ORAISONS
ODiEU, qui illuminez toutes les nations, accordez à vos peuples de jouir d'une paix perpétuelle, et répandez dans nos cœurs cette lumière éclatante que vous avez allumée dans l'àme des trois Mages.
Dieu tout-puissant et éternel, splendeur des âmes fidèles, qui avez consacré par les prémices des Gentils cette solennité de leur élection, remplissez le monde de votre gloire, et par l'éclat de votre lumière, apparaissez aux peuples qui vous sont soumis.
Faites, ô Dieu tout-puissant, que le Sauveur envoyé par vous, qui s'annonce par un nouvel astre au ciel, et descend pour le salut du monde dans la solennité présente, se lè\e aussi sur nos cœurs pour les renouveler à jamais. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
La Séquence que nous empruntée à nos ancien F'rançais.
■pYiis illuminator om-
lJ nium gentiura. da populis tuis perpétua pace gaudere, et illud lumen splendidum infunde cordibus nostns, quod trium Magorum mentibus adspirasti.
Omnipotens, et sempiterne Deus, fidelium splendor animarum. qui hanc solemnitatem electionis gentium primitiis consecrasti ; impie mundum gloria tua, et subditis tibi populis per luminis tui appare claritatem.
Concède nobis, omnipotens Deus, ut Salutare tuum nova cœlorum luce mirabile, quod ad salutem mundi hodierna festivitate processit, nostris semper innovandis cordibus oriatur. Per Christum Dominum nostrum.
Amen.
donnons ci-après est 5 Missels Romains-
CANTONS au Seigneur glorieuse Epiphanie ;
SÉQUENCE
EPIP c;
HANIAM Domino canamus gloriosam,
LE TE.MPS DE NOEJ
Le Temps de Noël.
Qua prolem Dei vere Magi adorant :
Immensam, Chaldaei cujus Persseque venerantur potentiam.
Quem cuncti Prophetas cecinere venturum, gentes ad salvandas :
Cujus Majestas ita est înclinata, ut assumeret servi formam.
Ante saecula qui Deus, et tempora, homo factus est in Maria.
Balaam de quo vaticinans ; Exibit ex Jacob rutilans, inqait, Stella,
Et confringet ducum agmina regionis Moab, maxima poteatia.
Huic Magi muneradeferunt prœclara : aurum, simul thus et myrrham.
Thure Deum praedicant, auro Regem magnum, hominem mortalem myrrha.
In somnis hos monet Angélus, ne redeanf ad regem commotum propter régna ;
Paveoat etenim nimium Regem natum, verens amittere regni jura.
Magi, Stella sibi micante prasvia, pergunt «lacres itinera, patriam quae eos ducebant ad propriam, linquentes Herodis mandata.
Jour où les Mages adorent le vrai Fils de Dieu.
La Chaldée et la Perse accourent vénérer sa puissance infinie.
Tous les Prophètes l'avaient célébré, annonçant sa venue pour le salut des nations.
Sa majesté s'est inclinée jusqu'à prendre la forme d'esclave.
Dieu avant les siècles et les temps, il s'est fait homme en Marie.
C'est celui dont Balaam a prophétisé : a Une brillant© « étoile sortira de Jacob,
« Et écrasera les armées « des princes de la région de « Moab, dans sa puissance « souveraine. »
Les Mages lui apportent d'illustres présents, de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
Par l'encens ils proclament un Dieu, par l'or un grand Roi, par la myrrhe un homme mortel.
En songe, un Ange les avertit de ne pas retourner près d'Hérode, devenu inquiet pour sa couronne.
Il tremblait à la naissance du nouveau Roi, craignant de perdre son trône.
Les Mages, sous la conduite de l'étoile qui brillait devant eux, prennent aussitôt la route qui les reconduit dans leur patrie, et méprisent les commandements d'Hérode.
Deuxième Jour dans l'Oct. de VÉpiphan. i4j
Ce prince, saisi au cœur d'une violente colère, donne ses ordres pour ne pas laisser impunie la pieuse fraude des Mages, et commande aussitôt qu'ils soient privés de la vie.
Que cette assistance joigne donc sa voix de louanges au souffle vibrant de l'orgue ;
Qu'elle offre au Christ Roi des rois des dons précieux et pleins de mystères;
Demandant qu'il daigne protéger tous les royaumes de l'univers, dans les siècles des siècles. Amen.
Q^ui, percussus corde nimium prae ira, extemplo mandat eludia magica non linqui taliter impunita, sed mox privari eos vita.
Omnis nunc caterva tinnulum jungat laudibus organi pneuma,
Mystice offerens Régi regum Christo munera pretiosa,
Poscens ut per orbem régna omnia protegat, in saecula sempiterna, Amen.
