âme de son père. Un autre de ses frères nommé Damien, dont on dit qu'il a tiré son nom.

l'accueillit avec bonté , et l'instruisit dans les lettres.

Pierre y fit de si rapides progrès, qu'il devint l'objet de l'admiration des maîtres eux-mêmes. Son habileté et sa réputation dans les sciences libérales l'ayant fait connaître, il les enseigna luimême avec honneur. Dans cette nouvelle situation, afin

s. Pierre Damien. Cardinal et Doct. 3^/:

de soumettre les raison, il portait

sens à la un cilice sous des habits recherchés, se livrant avec ardeur aux jeiines, aux veilles et aux oraisons. Etant dans l'ardeur de la jeunesse, et se sentant vivement pressé des aiguil-

lons de la chair, il allait nuit éteindre ces flammes rebelles dans les eaux glacées d'un fleuve ; puis il se mettait en marche pour visiter les sanctuaires en vénération, et récitait le Psautier tout entier. Il soulageait les pau vres avec un zèle assidu, et les servait de ses propre mains dans des repas qu'il leur donnait fréquemment.

stens. Calente juventa, dura carnis stimulis acriter urgeretur. insultantium libidinum faces rigentibus fluvii mersus aquis noctuexstinguebat; tum venerabilia quasque îoca obire , totumque Psalterium recitare consueverat. Ope assidua pauperes levabat, quibus fréquenter pastis convivio, propriis ipse manibus ministrabat.

DESIRANT mener une vie plus parfaite, il entra dans le monastère d'Avellane, au diocèse de Gubbio, de rOrdre des moines de Sainte-Croix de Fontavellane, fondé par le bienheureux Ludolphe. disciple de saint Romuald. Peu après, envoyé par son Abbé à l'Abbaye de Pomposia. puis à celle «de Saint-Vincent de Petra-Pertusa, il édifia ces deux monastères par ses prédications saintes, par son enseignement distingué et par sa manière de vivre. A la mort de son Abbé, la communauté d'Avellane le rappela pour le metire à sa tête ; et il développa d'une manière si remarquable cette famille monastique par les nouvelles maisons qu'il créa, et par les

PERKiciEND.t; magis vitae causa, in Avellanensi Eugubinse dicecesis cœnobio , Ordini monachorum San c tas Crucis Fontis Avellana?.

a beato Ludolpho sancti Romualdi discipulo fundato, nomen dédit. Non ita multo post in monasterium Pomposianum , mox in cœnobium Sancti Vincentii Petras Pertusse ab Abbate suo missus.

utrumqu'e asceterium verbe sacro , praeclaris institutionibus et moribus excoluit. Ad suos revocatus, post pry'sidis obitum Avellanitarum familije prasficitur, quam noyis variis in locis exstructis domiciliis.etsanctissimis institutis ita au-

xit, ut aller ejus Ordinis Parens. ac prœcipuum ornamentum ]ure sit habitus. Salntarem Pétri sollicitudinem alla quoque divers! instituti cœnobia. canonicorum conventus, et populi sunt experti. Urbinati diœcesi non unonomine profuit : Theuzoni episcopo in causa gravissima assedit. ipsumque in recte administrando episcopatu consilio et opéra juvit.

Divinorum contemplatione. corporis macerationibas.CiSterisque spectatae san;timoniae exemplis excelluit. His motus Stephanus Xonus. Pontifex Maximus. eum licet invitum et reluctantem sanctae Romanœ Ecclesiae Cardinalem creavit. et Ostiensem Episcopum.

Quas Petrus dignitates splendidissimis virtutibus. et consentaneis episcopali ministerio operibus gessit.

DiFFiciLLiMO tempore Romanas Ecclesiae , Summisque Pontificibus doctrina , legationibus aliisque susceptis laboribus mirifice adfuit. Adversus Xicolaitarum- et Simoniacam haereses ad mortem usque strenue

saintes institutions qu il lui donna, qu'on le regarde avec raison comme le second père de cet Ordre et son principal ornement. Plusieurs monastères d'institut différent, des chapitres de chanoines, des populations entières , éprouvèrent les salutaires effets du zèle de Pierre Damien. Il rendit de nombreux ser^'ices au diocèse d'Urbin ; il secourut l'évêque Theuzon dans une cause importante, et l'aida par ses conseils et par ses travaux dans la bonne administration de son évêché. La contemplation des choses divines, les macérations du corps et les autres traits d'une sainteté consommée élevèrent à un si haut point sa réputation, que le pape Etienne IX. malgré la résistance du saint, le créa Cardinal de la sainte Eglise Romaine et Evéque d'Ostie Pierre éclata dans ces hautes dignités par des vertus et des œuvres en rapport avec la sainteté du ministère épiscopal.

Dar sa doctrine, ses léga- • lions et toute sorte de travaux, il fut d'un secours merveilleux à l'Eglise Romaine et aux Souverains Pontifes, dans des temps très difficiles. Il combattit jusqu'à la mort avec un zèle intrépide l'hérésie Simonia-

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