INTROÏT
GLORIFIONS-NOUS dans la Croix de Jésus-Christ notre Seigneur; c'est lui qui est notre salut, notra vie et notre résurrection, lui par qui nous sommes sauvés et délivrés.
Le Mardi Saint.
Ps. Que Dieu ait pitié de nous et qu'il nous bénisse ; qu'il fasse luire sur nous la lumière de son visage, et qu'il ait pitié de nous.
ait p Gl
lorifions-nous.
Ps. Deus misereatur nostri, et benedicat nobis : illuminet vultum suum super nos, et misereatur nostri.
Nos autem.
Dans la Collecte, l'Eglise demande que les saints anniversaires de la Passion du Sauveur soient pour nous une source de pardon; et qu'ils ne se terminent pas sans que nous soyons pleinement réconciliés avec la justice divine.
COLLECTE
DIEU tout-puissant et éternel, donnez-nous de célébrer les mystères de la Passion du Seigneur, de telle sorte que nous méritions la rémission de nos péchés. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur.
OMNipoTENS sempiterne Deus, da nobis ita Dominicse Passionis sacramenta peragere, ut indulgentiam percipere mereamur. Per eumdem Dominum. Amen.
Autre Collecte, page 129.
Lecture du Prophète Jéré-
mie. Chap. xl pN ces jours-là, Jérémie ^ dit : Seigneur, vous m'avez fait voir, et j'ai connu; alors vous m'avez découvert leurs desseins. Pour moi, j'étais comme un agneau plein de douceur, que l'on porte pour en faire une victime ; j'ignorais qu'ils eussent formé contre moi une entreprise, en disant : Met-
Lectio Jeremiaa Prophe-
tae. Cap. xl Tn diebus illis : Dixit ^ Jeremias : Domine, demonstrasti mihi, et cognovi ; tune ostendisti mihi studia eorum. Et ego quasi agnus mansuetus, qui portatur ad victimam ; et non cognovi quia cogitaverunt super me consilia, dicentes :
Mittamus lignum in pa-
Le Mardi Saint.
nom ejus, et eradamus oum de terra viventium, et nomen ejus non memoreiur amplius. Tu autem, Domine Sabaoth, qui judicas juste, et probas renés et corda, videam ultionem tuam ex eis : tibi enim revclavi causam meam , Domine Deus meus.
tons du bois dans son pain :
exterminons-le de la terre des vivants ; et que son nom ne soit jamais rappelé. Mais vous, Seigneur des armées, qui jugez selon l'équité, et qui sondez les reins et les cœurs, faites-moi voir la vengeance que vous devez tirer d'eux; car c'est en vos mains que j'ai remis ma cause, ô Seigneur mon Dieu 1
C'est encore une fois Jérémie qui nous fait entendre sa voix plaintive. Il nous donne aujourd'hui les propres paroles de ses ennemis, qui ont conspiré de le faire mourir. Tout y est mystérieux; et l'on sent que le Prophète est ici la tigure d'un plus grand que lui. « Mettons, disent-ils, du bois dans son pain», c'est-à-dire: Jetons un bois vénéneux dans sa nourriture, afin de lui causer la mort. Tel est le sens littéral, quand il ne s'agit que du Prophète; mais combien ces paroles s'accomplissent plus pleinement dans notre Rédempteur ! Sa chair divine est, nous dit-il, un Pain véritable descendu du ciel; ce Pain, ce corps de l'Homme-Dieu, est meurtri, déchiré, sanglant; les Juifs le clouent sur le bois, en sorte qu'il en est tout pénétré, en même temps que ce bois est tout arrosé de son sang. C'est sur le bois de la Croix que l'Agneau de Dieu est immolé ; c'est par son immolation que nous sommes mis en possession d'un Sacrifice digne de Dieu; et c'est par ce Sacrifice que nous participons au Pain céleste, qui est en même temps la chair de l'Agneau et notre Pâque véritable.
Le Mardi Saint.
Le Graduel, tiré du Psaume xxxiv, exprime le contraste de la vie humble du Sauveur avec les airs menaçants et superbes de ses ennemis.
TANDIS que mes ennemis me persécutaient, je me revêtais d'un cilice ; j'affligeais mon âme par le jeûne, et, la tête penchée sur mon sein, je réitérais ma prière.
^. Jugez, Seigneur, ceux qui me persécutent .-désarmez ceux qui m'attaquent ; prenez vos armes et votre bouclier, et levez-vous pour venir à mon secours.
EGO autem, dum mihi molesti essent, induebam me cilicio, et humiliabam in jejunioanimam meam : et oratio mea in sinu meo convertetur.
j^. Judica, Domine, nocentes me, expugna impugnantes me : appréhende arma et scutum,et exsurge in adjutorium mihi.
La Passion selon saint Marc est chantée, après ce Graduel, avec les mêmes rites qui ont été observés pour celle de saint Matthieu, sauf l'usage des rameaux qui ne sont plus employés.
