‹ L'Année liturgique (volume 3)Chapitre 55 sur 123 · PSAUME CXIII · texte numérisé non relu

PSAUME CXIII

f N cxitu Israël de Mgy- -' pto : * domus Jacob de populo barbaro:

Facta est Judœa sanctificatio ejus : * Israël potestas cjus.

Mare vidit, et fugit : * Jordanis conversas est retrorsum.

LORSQUE Israël sortit d'Egypte, et la maison de Jacob du milieu d'un peuple barbare,

La nation juive fut consacrée à Dieu, Israël fut son domaine.

La mer le vit et s'enfuit ; le Jourdain remonta vers sa source.

A Vêpres.

Les montagnes bondirent comme des béliers, et les collines comme des agneaux.

O mer. pourquoi fuyais-tu ?

Et toi, Jourdain, pourquoi remontais-tu vers ta source ?

Montagnes, pourquoi bondissiez-vous comme des béliers ? Et vous , collines, comme des agneaux?

A la face du Seigneur, la terre a tremblé : à la face du Dieu de Jacob,

Qui changea la pierre en torrents, et la roche en fontaines.

Non pas à nous. Seigneur, non pas à nous, mais à votre Nom donnez la gloire,

A cause de votre miséricorde et de votre vérité ; de peur que les nations ne disent : Où est leur Dieu ?

Notre Dieu est au ciel : il a fait tout ce qu'il a voulu.

Les idoles des nations ne sont que de l'or et de l'argent.

et l'ouvrage des mains des hommes.

Elles ont une bouche, et ne parlent point ; des yeux, et ne voient point.

Elles ont des oreilles, et n'entendent point ; des narines, et ne sentent rien.

Elles ont des mains, et ne peu\*ent rien toucher ; des pieds, et ne marchent point; un gosier, et ne peuvent se faire entendre.

.Montes exsultaverunt ut arietes : * et colles sicut agni ovium.

Quid est tibi , mare, quod fugisti : * et tu, Jordanis, quia conversus es retrorsum ?

Montes exsultastis sicut arietes: * et colles sicut agni ovium ?

A facie Domini mota est terra : * a facie Dei Jacob.

Qui convertit petram in stagna aquarum : * et rupem in fontes aquarum.

Non nobis. Domine, non nobis : * sed Nomini tuo da gloriam.

Super misericordia tua, et veritate tua : * nequando dicant gentes :

Ubi est Deus eorum ?

Deus autem nosîer in cœlo : * omnia quœcumque voluit, fecit.

Simulacra gentium argentum et auram : * opéra manuumhominum.

Os habent, et non loquentur : * oculos habent, et non videbunt.

Aures habent, et non audient : * nares habent, et non odorabunt.

Manus habent, et non palpabunt ; pedes habent, et non ambulabunt : * non clamabunt in gutture suo.

Le Temps Pascal.

Similes illis fiant qui faciunt ea " * et omnes qui conlidunt in eis.

Domiis Israël spcravit in Domino : * adjulor eorutn, et proiector eorum est.

Domus Aaron spcravit in Domino : * aJjutor corum, et protcctor eorum est.

Qui timent Dominum speravcrunt in Domino :

* adjutor eorum, et protcctor corum est.

Dominus memor fuit nostri : * et benedixit nobis.

Benedixit domui Israël : * benedixit domui Aaron.

Benedixit omnibus qui timent Dominum : * pusillis cum majoribus.

Adjiciat Dominus super vos : * super vos, et super Jilios vestros.

Benedicti vos a Domino : * qui fecit cœlum et tcrram.

Cœlum cœli Domino:

* tcrram autem dédit tiliis hominum.

Non mortui laudabunt te. Domine : * ncque omnes qui descendunt in infernum.

Scd nos qui vivimus, benedicimus Domino : * ex hoc nunc et usque in sxculum.

Que ceux qui les font leur deviennent semblables, avec tous ceux qui mettent en elles leur confiance.

La maison d'Israël a espère dans lo Seigneur : il est leur appui ^t leur protecteur.

La maison d'Aaron a espéré dans le Seigneur: il est leur appui et leur protecteur.

Ceux qui craignent le Seigneur ont espéré en lui : il est leur appui et leur protecteur.

Le Seigneur s'est souvenu de nous, et il nous a bénis.

Il a béni la maison d'Israël : il a béni la maison d'Aaron.