Saint Ephrem nous fournit cette Hymne gracieuse sur la Nativité du Sauveur.
LE Fils étant né, Bethléhem retentit de cris de jubilation. CesEsprits qui toujours veillent, descendus du ciel, chantent en choeur; et l'éclat de leurs voix couvrirait le tonnerre. Excités par ces nouveaux concerts, les hommes qui étaient dans le silence, accoururent • ils viennent, à leur tour, interrompre la nuit par la louange du nouveau-né Fils de Dieu.
« Fêtone, disaient-ils, l'enfant gui rend Eve et Adam à leur jeunesse première. » Les bergers arrivèrent apportant le tribut de leurs troupeaux, un lait doux et abondant, une
NASCENTE Filio, altis resonat clamoribus Bethléhem. Cœlo delapsi Vigiles canunt vocibus tonitruum imitantibus.
Concentu exciti novo convenere silcntes, silentium rupere laudes nascentis Filii Dei.
Plaudamus, aiebant, Infanti qui Evje Adasque juventutis restituit annos. Confluxere pastores, gregum suorum proventum portantes, dulcis
Le Temps de Noël.
lactis copiam. raundas carnes, et decoram laudem.
Distinxere munera, carne? Josepho, Mariae lac, Filio laudem. Obtulere agnum lactantem paschah Agno. primum Primo, hostiam Hostiae, agnum caduci temporis Agno veritatis sempiternae.
Décorum sane spectaculum ! agnus oblatus Agno ! Balavit agnus Unigenito prîesentatus, agnus Agno acceptam referebat gratiam, quod suo adventu grèges et armenta mactationi subtraxisset. et novum a veteri Paschate traductum Pascha Fîlii introduxisset.
Illum adoraverepaslores, et prophetantes Pastorum Principem salutarunt. Mosaica virga, aiebant, tuum, universalis Pastor, sceptrum commendat, quique illam gestavit Mo>es te magnum praedicat, dolens gregum suorum mutatas formas, et agnos in lupos transiisse, acoves evasisse dracones, et ferocissimas bestias. Scilicet et istae in illahorribili soli-
chair délicate et pure, et des chants harmonieux.
Ainsi firent-ils leurs partages : les chairs à Joseph, le lait à Marie, au Fils les chants de louange. A l'Agneau pascal un agneau que sa mère allaitait encore, un premier-né au Premier-né, une victime à la Victime, un agneau du temps à l'Agneau de l'éternelle vérité.
Admirable spectacle i un agneau est offert à l'Agneau.
Quand on le présenta au Fils unique, le fils de la brebis fit entendre son bêlement. L'agneau terrestre rendait grâces au divin Agneau, de ce que, par son avènement, il sauverait les troupeaux de l'immolation sanglante, et de ce que la Pàque nouvelle, instituée par le Fils de Dieu, viendrait bientôt remplacer l'antique Pàque.
Les bergers l'adorèrent aussi, et saluèrent, en prophétisant, le Prince des Pasteurs. « La verge de Moïse, « dirent-ils. Pasteur univer- « sel, glorifie ton sceptre ; et « Moïse, qui a porté cette « verge, célèbre ta grandeur :
« mais il gémit du changen ment opéré dans son trou- « peau ; il se désole de voir ( ses agneaux changés en « loups, ses brebis transfor- « mées en dragons et en bê- « tes féroces. Ce malheur
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arriva dans l'afiFreuse solitude du désert, quand, furieuses et pleines de rage, ces brebis s'attaquèrent à leur Pasteur.
« Enfant divin, les bergers viennent t'offrir leurs actions de grâces à toi qui as su réunir les loups et les agneaux dans la même Bergerie. Enfant plus ancien que Noé, et aussi né plus tard que ce patriarche, c'est toi qui, dans l'Arche, au milieu de l'agitation des flots, as mis la paix entre les êtres qu'elle transportait.
M David ton a'ieul vengé la mort d'un agneau par la mort du lion : toi, ô fils de David, tu as exterminé le loup caché qui avait tué Adam, cet agneau rempli de simplesse, qui faisait entendre ses bêlements dans le Paradis. >
tudine passas fuerant malum, quando furentes rabidas in suum incubuere Pastorem.
Divine Puer, hanc tibi acceptam profitentur gratiam pastores, quod lupos et agnos in easdera caulas congregaveris :
Puer Noe antiquior, et Noe recentior, qui intra arcam, pelago fremente, pacem dissidentibus vectoribus sanxisti.
David proavus tuus agni necem leonis caede vindicavit : tu vero, fîli David, occultum peremisti lupum, a que interfectus fuerat Adamus, agnus ille simplex, qui in Paradiso pastus est et balavit.
L'Eglise Grecc^ue nous donne, à la louange de la Vierge-Mare, ce beau chant de saint Joseph l'Hymnographe :