La Passion de notre Seigneur Jésus-Christ selon saint Marc. Chap.xiv.
EN ce temps-là, la Pâque et les azymes étaient à deux jours de là, et les princes des prêtres avec les scribes cherchaient le ïnoyen de se saisir de Jésus par ruse et de le faire mourir. Car ils disaient :
Qu3 ce ne soit pas le jour de la fête, de peur que peut-être ii ne s'élève quelque tumulte parmi le peuple.
Et comme il était à table à Béthanie, dans la maison de
Passio Domini nostri Jesu Christi secundum Marcum. Cap. xiv.
IN illo tempore : Erat Pascha, et azyma post biduum : et quaerebant summi sacerdoteset scribas quomodo Jesum dolo tenerent, et occiderent.
Dicebant autem : Non in die festo, ne forte tumultus fieret in populo.
Et cum esset Jésus Bethaniae in domo Simonis
Le Mardi Saint.
Leprosi, et recumberet :
vcnit mulier habcns alabasirum unguenti nardi spicati pretiosi, et fraclo alabastro. effudil super caput ejus. Erani autem quidam indigne fcrcntesintra sernetipsos,et dicentes : Ut quid perditio ista unguenti facta est? Poterat enim unguentum istud venumdari plus quam trecentis denariiï;. et dari paupcribus. Et fremebant in eam. Jésus autem dixit :
Siniteeam : quid illi molesti cstis ? Bonum opus operata est in me. Semper enim pauperes habetis vobiscum, et cum volueritis, potestis illis benefacere : me autem non semper habetis. Quod habuit haec, fecit : praevenit ungere corpus meum in sepulturam.
Amen dico vobis : Ubicumque praedicatum fuerit evangelium istud in universo mundo. et quod fecit hœc, narrabitur in memoriam ejus.
Et Judas Iscariotes.
unus de duodecim, abiit ad summos sacerdotes, ut proderet eum illis.
Qui audientes, gavisi sunt : et promiserunt ei pecuniam se daturos. Et quaerebat. quomodo illum opportune traderet.
Simon le Lépreux, une femme vint avec un vase d'albâtre plein d'un parfum de nard précieux; et ayant rompu le vase, elle répandit le parfum sur sa tête. Plusieurs s'en indignèrent en eux-mêmes, disant : A quoi bon perdre ainsi ce parfum ? On aurait pu le vendre plus de trois cents deniers, et les donner aux pauvres. Et ils étaient indignés contre elle. Mais Jésus dit : Laissez-la : pourquoi lui faites-vous delà peine?
Ce qu'elle vient de faire à mon égard est une bonne action. Car vous avez toujours parmi vous des pauvres, et vous pouvez leur faire du bien quand vous voudrez ; mais moi. vous ne m'aurez pas toujours. Elle a fait ce qui était en son pouvoir : elle a embaumé d'avance mon corps pour la sépulture. En vérité, je vous le dis : Partout où sera prêché cet Evangile, dans le monde entier, on racontera ce qu'elle a fait :
et elle en sera louée.
Et Judas Iscariote. un des douze, s'en alla vers les princes des prêtres, pour le leur livrer. Ceux-ci l'ayant écouté, furent dans la joie, et promirent de lui donner de l'argent. Et il cherchait une occasion favorable pour le leur livrer.
Le Mardi Saint.
Et le premier jour des azymes, où on immole la Pâque, ses disciples lui dirent : Où voulez-vous que nous allions vous préparer ce qu'il faut pour manger la Pàque ? Et il envoya deux de ses disciples, et leur dit : Allez dans la ville ; vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau ; suivez-le ; et quelque part qu'il entre, dites au maître de la maison : Le Maître dit : Où est le lieu où je dois manger la Pâque avec mes disciples ?Et il vous montrera une grande salle meublée; préparez-nous là ce qu'il faut. Ses disciples s'en allèrent, et vinrent dans la ville, et trouvèrent les choses comme il leur avait dit et préparèrent la Pâque.
Sur le soir, il vint avec les douze. Et comme ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus leur dit: En vérité, je vous le dis, un de vous, qui mange avec moi, me trahira.
Alors ils commencèrent à s'attrister et à lui dire chacun : Est-ce moi ? Il leur dit : L'un des douze, qui met avec moi la main dans le plat.
Pour le Fils de l'homme, il s'en va, selon qu'il est écrit de lui ; mais malheur à l'homme par qui le Fils de l'homme sera livré ; il vaudrait mieux pour cet homme qu'il
Et primo die azymorum, quando Pascha immolabant, dicunt ei discipuli : Quo vis eamus, et paremus tibi, ut manduces Pascha ? Et mittit duos ex discipulis suis, et dicit eis : Ite in civitatem : et occurret vobis homo lagenam aquae bajulans; sequimini eum :
et quocumque introierit, dicite domino domus, quia Magister dicit : Ubi est refectio mea,ubi Pascha cum discipulis meis manducem ? Et ipse vobis demonstrabit cœnaculum grande, stratum, et illic parate nobis. Et abierunt discipuli ejus, et venerunt in civitatem; et invenerunt sicut dixerat illis, et paraverunt Pascha.