11 a béni tous ceux qui craignent le Seigneur, grands et petits.

Que le Seigneur ajoute encore à ses dons sur vous, sur vous et sur vos enfants.

Bénis soyez-vous du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre 1

Au Seigneur, les hauteurs du ciel ; la terre est aux hommes par sa largesse.

Ce ne sont pas les morts qui vous loueront , ô Seigneur 1 ni tous ceux qui descendent dans le sépulcre ; ;|

Mais nous qui vivons, nous bénissons le Seigneur, aujourd'hui et à jamais.

A Vêpres.

Après les cinq Psaumes, l'Eglise place une petite Leçon des saintes Ecritures, désignée sous le nom de Capitule, parce qu'elle est toujours très courte. Elle se trouve en son lieu, à chaque Dimanche. On chante ensuite l'Hymne.

{Composée par saint Ambroise, mais retouchée au xvii" siècle.)

APRÈS le passage de la mer Rouge, couverts de nos robes blanches et assis au festin royal de l'Agneau, chantons au Christ notre roi.

C'est lui dont la charité divine nous verse à boire son propre sang ; c'est son amour qui sacrifie en victime les membres de son corps sacré.

L'Ange exterminateur est saisi de crainte à la vue du sang dont nos portes sont marquées ; la mer divisée en deux fuit devant nous ; nos ennemis sont submergés sous les flots.

Notre Pàque , c'est le Christ ; il est notre victime pascale ; il est l'azyme de sincérité pour les cœurs purs.

O victime véritable venue

AD regias Agni dapes, Stolis amicti candidis, Post transitum maris

Rubri

Christo canamus principi.

Divina cujus charitas Sacrum propinat san-

guinem, Almique membra corpo-

ris Amor sacerdos immolât.

Sparsum cruorem pos-

tibus Vastator horret Ange-

lus ; ^

Fugitque divisum mare, Merguntur hostes flucti-

Jam pascha nostrum Christus est, Paschalis idem victima, Et pura piiris mentibus Sinceritatis azyma.

O vera cœli victima,

Le Temps Pascal.

Subjecta cui sunt tartaia, Soluta mortis vinciila, Recepta \\tx praMiiia.

Victor subnctis infeiis Trophœa Christus expli-

cat, Cœloquc apcrto, subdi-

tum Regem tenebrarum tra- ^ hit.

Ut sis perennc mcntibiis Paschalc, Jes'i, gaudium, A morte dira criminum Vitae renatos libéra.

Deo Patri sit gloria, Et Fiiio, qui a mortuis Surrexit, ac Paraclito, In scmpiterna srecula.

Amen.

f. Mane nobiscum , Domine, alléluia.

^. Quoniam advcsperascit, alléluia.

du ciel, par qui l'enfer est abat tu, les liens de la mort brisés, les dons de la vie restitués.

Vainqueur de la mort qu'il a terrassée, le Christ déploie son étendard ; il rouvre le ciel, et traîne en captif le roi des léncbres.

Pour être toujours, ô Jésus, la joie pascale de nos âmes, daignez sauver de la cruelle mort du péché ceux que vous avez fait renaître à la vie.

A Dieu le Père soit la gloire ! gloire au Fils, ressuscité d'entre les morts I et gloire au Paraclet dans les siècles éternels !

Amen.

f. Demeurez avec nous, Seigneur, alléluia.

li). Car le soir est venu, alléluia.

Après l'Hymne, l'Eglise chante tous les jours de l'année, à l'Office de Vêpres, le Cantique dans lequel la Sainte Vierge, toute remplie du Dieu qu'elle portait dans son sein, lit éclater, en présence de sainte Elisabeth, les transports de sa joie et de sa reconnaissance. Chantons donc avec elle l'honneur insigne qu'elle a reçu, le triomphe de cette humilité profonde qui l'a rendue digne d'un tel honneur, la défaite des esprits superbes

A Vêpres.

chassés du ciel, l'exaltation de la créature humaine, si faible et si misérable, à la place des anges tombés.

Au milieu des allégresses de la Résurrection, le cœur de Marie tressaille de bonheur ; et, par toute la terre, l'Eglise s'unit à ses transports et la proclame Bienheureuse .

Gloririons l'amour qui l'a unie aux douleurs de son rils. Debout au pied de la croix, elle a partagé son agonie ; il est juste qu'aujourd'hui elle ait sa part dans le triomphe.

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