‹ L'Année liturgiqueChapitre 20 sur 160 · Apoc. xxi · texte numérisé non relu

Apoc. xxi

Pratique de l'A vent. 2 5

depuis longues années, soit que la blessure qui l'a causée ait été plus récemment portée à votre âme : voici venir celui qui est la vie. « Pourquoi donc voudriez-vous mourir ? Il « ne veut pas la mort du pécheur, mais bien « qu'il se convertisse et qu'il vive '. » La grande Fête de sa Naissance sera un jour de miséricorde universelle pour tous ceux qui voudront bien lui donner entrée. Ceux-là recommenceront à vivre avec lui ; toute autre vie antérieure sera abolie, et la grâce surabondera, là même où avait abondé l'iniquité -.

Que si la tendresse, la douceur de cet Avènement mystérieux ne vous séduisent pas, parce que votre cœur appesanti ne saurait encore comprendre la confiance, parce que, ayant longtemps avalé l'iniquité comme l'eau, vous ne savez ce que c'est que d'aspirer par l'amour aux caresses d'un père dont vous aviez méprisé les invitations; songez à l'Avènement plein de terreur, qui suivra celui qui s'accomplit silencieusement dans les âmes. Entendez les craquements de l'univers à l'approche du Juge redoutable ; voyez les cieux s'enfuir devant lui, et se rouler comme un livre à sa vue3; soutenez, si vous pouvez, son aspect, ses regards étincelants; regardez sans frémir le glaive à deux tranchant? qui s'élance de sa bouche 4 ; écoutez enfin ces cris lamentables : Mon-

i. Ezech. xvni, 3t.

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