Vespere autem facto, venit cum duodecim. Et discumbentibus eis et manducantibus, ait Jésus :
Amen dico vobis, quia unus ex vobis tradet me, qui manducat mecum. At illi cœperunt contristari, et dicere ei singulatim :
Numquid ego ? Qui ait illis : Unus ex duodecim, qui intingit mecum manum in catino. Et Filius quidem hominis vadit , sicut scriptum est de eo.
Vae autem homini illi , per quem Filius homi-
Le Mardi Saini.
nis tradetur. Bonum erat ci, si non essct naïus homo ille. Et manducantibus illis, accepit Jcsus pancm : et bencdicens frcgit, et dédit eis, et ait :
Sumite : Hoc est corpus meum. Et accepto calice, gratias agens dédit eis :
et biberunt ex illo omnes. Et ait illis : Hic est sanguis meus novi testamenti , qui pro multis effundetur. Amen dico vobis : quia non bibam de hoc genimine vitis , usque indiem illum, cum illud bibam novum in regno Dei.
Et hymno dicto. exierunt in montem Olivarum. Et ait eis Jésus :
Omnes scandalizabimini in me, in nocte ista : quia scriptum est : Percutiam pastorem, et dispergentur oves ; sed postquam resurrexero , prascedam vos in Galilaeam. Petrus autem ait illi : Et si omnes scandalizati fuerint in te, sed non ego. Et ait illi Jésus : Amen dico tibi, quia tu hodie in nocte hac, priusquam gallus vocem bis dederit, ter me es negaturus. At illc amplius loquebatur :
Et si oportuerit me simul commori tibi , non te negabo. Similiter autem el cmnes dicebant.
ne fût pas né. Et pendant
3u'ils mangeaient, Jésus prit u pain, et l'ayant béni, il le leur donna, disant : Prenez : Ceci est mon corps. Et, ayant pris la coupe et rendu grâces, il la leur donna; et ils en burent tous. Et il leur dit: Ceci est mon sang de la nouvelle alliance, qui sera répandu pour plusieurs. En vérité, je vous le dis : Je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai de nouveau dans le royaume de Dieu.
Et. après avoir dit le cantique, ils s'en allèrent au mont des Oliviers. Et Jésus leur dit : Je vous serai cette nuit à tous un sujet de scandale ; car il est écrit : Je frapperai le pasteur, et les brebis se disperseront. Mais après que )e serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée.
Pierre lui dit; Quand tous seraient scandalisés à votre sujet, moi je ne le serai pas.
Jésus lui dit : Je te le dis en vérité: Aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq ait chanté deux fois, tu m'auras renié trois fois. Mais Pierre insistait encore plus :
Quand je devrais mourir avec vous, je ne vous renoncerai pas. Et tous disaient la même chose.
Le Mardi Saint.
Et ils arrivèrent en un lieu nommé Gethsémani ; et il dit à ses disciples .'Asseyez-vous ici pendant que je prierai. Et il prit avec lui Pierre, et Jacques et Jean ; et il commença à être saisi de frayeur et d'angoisse. Et il leur dit: Mon âme est triste jusqu'à la mort :
demeurez ici et veillez. Et s'étant avancé un peu, il tomba la face contre terre ; et il priait que cette heure, s'il se pouvait, s'éloignât de lui. Et il dit: Mon Père, tout vous est possible : éloignez de moi ce calice ; cependant non ce que je veux, mais ce que vous voulez. Il vint, et il les trouva endormis ; et il dit à Pierre : Simon, tu dors ', n'as-tu pu veiller une heure ?
Veillez, afin que vous n'entriez point en tentation. A la vérité, l'esprit est prompt; mais la chair est faible. Et, s'en allant de nouveau, il priait, disant les mêmes paroles. Etant revenu, il les trouva encore endormis (car leurs yeux étaient appesantis) , et ils ne savaient que lui répondre. II. vint une troisième fois , et leur dit : Dormez maintenant, et reposez-vous.
C'est assez : l'heure est venue; voici que le Fils de l'homme va être livré aux mains des pécheurs. Levezvous, allons ; voilà qu'il approche, celui qui doit me livrer.
Et veniunt in praedium, cui nomen Gethsémani , et ait discipulis suis : Sedète hic donec orem. Et assumit Petrum, et Jacobum et Johannem secum :
et cœpit pavere, et tsedc' re. Et ait illis: Tristis est anima mea usque ad mortem. Sustinete hic, etvigilate. Et cum processisset paululum, proci-.
dit super terram ; et ora^ bat, ut si fieri posset, transiret ab eo hora ; et dixit : Abba Pater , omnia tibi possibilia sunt : transfer calicem hune a me. Sed non quod ego volo : s»d quod tu.
Et venit et invenit eos dormientes Etait Petro:
Simon dormis ? Non potuisti una hora vigilare ?
