Rom. VIII
LE TEMPS DE LA SEPTUAGESIME
i8 Le Temps de la Septuagésime.
« cri du Psalmiste : Hélas ! pourquoi mon <( exil se prolonge-t~il ' ? L'Apôtre lui-même, « qui avait reçu TEsprit-Saint, étant l'un des « premiers membres de l'Eglise, dans son « anxiété de recevoir en effet l'adoption des (' enfants que déjà il possédait en espérance, « disait • Je voudrais tnourir et être avec « Jésus-Christ -. Nous devons donc durant 0 ces jours, plus encore qu'en tout autre « temps, nous livrer aux gémissements et « aux larmes, pour mériter,"par l'amertume (i et les lamentations de notre cœur, de re- « tourner dans cette patrie dont nous exi- « lèrent ces joies qui donnent la mort. Pleu- « rons donc durant le voyage pour nous « réjouir au terme; parcourons l'arène de la « vie présente, de manière à saisir au bout t< le prix de l'appel céleste. Ne soyons pas ces « voyageurs insensés qui oublient leur pa- « trie, s'attachent au lieu de l'exil et restent « en route. Ne soyons pas ces malades « insensibles qui ne savent pas chercher le « remède à leurs maux. On désespère de la vie '( de celui qui n'a pas conscience de son mal. « Courons au médecin du salut éternel.
« Découvrons-lui nos blessures; faisons-lui « entendre ce cri intime : Aye^ pitié de tnoi, c( Seigneur, car je suis infirme : guérisse:^- « ynoi. Seigneur, car tous mes os sont ébran- <i lés'i. C'est alors que notre médecin nous V pardonnera nos iniquités, qu'il guérira ■^ toutes nos langueurs, qu'il comblera tous « nos désirs pour'le bien. »
Comme on le voit, le chrétien au temps de