PSAUME CXI II
LORSQUE Israël sortit d'Egypte, et la maison de Jacob du milieu d'un peuple barbare,
La nation juive fut consacrée à Dieu : Israël fut son domaine.
La mer le vit et s'enfuit, le Jourdain remonta vers sa source.
Les montagnes sautèrent comme des béliers, et les collines comme des agneaux.
O mer, pourquoi fuyais-tu?
Et toi, Jourdain, pourquoi remontais-tu vers ta source ?
Montagnes, pourquoi sautiez-vous comme des béliers ?
Et vous, collines, comme des agneaux ?
A la face du Seigneur, la terre a tremblé ; à la face du Dieu de Jacob,
Qui changea la pierre en torrents, et la roche en fon- Saines.
Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, mais à votre xiom donnez la gloire,
A cause de votre miséricorde et de votre vérité ; de peur que les nations ne disent : Où est leur Dieu ?
Notre Dieu est au ciel : il
fait tout ce qu' il a voulu.
Les idoles des nations ne
IN exitu Israël de ^Egypto : * domus Jacob de populo barbaro.
Facta est Juda?a sanctificatio ejus : * Israël potestas ejus.
Mare vidit, et fugit ; * Jordanis conversus est retrorsum.
Montes exultaverunt ut arietes : * et colles sicut agni ovi'jm.
Quid est tibi, mare,
Juod fugisti : * et tu, ordanis, quia conversus es retrorsum ?
Montes, exultastis sicut arietes : * et colles, sicut agni ovium ?
A facie Domini mota est terra : * a facie Dei Jacob.
Qui convertit petram in stagna aquarum : * et rupem in fontes aquarum.
Non nobi?. Domine , non nobis : * sed nomini tuo da gloriam.
Super misericordia tua, et veritate tua : * nequando dicant Gentes :
Ubi est Deus eorum ?
Deus autem noster in ccelo : * omnia qua?cumque voluit, fecit.
Simulacra Gentium
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L'A vent.
argentum et aurum :
opéra manuum hominum.
Os habent, et non loquentur : * oculos habent, et non videbunt.
Aures habent, et non audient : * nares habent, et non odorabunt.
Manus habent et non palpabunt, pedes habent et non ambulabunt '. * non c'amabunt in gutture suo.
Similes illis fiant qui faciunt ea : * et omnes qui confiJunt in eis.
Domus Israël speravit in Domino : * adjutor eorum, et protector eorura est.
Domus Aaron speravit in Domino : " adjutor eorum, et protector eorum est.
Qui timent Dominum, speraverunt in Doraino : * adjutor eorum, et protector eorum est.
Dominus memor fuit nostri : * et benedixit nobis.
Benedixit domui Israël : * benedixit domui Aaron.
Benedixit omnibus qui timent Dominum : * pusillis cum majoribus.
Adjiciat Dominus super vos : * super vos, et super filios vestros.
sont que de l'or et de l'argent, et l'ouvrage des mains des hommes.
Elles ont une bouche et ne parlent point ; des yeux , et ne voient point.
Elles ont des oreilles, et n'entendent point ; des narines, et ne sentent rien.
Elles ont des mains, et ne peuvent rien toucher ; des pieds, et ne marchent point ; un gosier, et ne peuvent se faire entendre.
Que ceux qui les font leur deviennent semblables : avec tous ceux qui mettent en elles leur confiance.
La maison d'Israël a espéré dans le Seigneur : il est leur appui et leur protecteur.
La maison d' Aaron a espéré dans le Seigneur : il est leur appui et leur protecteur.
Ceux qui craignent le Seigneur ont espéré en lui : il est leur appui et leur protecteur.
Le Seigneur s'est souvenu de nous et il nous a bénis.
Il a béni la maison d'Israël : il a béni la maison d' Aaron.
Il a béni tous ceux qui craignent le Seigneur, grands et petits.
Que le Seigneur ajoute encore à ses dons sur vous, sur vous et sur vos enfants.
Les Vêpres du Dimanche.
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Bénis soyez-vous du Seigneur qui a fait le ciel et la terre !
Au Seigneur, les hauteurs du ciel ; la terre est aux hommes par sa largesse.
Ce ne sont pas les morts qui vous loueront, ô Seigneur ! ni tous ceux qui descendent dans l'enfer ;
Mais nous qui vivons, nous bénissons le Seigneur , aujourd'hui et à jamais.
Benedicti vos a Domino : * qui fecit cœlum et terram.
Cœlum cœli Domino : * terram autem dédit filiis hominum.
Non mortui laudabunt te, Domine : * neque omnes qui descendunt in infernum.
Sed nos qui vivimus, benedicimus Domino : * ex hoc nunc et usque in saeculum.
Après les cinq Psaumes, l'Eglise place une petite Leçon des saintes Ecritures, désignée sous le nom de Capitule, parce qu'elle est toujours très courte. Elle se trouve en son lieu, à chaque Dimanche. On chante ensuite l'Hymne.
Fécond auteur des cieux.
lumière éternelle des croyants, Rédempteur de tous les hommes, ô Jésus ! écoutez nos supplications.
Le monde allait périr par les pièges du démon ; dans l'élan de votre amour , vous vous êtes fait le remède de ses maux.
Pour expier le crime universel de notre race, victime destinée à la croix, vous sortez de l'auguste sein de la Vierge.
Creator aime siderum, jEterna lux credentium, Jesu , Redemptor omnium, Intende votis supplicum.
Qui daemonis ne fraudibus Periret orbis, impetu Amoris actus , languidi Mundi medela factus es.
Commune qui mundi nefas Ut expiares, ad crucem E Virginis sacrario Intacta prodis victima.
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L'A vent.
Cujus potestas gloriœ Nomenquequum primum
sonat, Et ccelites et inferi Tremente curvantur
genu.
Te deprecamur.ultimae Magnum diei judicem, Armis supernae gratiae Défende nos abhostibus.
Yirtus , honor, laus, gloria, DeoPatri cum Filio, Sancto simul Paraclito, In saeculorum ssecula.
Amen.
Au bruit de votre gloire et de votre puissance, à votre nom seul, tout tremble, cieux et enfer, tout fléchit le genou.
Juge souverain du dernier jour, nous vous en supplions, daignez nous défendre de nos ennemis par les armes de la grâce céleste.
Louange , honneur, puissance et gloire à Dieu le Père et à son Fils , ainsi qu'au saint Consolateur, dans les siècles des siècles. Amen.
Après l'Hymne, l'Eglise chante, tous les jours de l'année, à l'Office des Vêpres, le Cantique dans lequel la sainte Vierge, toute remplie du Dieu qu'elle portait dans son sein, ht éclater, en présence de sainte Elisabeth, les transports de sa joie et de sa reconnaissance. Ce Cantique convient surtout au temps de l'Avent ; car nous voici maintenant dans les jours où l'auguste Vierge est encore unie à son précieux fardeau. CrTantons donc avec elle l'honneur insigne qu'elle a reçu de Dieu, le triomphe de cette humilité profonde qui l'a rendue digne d'un tel honneur, la défaite des esprits superbes chassés du ciel, l'exaltation de la créature humaine, si faible et si misérable, à la place des anges tombés.
Magnificat : anima mca Dominum ;