Vigilate, et orate, ut noq intretis in tentationem.
Spiritus quidem prompt tus est, caro vero infirma.
Et iterum abiens oravit, eumdem sermonem dicens Et reversus, denuo invenit eos dormientes (erant enim oculi eorum gravati), et ignorabant quid responderent ei. Et venit tertio, et ait illis :
Dormite jam, et requiescite. Sufficit : venit hora :
ecceFilius hominis tradetur in manus peccatorum.
Surgite, eamus : ccce^ qui me tradet, prope est.
Le Mardi Saint.
Va adhuc eo loquente venit Judas Iscariotcs unus de duodecim . et cum illo turba multa cum gladiis et lignis, missi a summis sacerdotibus, et scribis, et senioribus. Dederat autem traditor ejus signum ois, dicens : Quemcumque osculatus fuero, ipse est :
tenete eum, et ducite caute. Et cum venisset, statim accedens ad eum, ait : Ave Rabbi. Et osculatus est eum. At illi manus injecerunt in eum, et tcnuerunt eum. Unus autem quidam de circumstantibus educens gladium, percussit servum summi sacerdotis :
et aniputavit illi auriculam. Et respondens Jésus ait illis : Tamquara c-id latronem existis cum gladiis et lignis comprehendere me : quotidie eram apud vos in templo docens, et non me tenuistis. Sed ut impleantur Scripturae. Tune discipuli ejus relinquentes eum , omnes fugerunt.
Adolescens autem quidam sequebatur eum amictus sindone super Budo : et tenuerunt eum.
At ille, rejecta sindone, nudus profugit ab eis.
Et adduxerunt Jesum ad summum sacerdotem :
Comme il parlait encore, Judas Iscariote , l'un des douze , arriva ; et avec lui une grande foule armcc d épées et de bâtons, et envoyée par les princes des prêtres, et les scribes, et les anciens. Or le traître leur avait donné ce signe : Celui que je baiserai, c'est lui, saisissez-le, et emmenez-le avec précaution. Etant venu, aussitôt il s'approcha, de lui , disant:
Salut, Maître; et il le baisa.
Mais eux mirent aussitôt la main sur lui, et le saisirent.
Un de ceux qui étaient avec lui, tirant une épce, en frappa un des serviteurs du grand-prêtre, et lui coupa une oreille. Mais Jésus prenant la parole leur dit : Vous êtes venus avec des épées et des bâtons pour me prendre comme un voleur. J'étais tous les jours parmi vous, enseignant dans le temple, et vous ne m'avez point pris. Mais il fautcjue les Ecritures s'accomplissent.
Alors ses disciples, l'abandonnant, s'enfuirent tous. Un jeune homme le suivait, couvert seulement d"un linceul : ils se saisirent de lui.
Mais lui, laissant aller le linceul, s'échappa nu de leurs mains.
Ils menèrent Jésus chez le grand-prétre, où s'assemble-
Le Mardi Saint-.
/ent tous les prêtres, et les scribes, et les anciens. Pierre le suivit de loin jusque dans le vestibule du grand-prêtre ; et, assis près du feu avec ses serviteurs, il se chauffait. Or les princes des prêtres et tout le conseil cherchaient un témoignage contre Jésus , pour le faire mourir, et ils n'en trouvaient point. Car plusieurs rendaient de faux témoignages contre lui ; mais ces dépositions ne s'accordaient pas. Quelques-uns, se levant, portèrent contre lui un faux témoignage : Nous l'avons entendu dire Je détruirai ce temple fait de main d'homme; et en trois jours j'en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de la main des hommes. Mais ce témoignage ne suffisait point.
Alors le grand-prêtre se levant interrogea Jésus, disant: Vous ne répondez rien à ce dont ceux-ci vous accusent 1 Mais Jésus se taisait, et il ne répondit rien. Le grand-prêtre l'interrogea de nouveau, et lui dit : Etesvous le Christ, Fils du Dieu béni ? Jésus lui dit : Je le suis; et vous verrez le Fils de l'homme, assis à la droite de la Vertu de Dieu, et ve-
et convenerunt omncs sacerdotes, et scribae et seniores. Petrus autem a longe secutus est eum usque intro in atrium summi sacerdotis : et sedebat cum ministris ad ignem,et calefaciebat se.
Summi vero sacerdotes et omne concilium, quaerebant adversus Jesum testimonium, ut eum morti traderent : nec inveniobant. Multi enim testimonium falsum dicebant adversus eum : et convenientia testimonia non erant. Et quidam surgentes, falsum testimonium ferebant adversus eum, dicentes ; Quoniam nos audivimus eum dicentem : Ego dissolvam templum hoc manufactum : et per triduum, aliud non manufactura aedificabo. Et non erat conveniens testimonium illorum.
