ACTE DE CONTRITION
ENCORE si je pouvais, ô mon Sauveur ! me rendre le témoignage de ne sentir en moi que mon néant, qui fît obstacle à l'union glorieuse à laquelle vous me conviez ! je m'approcherais de vous à la suite de Marie l'immaculée, mon auguste Reine, et j'oserais porter ma main sur les miettes du festin auquel elle s'assied près de vous. Mais il n'y a rien de commun entre l'innocence et le péché, entre la lumière et les ténèbres. J'ai été votre ennemi, ô mon Sauveur ! et vous voulez entrer en mon cœur à peine cicatrisé de ses plaies honteuses. Vous annoncez vouloir y prendre vos ébats comme en celui de Marie. Oh ! combien vous me faites comprendre par là la malice de mes fautes, puisque c'est à vous, si généreux, si plein d'amour, que j'ai osé m'attaquer ! Que ferai-je donc, en attendant l'instant où vous allez descendre au milieu de mes ténèbres, pour les transformer en lumière, si ce n'est de renouveler le repentir que me causent les péchés si nombreux par lesquels je vous ai perdu, ceux aussi par lesquels je vous ai contristé sans vous perdre ? Agréez ma contrition, ô mon Sauveur ! c'est ainsi que je veux préparer votre voie jusqu'à mon cœur, en redressant en moi tout ce qui s'oppose à la rectitude de votre sainte Loi.
Avant Ca Communion. g 5