‹ L'Année liturgiqueChapitre 58 sur 160 · ACTE D'AMOUR · texte numérisé non relu

ACTE D'AMOUR

Je vous aimerai donc aussi, ô mon Dieu ! puisque vous m'avez aimé le premier, et je vous aimerai d'autant plus qu'étant venu en moi, vous avez centuplé mes forces pour vous aimer. N'en a-t-il pas été ainsi de Marie, lorsque vous eûtes choisi en elle votre habitation ? Jusque-là, nulle créature ne vous avait été plus fidèle, n'avait mieux mérité d'être préférée à toutes les autres pour cette riche faveur que vous destiniez de toute éternité à une fille des hommes. Mais lorsque vous fûtes entré en elle, quand votre personne divine eut touché sa sainte mais faible mortalité, Marie, transformée, pour ainsi dire, en vous, connut un amour que jusque-là elle n'avait pas connu. Ainsi puisse-t-il en être de moi, ô Jésus ! Puisse ma vie propre se perdre dans la vôtre ! car la visite que vous venez de me faire n'est point une visite à la façon de celles que les hommes se rendent entre eux. Vous avez pénétré, non dans ma maison, mais dans le plus intime de mon âme ; et selon la parole de votre saint Apôtre, je ne vis plus, mais c'est vous-

L'A vent.

même qui vive] en moi. Je dois donc vous aimer, si je m'aime moi-même, puisque vous demeure^ en moi et moi en vous. Je ne veux plus me séparer de vous ; je veux au contraire n'avoir plus avec vous qu'un seul cœur et une seule vie, jusque dans l'éternité.

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