Et exsurgens summus sacerdos in médium, interrogavit Jesum, dicens :
Non respondes quidquam ad ea, quae tibi objiciuntur ab nis ? Ille autem tacebat, et nihil respondit. Rursum summus sacerdos interrogabat eum, et dixit ei : Tu es Christus Filius Dei benedicti ? Jésus autem dixit illi : Ego sum. El
Le Mardi Saint.
videbitis Filium hominis sedentem a dextris Virtutis Del, et vcnicntem cum nubibus cœli.
Summus autem sacerdos scindons vestimenta sua, ait : Quid adhuc desideramus testes ? Audistis blasphemiam. Quid vobis vidctur? Qui omnes conden-naverunt eum esse reum mortis. Et cœperunt quidam conspuere eum, et velare faciem ejus, et colaphis eum caedere, et dicere ei : Prophetiza. Et ministri alapis eum casdebant.
Et cum esset Petrus in atrio deorsum, venit una ex ancillis surami sacerdotis : et cum vidissel Petrum calefacientem se, aspiciens illum, ait : Et tu cum Jesu Nazareno aras. At ille negavit, dicens : Neque scio, neque novi quid dicas. Et exiit foras ante atrium :
et gallus cantavit. Rursus autem, cum vidisset illum ancilla, cœpit dicere circumstantibus :
Quia hic ex illis est. At ille iterum negavit. Et post pusillum, rursus qui astabant, dicebant Petro : Vere ex illis es :
nam et Galilaeus es. Ille autem cœpit anathematizare et jurare : quia nescio hominem istum,
nant sur les nuées du ciel.
Alors le grand-prêtre, déchirant ses vêtements, dit :
Qu'avons-nous encore besoin de témoins? vous avez entendu le blasphème : que vous en semble ? Tous jugèrent qu'il méritait la mort. Et quelques-uns commencèrent à cracher sur lui et à voiler sa face, et à le souffleter, en lui disant : Prophétise. Et les valets le frappaient du poing.
Et Pierre étant en bas dans le vestibule, il vint une des servantes du grand-prêtre; et ayant vu Pierre qui se chauffait, le regardant, elle dit[: Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth. Mais il le nia, disant : Je ne sais, ni ne connais ce que tu dis. Et il sortit devant le vestibule; et le coq chanta. Une servante qui laperçut encore, dit à ceux qui étaient présents :
Cet homme était de ces genslà. Mais il le nia de nouveau.
Et peu après, ceux qui étaient là dirent à Pierre : Tu es certainement l'un d'entre eux, car toi aussi tu es Galiléen. Alors il se mit à faire des imprécations, et dit avec serment : Je ne connais point cet homme dont vous parlez.
Et aussitôt le coq chanta
Le Mardi Saint.
encore. Et Pierre se ressouvint de la parole que lui avait dite Jésus": Avant que le coq ait chanté deux fois, trois fois tu me renieras. Et il se mit à pleurer.
Et dès le matin, les princes des prêtres s'étant assemblés avec les anciens, et les scribes, et tout le conseil, ils emmenèrent Jésus, après l'avoir lié, et ils le livrèrent à Pilate. Et Pilate l'interrogea : Etes-vous le Roi des Juifs ? Il lui répondit : Vous le dites. Et les princes des prêtres l'accusaient sur plusieurs chefs. Pilate l'interrogea de nouveau, et lui dit :
Vous ne répondez rien ?
Voyez de combien de choses ils vous accusent. Mais Jésus ne répondit plus rien, de sorte que Pilate était étonné.
Le jour de la fête, il avait coutume de leur remettre un prisonnier, celui qu'ils demandaient. Or un nommé Barabbas était en prison avec d'autres séditieux, pour avoir commis un meurtre dans une sédition. Et le peuple étant monté devant le prétoire, commença à demander ce qu'il avait accoutumé de leur accorder. Pilate leur répondant, dit : Voulez-vous ?ue je vous délivre le Roi des uifs ? Car il savait que
quem dicitis. Et statim gallus iterum cantavit.
Et recordatus est Petrus verbi, quod dixerat ei Jésus : Priusquam gallus cantet bis, ter me negabis. Et cœpit flere.
Et confestim mane consilium facientes summi sacerdotes cum senioribus, et scribis, et universo concilio, vincientes Jesum, duxerunt et tradiderunt Pilato. Et interrogavit eum Pilatus : Tu es Rex Judaeorum ? At ille respondens, ait illi :
Tu dicis. Et accusabant eum summi sacerdotes in multis. Pilatus autem rursum interrogavit eum, dicens : Non respondes quidquam ? Vide in quantis te accusant. Jésus autem amplius nihil respondit : ita ut miraretur Pilatus.
Per diem autem festum solebat dimittere illis unum ex vinctis, quemcumque petiissent. Erat autem qui dicebatur Barabbas, qui cum seditiosis erat vinctus, qui in seditione fecerat homicidium. Et cum ascendisset turba, cœpit rogare, sicut semper faciebat illis. Pilatus autem respondit eis, et dixit :
Vultis dimittam vobis Regem Judaeorum ? Scie-
LA PASSTON FT TA QWTWATMI?. SATMTT?..
