I. Matth. XXI, i
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peuple. Il parla avec plus de force que jamais, et déjoua leurs questions insidieuses. On peut voir, principalement en saint Matthieu, Chapitres xxi, xxii et xxiii, le détail des discours du Sauveur, qui deviennent de plus en plus véhéments, et dénoncent aux Juifs avec une énergie toujours croissante le crime de leur infidélité et la terrible vengeance qu'elle doit amener.
Enfin Jésus sortit du Temple, et se dirigea vers Béthanie. Arrivé sur la montagne des Oliviers, d'où Ton dominait la ville, il s'assit un moment. Ses disciples profitèrent de cet instant de repos pour demander à quelle époque auraient heu les châtiments qu'il venait de prédire contre le Temple. Alors Jésus, réunissant dans un même tableau prophétique le désastre de Jérusalem et la destruction violente de ce monde à la fin des temps, parce que la première de ces deux calamités est la figure de la seconde, annonça ce qui doit arriver quand la mesure du péché sera comblée. Quant à ce qui est de la ruine de Jérusalem en particulier, il en fixa la date par ces paroles : « En vérité, je vous le dis : Cette génération d'hommes ne passera pas que toutes ces choses ne soient accomplies i » En effet, quarante ans étaient à peine écoulés que l'armée romaine, accourue pour exterminer le peuple déicide, menaçait du naut de la montagne des Oliviers, de cette place même où le Sauveur est assis aujourd'hui, l'ingrate et dédaigneuse Jérusalem. Jésus, après avoir parlé longuement encore sur le juge-
I, Matth. XXIV, 34.
Le Lundi Saint.
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ment divin qui doit reviser un jour tous les jugements des hommes, rentre dans Béthanie, et vient rassurer par sa présence le cœur affligé de sa très sainte mère.
En ce jour, la Station, à Rome, est dans l'Eglise de Sainte-Praxède. Cette église dans laquelle, au ix^ siècle, le pape saint Paschal déposa deux mille trois cents corps de Martyrs qu'il avait extraits des Catacombes, possède la colonne à laquelle notre Seigneur fut attaché pendant le supplice de la flagellation.
A LA MESSE
LES paroles de l'Introït sont extraites du Psaume xxxiv. Le Christ, par la bouche de David, implore le secours de son Père contre les ennemis qui l'environnent de toutes parts.