Le Mardi Saint.
bat enim, quod per invidiam tradidissent eum summi sacerdotes. Pontifices autem concitaverunt turbam, ut magis Barabbamdimitteretcis. Pilatus autem iterum respondens, ait illis : Quid ergo vultis faciam Régi Judaeorum ? At illi iterum clamaverunt : Crucifige eum. Pilatus vero dicebat illis : Quid enim mali fecit ?At illi magis clamabant : Crucifige eum.
Pilatus autem volens populo satisfacere, dimisit illis Barabbam, et tradidit Jesum flagellis caesum, ut crucifigeretur.
Milites autem duxerunt eum in atrium prastorii, et convocant totam cohortem : et induunt eum purpura, et imponunt ei plectentes spineam coronam. Et cœperunt salutare eum : Ave, Rex Judasorum. Et percutiebant caput ejus arundine : et conspuebant eum, et ponentes genua, adorabant eum.
Et postquam illuscrunt ei, exuerunt illum purpura, et induerunt eum vestimentis suis, et educunt illum, ut crucifigerent eum. Et angariaverunt prastereuntem quempiam Simonem Cyrenaeum ve-
c'était par envie que les
F)rinces des prêtres lavaient ivre. Mais les pontifes excitèrent le peuple à demander qu'il leur délivrât plutôt Barabbas. Pilate, leur parlant de nouveau, dit : Que voulezvous donc que je fasse au Roi des Juifs ? Mais de nouveau ils crièrent : Crucifiez-le.
Pilate cependant leur disait :
Mais quel mal a-t-il fait ? Et eux criaient encore plus :
Crucifiez-le.
Pilate donc, voulant contenter le peuple, leur remit Barabbas; et après que Jésus eut été flagellé, il le leur livra pour être crucifié. Les soldats le conduisirent dans le vestibule du prétoire. Et, ayant convoqué toute la cohorte, ils le vêtirent de pourpre et lui mirent une couronne d'épines entrelacées. Et ils commencèrent à le saluer, disant :
Saliit, Roi des Juifs. Et ils lui frappaient la tète avec un roseau, et ils crachaient sur lui, et fléchissant le genou, ils l'adoraient.
Et après s'être ainsi joués de lui, ils le dépouillèrent de la pourpre, et le revêtirent de ses vêtements, et l'emmenèrent pour le crucifier. Et un certain Simon de Cyrène, père d'Alexandre et de Rufus, passant par là en revenant de
Le Mardi Saint.
sa maison des champs, ils le contraignirent de porter la croix de Jésus. Et ils le conduisirent au lieu appelé Golgotha, c'est-à-dire le lieu du Calvaire. Et ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de myrrhe : mais il n'en prit point.
Et l'ayant crucifié, ils se partagèrent ses vêtements, tirant au sort ce que chacun aurait.
Et il était la troisième heure lorsqu'ils le crucifièrent. Et le sujet de sa condamnation était ainsi écrit : Le Roi des Juifs. Et ils crucifièrent avec lui deux voleurs, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche.
Et ainsi fut accomplie l'Ecriture (jui dit : Il a été rangé parmi les criminels.
Et les passants le blasphémaient, branlant la tête et disant : Toi qui détruis le Temple de Dieu, et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toimême, et descends de la croix. Les princes des prêtres et les scribes le raillaient aussi, se disant l'un à l'autre :
Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même. Que le Christ, Roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous croyions. Et ceux qui avaient été crucifiés avec lui l'outrageaient aussi.
nientem de villa, patrem Alexandri et Rufi, ut toUeret crucem ejus. Et perducunt illum in Golgotha locum : quod est interpretatum, Galvarise locus. Et dabant ei bi* bere myrrhatum vinum :
et non accepit. Et crucifigentes eum diviserunt vestimenta ejus, mittentes sortem super eis, quis quid tolleret. Erat autem hora tertia : et crucifixerunt eum. Et erat titulus causas ejus inscriptus :
Rex Judaeorum. Et eum eo crucifigunt duos latrones : unum a dextris, et alium a sinistris ejus.
Et impleta est Scriptura, quae dicit : Et eum iniquis reputatus est.
Et praetereuntes blasphemabant eum, moventes capita sua, et dicentes : Vah 1 qui destruis Templum Dei, et in tribus diebus reaedificas : salvUm fac temet' ipsum, descendens de cruce. Similiter et summi sacerdotes illudentes, ad alterutrum eum scribis dicebant : Alios salvos fecit, seipsum non potest salvum facere.
Christus Rex Israël descendat nunc de cruce, ut videamus, et credamus..
Et qui eum eo crucifixi erant, cojaviciabantur ei.
Le Mardi Saint.
Et facta hora sexla, tenebrae factae sunt per tolam terram, usaue in horam nonam. Et hora nona exc'.amavit Jésus voce macrna, dicens : Eloi, Eloi, lamma sabacthani ?
Quod est interprctatum :
D -US meus, Deus meus, ut quid dercliquisti me ?
Et quidam decircumstantibusaudientes dicebant :
Ecce Eliam vocat. Currens autem unus, et implens spongiam aceto, circumponensque calamo, potum dabat ei, dicens : Sinite videamus si veniat Elias ad deponendum eum. Jésus autem emissavoce magna, expiravit.
Et à la sixième heure, les ténèbres couvrirent toute la terre jusqu'à la neuvième. Et à la neuvième heure, Jésus jetii un grand cri, disant : Eloï, Eloï, lamma sabacthani ; ce qui veut dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avezvous délaissé ? Et quelquesuns de ceux gui étaient là, l'entendant, disaient : Il appelle Elie. L'un d'eux courut emplir de vinaigre une éponge,et l'ayant mise au bout d'un roseau, la lui présenta pour boire, disant : Laissez, voyons si Elie viendra le délivrer.
Mais Jésus, ayant jeté un grand cri, expira.
Ici on fait une pause, comme au Dimanche des Rameaux. Toute l'assistance se met à genoux ; et, selon Tusaee des lieux, on se prosterne et on baise humolement la terre.
ET vélum templi scissum est in duo, a summo usque deorsum, Videns autem centurio, qui ex adverso stabat, quia sic damans expirasset, ait : Vere hic homo filius Dei erat. Erant autem et mulieres de longe aspicientes : inter quas erat Maria Magdalene, et Maria Jacobi Minons, et Joseph mater, et Salome :
ET le voile du temple se déchira en deux depuis le haut jusqu'en bas. Le centurion qui était debout devant, lui, voyant qu'il avait expiré en jetant un grand cri. dit • Cet homme était vraiment le Fils de Dieu. Il y avait aus^i des femmes qui regardaient de loin, parmi lesquelles étaient Marie-Madelein::, et Marie mère de Jacques le Mineur et de Joseph, et Sa-
Le Mardi Saint.
lomé, lesquelles, lorsqu'il était en Galilée, le suivaient et le servaient, et plusieurs autres qui avaient monté à Jérusalem avec lui.
et cum esset in Galilaca, sequebantur eum, et ministrabant ei : et alia; multae, quag simul cum eo ascenderant Jerosolymam.
Ici le Diacre fait bénir l'encens par le Prêtre ; et après avoir reçu lui-même la bénédiction, il termine le récit de la Passion, en observant les rites accoutumés pour le chant de l'Evangile, à la messe solennelle.
ET quum jam sero esset factum (quia erat parasceve, quod est ante Sabbatum) venit Joseph ab Arimathcea, nobiiis decurio, qui et ipse eraî exspectans regnum Dei.
Et audacier introivit ad Pilatum, et petiit corpus Jesu. Pilatus autem mirabatur si jam obiisset.
Et accersito centurione, interrogavit eum, si jam mortuus esset. Et cum cognovisset a centurione, donavit corpus Joseph.
Joseph autem mercatus sindonem, et deponens eum, involvit sindone :
et posuit eum in monumento, quod erat excisunq de petra, et advolvit lapidem ad ostium monumenti.
LE soir étant déjà venu (comme c'était le jour de la préparation qui précède; le Sabbat), Joseph d'Arimathie, qui était du conseil et fort considéré, et qui attendait, lui aussi , le royaume de Dieu, vint hardiment trouver Pilate, et lui demanda le corps de Jésus. Pilate, s'étonnant qu'il fut mort sitôt, fit venir le centurion, et lui demanda s'il était déjà mort.
S'en étant assuré par le centurion, il donna le corps à Joseph. Et Joseph, ayant acheté un linceul, détacha Jésus de la croix, l'enveloppa dans le linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, et roula une pierre à l'entrée du sépulcre.
A l'Offertoire, le Messie demande le secours de son Père contre les embûches de ses ennemis qui se préparent à le faire mourir.
Le Mardi Saint.
OFFERTOIRE
CUSTODi me, de manu pei
Domine, peccatoris :
et ab hominibus iniquis eripe me.
EFENDEZ-MOI, SciVncur,
de la main des méchants, et arrachez-moi aux attaques injustes des hommes.
Dans la Secrète, la sainte Eglise présente à la majesté divine le tribut de nos jeûnes avec l'hostie sainte, de laquelle ils empruntent leur mérite et leur efficacité.
SACRiFiciA nos, quaïsumus Domine, propensius ista restaurent : ^uae medicinalibus sunt instituta jejuniis. PerDominum nostrum Jesum Christum. Amen.
FAITES, Seigneur, nous vous en prions, que ces sacrifices accompagnés des jeûnes salutaires qui nous sonc prescrits renouvellent la vigueur de nos âmes. Par Jesus-Christ notre Seigneur. Amen.
Autre Secrète^ page iSy.
Les paroles du Psalmiste que l'Eglise emprunte pour l'Antienne de la Communion nous représentent l'audace toujours croissante des ennemis du Sauveur, et les dispositions de son âme à la veille du sacrifice qu'il va bientôt offrir.
COMMUNION
ADVERSUM me exercebantur, qui sedebant in porta : et in me psallebant, qui bibebant vinum • ego vero orationem meam ad te, Domine :
tempus beneplaciti,Deus,
CEUX qui étaient assis sur leur tribunal parlaient contre moi ; les buveurs me prenaient pour le sujet df> leurs chants d'insulte; pour moi. Seigneur, je dirige ma prière vers vous ; ô Dieu, il
Le Mardi Saint.
in multitudine misericordiae tuae.
est temps de montrer votre bienveillance, selon l'étendue de votre miséricorde.
Dans la Postcommunion, l'Eglise demande pour nous, par les mérites du Sacrifice qu'elle vient de renouveler, l'entière guérison de nos maux, dont le sang de l'Agneau divin est le remède.
POSTCOMMUNION.
DIEU tout-puissant, guérissez nos vices par la vertu de ce sacrifice qui est le vôtre; et daignez nous appliquer le remède qui produit le salut éternel. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.
Autre Fostcommiinion, page iSg.
SANCTIFICATIONI- BUS tuis, omnipotens Deus, et vitia nostra curentur : et remédia nobis sempiterna proveniant.
Per Dominum nostrum Jesum Christum. Amen.
PRIONS
Humiliez vos têtes devant Dieu,
ODiEU, que votre miséricorde nous purifie des restes cachés du vieil homme, et nous rende capables d'un 3aint renouvellement. Par Jésus-Christ notre Seigneur.
Amen.
OREMUS
Humiliate capita vestra Deo.
TUA nos misericordia, Deus, et ab omni subreptione vetustatis expurget, et capaces sanctas novitatis emciat.
Per Dominum nostrum Jesum Christum> Amen.
Nous terminerons cette journée en insérant ici quelques strophes empruntées à l'Eglise grecque sur la Passion du Sauveur.
{In Parasceve.)
VOTRE cote ouvert, o Christ, semblable à la fontaine qui jaillissait d'E-
ITALE latus tuum, tanquam fons
I Eden scaturiens, Eccle
Le Mardi Saint.
siam tuam, Christc, tanquam rationalem hortum adaquat : inde tanquam in quaedam initia se dividens in quatuor Evan<^clia : mundum irri^ans, crcaturam lœtificans,gcntesque fidelitcr doccns v'encrari regnum tuum.
("rucifi.xus es propter me ; ut velut ex fonte mihi effunderes remissionem. Punctus es in latere, ut mihi vitas scaturigines aperires ; clavis :onfixus es. ut ego in passionum tuarum profundo altitudinem tuas potentiae ronfessus, clamcm ad te, V-itae largitor Christe :
Gloria Cruci tuae, Sal- Vator, ac Passioni tuag.
Chirographum nostrum in Cruce dirupisti, Chri- Kte : et inter mortuos re-
f)Utatus, lyrannum illic igasti, liberatis omnibus ex vinculis mortis resurrectione tua. Per quam illuminati sumus , o amanshominum Domine :
tibique clamamus : Mémento et nostri Salvator in Regno tuo.
Tuam, Christe, Matrem, quae te in carne sine virili semine pepe-
den, arrose votre Eglise comme un jardin spirituel; la source qui en émane se divise en quatre fleuves qui sont les quatre Evangiles; le monde en e«t arrosé, la création vivifiée, les nations instruites à vénérer dans la foi votre règne.
O Christ, auteur de la vie, vous avez été crucifié pour moi, afin de verser sur mon âme, comme d'une fontaine, la rémission des péchés. Votre côté a été traversé par la lance, afin d'ouvrir sur moi les sources de la vie; vous avez été percé par les clous, afin que, découvrant dans la profondeur de vos souffrances l'immensité de votre souverain pouvoir, je m'écrie :
Gloire à votre Croix et à votre Passion, ô Sauveur 1
Vous avez déchiré, ô Christ, la cédule de notre condamnation sur votre Croix ; mis au rang des morts, vous avez enchaîné le tyran et délivré tous les captifs par votre résurrection. C'est elle qui nous a illuminés, ô Seigneur, ami des hommes 1 Nous vous crions : Souvenezvous de nous aussi, ô Sauveur, dans votre Royaume !
'Votre Mère, ô Christ, qui vous a enfanté sans le secours de l'homme, et qui est demeu.
Le Mardi Saint.
rée vierge après l'enfantement, nous l'amenons devant vous, Seigneur miséricordieux, afin qu'elle intercède pour nous, et que vous accordiez l'éternel pardon à ceux qui crient : Souvenez-vous de nous aussi. Seigneur, dans votre Royaume 1
rit, et vere virgo etiara post partum incorrupta permansit ; hanc tibi adducimus ad intercessionem, Domine multum misericors : ut offensarum condonationem jugiter largiaris iis qui clamant : Mémento et nostri Domine inRegno tuo